22 juin 2011

UnlimitedNBA mock draft: The 18th Pick and The Wizards of Washington

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---Il y a quelques mois, j'évoquais les possibilités de reconstruction immédiate en épinglant notamment Josh Smith et OJ Mayo comme cible potentielle. Il n'en a rien été. Des transferts ont été réalisé mais jamais pour se renforcer réellement; les Wizards ont montré clairement qu'ils se défaussaient de leurs cartes pour entamer une reconstruction à long terme avec leurs jeunes pousses, la draft et peut-être des free agents. Ils ne se sont donc pas servis de leurs actifs éphémères, les contrats expirants qu'étaient Josh Howard, Al Thornton, Yi Jianlian et Nick Young pour récupérer des joueurs de qualité mais en instance de départ dans leur club. Ces actifs ne sont pas tout-à-fait perdus puisqu'ils sont transformés en place sous le salary cap utilisable sur le marché des free agents cet été mais il y a quand même des regrets à avoir.

---Apparemment, OJ Mayo, véritable poignard des Grizzlies lors de ces playoffs était à leur portée: il a failli être échangé en février contre Josh McRoberts et un choix de draft du premier tour prévu entre la 10° et la 15° place, soit rien de bien transcendant (le deal n'a finalement pas pu se faire, la ligue ayant reçu l'accord de la transaction quelques minutes après l'heure limite des transferts). Et inutile de vous dire que j'ai eu un drôle de sourire jaune en voyant qu'Atlanta était effectivement intéressé par Kirk Hinrich et que la franchise de D.C. n'a rien pu soutirer de mieux en échange que ce 18ème pick, objet de cet article, un Mike Bibby peu disposé à rester dans une équipe en démantèlement, Jordan Crawford entre les mains duquel j'éviterais de mettre mon avenir et le sympathique mais limité Maurice Evans. Je ne dis pas que les Hawks auraient forcément lâché Josh Smith pour avoir Hinrich mais comme je l'expliquais alors, les Wizards avaient pas mal de ficelles sur lesquelles tirer pour pousser la franchise géorgienne à s'en défaire.

19 juin 2011

UnlimitedNBA mock draft: The 17th Pick and The Knicks of New York

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---Cette désagréable impression que New York a encore une fois raté la marche va certainement flotter en arrière-plan de mes pensées pendant tout cet article. Une formation dont la quasi-totalité de l'effectif se résume à deux superstars largement tournées vers l'attaque pour qui défendre et le jeu en équipe n'est pas quelque chose de naturel, ne peut pas aller bien loin pas vrai?

---On pourrait se dire qu'un meneur d'élite comme Chris Paul ou Deron Williams pourrait venir organiser tout ça, envoyer la gonfle aux deux phénoménaux scoreurs dans le conditions et les moments idoines pour que leurs talents soient incorporés dans le jeu sans trop abîmer le collectif, et peut-être insuffler un début de résistance défensive à son équipe. Mais en faisant venir Carmelo Anthony si tôt et à un coût à faire marrer Pyrrhus, les Knicks ont considérablement réduit leurs possibilités d'acquérir l'un des deux point guards all-stars. Et mes amis, ce n'est pas un modeste 17ème choix de draft qui va déverrouiller cette situation trop maladroitement nouée pour ne pas finir en impasse. D'ailleurs, si New York veut toujours poursuivre son rêve d'associer Chris ou Deron au duo déjà en place, la franchise ferait mieux de ne pas s'encombrer d'un salaire, même rookie, qui courra sur au moins deux ans. Dans cette optique en carton-pâte, la meilleure stratégie serait de transférer ce pick contre une poignée de main et rien d'autre ou de drafter un joueur qui ne viendra pas en NBA tout de suite.

