mercredi 18 novembre 2009

Algérie Inch'Allah ou Appel au Terrorisme Sportif

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Il y a quelques jours, les fans des pharaons égyptiens ont piqué quelques briques de leurs pyramides pour les balancer sur les crânes de la sélection algérienne, alors en passe de valider son ticket pour le premier mondial africain.

Résultat : des fennecs abattus et effrayés qui ont vu leur billet pour l'Afrique du Sud passer de garantie à Stand-By...

Que la tension sur le terrain soit explosive est légitime, mais que les fans d'un pays s'en prennent physiquement à une sélection mieux placée dans la lutte à la qualification, c'est bien plus qu'honteux, c'est dégueulasse.

La France, pays des grandes gueules, toujours prêtes à la ramener quand il y a un ersatz d'injustice (déclarations marrantes et sexiste de Maradonna, de Nicollin ou passage à tabac chinois des tibétains) ferme sa gueule.

Je me pose alors une question : Est-ce que dans le pays des grandes gueules, qui est - malheureusement - aussi celui de l'amalgame, on ne fermait pas un peu les yeux sur cette affaire à cause d'un nationalisme ridicule? De plus, la FIFA ne la jouerait elle pas façon chacal aux fennecs?

Après tout, les fans algérien avaient accueilli chaudement la sacro-sainte marseillaise (que les bleus eux-mêmes ne connaissent pas tous)
Et récemment, le Paris Foot Gay a gagné son combat contre le terrorisme, alors ce n'est pas le moment de reculer...

Anti-religieux et aussi hétéro que Straight Dave (voir le film de la vids ci-dessous), voir des musulmans refuser de jouer au foot contre une équipe de gays m'amuse. Par contre, voir l'instance pénale du foot, la FIFA, fermer les yeux sur cette affaire, est incroyable. Platini aime se faire entendre avec ses belles paroles pour défendre les petits clubs, mais en tant que président de l'UEFA (instance très proche de la FIFA où il officie également) il ne se sert pas de son pouvoir pour demander justice.

Le match n'aurait jamais du être joué. Si "El Pibe de Oro" et "le roi des poubelleurs" de la mousson prennent des suspensions pour parler "hardcore", l'Égypte devrait aller en taule pour ce qu'elle a fait. L'équipe nationale devrait être suspendue.

Un coup de briquet sur la tête d'un arbitre et des cris de singe suffisent à suspendre un terrain où à arrêter un match mais des briques sur la tête des joueurs ne comptent pas... Où est la logique?

L'Egypte, ça en fait rêver certains avec sa mythologie, ses pyramides et son titre de champion d'Afrique, mais s'il y a une justice et un dieu, l'Algérie passera dans le match de ce soir.
Comme je ne crois pas trop en l'un et encore moins en l'autre, je préfère ne pas décolérer sur cette injustice déjà étouffée qui a le potentiel pour engendrer des cicatrices profondes entre deux pays.


PS aux défenseurs algériens : Si à la 75ème vous perdez, c'est dans le genou de Zidan et Zaki qu'il faut mettre des reprises de volées, histoire de leur sucrer à eux aussi le billet pour le mondial.

La loi du Talion "oeil pour oeil, dent pour dent", il n'y a que ça de vrai après tout...

EDIT : L'Algérie est passée. Justice a été faite, sur le terrain. La violence ne doit cependant pas être oubliée et il serait bien de porter toute cette plainte devant les tribunaux de la FIFA. La justice doit être la même pour tous.

"I'm so straight that when I bought my house the first thing I did was brick up the backdoor..."



Dominique...

samedi 14 novembre 2009

Ben Wallace est de retour à la maison

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---Peut-être est-ce les effluves industrielles de Motor City, la paisible présence environnante des nombreux lacs entourant le Michigan ou les échos encore vivants du son de la Motown mais Ben Wallace est redevenu Big Ben depuis qu’il renfilé son uniforme de Piston. 8 matchs, un peu moins de 30 minutes de jeu en moyenne, 9,5 rebonds, 1,5 contre, 1,3 interception, seulement 3,1 points mais à 56,3 %.

---Cette feuille de stats est bien loin de celle produite la saison passée avec Cleveland (23,5 minutes pour 2,9 pts à 44,5 % et 6,5 rebs) et peut-être même meilleure que celle noircie en 2006/07 lorsqu'il a quitté Detroit pour Chicago et un paquet de dollars (6,4 pts, 10,7 rebs, 2 blks, 1,4 stls mais à 45,3 % de réussite et en 35 minutes par matchs). En fait, depuis qu'il s'est éloigné de la franchise du Michigan et avant de la retrouver cette année, Big Ben a chiffré 5,0 pts à 43%, 8,8 rebs, 1,7 blks et 1,2 stls en 30,7 minutes. Des moyennes qui tranchent nettement avec celles du Ben Wallace qu’on a pu voir juste avant, lors de sa dernière année en tant que Piston : 7,3 pts à 51 %, 11,3 rebs.

