27 mai 2011

Kevin Durant doit aider Russell Westbrook et s'aider lui-même

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---En arrivant quatrième de la conférence Ouest et en se hissant dans le dernier carré en lutte pour le titre, Oklahoma City a largement répondu aux attentes du début de saison. Pour une franchise qui s'était adjugée le dernier strapontin des playoffs l'année dernière et qui figurait encore dans la liste noire des mauvaises équipes la saison d'avant, la progression est pour le moins fulgurante et annonciatrice d'un avenir au sourire jusqu'aux oreilles.

---Toutefois plus la fusée va vite, plus elle risque de perdre des morceaux de carlingue et de laisser apparaître des fissures. Les grosses têtes de la NASA ont déjà tirer quelques sonnettes d'alarme pointant le plus souvent leur doigt et leurs commentaires dédaigneux sur Russell Westbrook, ce qui est vrai et faux à la fois. Car le fait que Westbrook ne soit pas un vrai meneur et qu'il pense à chercher son shoot avant de chercher ceux de ses coéquipiers est loin d'être une nouveauté (je caresse encore le fantasme de voir l'ancien élève d'UCLA être décalé en 2 dans un rôle d'homme à tout faire et slasher par intermittence). En fait, je pense surtout que ce problème est tout simplement devenu beaucoup plus flagrant à mesure que le Thunder prenait des airs de grosse cylindrée. Ce n'est pas vraiment que le point guard ait régressé dans sa sélection de tirs, son discernement et sa capacité à faire jouer les autres mais plutôt que ses lacunes sont beaucoup plus exposées depuis que la franchise surdouée n'a plus autant le droit à la défaite qu'avant.

---De plus, les Oklahomans s'appuient beaucoup plus sur lui qu'auparavant et donc en toute logique, subissent ses défauts avec plus de force. J'avais déjà fait part de mon inquiétude quand à la réduction des armes offensives dans l'effectif turquoise avec le départ de Jeff Green mais aussi celui de Nenad Krstic qui mine de rien apportait quelques solutions offensives avec son petit shoot à mi-distance et la présence de ses bonnes mains près du cercle. Avec Green et Kristic sur le terrain, Westbrook portait moins de responsabilités offensives et avait plus d'options de passe disponibles sous son nez. Donc forcément, le meneur qui n'en est pas un était moins livré à lui-même et son équipe, moins dépendante de son jugement parfois discutable.

---Si depuis le départ de ces deux éléments, Westbrook a été un peu sur-responsabilisé par rapport à ses qualités de point guard et même d'attaquant qui a souvent la main sur le ballon, ce phénomène avait déjà cours depuis un bon moment et à mon avis, Kevin Durant en est la cause.

23 mai 2011

UnlimitedNBA mock draft: The 16th Pick and The 76ers of Philadelphia

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---Les Sixers arriveront-ils à maintenir le niveaude jeu de leur excellente seconde partie de saison? Nul ne sait. Qu'importe pour ce 16ème choix, on ne peut faire autrement qu'espérer que cela sera le cas. Alors, quel joueur pourrait renforcer efficacement cette équipe d'Iladelph? L'effectif sixer est finalement assez complet avec un cinq majeur sans gros reproches, sauf peut-être pour ce qui est du poste de pivot (et encore, Spencer Hawes a parfois montré qu'il n'avait pas tout perdu du prometteur intérieur qu'on avait vu lors de ses débuts à Sacramento il n'y a pas si longtemps), et un banc bien armé composé de deux quasi-titulaires (Thaddeus Young et Evan Turner), d'un scoreur-tête brulée qui peut débloquer des situations ou simplement balafrer les adversaires (Louis Wiliams) et d'un joker offensif intérieur (Mareese Speights).