---Mais là, on aurait envie de lui expédier une beigne pour la sortir de son rêve éveillé. Ama're et Carmelo touchent en moyenne environ $40 millions par an et il serait étonnant de voir un de ces deux meneurs accepter de les rejoindre pour former un Big Three à un salaire beaucoup moins élevé. Donc à eux trois, ce serait pratiquement toute la masse salariale autorisée qui serait engloutie. Comment voudriez-vous construire une équipe capable d'aller loin en playoffs dans ces conditions? Et dans l'hypothèse saupoudrée de sucre glace où CP3 ou l'ancien Jazz accepterait de gagner beaucoup moins d'argents qu'Ama're et Melo, pensez-vous vraiment que la situation serait tenable? J'imagine déjà l'un de ces deux meneurs s'acharner à essayer de faire vivre l'équipe entière minute après minute malgré les instincts de scoreur individualiste des deux autres stars new yorkaises tout en les alimentant régulièrement de ballons et parallèlement, de se tuer en défense pour se donner des chances de remporter des matchs parce que eux ne le feront pas, tout ça en sachant en toile de fond qu'il ne touchera de toute façon pas autant de dollars que ces deux-là? Pour accepter sans broncher ce genre de situations, il faut être Siddharta Gautama ou une bonne poire.

18 juin 2011

Ne tombons pas à bras raccourcis sur LeBron James (enfin pas trop)

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---LeBron James est passé à côté de sa finale, c'est indiscutable. Comme si le manteau de Grand Looser devait forcément être porté par quelqu'un, l'ailier double MVP du Heat le recevra assurément à son tour remis directement des mains de Dirk Nowitzki qui l'a lui-même porté pendant si longtemps. Mais en vérité, c'est le public qui l'attribue, sans clémence ni réflexion. Et on peut en mettre sa main à couper, James sera rapidement le prochain élu de ce ridicule honneur.

---Mais le public ne va-t-il pas lui infliger une peine complètement démesurée par rapport à sa faillite?

---Tout d'abord, il faut dire que James était le joueur le plus exposé de cette finale. Dans le Big Three de Miami, il était le seul qui avait quelque à perdre vis-à-vis de cette ultime série contre Dallas et de cette quête du titre qui occupe la carrière de tous les joueurs NBA. Il a tout gagné en dehors de ce trophée et ce dernier est la seule chose qui le sépare des plus grands de l'histoire ou plus exactement, qui le sépare de la postérité que le phénomène qu'il est se doit de laisser. Là où tout le monde ne jouait que sa saison, James jouait sa légende. Celle-ci sera confirmée par des titres ou sévèrement rabotée s'il n'en accroche aucun (et il sait que les opportunités ne se présenteront pas tous les matins). Alors que de son côté, Dwyane Wade en a déjà un et sa légende ne souffrira pas de ne pas en remporter d'autres tandis que Chris Bosh, et bien Chris Bosh n'est pas un joueur suffisamment marquant pour que sa trace dans l'histoire de la ligue exige l'acquisition d'un titre. D'ailleurs, je me demande même si la légende de LeBron James n'exige pas de lui qu'il ramène au moins un titre mais plusieurs. Vous avez dit pression?

---Il était aussi le plus exposé parce que, ne vous y trompez pas, il est bien le leader d'une équipe qui compte, outre le double MVP qu'il est, un futur Hall of Famer (Dwyane Wade) et l'un des tous meilleurs ailiers forts actuels (Chris Bosh). Plus encore, il en est la plaque tournante. Il arrive à Wade d'être la première et principale arme du Heat lors de certains matchs mais celui qui est le plus souvent présent, le plus régulier et celui qui a le plus grand impact global (scoring, défense, playmaking,...) est bien LeBron James. Lors de la série contre Chicago, Wade a été mauvais mais seules de timides critiques pleines de patiente se sont abattues sur lui. Notamment parce que Miami gagnait j'imagine. Je ne dis pas que lorsque James joue bien et pas Wade, Miami gagne et lorsque Wade joue bien et pas James, Miami perd car il est difficile de savoir ce que vaut Chicago par rapport à Dallas. Je dis seulement qu'il y a des questions à se poser par rapport au terrain et par rapport aux réactions des observateurs. D'ailleurs, face à Dallas, Wade n'a pas toujours fait les bons choix aux moments où les matchs se jouaient et pourtant, il n'a pas reçu le quart des critiques qu'a enduré James.