---Hors de sa patrie, Wallace ne fut rien d’autre que décevant. Ses stats n’ont cessé de prendre des coups dans l’aile saison après saison tandis que les années continuaient de s’empiler sur sa trentaine. Agé de 32 ans lors de sa venue chez les Bulls, on faisait tous de cet âge avancé l’explication de sa dégringolade sur ces trois saisons post-Pistons Era en secouant lentement la tête comme face à un mal contre lequel on ne peut rien faire. Le temps était sur le banc des accusés et on pensait que le multi-Defensive Player of the Year (4 fois) n’était plus suffisamment athlétique et tonique pour dépasser sa petite taille (2,06 m) et imposer sa loi aux abords du panier comme autrefois.

---Et pourtant, de retour au bercail et malgré le poids toujours plus lourd des ans (35 désormais), Wallace a repris son chantier là où il l’avait laissé, avec des stats dignes de sa légende seulement rabotées par le raccourcissement de son temps de jeu et sans doute aussi par l’âge. Tel un héros issu des mythes de l’antiquité dont la force est contrebalancée d’une limite (le talon d’Achille, les cheveux de Samson), celle de Ben Wallace semble être lié à la franchise de Detroit comme si Ben Wallace n’était Ben Wallace que lorsque son nom était accolé à la bannière des Pistons.

---On peut nuancer cette poussée statistique et repousser le mythe en remarquant que la faiblesse du jeu intérieur de Detroit est peut-être pour beaucoup dans le renouveau d’un joueur de ce calibre, même vieillissant. D’ailleurs, je n’ai pas eu l’occasion de voir cette équipe jouer cette année et je n’ai eu aucun écho sur l’ampleur réelle de l’impact défensif qui est le sien actuellement (et qui lors de ses plus grandes années allait bien au-delà des chiffres). Et puis il va falloir attendre plus que huit matchs pour ce faire une réelle idée de son niveau et s’assurer qu’il ne s’agit pas là d’un feu de paille.

---Quoiqu’il en soit Detroit peut se féliciter d’avoir fait revenir son joueur à la maison pour ce qui devait être un baroud d’honneur, et à plus fortes raisons lorsqu’on regarde les allumés du shoot (qui supposent plein de rebonds à prendre) et les intérieurs plutôt limités qui composent l’effectif. Ben Wallace a retrouvé la franchise qu’il n’aurait jamais dû quitter et il devrait y terminer sa carrière même si celle-ci sera peut-être rallongée d’une saison ou deux. Comme un train qui a déraillé réintègre ses ornières métalliques, Big Ben a retrouvé le fil de son épopée là où elle avait commencé, à Detroit.

StillBallin


mercredi 11 novembre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Mavericks de Dallas

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Lien: Unlimited NBA mock draft, 22nd pick of Dallas


Joueurs draftés :

Rodrigue Beaubois (PG/SG, né en 1988), choisi en n°25 via Oklahoma City
Nick Calathes (PG/SG, sophomore), choisi en n°45 via Minnesota
Ahmad Nivins (PF, senior), choisi en n°56


Retour vers le futur

---Dallas a posé ses yeux sur Rodrigue Beaubois et depuis, la franchise crayonne le nom du guadeloupéen sur tous les cahiers et agendas qui lui passent sous la main. Il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps sur les raisons de cette sélection, les Mavericks sont juste tombés amoureux de l’explosif combo-guard. Persuadé de le voir devenir un jour une pointure dans la ligue, les Texans ont jugé que ce pari sur l’avenir que représente Beaubois (1,86 m, Cholet) était trop intéressant pour le laisser passer au profit des renforts plus immédiats dont je leur prêtais le besoin afin de finir en beauté un cycle qui s’approche dangereusement de sa fin (Nowitzki a 31 ans, Jason Terry, 32 et Jason Kidd, 36).

---Il ne sert à rien de raisonner avec quelqu’un transi d’amour alors je ne vais pas chercher à savoir s’il n’y avait pas mieux à faire. Et puis l’amoureux en question ne semble pas avoir perdu toute jugeote pour autant puisque la franchise s’est attelée à cet impératif de monter une équipe compétitive rapidement dès le lendemain de la draft en faisant venir Shawn Marion et Drew Gooden notamment. Ainsi, les Mavs ont posé des cartes pour l’avenir avec Rodrigue Beaubois et Nick Calathes, sans pour autant mettre au clou le présent.

