28 juin 2012

StillBallin's NBA Mock Draft: N°4, Cleveland Cavaliers


Dans quelques jours, les franchises les plus hauts placées dans la draft vont avoir la possibilité de se donner un énorme coup de boost jusqu'à pourquoi pas sortir leur équipe de leurs difficultés, grâce au renfort d'un des meilleurs jeunes joueurs désirant intégrer la grande ligue. Mais les erreurs seront cruelles et douloureuses dans ce moment crucial alors faire le bon choix devient une obligation qu'il n'est assurément pas facile de tenir. Joignons-nous à la réflexion pour quelques unes d'entre elles et voyons quelles genres de voies devraient-elles suivre. On boucle le top 4 avec Cleveland, successeur de New Orleans (pick #1), de Charlotte (pick #2) et Washington (pick #3)

With the fourth pick in the StillBallin's NBA mock draft, the Cavaliers select...

Michael Kidd-Gilchrist, from Kentucky University

A partir de quel moment les Cavaliers vont-ils regretter d'avoir utiliser le quatrième choix de draft 2011 sur le néanmoins sympathique ailier fort, Tristan Thompson? Non pas que le bondissant canadien est un mauvais joueur mais il n'est qu'un role player à un poste où il n'est généralement pas difficile d'en trouver. Si l'ancienne demeure de LeBron James avait sélectionné Jonas Valanciunas ou Bismack Biyombo, elle aurait eu mieux (du moins potentiellement) mais surtout elle aurait eu un véritable pivot, pièce du puzzle toujours difficile à débusquer. Et là, alors que la franchise de l'Ohio doit enclencher la deuxième vague de sa reconstruction, elle doit automatiquement écarter tous les powers forwards de cette draft qu'elle croisera, qu'importe leur niveau pourrait-on presque dire. Si Thomas Robinson (voir profil au second pick, Charlotte) est encore libre, soit elle pourra le recruter mais cela voudra dire que le 4ème pick de l'an dernier aura été utiliser pour acquérir un simple remplaçant, soit elle refuse de prendre un power parce qu'elle a déjà Thompson et alors elle fera une croix sur un joueur de calibre all-star. Sympa comme dilemme.
Andre Drummond

Heureusement, la draft est généreuse cette année et propose d'excellents produits -aussi biens que Thomas Robinson- évoluant sur d'autres postes. Parmi Brad Beal, Michael Kidd-Gilchrist ou encore Andre Drummond, les meilleurs prospects avec Robinson après Anthony Davis, au moins deux devraient être disponibles. Dans ma mock draft, seul Kidd-Gilchrist et Drummond sont encore sans club mais la réalité ne suivra peut-être pas cette voie.

Andre Drummond (2m10, bientôt 19 ans) a certainement accroché le regard des Clevelandais pendant de longues secondes. Cet intérieur aux caractéristiques athlétiques parfaites est plus que bien outillé pour jouer pivot et là réside une grande partie de l'intérêt qu'il y a à le sélectionner. Car les vraiment bons pivots sont rares et qu'ils ont potentiellement un impact sur les matchs plus important que les joueurs des autres postes, sauf celui de meneur. Alors quand on associe cette position hautement stratégique à un diamant brut comme le freshman du Connecticut, on se prend à imaginer des choses qui ressemblent la plupart du temps à une place en playoffs. Et si on ajoute Kyrie Irving à cette vision, l'image aura certainement les airs d'une sculpture dorée surmontée d'une sphère rappelant un ballon de basket.

Drummond, connu des spécialistes depuis belle lurette et déjà sujet d'un de mes articles l'année dernière, est long (2,29m d'envergure de bras), très véloce, vraiment athlétique et bien costaud. Autant dire que plusieurs General Managers avaient déjà un stylo à la main, prêt à lui signer la promesse de le drafter, à la lecture de ces quelques mots. Et c'est normal. Cette combinaison de qualités physiques pratiquement sans égale en fait un joueur potentiellement dominant en attaque et en défense, une chose qu'il a montré sur quelques matchs ou séquences en NCAA et au lycée. En défense, sa longueur, sa vitesse et ses aptitudes de contreur (2,7 blks par match en 28,4 minutes) lui permettent de couvrir efficacement la raquette tandis que son gabarit et sa puissance le rendent difficile à manœuvrer au poste. De l'autre côté du terrain, ces mêmes dispositions athlétiques en font une excellente cible pour les passeurs de son équipe sous le cercle et en transition (10 pts à 53,8% en 28 minutes dans une équipe sans fond de jeu, sans meneur et avec pleins d'amoureux du tirs). Le Huskie se montre également très performant au rebond offensif. (3,4 en moyenne).

