08 janvier 2009

NBA Preview/Commentaire: Miami Heat


The Crook


--Le champion 2006 qui n’a pas hésité à exploiter la désastreuse saison dernière pour récupérer le second choix de draft (je veux bien croire que la mauvaise première partie de saison était involontaire, mais honnêtement, la terminer avec les anciens D-Leaguers Kasib Powell, Blake Ahern et Stephane Lasme dans le cinq, c’est pas ce qu’il y a de plus discret) et ont bénéficié un maximum de l’atmosphère Redeem Team de cet été avec depuis un Dwyane Wade qui ne touche plus terre.

--Dwyane Wade. Il ne faut pas chercher plus loin l’explication du bon comportement de Miami cette année (18 victoires – 16 défaites) après le sketch de l’an passée. 28,8 points (à 48,4 %); 5,1 rebonds; 7 dimes; 1,5 contres (!) et 2,2 interceptions. L’ancien de Marquette est proprement impossible à arrêter.

--Et c’est peut-être là une des raisons qui empêche le Heat d’être une vrai menace au sein de la conférence Est. En effet, la franchise floridienne a développé une véritable Wade’s dependance. Derrière le franchise player, chacun marque son nom sur la table de marque de façon irrégulière, si bien que le deuxième scoreur de la franchise ne score que 12,8 points en moyenne (Beasley). Pourtant, le talent ne manque pas dans cette équipe avec le All-Star Shawn Marion, l’efficace Udonis Haslem, le tireur d’élite Daequan Cook et les deux excellents rookies, Michael Beasley et Mario Chalmers. D’ailleurs, si aucun de ces joueurs ne dépassent les 13 pions par match, aucun d’eux ne descend sous les 9,9.

--Il en est ainsi parce que le jeu de Miami se résume à Wade et n’a pour seule constante sur laquelle s’appuyer que Wade. Wade n’est pas la composante majeure du jeu de Miami, il est le jeu de Miami. Ainsi, les autres joueurs sont en quelques sortes oubliés dans le schéma de jeu de base du Heat et un basketteur reconnu comme Shawn Marion en est réduit grappiller des points sur des rebonds offensifs. Dommage, n’est-ce pas ?

--On peut comprendre que le coach rookie, Eric Spoelstra, n’ose pas s’appuyer sur autre chose que sur Wade, seul élément sur lequel il peut se reposer avec un peu de sécurité, d’autant plus que ça ne marche pas trop mal. Le philippin n’a peut-être pas encore l’aura pour construire un vrai fond de jeu et notamment forcer Wade à plus impliquer ses coéquipiers et à partager un peu de ses responsabilités mais d’un autre côté, demander à un tel joueur de limiter son jeu au profit de ses coéquipiers alors qu’il score plus facilement que tous réunis est loin d’être une chose aisée, même pour un entraîneur qui présente un peu de bouteille.

--Il faut dire aussi que le jeune coach est en charge de la difficile mission de faire oublier la saison passée et que l’équipe qu’il a entre les mains pour sa première expérience est complètement bancale. En effet, le Heat ne possède aucun pivot digne de se nom, pas même un joueur de qualité dépassant les 2,03 m du vaillant Udonis Haslem (notez que pour lui et Beasley, les mensurations varient de 2,03 m à 2,09 m selon les différents sites donc pour se faire une idée, regardez plutôt les gabarits des joueurs sur le terrain), aucun meneur chevronné, deux joueurs importants de la rotation sont des rookies et deux des basketteurs les plus talentueux de la team sont tous les deux des 3/4 déjà difficile à placer sur un terrain lorsqu’il y en a qu’un. Pour couronner le tout, son patron est un certain Pat Riley qui quelques temps avant n’avait pas hésité à prendre la place du coach qui était sous ses ordres (Stan Van Gundy) alors que l’équipe tournait bien (avec la suite que vous connaissez). Pas simple et on comprend tout de suite mieux pourquoi Spoelstra joue la sécurité en confiant les clés de son équipe à Wade.

1 commentaire:

bhargava a dit…

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