23 février 2013

Random Observations, 23/02/2013


En mémoire du Kobe d'avant...

Kobe Bryant fait des passes maintenant mais si je m'en réjouis sur le plan basketballistique, on perd vraisemblablement un superbe sujet de plaisanterie. Que va devenir le magnifique "Le temps passe. Pas Kobe." ? Alors pour profiter de ces instants où on se souvient encore de cette époque d'exploits individuels et égoïstes (comment ça, ça va revenir?), je rapporte un dernier bon mot, lâché il y a longtemps maintenant par Jeffzewanderer entre deux parties de un-contre-un sur le bitume brûlant d'un playground peu usité.

" Kobe, il y a deux défenseurs sur toi, qu'est-ce que tu fais?"
- Bah, je shoote.
- OK, et s'il y en a trois?
- Ben, je shoote aussi.
- Quatre?
- Je les travaille un peu puis je shoote.
- Bon, ils sont cinq sur toi.
- Aaah, ils sont trop nombreux. Je cherche la faute.


Oups, we gonna do it again...

Les Cavs sont-ils encore une fois en train de perdre un sacré joueur? Comme cela a été le cas avec LeBron James, la franchise de l'Ohio a toutes peines du monde à entourer correctement Kyrie "City Hunter" Irving. Les dernières recrues majeures de la franchise ? Tristan Thompson (4e choix de draft 2011), Dion Waiters (4e choix de draft 2012) et CJ Miles (en free agent, l'été dernier). Des joueurs d'appoints tout au mieux. L'équipe aux couleurs du CSP Limoges ancienne version a déjà grillé deux belles cartes avec ses choix de draft et certainement un paquet d'autres (n'aurait-elle pas pu avoir OJ Mayo à la fin de son contrat durant l'intersaison en lui proposant une place de titulaire, des responsabilités et un peu plus que les cinq millions avec lesquels Dallas a pu le signer?).

Je veux bien croire que ces imbéciles attendent LeBron James en 2014 mais ça reste du pelotage de cortex pour le moment. Et si entre temps ils frustrent leur prodigieux point guard jusqu'à le convaincre de tailler la route James ou pas James, ça sera une belle occasion de gâchée. Bref en attendant que les contes du futur deviennent réalité ou simples monstres de papier, je suis aussi coincé que l'éphémère meneur de Duke: j'ai envie de voir jouer cette merveille qu'est Irving mais pour ça, je dois aussi me taper les autres Cavs. Dur.

16 février 2013

MICHAEL BEASLEY SUR LES BONS RAILS ?

Par Lucas

La semaine dernière, les Suns recevaient les Lakers. Pour l’occasion, ils revêtaient le maillot noir du début des années 90, sublimé en son temps par Barkley ou Kevin Johnson. Le maillot, bien que daté, n’en reste pas moins très élégant. Le short, en revanche, avait été dessiné pour être porté à mi-cuisse, et non au niveau du genou. Alors forcément, un short noir de cette taille avec des bandes orange et violette, ça fait quand même un peu bermuda. Au sein d’une équipe sapée pour partir à l’assaut des vagues californiennes ou des minettes qui bronzent à la piscine, qui pouvait s’illustrer à part un touriste comme Michael Beasley ?

B-Easy termine donc le match avec 27 points à 12/20, dont 10 points dans le dernier quart. Son meilleur total de la saison, les deuxième, troisième et quatrième ayant également tous eu lieu depuis la prise de fonction de Lindsey Hunter. Le problème, c’est que bien que son coach semble lui accorder une certaine confiance, Michael continue de son côté à enchaîner connerie sur connerie. La dernière en date, un excès de vitesse au volant d’une voiture non immatriculée alors que son permis est suspendu pour avoir zappé de se présenter au tribunal lors d’une précédente infraction.

Un délit finalement assez banal pour Beasley, qui s’illustre depuis plusieurs années par un manque de sérieux sévèrement prononcé. Michael se rend à son entretien pré-draft avec les Bulls, qui ont le premier pick : Michael coupe sa discussion avec les dirigeants chicagoans pour répondre à un pote qui vient de l’appeler sur son portable. Michael participe au programme pré-draft organisé par la NBA afin d’éviter que les rookies ne se laissent tenter par l’alcool, la drogue et les filles faciles : Michael se fait gauler dans sa chambre avec de l’alcool, de la drogue et des filles faciles. Michael se fait un nouveau tatouage et tient à le faire partager en photo : la table basse de Michael laisse deviner quelques sachets de poudre. C’est sûr, on n’a pas affaire à un criminel, mais plutôt à un personnage d’How High. Rien à voir avec Javaris Crittenton ou Lance « ta copine dans les escaliers » Stephenson.

10 février 2013

Transfert de Rudy Gay à Toronto: l'intéressante manœuvre des Pistons


Les Grizzlies voulaient se débarrasser de Rudy Gay afin d'améliorer leur rentabilité (je suppose que leur prochaine action sera de délocaliser la franchise en Inde ou en Chine) et les Raptors avaient les yeux brillants à l'idée de compter dans leurs rangs un joueur pas loin d'être all-star. Ainsi, le transfert de l'ailier dans l'Ontario s'est confortablement installé dans les starting-blocks. Toutefois, les deux organisations ont eu besoin d'un troisième larron pour conclure la transaction, les Pistons de Detroit.

