27 novembre 2010

Random Observations, 26/11/2010

-
- Darren Collison retombe sur terre maintenant qu'il porte les couleurs d'Indiana (un honorable 14,3 pts mais un timide 4,3 passes décisives de moyenne contre 18,8 pts et 9,1 asts à New Orleans lorsqu'il était titulaire en l'absence de Chris Paul). C'était plus ou moins prévu mais la question demeure: comment se fait-il qu'il ait pu sortir des stats pareilles l'an passé? Effet de surprise, conséquence de jouer dans une équipe en déliquescence et d'avoir souvent le ballon entre les mains? Ou fruit du système dans lequel il a pris la place de Chris Paul? Et on n'échappera pas à la suivante: que vaudrait Chris Paul hors de NO et plus exactement hors de son système?

- Tony Parker est le joueur le plus adroit de son équipe et méchamment (53,9 % sur 14,6 tentatives). Chaud pour un meneur (notamment quand il y a Tim Duncan dans le roster) mais c'est une habitude chez lui. Juste pour comparer, Deron Williams émarge à 43,5 %, Chris Paul à 48,8 %, Steve Nash à 49,5%, Derrick Rose à 47% et Russell Westbrook à 42,9 %.

- Tyson Chandler refait surface (8,4 pts à 69,8 % et 8,5 rbs en 27 minutes). Comment un mec de 2,16 m incapable de se rendre utile tout au long du championnat du monde dans une team USA sans vrai pivot peut-il être d'un aussi grand secours en NBA? Le gars marche sur courant alternatif. On prend les paris que l'année prochaine l'heureuse surprise laisse place à la déception?

- En parlant de courant alternatif, John Salmons est redevenu un joueur à peine valable (12,2 pts à 37,8 % de réussite). Récapitulons: l'arrière-ailier plante 18 pts par match à Sacramento, il est transféré en milieu de saison à Chicago et il y maintient son rendement. L'année suivante, toujours à Chicago, il plonge et affiche douze pauvres points de moyenne et est à nouveau tradé en milieu de saison, à Milwaukee cette fois où il reprend son plus beau rythme avec presque 20 pions par rencontre. Et le voilà maintenant à 12 pts avec un pourcentage tout pourri. Exactement le même schéma que celui qui s'est produit à Chicago. Fameux juste après son transfert puis pas génial du tout. Tout ça est un jeu pour toi, John, c'est ça?

- Excellent ce surnom pour John Wall: "The Wall Package".

- Jerryd Bayless déjà transféré? Faut croire que je me suis trompé. Ou alors c'est que Monty Williams kiffait encore plus Jarrett Jack, lui aussi ancien de Portland.

- Moments durs pour des rookies "lottery pick": Patrick Patterson (drafté à la 14e place) qui est victime du trop plein d'ailiers forts des Rockets, Ed Davis (13e), victime de sa blessure qui lui a fait manquer toute la préparation et le début de saison des Raptors et Cole Aldrich (11e) qui ne joue pas, je ne sais pas trop pourquoi (avec les débuts cahotants du Thunder, coach Brooks a peut-être préféré s'appuyer sur l'équipe de l'année dernière), sont envoyés en D-League.

C'est évident, Hasheem Thabeet a fait sauté un tabou en se faisant expédier en ligue de développement l'année dernière, lui le n°2 de draft 2009. Craignez, les lottery picks du futur, craignez, vous n'êtes plus à l'abri d'un séjour dans l'antichambre maudite.

En ce qui concerne nos trois tristes lurons, on peut toujours se dire qu'au moins, ils joueront. Vaut-il mieux jouer de grosses minutes à un niveau faiblard et dans des conditions plutôt limites ou avoir un poste d'observation sans égal au sein d'une équipe NBA mais sans pouvoir mettre la théorie en pratique? Bonne question.

Mais le pire c'est quand même Terrence Williams dont c'est la seconde année dans la ligue et qui vient lui aussi d'être envoyé en D-League. Il avait pourtant réussi une saison rookie des plus prometteuse (8,4 pts, 4,5 rebs et 2,9 asts en 22,6 minutes). Ça sent l'opération "mettre les points sur les i " et montrer "qui c'est qui commande".

- Didier Mbenga débarque chez les Hornets et la franchise de la Nouvelle Orléans nous fait un début de saison digne d'un favori pour le titre (11 victoires et 3 défaites). C'est le même Didier Mbenga qui faisait partie de l'effectif des Los Angeles Lakers, trois fois finaliste lors des trois dernières années et deux fois champion. A partir de là, vous en déduisez ce que vous voulez.

StillBallin

20 novembre 2010

Random Observations, 20/11/2010. "Portland Edition"

-
- Portland, plus maudit que le héros d'un mauvais téléfilm. Et c'est même bien morbide (basketballistiquement parlant) en ce moment. Difficile de faire plus tragique, entre le fer de lance des Blazers, la face de la franchise depuis son renouveau, qui ne devrait plus pouvoir atteindre un niveau de jeu de All-Star alors qu'il n'a que 26 ans et leur plus grand espoir, celui qui devait donner sa dimension ultime à cette équipe qui repart pour une nouvelle saison blanche. Je crois qu'il est inutile de nier l'évidence et que personne ne me contredira sur ce point: tout ça est l'œuvre de Sam Bowie ou de Darius Miles.