---Entre Beaubois et Calathes (ce dernier a décidé de passer par la case Europe), la draft de Dallas était résolument tourné vers le futur (et l’après Dirk ?). Inutile donc de réfléchir à l’intérêt actuel que la franchise avait à les sélectionner. Ici, seuls les joueurs en eux-mêmes nous intéressent.

---Rodrigue Beaubois, ce nom sonne de concert avec le mot « potentiel ». Et il faut admettre que le potentiel du français a de quoi faire siffler les General Managers comme des ouvriers de chantiers. Ultra performant lors des tests physiques organisés avant la draft (2,08 m d’envergure de bras, 99 cm de détente maximale et une vitesse qui se passe de chiffres), scoreur complet (pénétration, trois points) déjà fort d’une production correcte dans un contexte professionnel (10,0 pts à 47,3 % en 22,3 minutes à Cholet l’an passé), Roddy dispose du genre d’outils idoine pour chevaucher la NBA.

---Mais avant d’en arriver là, il devra acquérir la pleine maîtrise du poste de meneur et surtout faire taire sa propension à se blesser. On a aussi pu voir une certaine irrégularité en ce début de saison 2009/2010 avec ses nouvelles couleurs mais il ne fallait pas s’attendre à autre chose d’un jeune joueur, surtout si celui-ci doit faire la transition entre le poste 2 et le poste 1, et entre le jeu européen et le jeu américain.

---A y regarder de plus près, le timing des Mavs pour recruter un prospect à long terme comme lui est plus intéressant qu'il n'y paraît. En effet, Beaubois pourra gratter un peu l’expérience de Jason Kidd et de ses 36 ans. Que l’ancien finaliste NBA avec les Nets lui glisse quelques morceaux de sa science à l’oreille ou lui serve d’exemple, le rookie aura de quoi colmater sa principale lacune, le playmaking, auprès de l’un des meilleurs joueurs de tous les temps dans cet exercice. De plus, Kidd reste le meneur titulaire de la franchise donc d’une part, Beaubois n’aura pas à se confronter tout de suite aux attentes qui l’entourent, et d’autre part, il aura l’occasion d’observer Kidd en situation réelle et non en se contentant des souvenirs d’un vétéran trop vieux pour quitter le banc de touche.

---Il aura aussi un autre exemple sous les yeux, à prendre positivement ou négativement, c’est celui de Jason Terry. En effet, comme Beaubois aujourd’hui, Terry est un arrière dans un corps de meneur, rapide et bon shooteur mais incapable de diriger une équipe. Malgré tout, le Mav fait une belle carrière d’artilleur insaisissable. Le Beaubois actuel est assez proche de Terry (bien qu’un peu moins grand et costaud) et on peut penser qu’à défaut de devenir le super meneur que son potentiel décrit, Jason Terry ferait un horizon tout à fait acceptable. De même, le guadeloupéen a sous les yeux un exemple concret du genre de joueur qu’il sera s’il ne parvient pas à devenir un véritable point guard.

---Enfin, il y a la question Jose Juan Barea. Ce dernier est devenu un membre non négligeable de la rotation maverick l’an dernier dans un rôle de combo guard amphétaminé qui peut allumer de loin ou fuser jusqu’au panier. A peine moins charpenté que le français (1,83 m, 79 kg) et assez proche dans son profil, le portoricain se présente comme le rival direct du français. Barea ne constituerait-il pas la dose de concurrence susceptible de pousser Roddy à se battre pour gagner du temps de jeu ? L’élément qui l’obligerait à se dépasser et à progresser ? Si le français accepte le défi, il pourrait en ressortir un joueur dont le terme « potentiel » n’apparaît plus que dans les souvenirs d’un journaliste fatigué.

---C’est donc dans une atmosphère mêlant habilement paternalisme (Kidd, Terry) et concurrence (Barea) que les Mavs ont plongé Beaubois. Cela me paraît être un terreau plutôt propice à l’évolution d’un joueur, d’autant plus que le guadeloupéen connaît les exigences du monde professionnel et les a déjà supportées par le passé. Dallas a peut-être pris un pari en le draftant mais finalement, la franchise semble avoir les moyens de le remporter. La route est encore longue, tant pour le choletais que pour le staff texan (Beaubois parviendra-t-il à franchir les étapes ? Dallas lui offrira-t-il la possibilité de jouer et de faire des erreurs ?) mais le projet semble plutôt bien ficelé pour le moment.

---Et ça ne s’arrête pas là. En effet, le second joueur de la draft que les Mavericks ont récupéré contre un simple futur second choix, Nick Calathes (sélectionné en 45ème position par Minnesota), était plutôt calibré pour la fin du premier tour. C’est à n’en pas douter sa décision de passer quelques temps en Grèce au Panathinaïkos (en l’occurrence, pas n’importe quoi) avant d’essuyer des plâtres en NBA qui l’a rejeté si loin dans la draft.

