---En expédiant à Orlando le dernier membre du Big Three qui fut l'image de la franchise pendant la dernière demi-décennie, les Wizards ont définitivement basculé dans un processus de reconstruction. Phase délicate dont on sait à quelle moment elle commence mais jamais quand elle finit. Aussi, la stratégie
que les pontes de Washington choisiront de suivre sera déterminante. Plusieurs se présentent à eux et leur choix est susceptible d'être l'élément qui permettra à la franchise de retrouver un standing respectable ou qui la gardera collée à fond de cale.
---Ils peuvent par exemple décider de tenter de bâtir une équipe digne de ce nom à partir de ce qui est déjà en place en prenant pour noyau dur les meilleurs joueurs de l'effectif actuel et opérer des ajustements tout autour pour en sortir quelque chose de cohérent, comme je suppose qu'ils y ont un moment pensé en voulant associer John Wall à Gilbert Arenas. Cette méthode est a priori la plus rapide, celle qui permettrait de monter une équipe équilibrée et compétitive le plus tôt possible. Seulement même si le talent pur ne fait pas vraiment défaut, il est difficile d'imaginer une formation devenir réellement compétitive en s'appuyant sur les meilleurs joueurs de l'effectif actuel. Hormis John Wall qui est la pièce centrale de la reconstruction, aucun Wizard n'a le curriculum vitae d'un élément majeur dans une équipe à prendre au sérieux. Rashard Lewis peut toujours être une menace offensive valable mais la courbe des critiques portées à son encontre ne cesse de grimper, Al Thornton est capable de scorer à tout bout de champ mais s'insérer dans un collectif lui pose manifestement un cas de conscience tandis que Josh Howard n'arrive pas à se dépêtrer de ses blessures depuis sa très décevante saison 2009-2010. Et il a 30 ans. Andray Blatche n'a que 24 ans mais il a aussi une personnalité pas simple à gérer et à la différence d'autres allumés comme Dennis Rodman ou Ron Artest, cela ne se traduit pas par une débauche d'énergie et de dureté ébouriffantes sur le terrain (c'est en fait plutôt le contraire); JaVale McGee, pivot titulaire cette année, peut apporter beaucoup de choses, en hauteur notamment, mais peut-il sincèrement tenir ce poste pour une équipe qui s'attend à gagner un match sur deux? Quand à Nick Young qui joue actuellement le meilleur basket de sa vie (17 pts/matchs), on attendra une confirmation et surtout on attendra de voir si la surprise de le voir évoluer à ce niveau n'éclipse pas pour l'instant ses défauts.
que les pontes de Washington choisiront de suivre sera déterminante. Plusieurs se présentent à eux et leur choix est susceptible d'être l'élément qui permettra à la franchise de retrouver un standing respectable ou qui la gardera collée à fond de cale.---Ils peuvent par exemple décider de tenter de bâtir une équipe digne de ce nom à partir de ce qui est déjà en place en prenant pour noyau dur les meilleurs joueurs de l'effectif actuel et opérer des ajustements tout autour pour en sortir quelque chose de cohérent, comme je suppose qu'ils y ont un moment pensé en voulant associer John Wall à Gilbert Arenas. Cette méthode est a priori la plus rapide, celle qui permettrait de monter une équipe équilibrée et compétitive le plus tôt possible. Seulement même si le talent pur ne fait pas vraiment défaut, il est difficile d'imaginer une formation devenir réellement compétitive en s'appuyant sur les meilleurs joueurs de l'effectif actuel. Hormis John Wall qui est la pièce centrale de la reconstruction, aucun Wizard n'a le curriculum vitae d'un élément majeur dans une équipe à prendre au sérieux. Rashard Lewis peut toujours être une menace offensive valable mais la courbe des critiques portées à son encontre ne cesse de grimper, Al Thornton est capable de scorer à tout bout de champ mais s'insérer dans un collectif lui pose manifestement un cas de conscience tandis que Josh Howard n'arrive pas à se dépêtrer de ses blessures depuis sa très décevante saison 2009-2010. Et il a 30 ans. Andray Blatche n'a que 24 ans mais il a aussi une personnalité pas simple à gérer et à la différence d'autres allumés comme Dennis Rodman ou Ron Artest, cela ne se traduit pas par une débauche d'énergie et de dureté ébouriffantes sur le terrain (c'est en fait plutôt le contraire); JaVale McGee, pivot titulaire cette année, peut apporter beaucoup de choses, en hauteur notamment, mais peut-il sincèrement tenir ce poste pour une équipe qui s'attend à gagner un match sur deux? Quand à Nick Young qui joue actuellement le meilleur basket de sa vie (17 pts/matchs), on attendra une confirmation et surtout on attendra de voir si la surprise de le voir évoluer à ce niveau n'éclipse pas pour l'instant ses défauts.
---Donc à moins d'être un savant fou de General Manager, de vouloir entreprendre des expériences sociologico-sportives ou d'avoir dans l'idée de proposer à un coach mégalo un challenge à la hauteur de son égo, on claquera joyeusement la tronche du conseiller qui a proposé cette stratégie de reconstruire à partir des joueurs déjà présents. Tout ce que Washington y gagnerait c'est de se prendre à nouveau le chou pour réfléchir à un moyen de se reconstruire dans trois ou quatre ans.