---Intéressons-nous donc au poste qui paraît le plus perfectible, celui de pivot. Que ce soit avec Hawes, Speights ou Elton Brand décalé sur cette position pendant quelques minutes, la formation pennsylvanienne manque de densité physique (ou de volonté?) pour avoir un impact défensif intérieur déterminant. Il serait donc intéressant de se mettre en quête d'un big man du genre col bleu et adepte des tâches défensives. Petite difficulté pour cette équipe de Philly, ce joueur ne pourra pas être uniquement un power forward puisque les minutes allouées à ce poste sont déjà largement distribuées entre Elton Brand et Thaddeus Young. Exit donc des prospects comme Tristan Thompson ou Kenneth Faried (voir les deux profils au 15th pick) qui bien que jouant plus ou moins pivot en NCAA, n'ont pas les arguments physiques pour en faire de même à l'échelon supérieur.

---Voilà qui laisse le champ libre à Markieff Morris (voir profil au 15th pick), lequel n'a comme concurrent que les paris assez risqués Jeremy Tyler et Lucas Riva Nogueira. Il est vrai que Markieff M. est essentiellement un 4 et que le placer en 5 risque de limiter l'impact qui devrait normalement être le sien. Cependant, son physique ne dépareillera pas de façon outrageuse avec les autres pivots de la ligue et les 76ers n'ont de toutes façons besoin de l'avoir à ce poste que quelques minutes en relai de Spencer Hawes. Effectivement, le Markieff Morris posté en 5 ne vaut que 3/4 du Markieff Morris placé en 4 mais ces 3/4-là restent plus utiles que les prospects à des kilomètres d'être finis que sont Jeremy Tyler et Lucas Riva Nogueira. Bien sûr, à poser une pièce sur l'un de ces deux joueurs à fort potentiel, Phila pourrait tirer le gros lot. Ces chances-là restent néanmoins assez minces. Morris serait un vrai renfort immédiat là où Tyler et Nogueira ne sont que des chiffres cochés un peu au hasard sur une grille de loto.

---D'un autre côté, le moment n'est pas forcément mal choisi pour tenter ce genre de pari à long terme. Comme je l'ai dit et en admettant que l'équipe conserve son niveau de deuxième partie de saison après les vacances, les Sixers ont un effectif suffisamment garni pour partir en guerre sans renfort supplémentaire. La draft ne pourvoyant pas vraiment le pivot à impact physique ou athlétique qu'il leur manque aux alentours de ce 16ème choix, ils peuvent se permettre d'utiliser cette carte pour un avenir possiblement brillant. Les bons pivots sont toujours extrêmement durs à trouver alors ce genre de pari pour une équipe de playoffs qui n'a pas vraiment l'espace financier pour être actif sur le marché des free agents et qui en principe aura rarement l'occasion d'avoir des choix de draft hauts placés, est une opportunité à envisager sérieusement. Ces louveteaux aux dents longues ont-ils de quoi pousser les Sixers à griller leur pick sur eux?

08 mai 2011

UnlimitedNBA mock draft: The 15th Pick and The Pacers of Indiana (Part II)

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---Dans la partie précédente, l'idée était de se lancer dans la quête un peu folle de trouver un joyau parmi les joueurs délaissés par les quatorze franchises passées avant Indy, guidé qu'on était par une vision cynique de l'effectif jaune et bleue selon laquelle il valait mieux tirer un trait sur l'équipe en place plutôt que de continuer avec et vivoter sans fin dans les zones grises du milieu de tableau de la conférence Est. Toutefois, on peut considérer que le roster Pacer mérite qu'on lui donne sa chance et qu'on se contentera par conséquent de chercher à le renforcer en fonction des éléments déjà présents. Quel candidat à la draft 2011 est-il ainsi susceptible d'améliorer le plus cette équipe?