---Ainsi, Dallas a mis la main sur un joueur déjà bien intéressant en lui-même. Il n’a peut-être pas l’envergure d’un titulaire indiscutable et possède quelques défauts gênants (peu athlétique et rapide, et a priori défenseur très moyen dans le contexte NBA) mais je pense qu’il fera toujours une très bonne rotation à la polyvalence bienvenue (avec son mètre quatre vingt-quinze, son bon shoot, son côté all-around et son intelligence de jeu, il peut occuper les deux postes arrières). Encore très jeune (20 ans), on peut espérer le voir se tirer de son passage sous les ordres de Zeljko « Play Well Or Die Trying » Obradovic avec de singulières progressions techniques et mentales. Il est certainement trop tôt pour s’avancer mais Brandon Jennings est déjà en train de montrer que la pauvreté des statistiques qu’il a sorti en Italie ne raconte pas la profondeur et peut-être le bien fondé de son expérience européenne.

---L’acquisition de l’américano-grec semble en elle-même assez prometteuse, surtout pour une contrepartie aussi modeste. Mais dans le cas de Dallas, elle trouve une pertinence encore plus affûtée. En effet, on se rend compte que les deux jeunes prospects et combo guards que sont Rodrigue Beaubois et Nick Calathes sont extrêmement complémentaires, chacun ayant une force là où l’autre a une faiblesse : Beaubois, rapide et athlétique comme un personnage de Tex Avery, n’est pas le distributeur/gestionnaire qu’est le beaucoup moins rapide et athlétique Calathes, et ce dernier possède les centimètres supplémentaires qu’il manque au premier pour éviter les risques d’avoir à jouer avec un backcourt de trop petite taille.

---Par conséquent, Dallas pourra disposer dans un futur proche d’une ligne arrière protéiforme ou d’un duo de meneurs très complémentaires, totalement modulable selon les caractéristiques du match et les besoins de l’équipe. Et le résultat pourrait être franchement violent si Beaubois poursuit son ascension et si Calathes revient aux Etats-Unis avec une lettre de recommandation des vieux briscards grecs et le sac de science et de roublardises qui va avec.

---Pour son dernier choix de draft, le 56ème, Dallas n’a pas pu bénéficier d’autant de chance que lors du précédent. Même si la draft 2009 s’est montré plutôt généreuse lors de son second tour, il arrive un moment où il n’existe plus vraiment de joueurs intéressants encore disponibles. Ainsi, les Mavs ont sélectionné un joueur bien typique de ce qu’on trouve dans le dernier quart de la draft : un joueur fort d’un cursus complet à l’université et très performant à ce niveau et notamment dans sa dernière année mais qu’on imagine difficilement être capable de transposer son jeu au niveau supérieur. En l’occurrence, Ahmad Nivins de Saint Joseph’s.

---Auteur de 19,2 pts à 61,2 % et 11,8 rbs la saison passée (en 39 minutes sur 40 quand même), ce power forward de 2,06 m a bâti son CV universitaire sur sa puissance physique mais cela ne sera vraisemblablement pas suffisant en NBA où cette puissance risque d’être souvent égalée. Pas assez vif, athlétique ou technique pour offrir une alternative viable aux défenses de la grande ligue, il reste un ailier fort qu’il convient de garder à l’œil. En effet, ayant déjà montré des progrès significatifs dans son jeu offensif (jump shot et quelques moves), on peut imaginer qu’avec quelques années d’affinement technique dans les raquettes européennes (il a débuté la saison à Manresa, équipe du milieu de tableau de la première division espagnole), il pourrait un jour devenir un élément utile en NBA et à Dallas.

---A ce stade de la draft, il n’y avait pas grand-chose de mieux à faire et la jurisprudence Udonis Haslem qui, non-drafté, avait passé une excellente année en France avant de s’imposer comme un très solide joueur NBA, laisse penser que les Mavericks peuvent espérer voir Nivins renforcer efficacement leur banc tôt ou tard.

---L’été a été plutôt mouvementé dans le Texas et il est beaucoup trop tôt pour dire si le plan « recrutement de vétérans pour l’instant présent/draft de jeunes pour l’avenir » était judicieux. Mais il faut avouer qu’il n’est pas inintéressant notamment parce que ces jeunes joueurs draftés sont placés dans des conditions de développement assez prometteuses (Beaubois chaperonné par Kidd et Terry/mis en concurrence avec Barea ; Calathes au Panathinaïkos). Si tout se passe comme prévu, l’avenir des Mavs sera en partie porté par ces deux-là.


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La saison ayant débuté, on va en profiter pour jeter un œil sur leurs débuts, en se gardant bien d’en tirer des conclusions hâtives.