27 juin 2012

StillBallin's NBA Mock Draft: N°3, Washington Wizards


Dans quelques jours, les franchises les plus hauts placées dans la draft vont avoir la possibilité de se donner un énorme coup de boost jusqu'à pourquoi pas sortir leur équipe de leurs difficultés, grâce au renfort d'un des meilleurs jeunes joueurs désirant intégrer la grande ligue. Mais les erreurs seront cruelles et douloureuses dans ce moment crucial alors faire le bon choix devient une obligation qu'il n'est assurément pas facile de tenir. Joignons-nous à la réflexion pour quelques unes d'entre elles et voyons quelles genres de voies devraient-elles suivre. New Orleans (pick #1) et Charlotte (pick #2) sont déjà passé à la casserole, place maintenant aux Magiciens de Washington.

With the third pick in the StillBallin's NBA mock draft, the Wizards select...

Bradley Beal, from Florida University

Maintenant que les Wizards ont réorienté leurs pieds dans une direction un peu plus pertinente que celle qui consistait à recruter des joueurs sans tenir compte de leur état d'esprit, on peut peut-être espérer voir une vraie équipe de basket prendre vie dans la capitale fédérale. Le départ de Nick Young (croqueur peu intéressé par la défense) et de JaVale McGee (ressort qui a pris la forme d'un humain), l'arrivée de Nené (ouvrier qualifié régulièrement élu employé du mois) et la promotion de Kevin Séraphin (apprenti sérieux et impliqué en avance sur son programme) ont remodelé l'effectif dans une forme, au niveau de l'attitude notamment, beaucoup plus propice à la victoire. Leur refus de se livrer à cette perversion qu'est le tanking (6 victoires de suite pour terminer la saison) en est un exemple plein de promesses. D.C. est sur la bonne voie donc il ne faut pas foirer ce très intéressant troisième choix de draft qui vient à point nommé.

Les Cieux semblent d'ailleurs approuver cette débauche d'efforts car ils lui ont offerts une excellente position dans une draft qui s'annonce vraiment aguichante. Mieux encore dans le cas de ces Wizards nouvelle version, les meilleurs prospects présentent un état d'esprit qui n'attire que des commentaires élogieux, au point parfois d'être considéré comme une véritable force. Dans ce petit groupe de postulants au monde professionnel qui se situe juste derrière Anthony Davis mais devant tous les autres, seul le pivot au potentiel dévastateur, Andre Drummond, affiche une fêlure de ce côté-là (sa motivation fluctuante). Tous les autres sont exactement le genre de personnalités qui renforcerait grandement la nouvelle façon d'être des Magiciens.

Dans ce lot, j'écarte les intérieurs, Drummond et Thomas Robinson (que j'ai drafté avec Charlotte mais qui sera peut-être encore disponible dans la réalité) parce que même si la paire de big men Nené-Séraphin aura ses limites, elle possède suffisamment de qualités pour que la franchise puisse capitaliser dessus et s'attacher à remplir d'autres secteurs comme tout particulièrement les postes 2 et 3. Il se pourrait que les Wizards aient un jour à changer cette raquette (problème de complémentarité?) mais c'est une question qui se posera quand il auront du mal à passer le cap de la bonne à l'excellente équipe. Pas avant. Pour l'heure actuelle, contentons nous simplement de remplir les trous béants. Michael Kidd-Gilchrist et Brad Beal, les deux prospects restants de ce groupe, ne valent de toutes façons pas moins qu'eux.

A première vue, Kidd-Gilchrist (voir profil au 2nd pick, Charlotte) collerait merveilleusement bien à une équipe qui possède déjà des joueurs talentueux et productif, notamment au scoring, comme NeNé, John Wall et peut-être Kevin Séraphin (Qui a dit Jordan Crawford? Tu sors.). Tout le travail de l'ombre qu'il accompli complèterait parfaitement avec les apports plus classiques des leaders pour former rapidement une véritable équipe capable de faire souffrir ses opposants par ses talents individuels et sa pression collective.