- Et dire que les Blazers étaient censés être l'équipe du futur avec un magnifique franchise player, un ailier fort bien fort en lieutenant, un (potentiellement) super pivot, un excellent coach et toute une ribambelle de talents tout autour. L'architecte de ce rêve, Kevin Pritchard s'est fait virer il y a quelques mois donc maintenant il s'en fout mais quand même, c'est un sacré boulot qui a été foutu en l'air en une petite semaine. Kevin, dis-le que tu avais signé un pacte avec le diable pour pouvoir réunir tous ces talents, faire autant de bons coups et que le prix à payer était que tout ça ne durerait pas.

- D'ailleurs, il se dit que le staff Portland nourrissait déjà quelques inquiétudes sur l'état du genou de Roy pendant l'été 2009 et que malgré celles-ci, le super General Manager de l'époque, Kevin Pritchard avait

16 novembre 2010

Quick Words: Allen Iverson, avant que la réalité ne se mue en souvenir

-
---Peut-être cela transparaît-il dans certains de mes précédents articles (ici et ici notamment), Allen Iverson est pour moi un personnage qui aurait facilement eu sa place dans les meilleures pièces de Shakespeare ou de n'importe quels autres dramaturges au talent tel que leurs œuvres traversent les années ou les siècles sans peine. Et la peu glorieuse fin de sa carrière (quoique?) ne rend son histoire que meilleure, marquante et puissante.

---Cet homme a passé sa vie à imposer sa façon d'être allant jusqu'à plier la réalité pour pouvoir s'y mettre dedans (jouer arrière shooteur alors qu'il ne mesure qu'1m83, amener une équipe de sans grades en finale quasiment à lui tout seul) et il l'a fait avec un certain succès au bout du compte (il emmené une équipe en finale sans toucher à son profil généralement promis à la défaite de soliste glouton, et il n'a pas seulement jouer arrière avec son pauvre mètre quatre-vingt trois, il y est devenu l'un des meilleurs joueurs de l'histoire de la ligue) même si celui-ci est et restera amèrement incomplet (no championship ring).

---J'aimerais que, à l'image de Dominique Wilkins et plus encore Michael Ray "Sugar" Richardson, Iverson trouve une seconde vie sur le Vieux Continent même si les probabilités ne sont pas en sa faveur. Comme d'habitude.

---AI devrait reprendre sa carrière sous ses nouvelles couleurs turques dans peu de temps (mercredi soir normalement) donc profitant de ce moment d'incertitude qui existe avant que ce nouvel échec qui s'annonce et qui risque d'être le dernier ne flétrisse plus encore son souvenir, je me repasse une fameuse vidéo offrant pendant quelques secondes une illustration du personnage de conte qu'est celui qu'on a eu l'habitude d'appeler The Answer.



StillBallin

14 novembre 2010

The Jazz 2010 Vs. The Jazz 2011

-
---Ce gars était venu me voir dans mon bureau. Il était tard et j'étais en train de jouer avec une balle en mousse en me demandant si je ne ferais pas mieux de rentrer chez moi au lieu de tromper mon ennui et ma flemme avec cette petite balle, quand il est entré sans frapper à la porte ni s'annoncer. Je dois bien le dire, il m'avait pris en flagrant délit de glandouille au boulot. Il s'était assis sur la chaise en face de moi avant que je n'ai eu le temps d'enlever mes pieds du bureau alors je n'ai pas bougé, feignant une désinvolture pleine d'assurance.

---Il avait commencé à me réciter son pedigree et les raisons de sa venue impromptue dans mon bureau d'une voix monotone et sans marquer de pause. Tout ça n'était que du baratin, une entrée en matière policée pour donner une allure banale à cette rencontre qui assurément ne l'était pas. Je le savais et il savait que je le savais. Une grossière ébauche de couverture pour lui comme pour moi qui n'était là que pour endormir les murs et leurs oreilles.

---En le regardant, je me demandais comment tout ça pouvait ne serait-ce que donner l'impression qu'il s'agissait-là d'une conversation anodine. Avec une figure aussi flexible qu'une barre à mine, des cheveux trop parfaitement plaqués sur le crâne et des yeux rappelant dangereusement deux puits menant dieu sait où, sa trogne démentait à elle seule le caractère banal de cette rencontre. N'empêche, sa mine patibulaire n'était peut-être pas une ode à la discrétion mais ce qui était sûr, c'est qu'elle avait eu le don d'attirer la mienne.

---Il avait parlé ainsi pendant une dizaine de minutes, seulement entrecoupé par mes grognements d'intérêt ou d'assentiment, aussi feints que l'était le sérieux de ses propos. Au bout d'un moment, et sans arrêter son bavardage, il avait sorti une fine enveloppe de l'intérieur de sa veste. Etant apparu sur mon bureau l'instant d'après, je l'avais pris en répondant distraitement à l'une des innombrables questions de rhétorique qu'il m'envoyait à chaque coin de phrase.

10 novembre 2010

Vidéo: Impossible is Beauty

-

De HMZ28 (Evoteam, Basketevolution.com).


---Pour une fois, on peut dire que l'auteur de la vidéo a fait plus de boulot que Kobe. C'est tellement bien fait que je pense que cette vidéo aurait pu nous faire le même effet avec en vedette un joueur comme Reggie Evans.

Et tant que vous y êtes, allez perdre quelques instants de votre vie sur l'histoire d'Alphonso Ford. Ceux qui savent comprennent qu'il n'y a pas besoin d'en dire plus.
-