Rodrigue Beaubois (Dallas) : 4 matchs (sur 7 pour les Mavs) dont une titularisation surprise, et un très faible temps de jeu comme on pouvait s’y attendre (5,8 minutes). Toutefois, le français surtout à l’aise en arrière shooteur pour l’instant, a impressionné son monde en marquant les 9 premiers points de son équipe lorsqu’il a été titularisé même si il n’a finalement joué que 13 minutes dans ce match. Encourageant mais il ne faudra pas non plus s’attendre à une vraie place dans la rotation avant quelques temps ou quelques éclats éclairs supplémentaires et répétés.

Nick Calathes (Panathinaïkos) : Après un Eurobasket avec la Grèce sans grande saveur (4,1 pts en 17,3 minutes), Calathes a endossé le mythique maillot vert avec un logique statut d’espoir (à peu près 15 minutes de temps de jeu par match en Euroleague et dans le championnat grec) et quelques pointes intéressantes (12 pts, 3 passes contre Panellinios ; 6 passes mais 0 pts contre le Khimky Moscou). Pour l’instant, Calathes semble s’être fait un petite place dans le monstrueux effectif vert même si cela doit être nuancé par le fait que le légendaire meneur lituanien, Sarunas Jasikevicius est encore blessé (toutefois, avec son passeport grec et la nouvelle réglementation de la compétition national limitant les étrangers à 6 –le Pana en a 7-, Calathes pourrait conserver un certain temps de jeu).

Ahmad Nivins (Manresa) : Le power forward s’est apparemment imposé comme un élément important de l’équipe espagnole et tourne actuellement à 10,3 pts à 65,5 % et 5,3 rbs en 22,5 minutes. En ayant en tête qu’il découvre la vie et le jeu européens, le monde professionnel et qu’il évolue dans le meilleur championnat du continent, on se dit que le rookie effectue vraiment une bonne rentrée et qu’à défaut de la NBA, l’Euroleague lui fera peut-être un jour les yeux doux.

StillBallin

mercredi 4 novembre 2009

A l'aube d'un nouveau OJ Mayo?

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---Le recrutement d’Allen Iverson ne répond à aucune logique sportive. Déjà dénué de fond de jeu l’an dernier, peinant à se construire un minimum de liant collectif, les Grizzlies vont cette fois devoir partager leurs actions de jeu entre AI, Zach Randolph, Rudy Gay et OJ Mayo, quatre joueurs bien au fait de leur phénoménal talent offensif et qui n’imaginent pas une seule seconde ne pas en faire preuve au cours d’un match.

---Qu’importe, la conclusion de cette signature sous-tendait d’autres objectifs, plus financiers et médiatiques ceux-là. Mais la vérité du parquet ne reste jamais longtemps muette et les questions pour l’instant réduites au silence ne tarderont pas à déchirer leur bâillon et partir en quête de réponses : comment les trois extérieurs Iverson, Mayo et Gay vont-ils cohabiter ? Combien de matchs prendront fin sur une défaite avant que The Answer n’exige une place de titulaire et surtout un temps de jeu correspondant ? Comment la franchise de Memphis peut-elle envoyer ses meilleurs joueurs sur le terrain simultanément ?

---S’en est presque une règle, les questions longtemps étouffées rencontrent un mur de silence lorsqu’elles sont finalement libérées. Mais c’est souvent ce genre d’impasse qui accule aux prises de risque : n’est-ce pas là l’occasion de faire d’OJ Mayo un meneur à part entière ? Ce vieux fantasme anime encore l’esprit de beaucoup de monde depuis les premiers élans de la hype qui l’a englouti dans ses jeunes années, lorsqu’il éblouissait les foules anonymes par son fabuleux sens du jeu.

---Son potentiel sur ce poste est colossal. Le jeune leader de Memphis est un scoreur dans l’âme mais de tout temps, on a pu apercevoir sur quelques actions qu’il possédait une grande partie des atouts d’un véritable point guard. Sens du jeu, lecture des défenses, créativité, technique de dribble, sang froid, toutes ces qualités ont ponctuellement percé à la surface de son jeu. La seule chose qu’il semble lui manquer pour que ces qualités puissent régulièrement imprimer une marque sur un match est la volonté de servir les autres en priorité avant lui. Sans cette volonté préalable, aucune aptitude de point guard, aussi développée soit-elle, ne peut faire éclater ses saveurs.