26 juin 2012

StillBallin's NBA Mock Draft: N°2, Charlotte Bobcats


Dans quelques jours, les franchises les plus hauts placées dans la draft vont avoir la possibilité de se donner un énorme coup de boost jusqu'à pourquoi pas sortir leur équipe de leurs difficultés, grâce au renfort d'un des meilleurs jeunes joueurs désirant intégrer la grande ligue. Mais les erreurs seront cruelles et douloureuses dans ce moment crucial alors faire le bon choix devient une obligation qu'il n'est assurément pas facile de tenir. Joignons-nous à la réflexion pour quelques unes d'entre elles et voyons quelles genres de voies devraient-elles suivre. Après New Orleans et son first pick, c'est à une franchise qui a beaucoup de choses à se faire pardonner de passer sous notre œil avisé.

With the second pick in the StillBallin's NBA mock draft, the Bobcats select...

Thomas Robinson, from Kansas University

Cette année, les Bobcats ont côtoyé le ridicule donc vous pensez, à les voir récupérer le "pick maudit" on craint salement la plantade. Depuis pas mal de temps maintenant, rares sont les fois où ce second choix de draft n'a pas laissé un petit goût amer dans la bouche de son propriétaire. Même si la situation est plus à mettre en cause que son talent, Derrick Williams, drafté en juin dernier derrière Kyrie Irving, n'a pas tout à fait été à la hauteur des attentes. Son prédécesseur, Evan Turner, n'est pour l'instant qu'un pâle reflet du joueur qu'il était à Ohio State (même si la aussi la situation lui a mis des bâtons dans les roues), tout le monde a plus ou moins essayé de voir ce qu'ils pouvaient faire avec Hasheem Thabeet et Michael Beasley avant de lâcher l'affaire, et je n'ose remuer le couteau dans le flan des Hawks qui avaient sélectionné Marvin Williams plutôt que Chris Paul ou Deron Williams. Darko Milicic, Len Bias, Sam Bowie, la liste est longue et Kevin Durant ou Jason Kidd ne suffisent pas à dissiper cette stupide impression qu'il plane un truc pas net au-dessus de ce second choix de draft.

Alors forcément quand on sait que c'est à Charlotte que revient ce strapontin, on en vient à crisper le visage comme en anticipation d'un accident imminent. Et pourtant les prospects envisagés présentent plutôt bien. Derrière l'intouchable Anthony Davis, Michael Kidd-Gilchrist, Thomas Robinson, Bradley Beal et Andre Drummond se démarquent clairement, tous les quatre avec une étiquette de potentiel all-star accrochée à l'oreille. Par contre, difficile de déterminer qui sera le meilleur joueur en définitive (le fait que tous ont un poste et un profil différent n'aide pas). Je prendrais quand même la précaution d'écarter Andre Drummond. Il est peut-être celui qui présente le plus gros potentiel (un intérieur gavé de talent aux caractéristiques athlétiques de rêve) mais il affiche aussi et surtout le plus grand risque d'échec (une motivation assez aléatoire qui coupe en deux son potentiel quand elle n'est pas au rendez-vous). Robinson, Beal et Kidd-Gilchrist ne sont pas moins intéressants donc autant éviter de jouer avec le sort.

Je mets aussi de côté l'arrière sans défauts, Bradley Beal, car quand on est une équipe à l'effectif aussi limité que Charlotte, on évite de recruter un excellent rookie sur un poste où il y a quelqu'un qui se débrouille pas trop mal (Gerald Henderson; 15,1pts à 45,9%) alors que d'autres postes qui pourraient être remplis par des prospects d'un calibre similaire (Kidd-Gilchrist et Robinson sur les postes 3 et 4) sont occupés par des joueurs pas forcément prévus dans les plans d'avenir (Corey Maggette et Tyrus Thomas). Reste donc Kidd-Gilchrist et Robinson pour se tirer la bourre. Un ailier à tout faire et à l'apport rare, et un power forward bestial.