---Et bien finalement, le recrutement d'Alec Burks, que je souhaitais dans la première partie, convient plutôt bien à l'effectif en place. Si c'est pour sont talent, son potentiel et ses plutôt bonnes chances de devenir un excellent titulaire que je l'avais alors choisi, il apparaît que son profil d'arrière découpeur de défense pas trop individualiste colle plutôt bien avec le pivot Roy Hibbert et l'ailier shooteur star, Danny Granger. Les deux piliers de la franchise d'Indianapolis pourraient en effet certainement profiter des drives "attracteurs" de défense du jeune prospect pour avoir des positions sans opposition près du panier pour le pivot aux mains graciles et derrière l'arc pour le franc-tireur. D'ailleurs, de manière générale, un joueur au jeu de percussion et capable de provoquer les défenses ne serait pas une mauvaise addition dans une formation sans véritable scoreur en dehors de Granger et plutôt orientée vers le shoot. Quand à son besoin d'avoir régulièrement la main sur le cuir, le meneur des Pacers Darren Collison n'a pas l'aura d'un meneur dominant ni un QI basket dangereusement plafonné et je ne l'imagine pas refuser de déléguer un peu de son monopole sur le ballon à l'arrière du Colorado.

---Le point de questionnement (au-delà du fait que Burks ne sera probablement pas disponible à ce moment de la draft) est que le staff des Pacers a peut-être déjà réservé le poste de shooting guard au prometteur Paul George (quand bien même on le voit plutôt comme un 3). Si c'est effectivement le cas -ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée depuis que le rookie a semble-t-il montré que sa vitesse tenait la route pour attaquer et défendre à ce poste malgré ses 2,04 m- , il serait sans doute judicieux d'utiliser ce 15th pick pour autre chose.

06 mai 2011

UnlimitedNBA mock draft: The 15th Pick and The Pacers of Indiana

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---Qui drafter avec un modeste 15ème choix de draft quand on affiche un maigre bilan de 37 victoires pour 45 défaites? C'est l'une des difficiles questions auxquelles les Pacers doivent répondre maintenant qu'ils ont quitté les playoffs. Selon moi, les Blues and Yellows sont dans une situation assez inconfortable. Ils font les playoffs mais avec un bilan aussi pauvre, on sait que la franchise ne peut pas être satisfaite de son équipe. Mis à part Danny Granger, son cinq majeur est composé de joueurs corrects mais qu'on hésiterait pas à pousser sur le banc si un meilleur joueur se présentait à leur poste. Plus précisément, Darren Collison, Roy Hibbert, Mike Dunleavy, Tyler Hansbrough ou Brandon Rush ne deviennent des titulaires satisfaisants seulement dans la mesure où ils sont entourés par des joueurs de gros calibre. Simplement, toute une équipe faîte de ce genre de joueurs et le seul Danny Granger comme élément référencé (et encore, on ne peut pas non plus lui décerner le ruban de franchise player que possèdent Lebron, Kobe, Dirk, Kevin Durant ou Derrick Rose), ça ne cassera pas grand chose, encore moins des briques. Effectivement, cette équipe pourrait devenir du genre solide en recrutant un ou deux éléments taillés pour être sélectionnés au All-star Game ou pas loin. Le souci, c'est qu'avec un quinzième choix de draft dans une cuvée pas folichonne, les chances de tomber sur quelqu'un de ce type sont aussi réduite que la distance de shoot de Joel Pryzbilla. Et bien qu'ils aient un coffre bourré de billets verts pour recruter un free agent pendant l'intersaison, il n'y aura pas beaucoup de gros poissons au rendez-vous cette année.

---Alors vers quelle stratégie se tourner pour ce 15ème choix de draft? Deux approches sont envisageables. La première part du constat que la formation d'Indianapolis est un peu courte en talent à peu près partout sauf sur le poste de Granger et qu'elle devrait donc s'attacher à mettre la main sur le meilleur joueur possible encore disponible qui n'est pas un poste 3. Plus exactement, trouver le prospect qui immédiatement ou potentiellement a le plus de chances de devenir un vrai bon titulaire. Cette stratégie ressemble un peu à un pari car avec un pick aussi éloigné des premières places, les plus gros talents disponibles risquent de s'avérer être "des joueurs corrects qui font des starters respectables mais qu'on hésiterait pas à remplacer si l'occasion se présente" comme le sont Darren Collison, Roy Hibbert et compagnie. Toutefois, on ne sait cependant jamais sur quoi on peut tomber, Danny Granger est sur place pour le rappeler (drafté en 17ème position en 2005).