---Cependant, même si Mayo n’a qu’une étape à franchir avant de pouvoir s’imposer en tant que meneur, celle-ci est de taille et encore plus pour un jeune homme quasiment convaincu de pouvoir scorer chaque fois qu’il touche le cuir. D’ailleurs, son talent offensif n’est pas loin de donner un solide argument à cette conviction, tout comme la pauvreté du jeu de Memphis et la faiblesse de ses coéquipiers l’an dernier devait apparaître à ses oreilles comme un appel à l’action individuelle. Personnellement, je pense que Mayo n’est pas –n’est plus- un joueur complètement égoïste ; seulement il est persuadé d’avoir une meilleure chance de faire grimper le score de son équipe par ses seuls moyens qu’en partageant cette tâche avec ses coéquipiers, ce qui dans l’absolu n’est pas si facile à contredire.

---Cette idée selon laquelle le talent individuel d’un joueur d’élite est plus performant qu’un effort collectif porté par des joueurs plus faibles et dont la primauté bride le talent en question, n’est qu’une illusion, comme ont pu nous le démontrer Kobe Bryant ou encore Tony Parker avec les Bleus. Mais il n’en reste pas moins que cette illusion est incroyablement difficile à déloger de la rétine de celui qui en est au centre. Il a fallu une dizaine d’années à Kobe pour qu’il le comprenne et encore, elle le rattrape encore de temps à autre.

---OJ Mayo est-il capable de dépasser ce « me against the world syndrom » ? Lors de ces premiers matchs NCAA, couleurs des Trojans d’USC sur le dos, le prodige connu des médias depuis ses 13 ans était perdu dans sa litanie du un contre cinq. Mais poignardé de critiques venant de chaque coin d’Amérique, le shooteur californien a poursuivi la saison avec plus de retenue et plus de réflexion jusqu’à redorer son blason aux yeux de ceux-là même qui l’avaient perclus de commentaires dédaigneux quelques mois plus tôt. OJ Mayo reste un « shoot-first player » mais il s’est considérablement éloigné de la caricature du joueur qui pense à scorer au moindre contact de la balle avec ses mains. Cette agréable évolution, certainement permis par un début de prise de conscience de ce qu’est le jeu, peut laisser penser que le jeune Grizzly serait capable de franchir une nouvelle étape dans cette direction.

---Et finalement, le contexte particulier de la franchise du Tennessee (plusieurs scoreurs à œillères comme leaders et peu de discipline de jeu) pourrait le pousser dans cette voie. Si le jeune Grizzly est effectivement parachuté en meneur, il aura en charge la conduite de cette équipe et la responsabilité de sa tenue, notamment face aux médias avec qui il entretient déjà une relation touffue. Or, s’il veut que son équipe ait une chance de gagner, il n’aura d’autre choix que de servir les autres et particulièrement le trident monomaniaque du scoring, AI, Z-Bo et Gay. Et sinon, il comprendra bien vite (enfin j’espère) que quatre shoot-first players dont un positionné à la mène, ne peuvent pas cohabiter sans que les résultats de l’équipe en pâtissent (et ça les défaites, Mayo il aime pas). Cet altruisme forcé mais consenti et fondé sur la compréhension du jeu et la soif de victoire aurait pour conséquence d’abattre la dernière barrière qui le sépare d’un vrai meneur.

---Le jeune franchise player ne sera jamais un pass-first point guard mais s’il parvient à alterner judicieusement actions individuelles et création pour autrui/implication de ses coéquipiers, il deviendra à n’en pas douter l’un des plus grands espoirs de la ligue à ce poste. En effet, déjà fort d’une technique offensive digne des tous meilleurs arrières de la ligue, l’ancien Trojan dispose aussi d’une combinaison de qualités physiques hors normes pour un meneur. Grand (1,93 m), athlétique et assez rapide, il est beaucoup plus puissant et tonique que la plupart des point guards NBA. Comment voulez-vous stopper un joueur qui peut vous shooter sur la tête avec succès ou vous enfoncer pour s’ouvrir un chemin au panier ou provoquer des fautes ? Trop grand, trop puissant, trop bon shooteur et suffisamment rapide pour rivaliser un minimum avec les autres meneurs, Mayo serait un casse-tête létal au poste 1.

---Evidemment, rien ne dit qu’il parviendra à effectuer cette toujours très difficile transition si comme je l’imagine (et l’espère) le poste de meneur lui est un jour confié. Seulement, la dernière évolution qu’on a pu observer et la maturité dont il a fait preuve, la configuration de son équipe et la volonté d’occuper le poste de point guard qu’il semble entretenir, sont autant d’éléments qui encouragent l’espoir de le voir réussir cette transition.

---Ironiquement, la séduisante éventualité de voir OJ Mayo se muer en meneur est directement liée à la venue à Memphis d’Allen Iverson qui au grand désespoir de beaucoup de monde, n’est jamais parvenu à poser un mouchoir sur son individualisme pour devenir le phénoménal meneur que ses qualités laissaient imaginer. Grâce à ce dernier, Mayo sera peut-être le point guard qu’AI n’a jamais pu être. Plus encore, l’ancien Sixer constitue pour le jeune Grizzly un cinglant exemple de l’un de ses futurs possibles et peu souhaitables.