Honneur à celui qui a titillé Anthony Davis dans l'attribution du trophée de joueur NCAA de l'année. Thomas Robinson (2,05, junior à Kansas University) n'a explosé que cette année (17,7 pts à 50,5%, 11,9 rebs) mais ça fait plusieurs années qu'il est sur les tablettes des scouts grâce à ses impressionnantes aptitudes physiques (jump, puissance, vitesse, tonicité) et à son esprit guerrier difficile à contenir. Energy guy en sortie de banc derrière l'actuel Rocket Marcus Morris (qui n'aurait jamais dû passer toute une saison sans jouer) pendant deux ans, il s'est mué en leader sans reproche une fois les coudées franches et a mené son équipe en finale du championnat universitaire. Ça vous pose une carte de visite. Mais est-ce qu'il pourra conserver un tel niveau de jeu à l'étage supérieur? Les stats et le palmarès ne suffisent pas à faire un vrai joueur NBA.

25 juin 2012

StillBallin's NBA Mock Draft: N°1, New Orleans Hornets


Dans quelques jours, les franchises les plus hauts placées dans la draft vont avoir la possibilité de se donner un énorme coup de boost jusqu'à pourquoi pas sortir leur équipe de leurs difficultés, grâce au renfort d'un des meilleurs jeunes joueurs désirant intégrer la grande ligue. Mais les erreurs seront cruelles et douloureuses dans ce moment crucial alors faire le bon choix devient une obligation qu'il n'est assurément pas facile de tenir. Joignons-nous à la réflexion pour quelques unes d'entre elles et voyons quelles genres de voies devraient-elles suivre. Honneur au titulaire du premier choix de draft, évidemment.

With the first pick in the StillBallin's NBA mock draft, the Hornets select...

Anthony Davis, from Kentucky University

C'est donc New Orleans qui a décroché le fameux premier strapontin. Un petit peu comme tout le monde, les deux premières choses que j'ai fait en l'apprenant a été d'imaginer Anthony Davis avec le maillot turquoise frappé de la guêpe et de penser que la théorie de la loterie truquée allait refluer au triple galop. Comment ne pas y penser en voyant le first pick tomber dans les mains d'une franchise fraîchement dépossédée de sa superstar et auprès de laquelle la NBA s'était fortement impliquée (gros effort pour la maintenir à New Orleans, gestion directe du changement de propriétaire, intervention dans les transferts)? Les coïncidences tombent un peu trop biens et l'histoire est un petit peu trop belle.


Toutefois, en y regardant d'un peu plus près, on aurait pu crier à la conspiration avec pas mal d'autres équipes. Si les Nets avaient été tiré au sort, on aurait dit que David Stern avait voulu donner un coup de pouce pour lancer cette franchise dans son nouveau et potentiellement très rémunérateur marché qu'est Brooklyn. Si ça avait été Portland (avec son vrai pick, pas celui des Nets), on y aurait vu une action de la ligue visant à rétablir un peu la balance de la chance pour cette équipe qui a reçu le ciel sur la tête deux ou trois fois ces derniers temps (Greg Oden, Brandon Roy et tout un tas de blessures temporaires et simultanées). Les Wizards? On aurait pu insinuer que la NBA avait voulu récompenser cette franchise catastrophique qui a enfin décidé d'arrêter de penser avec ses pieds (départ de quelques croqueurs et cas sociaux) et qui ne s'est pas vraiment laisser aller au tanking (six victoires de rang pour finir la saison). Et finalement, si ça avait été Charlotte, on aurait évidemment pensé qu'il aurait s'agit là d'un coup de main de Stern à Michael Jordan, lui qui a tant rapporté à la ligue.

New Orleans commencera ainsi la nouvelle année avec Anthony Davis (2m08, 19 ans). Ce n'est pas un secret de polichinelle, la franchise l'a confirmé quelques heures après la loterie. Et elle ne l'aurait pas fait que ça n'aurait rien changé. L'ailier fort filiforme et bondissant est trois ou quatre crans au-dessus des autres prospects présents à la draft. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'il change tout de suite la face de la franchise mais comme je l'avais écrit il y a quelques temps, Davis a dominé la NCAA pour sa première saison universitaire (champion et joueur de l'année) alors qu'il est loin d'être un produit fini. Ce que j'entends par là, c'est qu'il a beau être le meilleur joueur de la NCAA, il dispose encore d'un énorme potentiel dans lequel il n'a pas tapé. Et ça, ça emplit la tête de tout un tas de fantasmes.