15 juin 2011

Humeur: Etrange, ce dernier match des Finales

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---Je suis content que Dallas ait gagné. Enfin. Parce que l'histoire est belle, parce que plusieurs joueurs passés si près du trophée jadis ont enfin pu l'inscrire sur leur palmarès alors que la trentaine avait frappé à leur porte il y a déjà un bon petit moment (Dirk Nowitzki, Jason Terry, Jason Kidd, Shawn Marion, Pedrag Stojakovic). Pourtant, aucune explosion de joie, aucun cri, aucune danse débile n'est venu ponctuer l'aboutissement de la quête de toute une carrière, pour pas dire de toute une vie. Oh bien sûr, le bonheur transparaissait sur leurs visages mais cela ressemblait plutôt à la satisfaction mesurée et digne des dirigeants d'une entreprise qui vient de prendre la tête du Cac 40. Les Mavs ont réagi comme des adultes en somme, loin des réactions infantiles mais tellement jouissives d'un Kobe Bryant sautant sur place comme un personnage de Tex Avery, ou d'un Kevin Garnett rendu à moitié fou par l'émotion gueulant à la face de la lune qu' "anything is possible". Et c'était pas vraiment marrant. Depuis quand les adultes s'intéressent à une activité dont le but est de mettre un ballon dans un panier?

---Cette saison 2010/2011 pourtant riche de mille faits mémorables a coulé ses dernières heures dans une ambiance feutrée, comme si il ne fallait pas réveiller les voisins. C'est vrai que les Mavs n'étaient pas chez eux à Dallas et qu'ils étaient un peu isolés en terre étrangère, mais cela ne pouvait pas être suffisant pour éteindre la joie d'un champion tout juste couronné après une vie couturée de cicatrices à courir après le trône. Ce n'était que le public de Miami, rien de bien intimidant. Alors était-ce plus du soulagement que de la joie? Est-ce qu'après une si longue et ardue quête, Nowitzki et ses frères d'armes ne réalisaient-ils pas qu'ils avaient enfin réussis? Je ne sais pas. Toujours est-il que ce happy end peu démonstratif ressemblait à un roman stoppé le paragraphe après le dénouement final ou à un repas sans dessert. N'y aurait-il pas eu les casquettes et T-shirts frappés de l'inimaginable et inédit "Dallas, Champions" qu'on aurait pu penser que la franchise de Mark Cuban venait de gagner un match de saison régulière. Ou de passer un tour de playoffs, j'étais presque convaincu que Nowitzki avait perdu le compte et qu'il allait expliquer en conférence de presse qu'il ne fallait pas trop s'emballer à fêter cette victoire parce qu'il restait encore une série à jouer après celle-ci.

---D'ailleurs, j'ai eu un peu la même impression avec Miami. Mais pendant la rencontre, pas après comme Dallas. Le Heat n'a pas été très bon pendant ce match à la vie, à la mort. Mais ça, ça arrive. D'autant plus qu'ils n'étaient pas ridicules, ni vraiment loin du niveau qu'ils ont affiché durant toute cette série. Les floridiens ont joué un peu moins bien mais ils jouaient de façon sérieuse malgré tout. Sauf que ce sérieux était plus approprié à une banale rencontre de saison régulière qu'à un match couperet des finales. Dos au mur, face-à-face avec la mort, en situation de "Do or Die", Miami ne s'est jamais comporté comme si c'était effectivement le cas. Comme si l'idée que ce match pouvait être le dernier ne leur avait même pas effleuré l'esprit. Jamais. Même à cinq minutes de la fin alors que les Mavericks avaient un bon mais largement éventrable matelas d'avance d'une dizaine de points, le Heat n'a jamais ressemblé à une équipe décidée à cramer jusqu'à son dernier souffle, sa dernière goutte de sueur pour essayer d'éviter cette défaite synonyme de fin de saison.