---Il est toujours périlleux de tenter de faire jouer un arrière en meneur mais Memphis n’a en fait pas grand-chose à perdre vu son niveau actuel et le peu de perspectives réjouissantes qui pavent sa route. Et puis, il suffit de regarder un peu plus au nord, dans le Colorado, pour penser que le jeu en vaut la chandelle.

StillBallin


jeudi 29 octobre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Trailblazers de Portland

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Lien: Unlimited NBA mock draft, 24th pick of Portland


Joueurs draftés :

Victor Claver (PF/SF, né en 1988), choisi en n°22 via Dallas en échange du 24ème pick
Jeff Pendergraph (PF, senior), choisi en n°31 via Sacramento
Dante Cunningham (PF, senior), choisi en n°33
Patrick Mills (PG, sophomore), choisi en n°55


Lord of War

---Plongé dans le noir, le visage seulement baigné du halo bleuté de l’écran d’ordinateur, j’ai longtemps essayé de reconstituer le schéma stratégique qui a conduit les dirigeants de l’Oregon à sélectionner Victor Claver au premier tour. Cette décision ne respire pas la pertinence et quand il s’agit de dirigeants qui nous ont habitués à l’excellence dans ce genre d’exercices (Brandon Roy, LaMarcus Aldridge, Rudy Fernandez), ça me dérange. Comme lorsqu’un Arsène Lupin moderne passe devant une fenêtre entrouverte sans s’y arrêter, on se demande ce que ça cache. Portland avait besoin d’un ailier fort derrière Aldridge mais l’espagnol bondissant est encore trop vert pour répondre à cet appel au pied levé. Ensuite, son profil de combo forward fait doublon avec celui de Travis Outlaw, dans un effectif déjà serré.

---Tout ça ne colle pas et j’avais l’impression de lire un roman policier mal ficelé alors c’était un des grands noms du genre qui en griffait la couverture. Mais comme une scène de crime brutalement révélée par les phares d’une voiture, le comportement de la franchise pendant les mois qui ont suivi la draft m’a éclairé sur les plans estivaux de ses dirigeants (du moins sur ce que je pense avoir été leurs plans).

---Avant le 25 juin, date de la draft, les Blazers avaient besoin de deux choses : un meneur titulaire de grande envergure et un vrai power forward capable de relayer efficacement LaMarcus Aldridge. La draft 2009 était truffée de meneurs talentueux mais la franchise de Portland est arrivée trop tard. Les seuls points guards encore disponibles pouvaient modestement proposer leurs services mais tous étaient calibrés pour un poste de remplaçant et c’est d’un titulaire d’impact que les rouges et noirs avaient besoins. Des joueurs comme Nick Calathes, Patrick Mills ou Rodrigue Beaubois avaient déjà leurs équivalents dans l’effectif oregonian avec Steve Blake, Jerryd Bayless et Sergio Rodriguez. Ne trouvant pas leur bonheur parmi les jeunes postulants à la NBA, les Blazers sont allés cherchés leur meneur ailleurs et plus précisément sur le marché des free agents où ils ont pu s’attacher les services de l’excellent vétéran Sixer, Andre Miller.

---Quand à la recherche d’un poste 4 remplaçant, on sait désormais que les dirigeants avaient prévu d’user de ce savoureux marché des sans contrats avant même que ne sonne la draft. On a pu voir que cette opération s’est finalement soldée par un échec mais il n’est pas un secret que la franchise a férocement courtisé Paul Millsap et David Lee. On peut s’interroger sur la pertinence de recruter un joueur aussi fort et onéreux que l’un de ces deux-là pour le mettre derrière Aldridge mais l’échec de ces tentatives a dégonflé la question qui grondait dans les bouches. D’ailleurs, c’est principalement en raison du relativement faible temps de jeu proposé que David Lee aurait refusé d’enfiler la vareuse des Pionniers. Quoiqu'il en fut par la suite, Portland avait donc réservé une place pour son poste 4 remplaçant et la draft avait pour consigne de ne pas mettre un autre power de qualité dans les pattes de ce projet.