Ces derniers en sont ressortis amputés du dernier membre majeur de l'équipe championne en 2004, Tayshaun Prince, et se sont renforcés du meneur distributeur espagnol, Jose Calderon.

Au premier regard, on pourrait se demander pourquoi la franchise du Michigan a signé ce trade. Calderon et ses trente ans passés arrivent dans une équipe complètement tournée vers un avenir encore lointain qui de plus compte déjà trois manieurs de ballon jouant des coudes pour être sur le terrain (Brandon Knight, Rodney Stuckey et Will Bynum). Quant à Prince, il faisait son office (11,7 pts et 4,6 rebs) sur un poste loin d'être surchargé. Et surtout, Piston depuis le début de sa carrière et respirant de la tête au pied la philosophie qui avait fait la force et la fierté de Motor City il n'y a pas si longtemps que ça, il était une véritable figure de la franchise.

Pourtant en creusant un peu plus profond dans le cerveau de Joe Dumars, le General Manager, l'opération montre un visage finalement assez intéressant.

03 février 2013

Mike D'Antoni était à un Pau Gasol de son fantasme ultime


Faut comprendre ce bon Mike qui persistait à faire jouer le stradivarius espagnol loin du cercle. Dans sa tête, il était à un intérieur chevelu de son rêve absolu.

Le coach italo-américain a pendant un temps renversé la ligue, nous faisant pratiquement croire qu'une équipe pouvait décrocher le titre en privilégiant outrageusement l'attaque à la défense. C'était avec les Suns, Steve Nash, toute une palanquée de francs-shooteurs et un système consistant à aller très vite en écartant le jeu au maximum pour trouver des grappes entières de tirs ouverts et des brèches irrécouvrables dans les défenses. C'était spectaculaire, étonnamment efficace et je pense que Mike D'Antoni courre toujours après ce rêve de remporter un titre avec ce jeu flamboyant sorti tout droit de son esprit. Je suis même à peu près sûr que cette idée l'obsède.

En venant aux Lakers, il retrouve Nash, le principal maître d’œuvre de ces magnifiques années (les deux trophées de MVP que le meneur canadien a décroché là où Shaquille O'Neal et Kobe Bryant n'en comptent un seul illustrent bien le charme "phoenixien" qui avait envouté tout le monde à l'époque). Et puis le technicien voit Dwight Howard dans l'effectif, une superstar qui elle aussi a flirté avec le sommet du championnat lorsqu'elle a été massivement entouré de shooteurs longue distance, notamment sur le poste de power forward. Cela dans un système qui emprunte un élément majeur de celui qu'il lui a si bien réussi dans l'Arizona: les shooteurs pour écarter au maximum le jeu afin d'avoir des tirs primés peu contestés ou un Dwight Howard laissé seul face à son repas, le pivot d'en face laissé à l'abandon par ses coéquipiers occupés à défendre les 7 mètres 23.


Voyez-vous l'équation débordant de promesses sucrées qui se dessinait dans la tête de ce bon Mike?

D'un côté, Steve Nash + une ribambelle de shooteurs longue distance + son système de jeu = presque le titre.

De l'autre, Dwight Howard + une ribambelle de shooteurs longue distance + un système de jeu ressemblant au sien = presque le titre.

Donc, Steve Nash + Dwight Howard + une ribambelle de shooteurs longue distance + son système de jeu, hein, ça donnerait quoi à votre avis?

De l'importance du poste de meneur de jeu

Par Lucas

Le poste de meneur de jeu en NBA est actuellement un des plus fournis, tant en quantité qu’en qualité. Pour s’en convaincre, il suffit d’énumérer les potentiels remplaçants pour le All-Star Game qui seront annoncés ce jeudi. Si l’on considère que quatre postes potentiels sont disponibles pour les guards dans la sélection des coaches, on pourrait trouver à l’Ouest Westbrook, Parker, Harden et Curry –ce qui sera très probablement le cas- et à l’Est Jennings, Holiday, Irving et Johnson –moins évident de ce côté-là, mais il y a de fortes chances que les trois premiers cités soient de la partie à Houston.

Au total, cela nous donnerait sur un total de 24 joueurs, 8 meneurs de jeu, Paul et Rondo ayant été choisis par les fans. Soit une proportion de un All-Star sur trois, qui amène toutefois à se demander si cette potentielle surreprésentation des meneurs de jeu est bien légitime. En effet, si on y trouve un réservoir de joueurs de qualité, il est difficile d’affirmer qu’un tiers des meilleurs joueurs de la ligue sont des meneurs.

Penchons-nous de plus près sur les responsabilités et les tâches qui incombent au meneur de jeu. Tout d’abord, et pour faire simple, le point guard est celui qui dirige le jeu. Il est par conséquent responsable du rendement offensif de tous les joueurs de son équipe. Souvent le joueur le plus petit sur le terrain, il est plus difficile de lui prendre la balle et c’est donc lui qui hérite de la gonfle sur les remises en jeu, ou après un rebond, de façon à ce que ses coéquipiers puissent se placer sans risque de perte de balle.

Etant donné cette caractéristique inhérente au poste, il est logique que le meneur de jeu ait la balle en main plus souvent que ses coéquipiers. C’est ce point qui va nous intéresser. En effet, ne serait-il pas normal qu’un joueur qui a la balle plus souvent que les autres apparaisse comme meilleur, en particulier dans un univers aussi porté sur la statistique que la NBA ?