29 octobre 2008

NBA Preview: Cleveland Cavaliers


The Desperado


--Danny Ferry ne s’est pas trop mal sorti de son mercato en faisant venir meneur scoreur Mo Williams (17,2 pts 6,3 asts) des Bucks contre pas grand-chose (perte de Joe Smith et Damon Jones). De quoi rassurer King James quant à la compétitivité de sa team et de maintenir l’espoir qu’il reste dans l’Ohio.

--Williams devrait apporter un second danger offensif régulier aux côtés d’un James bien seul dans ce domaine. Plus encore, la présence d’un arrière scoreur aussi dangereux devrait créer des espaces pour Lebron, ce qui reviendrait à abandonner un Texan avec une foreuse dans une Arabie Saoudite désertée.

--Mais en fait, la principale question tournera autour de l’entente entre James et Williams et de l’implication du reste de l’équipe. En effet, le jeu de Williams (un tantinet individualiste) pourra-t-il cohabiter avec celui de Lebron « 4x4 » James ? Et si oui, ce duo parviendra-t-il à faire participer leurs laborieux mais utiles et indispensables coéquipiers ? En effet, même si la grande majorité de la marque reviendra à James et Williams, les noms suivants sur le roster ne devront en aucun cas être bridés pour imaginer Cleveland aller loin en post-season.
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En effet, l’apport des Ilgauskas, Szczerbiak, West, Gibson et compagnie bien qu’aléatoire pourrait être décisif tout au long de la campagne. Kobe Bryant a réussi à maximiser le rendement de certains de ses partenaires comme Luke Walton ou Sasha Vujacic, Lebron James arrivera-t-il à faire de même avec les siens ? Il devra en passer par là pour gagner une bague.
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Cette année encore le salut des Cavs passera par la défense et le dévouement de chacun (n’est-ce pas, Mo ?). Ils ont les moyens de tenir la raquette avec le grand lithuanien, le physique Varajeo et mythique mais essoufflé Ben Wallace. On attendra aussi les promesses du 19ème choix de draft sorti de la fac après une seule année, JJ Hickson (il va voir du pays à l’entrainement, lui).
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Pour résumé, si Cleveland trouve une vraie identité de jeu, maintien le niveau de défense qui a été le sien pendant les play-offs, si les intérieurs montrent qui c’est qui commandent et que les flèches des Gibson, Szczerbiak, West et Pavlovic font mouche, les Cavs resteront un solide bastion de l’Est qu’il n’est jamais agréable d’aller chercher.

Pronostic : Une place en demi avec un pop-corn XL et un grand coca.

Notes :
- Les Cavs visent peut-être les Finals à l’Est mais je ne suis pas sûr qu’ils puissent nourrir de telles ambitions dans la conférence rivale.
- Les habitants de Cleveland (les Clevelandois ?) ont peur de voir Lebron quitter leur charmante ville à tel point qu’ils ont l’impression que le Chosen One déteste tout ce qui y touche. Si ça c’est pas un bon climat pour inciter Lebron à rester,…
- Delonte West a eu des problèmes de dépression mais il semble en être sorti. De quoi lui permettre de jouer libéré ou on contraire risque-t-on de le voir rechuter en cours de saison ?
- Sinon pas grand-chose, Cleveland n’est pas la franchise la plus sexy et ne fait pas kiffer grand monde, mais ça c’est pas nouveau.

Vous êtes vous déjà demandé pourquoi les Cavs ne sont pas glamours? Premier élément de réponse:









-----1970-1983





D'entrée, les couleurs et les maillots sont pas terribles, mais on va dire que c'était du style de l'époque (et puis il y a prescription maintenant). En même temps, Earth Wind and Fire passait en boucle à télé donc ça aurait pu être pire (on aurait pu avoir des maillots type Goldorak version gay pride à Rio de Janeiro). Ce sont Gus Williams et Roger Phegley qui sont immortalisés avec ces maillots (pour leur plus grand bonheur) sur ce site.








--------1983-84






Il y a du avoir des licenciements dans la franchise parce que y'en a qui ont pas trop forcé sur la cafetière pour nous sortir ce logo et les jerseys qui l'accompagnent. Notez quand même l'ingénieuse idée du "V" en forme de panier de basket. Les mecs de la publicité doivent être vert de ne pas avoir eu cette idée...
Certains auront peut-être reconnu Ron Harper, ancien coéquipier modèle de His Airness lors de ses derniers titres qui était un scoreur de première classe dans l'Ohio (22,9 pts par matches pour sa saison rookie en 1987) et le meneur au shoot mathématique, Mark Price (40% à 3 pts et 90% aux lancers en carière).









---1994-2003





Ce logo est à la fois terriblement imaginatif et ridiculement
ennuyeux. Par contre, le premier maillot (ici délicatement porté
par le génial meneur Terrell Brandon) est indescriptible (d'ailleurs j'ai pas pu résister à l'envie de
mettre la version extérieure et domicile) et la seule chose qui nous vient à l'esprit c'est de se demander ce qu'ils ont fait de l'esprit torturé qui a pondu ces jerseys.





Back to the sobriété avec cette collection
où le mailot noir est plutôt sympa (Dajuan Wagner) même si le blanc fait penser à un spot pour les produits laitiers (Andre Miller dans le rôle du milkiway). Mais comme l'équipe qui se trémoussait dans ces tuniques n'a jamais fait grand chose (y'avait Ricky Davis faut dire), elles seront vite escampés pour une nouvelle ère avec l'arrivée d'un nouveau jeu de maillot accompagnant celle du Chosen One.
Mais bon, on peut changer le logo et le maillot, on efface pas pour autant le passé (surtout quand il est marrant à rappeler).

StillBallin

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