Par Lucas
De l’avis de tous, la dernière trade deadline a été décevante. Plutôt que de bouleverser leurs effectifs, les GMs ont choisi de faire des ajustements mineurs. Ce qui n’empêche pas de noter des échanges de joueurs, qui à défaut d’être spectaculaires ont été pour le moins surprenants. Notez plutôt : pour la modique somme de deux deuxièmes tours de draft, d’une petite trade exception et d’un arrière vétéran out pour la fin de la saison, vous auriez pu ajouter à votre effectif Eric Maynor, Jordan Crawford, Terrence Williams, Ronnie Brewer, Marcus Morris et Kenyon Martin.
Marcus Morris, lottery pick l’an dernier et intégré dans la rotation, échangé contre un second tour de draft. Jordan Crawford, 14 points de moyenne aux Wizards, échangé contre Barbosa, blessé jusqu’à la fin de la saison et en fin de contrat. Ronnie Brewer, élément clé des Bulls l’an dernier et des Knicks en début de saison, échangé contre un second tour de draft. Qu’est ce qui peut pousser un GM à brader ses joueurs d’une telle façon ?
Car clairement, un joueur qui était lottery pick l’an dernier et plutôt satisfaisant dans son rôle vaut bien plus qu’un deuxième tour de draft, en particulier quand la classe qui arrive est aussi faible. Pourquoi alors a-t-il été tradé par les Rockets ? La raison est simple : le surplus de talent. On parle pas de Marcus Morris hein, mais de l’effectif des Rockets sur les postes 3-4.
L’été dernier, les Rockets ont agi de la même façon, avec l’objectif non dissimulé de récupérer Dwight Howard. Ils ont lâché des joueurs clés bien en-deçà de leur valeur, l’exemple le plus marquant étant l’amnistie de Luis Scola, alors qu’il y avait clairement possibilité de trouver une contrepartie satisfaisante pour l’Argentin. Houston a par cette occasion suivi l’exemple de Miami qui avait opéré une coupe à la machette dans son effectif pour avoir le cap nécessaire à la formation de son Big Three.