18 novembre 2012

Déclarations: Kevin Love est un Franchise player de pacotille, les Hornets sont marrants et Shaq attaque


Kevin Love, un franchise player de pacotille.

J’aimais beaucoup Kevin Love quand il était à UCLA (17,5 pts à 55,9% et 10,6 rebs pour sa seule année universitaire). Je l’ai défendu quand il a été drafté en cinquième position et que les critiques à propos de son inadéquation physique avec les postes intérieurs (pas assez grand, costaud ou athlétique pour jouer pivot, trop lent pour jouer power) ont baigné ses débuts dans la ligue. J’ai aussi pensé que les Wolves étaient en train de gâcher un très bon joueur durant ses deux premières saisons professionnelles lorsqu'ils le faisaient jouer moins de trente minutes par matchs.

Mais là, l’intérieur commence à me saouler. Sans méchanceté aucune, je trouve que Love a de plus en plus l’allure d’un franchise player de pacotille. Que ceux qui ont le mot « Hater » prêt à vrombir hors de leurs bouches se retiennent, je ne fais qu’énoncer ce qui à mes yeux semble être la simple et froide vérité.

Si je l'ai toujours considéré comme un élément de qualité, je n'ai jamais trouvé qu’il avait l’étoffe d’un franchise player. Il n’y a rien de répréhensible là-dedans évidemment, très peu de joueurs méritent véritablement ce label. Seulement, ces derniers temps, ses déclarations sonnaient comme si il en était un de la plus forte trempe.

Assis sur le tout frais contrat maximum qu’il a signé avec la franchise nordiste, il ne s’est pas privé pour charger ses dirigeants, la bouche suintant l’arrogance et le mépris. On a en effet pu l'entendre exprimer sa frustration de n'avoir toujours pas fait la moindre apparition en playoffs et cibler pour cela le staff qui ne l'aurait pas assez bien entouré.

Aurait-il oublié que les Loups étaient tout à fait dans la lutte pour l’accession à la post-season (21 victoires – 20 défaites) avant que Ricky Rubio ne se blesse ? Cet « entourage » que Love fustige est finalement plutôt capable de gagner après tout. Par contre, dès que le corbeau espagnol a mis un genou à terre et alors que l’intérieur rebondeur était toujours sur le terrain, son équipe a pris une énorme de volée de défaites (14 en 18 rencontres). Ainsi Minnesota avec Love et Rubio gagne régulièrement tandis que Minnesota avec simplement Love est proche du ridicule ? C’est Love qui est mal entouré ou c’est Love qui n’est pas tant que ça un « facteur de victoire » ?

10 novembre 2012

Ce sentiment qu'Oklahoma City est en train de transformer l'or en bronze


A quelques jours de la fin de la période permettant encore de prolonger ses joueurs, la jeune franchise finaliste a décidé de trancher dans le vif: James Harden, leur dernière pièce majeure pas encore ficelée à l'effectif par un bail longue durée, a été transféré au premier venu à peine un battement de cil après qu'il ait refusé l'offre de contrat qu'elle avait posée sur sa table. Par ce geste aussi soudain qu'un couperet qui tombe, elle a gribouillé un autre avenir sur celui qui semblait lui être promis.

Il se pourrait maintenant qu'on se retrouve dans quelques temps à fixer un point invisible, les yeux dans le vague, l'esprit occupé à se demander ce qu'il serait advenu si le Thunder n'avait pas pris ce brusque tournant. La nouvelle forme de l'équipe oklahomane ne rivalisera peut-être pas avec ce destin prévu initialement et alors on se demandera qui était le responsable de cette déviation malheureuse. James Harden lui-même parce qu'il aura refusé l'opportunité de rester avec Kevin Durant et sa clique pour plus de dollars et de gloire? Le GM Sam Presti parce qu'il a misé sur le mauvais cheval et en a laissé partir un qu'il ne fallait pas? Le système NBA qui ne permet pas aux villes moyennes comme Oklahoma City d'aligner les billets verts avec la même aisance qu'un flambeur de casinos pour conserver ses meilleurs joueurs? Si le Thunder ne gagne pas de titre dans les cinq ans à venir, je sais très bien laquelle de ces options je pointerai du doigt.


Quand Oklahoma City prend James Harden pour une truffe.

Première chose concernant James Harden: il faut arrêter ces bêtises de sixième homme. Harden n'est pas le sixième homme du Thunder, il en est le troisième comme son temps de jeu et son nombre de tirs pris l'indiquent. Il n'est pas non plus un remplaçant puisqu'il n'y a pas un meilleur joueur à son poste qui l'empêche d'être un titulaire. Commencer ou non les matchs n'est qu'une chose anecdotique depuis que les rencontres ne se gagnent pas dès les premières minutes (et il me semble bien que c'est comme ça depuis toujours).

Deuxième chose, Harden est à mon avis un plus grand facteur de victoire que ne l'est Russell Westbrook (et est donc un meilleur joueur). Toutes les excellentes choses que fait Westbrook sur le terrain sont partiellement annulées par ses ses défauts : un besoin d'avoir le ballon dans les mains et en même temps l'oubli récurrent qu'il a des coéquipiers autour de lui, dont un qui est plutôt doué pour ce sport, ainsi qu'une sélection de tirs très perfectible. Harden a lui aussi des défauts et des limites mais ils ne sont pas aussi préjudiciables pour son équipe: il est un attaquant à mes yeux aussi prolifique que Westbrook (il marquait presque 7 pts de moins que lui mais en prenant 9 tirs de moins ! ) et plus efficace qui, lui, peut s'insérer dans un collectif.

Il offre aussi une palette offensive plus large que Westbrook (shoot, jeu sans ballon, création pour ses coéquipiers en plus du jeu de pénétration qu'il a en commun avec le n° 0) ce qui lui permettait de contribuer positivement dans la plupart des situations que la rencontre est susceptible de lui opposer. Et enfin, s'il n'est pas un pur playmaker, il peut jouer aux côtés d'un tel joueur, toujours extrêmement précieux pour une équipe. Alors que Westbrook et son besoin d'avoir le ballon dans les mains pour produire ne le peuvent pas (et ne le veulent pas?).

James Harden a été mauvais lors de la finale contre Miami. Mais c'est la première fois qu'il failli vraiment dans un grand moment. Jusque-là, il était parfait et même décisif dans pratiquement tous les matchs de playoffs qu'il a joué pendant que Westbrook en a donné pas mal aux adversaires. Le meneur qui n'en est pas un est un meilleur défenseur et a un plus gros impact athlétique mais pas de façon suffisamment prégnante sur un match par rapport à Harden pour demeurer un meilleur joueur à mes yeux. Et je suis prêt à parier que l'arrière barbu pensait exactement la même chose. Alors que pensez-vous qu'il s'est dit quand le Thunder a offert un contrat maximum à son coéquipier croqueur sans la moindre hésitation alors qu'à lui ils lui ont demandé d'accepter moins d'argent?