Ce texte est une traduction de l’article « The Lost Season : Boris Diaw, 05-06 » de Noam Schiller, paru en Juillet 2011. Il fait partie d’une série d’articles parmi lesquels figurent d’autres saisons uniques dans la carrière de certains joueurs, comme la saison 2004 de Stojakovic par exemple. J’ai contacté l’auteur de l’article original, mais n’ai pas eu de réponse de sa part. De ce fait, je me suis tenu au strict texte de son article, et ai conservé certains passages ou phrases que j’aurais préféré couper, comme la préface par exemple. Bien que je sois en désaccord avec certains paragraphes, le texte de l’article figure donc ici dans sa totalité. Si l’auteur de cet article venait à lire ces lignes, je l’invite à nouveau à prendre contact avec moi. Quand à vous, je vous souhaite une bonne lecture. Lucas (true-nba.blogspot.fr)
LA SAISON PERDUE – BORIS DIAW, O5-06
Par Noam Schiller
Face à la menace d’une saison raccourcie, voire annulée, il n’y a pas grand-chose à faire si ce n’est de regarder des tournois U19 ou de lire les livres qui recousent un petit morceau de Basket au tissu de nos vies. Ce que nous pouvons faire en revanche, c’est nous remémorer le souvenir d’autres saisons perdues. Des saisons qui ont vu des joueurs ou des équipes accomplir d’authentiques exploits, bien au-delà des titres ou des trophées, pour finalement s’estomper l’année suivante vers leur place initiale, à l’arrière-plan du tableau. Ici, nous raconterons l’histoire de ces saisons perdues, celles qui nous ont personnellement touchés, celles dont nous nous souviendrons toujours, bien que l’histoire puisse les oublier. Nous commencerons avec l’histoire du magicien Boris Diaw, et de sa représentation de 2005-2006.
Steve Nash est un double MVP, un des meilleurs meneurs que la Terre ait jamais porté, et le régisseur général de ce que l’on peut considérer comme l’attaque la plus enthousiaste de tous les temps. Et pourtant, si on venait à le questionner à ce sujet, il éluderait probablement la question, et préférerait peut-être même qu’on se souvienne de lui comme d’un martyr.
En effet, tout a toujours joué contre Steve Nash au cours de sa carrière, joueurs, dirigeants, circonstances et évènements. Mark Cuban, qui préfère ne pas le prolonger face au risque de laisser passer une affaire comme Erick Dampier. Joe Johnson, qui se fracture la paroi orbitale avant les Finales de Conférence 2005. L’opération d’Amar’e Stoudemire en 2006. La tête de Tony Parker, la hanche de Robert Horry, et la sentence de Stu Jackson en 2007. Le trois-points de Duncan en 2008. Les habitudes de diva du Shaq et les habitudes de Terry Porter en 2009. Le airball de Kobe Bryant qui atterrit tout droit dans les mains de Ron Artest en 2010. Hedo Turkoglu. Vince Carter. Joe Johnson, Amar'e Stoudemire et Shawn Marion, qui décident l’un après l’autre que recevoir la balle où on le veut et quand on le veut n’a en fait rien d’amusant. Robert Sarver, qui brade des picks de draft, des joueurs des Suns, et des âmes d’enfants. La liste est encore longue.
Mais parmi tous les coups durs, toute la folie des dirigeants, et il faut bien l’avouer, une certaine malchance, rien ni personne n’a autant fait de mal à la carrière de Steve Nash que ne l’a fait Boris Diaw.