---Avec en tête un plan où le besoin au poste 1 ne pouvait pas être satisfait par la draft et où le deuxième poste d’ailier fort était censé trouver un propriétaire sur le marché des agents libres, comment les dirigeants Blazers pouvaient-ils appréhender cette draft ? Sur le plan punaisé au mur des locaux du Rose Garden (qui compte les deux renforts ciblés pour les postes 1 et 4 donc), l’effectif est cuirassé à tous les postes et même les minutes pas encore attribuées devaient être l’objet d’une féroce bataille entre les Blazers déjà sous contrats. Pourquoi recruter un rookie prometteur si c’est pour qu’il tape des ardoises inutiles en D-League ? Et parallèlement, comment ne pas gâcher ce 24ème pick (qui deviendra le 22ème après un arrangement avec les Mavs) ? Telles devaient être les questions qui ont parcouru les nuits des décideurs de l’Oregon peu avant le 25 juin.

mardi 13 octobre 2009

Kevin Love devrait s'inspirer d'Hakeem Olajuwon

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---Kevin Love devrait s’inspirer d’Hakeem Olajuwon. C’est ce que je marmonne chaque fois que l’intérieur du Minnesota et ses 11,1 pts par matchs à 45,9 % s’invite derrière mes yeux. Comme le suggère sournoisement ce pourcentage peu fréquentable pour un intérieur, l'ancien n°5 de draft a rencontré pas mal de difficultés à scorer efficacement lors de sa première saison dans la grande ligue, en dépit d’une certaine aisance technique.

---Son déficit athlétique, en taille et en vitesse en est probablement la cause principale et cela est pour le moins problématique car ce déficit physique ne peut pas vraiment être comblé. Le profil d’Olajuwon n’est pas tout à fait assimilable à celui de Love (même si certains affirment que l’ancien rocket était bien en dessous des 2,13 m annoncés) mais il avait une certaine propension à jouer au sol et à se servir d’avantage de sa technique que de son physique.

---S’il y a bien une chose que je retiens des rares occasions où j’ai pu voir jouer Olajuwon -et même si cela n’était pas forcément systématique-, c’était sa formidable utilisation couplée des appuis et des feintes. Parvenu aux abords de la raquette, le nigérian était irrésistible lorsqu’il déployait des appuis plutôt larges et très engagés qui lui permettaient de créer une différence vis-à-vis de son adversaire direct. Ce faisant, il pliait sérieusement les genoux pour être à la fois stable et très réactif et ainsi être à même de monter brusquement en l'air à chacune de ces ouvertures et scorer. Ou faire sauter son défenseur d'une soigneuse feinte.

---Là était l’une des grandes forces du grand Hakeem. L’engagement presque carnassier de ses appuis obligeait les défenseurs à être très réactif pour ne pas se trouver hors de portée du ballon et quand cela est agrémenté de tout un jeu de feintes -que cet engagement rendait d’autant plus efficace-, il n’y avait pas cher payé de la peau du défenseur. Le toucher du glorieux rocket finissait de le rendre injouable en lui permettant de sanctionner d’un frottement du filet n’importe quel retard de l’opposition.



---Pourquoi Kevin Love ne pourrait-il pas en faire de même ? Le jeune loup est certainement moins outillé qu’Olajuwon mais personne ne lui demande de se muer subitement en pivot légendaire. Love dispose de la technique offensive pour glisser le cuir dans le cercle et d’un physique suffisamment large et charnu pour éviter que ses prises d’appuis ne soient trop facilement contestées par ses adversaires. Apprendre à déployer des appuis larges et très engagés en ayant systématiquement les genoux prêt à décoller devrait, je pense, lui permettre de s’offrir des ouvertures qui lui sont actuellement interdites. Pourvu d’un QI basket assez élevé, il ne devrait pas lui être difficile d’armer cette technique des appuis de l’assortiment de feintes qui ferait déborder le vase ou plutôt la boite crânienne du défenseur adverse.

---Après, tout ça n’est que de l’encre sur du papier (enfin, façon de parler) et la théorie a souvent tendance à dessiner une ligne que la pratique ne parvient pas à franchir. D’autre part, Kevin Love trouvera peut-être un autre moyen d’être plus efficace en attaque. Avec une année entière de NBA dans l’estomac, des coéquipiers qui n’ont plus son étiquette de rookie devant les yeux et surtout, deux vrais meneurs à sa disposition (Ramon Sessions et Jonny Flynn), les données ne sont plus les mêmes que celles qui lui ont valu son peu engageant 45,9 % de réussite aux tirs.

StillBallin

dimanche 11 octobre 2009

Good Ad : enlarge your... shooting range

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Très bonne publicité réalisée par TNT, qui met en scène l'ex clown des Wizards Gilbert Arenas - qui joue d'ailleurs le rôle de superstar assagie qu'il a prédit cette saison - avec le très bon Rainn Wilson de la série The Office. La série, on aime ou on aime pas (perso je ne suis pas fan), il n'empêche que Wilson est marrant dans la série, et excellent dans cette pub. A noter qu'une version avec D-12 existe, mais elle est carrément moins bien...


Dominique...