28 octobre 2011

Dwight Howard à Miami en échange de LeBron James? Une idée folle envisageable.


Dwight Howard va-t-il suivre les traces du Superman originel du Magic et quitter lui aussi Orlando à la fin de son contrat, en 2012 ? L'avenir refuse de nous glisser quelques indices sous la dent mais l'idée a fait son trou dans l'esprit du pivot. Et pour éviter de voir partir la pièce maîtresse de son effectif en ne laissant rien d'autre qu'une maladroite lettre d'excuse, le Magic pourrait bien être tenter de le transférer contre du beau linge tant qu'il est encore sous contrat. C'est à peu près à ce moment-là qu'Inside Hoops a lancé, d'un tweet innocent et sous couvert d'une question, une idée proprement effrayante tant par ce qu'elle est que par le fait qu'elle parait réellement envisageable: le Magic devrait-il essayer d'échanger Howard contre LeBron James?

La conclusion de ce trade serait un véritable tremblement de terre, n'est-ce pas? LeBron James, double MVP de la ligue à seulement 26 ans et meilleur joueur de la planète selon ESPN, arrivé dans un ouragan médiatique sans précédent à Miami et avec des promesses de titres à la chaine plein la bouche, qui se verrait être envoyé loin de South Beach après une seule petite saison en Floride au cours de laquelle le Heat a atteint les finales? Impensable. Incroyable. Et pourtant, cette idée tient sacrément la route.


Pourquoi Miami conclurait cette transaction?
Parce qu'avec Howard à la place de James, le Heat rééquilibrerait magnifiquement son effectif jusqu'à éliminer une belle brochette de ses faiblesses sans pour autant faire de véritables concessions ailleurs. Envolé le manque d'impact dans la raquette, les difficultés de compatibilité de jeu entre James et Dwyane Wade -bien visible avant même leur premier match ensemble- et l'impossibilité qui en découle de développer un solide collectif; la substitution de l'ailier par le pivot rendrait au contraire cette équipe terriblement complémentaire et impressionnante.

Un cinq Howard - Chris Bosh - Mike Miller - Dwyane Wade - Mario Chalmers présenterait en effet un équilibre général de danseuse de ballet: équilibre entre le secteur intérieur et le secteur extérieur (avec Lil' Superman, Bosh se ferait moins rabrouer pour ne pas aller suffisamment souvent se fritter sous les panneaux), équilibre entre la défense et l'attaque (Dwight-O est une assurance tout risque en défense, le duo Wade-Bosh l'est en attaque), équilibre entre les différentes façons de scorer (sous le cercle avec Howard, en pénétration avec Wade, de loin avec les shooteurs Miller et Chalmers, etc) et équilibre entre le nombre de joueurs qui ont besoin de tenir régulièrement le ballon (un seul, Wade, soit exactement le nombre requis) et ceux pour qui ce n'est pas le cas (tous les autres).

20 octobre 2011

Shaquille Time


A quoi mesure-t-on la popularité d'un joueur NBA? Au nombre de personnes qui portent son prénom peut-être. Shaquille O'Neal a mis une claque à la grande ligue dès son arrivée en 1992 et manifestement, il a marqué les esprits avec tout autant de puissance.

En effet, si on jette un œil aux différents classements des meilleurs basketteurs lycéens de la promotion de 2012 -donc nés pendant les tonitruantes premières années du "pivot le plus dominateur de l'Histoire"-, on trouve pas moins de onze prospects qui portent son prénom ou son diminutif "Shaq" contre aucun à ma connaissance parmi les personnes nées auparavant. Dans le lot, on retiendra pour l'instant les plus cotés comme Shaquille ou Shaq Goodwin (classé 19ème par ESPN et 26ème par Rivals), Shaquille Clear (classé 39ème par ESPN) et Shaquille Johnson (classé 92ème par ESPN). On rajoutera aussi Shaquille Carr pour la fine bouche qui, lui, est de la promotion 2014.

Le pire, c'est que cela n'est probablement rien comparé à l'ensemble des adolescents américains. Il n'y a évidemment là qu'un petit échantillon d'entre eux puisque ces classements ne retiennent que la fine fleur des basketteurs lycéens. D'ailleurs, on peut regarder du côté de ces classements lycéens pour le foot américain où, toujours au sein de la promotion 2012, ils sont 48 de plus à emprunter le prénom d'O'Neal (51 en tout mais trois d'entre eux apparaissent aussi dans les classements des basketteurs cités juste avant). Hé oui, c'est pas parce que papa est fan de basket que fiston l'est aussi.

Il y a tant de Shaquille dans ces deux élites sportives lycéennes qui ne représentent qu'un infime fragment de la population adolescente nord-américaine que je me dis qu'on ne doit voir là que la face immergée d'un colossal iceberg. Sûrement qu'il doit y avoir des centaines d'autres jeunes Shaquille ou Shaq qui grouillent dans les rues de l'Oncle Sam.

Ne serait-ce pas ça la véritable postérité?



StillBallin

14 octobre 2011

Les joueurs surpayés ne le sont pas toujours sans raison: la malédiction des franchises de second plan


Rashard Lewis, Joe Johnson, Rudy Gay, pas mal de monde tape sur les trop gros contrats de certains NBAers comme causes de l'épineux lock-out qui nous tient les nerfs actuellement. Mais parmi ces joueurs, tous ne sont pas surpayés sans raison et ces décisions des franchises de leur proposer un salaire qui surplante leur valeur réelle ne sont pas toutes marquées du sceau de l'idiotie (même si des fois... enfin, bon).

En effet, poser un peu plus de dollars sur la table que de rigueur est parfois la seule possibilité pour des franchises moyennes, en développement ou peu attractives d'attirer des free agents de fort calibre ou tout simplement de conserver ses meilleurs joueurs. Parce qu'il faut bien l'admettre -et le lock-out vient aussi de là-, face à la concurrence des gros marchés bien aguicheurs comme New York, Los Angeles ou Chicago, la plupart n'ont pas les armes pour rivaliser.

Tout le monde s'en prend à l'énorme contrat de Rashard Lewis mais sa venue à Orlando et son association avec Dwight Howard ont complètement changé le standing de la franchise floridienne. Or, avec 22,4 points de moyenne sous le maillot de Seattle, Lewis était un des plus gros free agents du marché et certainement un des plus courtisés. Donc aligner le maximum de pognon était le moyen le plus sûr pour le Magic de conquérir l'ailier au nez et à la barbe des autres franchises qui l'avaient dans le viseur, et plus particulièrement de celles qui étaient en meilleures positions (on a parlé de Houston qui sortait d'une saison à plus de cinquante victoires alors qu'Orlando n'en affichait que quarante).