---J'aurais au moins attendu d'eux une défense rageuse, explosive et menée autant par l'énergie du désespoir que l'instinct de survie primal qui voit la mort lui arriver droit dessus. Chaque Heatman aurait dû avoir la commissure des lèvres encombrée d'écume et un filet de bave sur le menton qu'ils auraient laissé échapper dans le feu de l'action ou parce qu'ils n'auraient pas eu le temps ou la force de le retenir, et dont ils auraient de toute façon rien à faire car rien d'autre que la victoire n'occupait leurs esprits à ce moment-là et surtout pas de quoi ils avaient l'air. Là où ils auraient dû se tailler les veines et répandre leur sang sur le parquet pour ne serait-ce que gêner un peu les mouvements des Mavs, les joueurs de Miami ont conservé une allure de croisière. Pas un classique relâchement, pur abandon ou explosion en vol, non, simplement une allure de croisière. Ils ont joué ces ultimes minutes comme les 43 précédentes ou comme si il restait encore un quart-temps à jouer.

---Comment cela se fait-il? Certains diront qu'il a manqué un leader pour sonner la révolte mais avaient-ils vraiment besoin que quelqu'un leur dise que c'était le moment de se sortir les tripes et de lancer une opération commando suicidaire? Et pourquoi pas leur dire d'avancer le pied droit après le gauche tant qu'à faire? Comme avec la célébration timorée de Dallas, ça rendait un effet un peu bizarre comme décalé à cette ultime rencontre. Là aussi, je m'attendais presque à entendre LeBron James répondre après le coup de sifflet final qu'ils avaient perdu la bataille mais pas la guerre et qu'il restait encore un match pour se refaire. Est-ce que la pression nerveuse que cette équipe a durement supporté toute l'année a finalement eu raison d'eux? Ont-ils manquer de force ou d'énergie mentale pour pousser un ultime coup d'accélérateur? Il ne faut pas oublier qu'en plus d'endurer un contexte extrêmement éprouvant moralement, cette équipe à la rotation très resserrée pratiquait un basket très athlétique des deux côtés du terrain plutôt vorace en énergie. La fatigue physique et mentale étant fortement liées, ce "blackout" ne serait pas étonnant en fin de compte.

---Quelles que soient les causes de ces deux comportements trop paisibles dans la victoire et dans la défaite, tout cela donnait un drôle d'air à ce dernier match. Comme un final qui ne voulait pas avoir l'air d'en être un. Par contre, ce qu'on voyait venir gros comme un bouquin de Tolstoï, c'est les réactions dénuées de toute mesure de certains journalistes au sujet du Heat. Je me souviens avoir vu un article que je ne retrouve plus titré "The Recipe of a Disaster" (la recette d'un désastre), ce qui est quasiment indécent pour une franchise qui a seulement échoué sur la toute dernière marche des playoffs. Mais le plus drôle était peut-être Jeff Van Gundy qui en évoquant l'incompatibilité de jeu entre James et Wade (sans blague) se demandait, alors que le sang dégoulinant sur la silhouette du Heat dessinée au sol à la craie était encore chaud, si l'un des deux ne devraient pas être échangé contre Dwight Howard. Vraiment très gonflé de la part de quelqu'un qui avait affirmé en début de saison que Miami et son Big Three allait faire de l'ombre au record de victoires des Bulls'96 en saison régulière. Bah, ça fait partie du folklore; DeShawn Stevenson ne se sent plus après chaque panier à trois points, LeBron James disparaît dans les dernières minutes du match et les journalistes sportifs n'ont que 24 heures de mémoire sous le crane.

StillBallin