26 mars 2011

Le Thunder s'est-il lié les mains?

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---On se demandait tous ce qu'Oklahoma City allait faire avec Jeff Green. Le troisième scoreur du Thunder était dans la dernière année de son contrat rookie et il était évident que son employeur hésitait franchement à lui en proposer un nouveau à la hauteur de son statut de joueur majeur malgré sa présence depuis les premières heures du projet de reconstruction -réussi- de la franchise, ses liens avec Kevin Durant et sa ligne statistique émérite (15,1 pts, 6 rebs). Trop limité pour défendre efficacement sur les power forwards adverses et présentant un jeu un peu trop proche de celui d'un extérieur pour ne pas déséquilibrer la balance intérieur/extérieur de sa formation, Green n'avait peut-être pas le profil adéquat pour être, aux côtés de Durant et Russell Westbrook, le troisième membre du Big Three d'une franchise assoiffée de gloire et de conquêtes .

---C'est manifestement la conclusion à laquelle les dirigeants oklahomans sont parvenus puisqu'en lieu et place de lui proposer une extension de contrat, ils l'ont transféré quelques heures avant la date limite des trades. Qu'importe sa vitesse souvent supérieure à celle des poste 4 ou sa capacité à mettre des paniers de loin et à étirer les défenses, qu'importe son précieux côtés homme à tout faire et ce que sa présence depuis le renouveau de la franchise symbolisait pour chaque membre du Thunder, à savoir que cette équipe était avant tout un groupe et que le sentiment d'appartenance n'était ici pas un vain mot brinqueballé sans ménagement par les lois du business mais quelque chose qui enduit d'une couche de fierté chacun de vos efforts, qui donnent un sens à la couleur du maillot et qui créé un véritable esprit de corps ; qu'importe sa contribution au bilan victoires-défaites très positif du Thunder, le Board Office des Turquoises a apparemment vu un plus grand frein à leur ascension dans les limites du combo forward made in Georgetown qu'une aide dans son talent et ses qualités. A l'inverse de Kendrick Perkins visiblement puisqu'ils ont offert au pivot la prolongation de contrat qu'ils n'ont pas voulu accorder à Green.

---Les dirigeants d'OKC pensent-ils donc que le massif pivot appartenant jadis aux Celtics est la pièce qu'il manque au Thunder pour passer les plus gros paliers? Il est vrai que le poste 5 qu'est Perkins vient combler quelques manques béants de cette prometteuse équipe. Les Oklahomans Citizens avaient un secteur intérieur qui fuyait vers l'extérieur (Green et Krstic), Perkins a les pieds profondément enfoncés dans les quelques mètres qui entourent le panier et une tête à laisser personne entrer dans son territoire. Sans forcément avoir à évoquer les bienfaits naturels de disposer d'un vrai pivot sur le parquet, le Thunder a rempli son secteur intérieur à la faiblesse défensive bien connue avec un joueur physique, dur, expert des tâches obscures, entièrement dévoué à son équipe, couturé de cicatrices à force d'écumer les playoffs en long et en large, et reconnu comme étant l'un des rares individus capables de contenir la volonté de phénomènes physiques comme Dwight Howard.

04 mars 2011

Humeur: ces buy-outs qui gâchent mon plaisir

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---Voir Boston et Miami engager Troy Murphy et Mike Bibby m'a tiré une petite grimace. Parce que c'est pas marrant. Les paris et les choix audacieux de Boston (l'échange Perkins contre Green qui renforce son banc et son potentiel offensif au détriment du poste de pivot et de son potentiel défensif) et de Miami (mettre la plupart de ses jetons sur trois grosses stars en sachant qu'il ne restera pas grand-chose pour investir dans le reste de l'effectif) perdent tout leur piquant si ces franchises peuvent atténuer ces prises de risque en récupérant des joueurs de la trempe de Troy Murphy ou de Mike Bibby aussi facilement.

---Chaque année, je me délecte de voir se déployer sous mes yeux le savoureux jeu des transferts et des autres moyens de recrutement ainsi que les stratégies qui y sont associés; de voir des franchises décider de couper un morceau de leur secteur extérieur pour renforcer leur secteur intérieur -ou l'inverse- parce qu'elles pensent que cela rendra leur équipe plus performante, d'en voir d'autres sacrifier leur avenir au profit du présent en échangeant une paire de jeunes pousses ultra prometteuses contre un vétéran à la production inamovible d'un soir à l'autre, de voir les plus désespérées accepter de se faire impitoyablement piller avec l'espoir de pouvoir tout reconstruire à partir de zéro, etc... Or, cette tendance pour certains clubs à libérer des éléments de valeurs afin qu'ils puissent rejoindre de grosses écuries douche un peu mon plaisir. Tout le charme de ce jeu plein de tribulations, de dilemmes et de coups de poker qui s'est forgé autour de l'idée qu'une franchise ne peut normalement pas acquérir un renfort sans abandonner quelque chose en retour, perd un peu de sa substance.

---Ce n'est que ma façon de voir les choses et je ne critique pas les décisions des quatre protagonistes (franchises et joueurs), elles sont d'une logique et d'une pertinence implacables. D'ailleurs, je ne réclame pas bon plus que des mesures soient prises pour enrayer cette tendance. C'est juste que c'est moins marrant.

StillBallin