Davis n'est pas le genre de joueur qui enfonce une épée glacée dans le torse de l'adversaire en marquant 25 points quelques soient les efforts de celui-ci. Ce n'est pas ainsi qu'il a terrorisé le championnat universitaire. Son truc à lui était plutôt d'envelopper les rencontres de sa présence, à la fois partout, nulle part et insurmontable. En appuyant son activité incessante sur des aptitudes athlétiques ahurissantes, "The 6'10'' Cat" pose autant (plus?) de problèmes que n'importe quel scoreur inarrêtable. Car lui, à la différence de certains, sait brillamment se servir de ses monstrueuses caractéristiques physiques.

07 juin 2012

Ce que j'ai retenu de la série San Antonio - OKC.


J'ai retenu:
- que les Spurs sont diaboliques à trois points (meilleur pourcentage de la ligue en saison régulière) et qu'en même temps ce n'est pas si étonnant parce que la grande majorité de ces tirs sont des tirs ouverts (a.k.a. Spurs know how to play basketball).
- que Kawhi Leonard est devenu plutôt fiable à trois points (45,9% en playoffs)  alors que ce n'était pas du tout un point fort l'année dernière en NCAA (29,1%), et que c'est vraiment très prometteur pour la suite de sa carrière.
- que lors des interviews sur le bord du terrain les réponses de Greg Popovich ne comptent que deux ou trois mots.
- que contrairement à ce qu'on a vu toute l'année (plus mauvaise équipe de la ligue aux nombres de passes décisives), le Thunder est capable de faire circuler la balle comme il faut.
- que quand le Thunder fait tourner la gonfle correctement, c'est plus du tout la même histoire et que, ce faisant, il règle pratiquement entièrement ses deux plus gros problèmes, à savoir l'absence de menace offensive à l'intérieur et le manque de diversité en attaque (et la prévisibilité qui en découle).
- que quand les Oklahomans sortent leur plus grosse défense, même la superbe mécanique collective des Spurs et le talent pur de Tony Parker, Manu Ginobili et Tim Duncan ressemblent à un pétard mouillé.
- que quand ils se relâchent en défense et retrouvent leurs pénibles enchaînement de un-contre-uns, leurs adversaires texans leur mettent systématiquement une dizaine de points d'avance dans la vue.
- que quand San Antonio perd autant de balles et en est réduit à jouer le un-contre-un, c'est vraiment que la défense en face est monstrueuse.
- que pour un slasher comme Tony Parker, avoir Thabo Sefolosha sur le dos et retrouver Serge Ibaka et Kendrick Perkins (+ Nick Collison) dans la raquette quand on a enfin réussi à se débarrasser du suisse, c'est vraiment pas du jeu.
- que pendant un quart-temps et demi (game 5), Russell Westbrook a montré qu'il pouvait être le meneur tant espéré en utilisant ses exceptionnelles capacités de percutions pour désosser une défense et offrir des caviars à la pelle à des peintres offensifs comme Ibaka, Perkins ou Collison.
- que Russell Westbrook n'a pas pu supporter longtemps son rôle Père Noël et qu'il rapidement repris ses mauvaises habitudes.
- qu'à partir de là, on n'était pas tout à fait sûr de savoir pour laquelle des deux équipes il jouait.
- que dans cette série, James Harden a été le roi des trois points qui font mal.
- que Kevin Durant a été génial en se laissant porter par le flow du jeu et en choisissant vraiment les moments où ils allaient prendre les choses en mains.
- que encore une fois, la défense a été la clé d'une série de playoffs.
- qu'OKC est en bonne position pour gagner le titre et que c'est peut-être le moment où jamais car il sera vraiment compliqué de conserver l'équipe en place au-delà de la prochaine saison (cf futurs contrats de James Harden, et de Serge Ibaka, voire d'Eric Maynor qui arrivent à terme).

Sinon, je me souviens qu'à peu près au milieu du premier tour des playoffs, j'avais dit que ça aurait vraiment été historique et plutôt trippant d'avoir une finale San Antonio-Boston. Ben c'est pas passé loin.

StillBallin