26 juillet 2010

Evan Turner and the Sixers

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With the 2nd pick in the 2010 NBA draft, the Philadelphia Sixers select:



---A en écouter les bruits d'avant draft, la place de n°2 de la draft d'Evan Turner, assurément le meilleur prospect 2010 derrière John Wall et le meilleur joueur de la NCAA, était contesté par l'athlétique intérieur en devenir, Derrick Favors et l'ailier "already a big piece in your team", Wesley Johnson. Il est vrai que ce dernier collait parfaitement à l'effectif sixer, mixant compatibilité de jeu (joueur athlétique et à l'aise dans le jeu rapide) et réponse aux besoins de l'équipe (véritable poste 3, un vrai shoot, du jeu sans ballon). De son côté, Favors a les qualités d'un futur intérieur dominant, perspective qui rejoint le top 3 des rêves des General Manager. Cependant, aucun de ces deux joueurs ne se rapproche autant d'un franchise player qu'Evan Turner.

---D'ailleurs, cela, personne ne le discute pas même ceux qui préconisaient la sélection de Favors ou Johnson. Pour justifier ces dires paradoxales, leurs auteurs avançaient le manque de complémentarité entre l'ancien Buckeye et le reste de l'effectif sixer, et particulièrement l'absence de compatibilité de jeu entre Turner et Andre Iguodala. Grossièrement, ils se disaient que dans cette équipe sans shooteur réellement fiable hormis Jason Kapono (Andres Nocioni et Spencer Hawes, pas incapable dans ce registre mais pas des assurances tous risques non plus, ne sont des membres de la franchise que depuis peu), le jeu des Sixers se résumerait à une salve d'assauts dans les raquettes encombrées, parfois entrecoupés de briques longue distance qui n'auront de raison de vivre que l'absence de solution.

---Face à cette idée, deux choses. Dans la situation qui est la sienne actuellement et au delà de toutes questions de configuration d'effectif et de compatibilité, la franchise de Philadelphie avait besoin d’un joueur décisif et de préférence avec le potentiel d’un go-to-guy. Andre Iguodala n'a pas la maîtrise pour endosser le costume de leader et Elton Brand a un jeu trop peu adapté au profil de ses coéquipiers pour pouvoir être l'épicentre de son équipe (et quand bien même, ce rôle ne lui a jamais vraiment réussi). Evan Turner, lui, a été ce joueur pendant deux ans à Ohio State, monstrueusement cette saison et de façon plus diffuse la précédente.

---Il est vrai que ce n’est pas pour autant que l’arrière-ailier sera capable de prendre en main les Sixers comme l'a fait Brandon Roy avec les Blazers, mais il est le seul de la draft avec John Wall sur qui les bookmakers miseraient leur mine impassible sur cette question-là. Cela en tête, la question de sa compatibilité de jeu avec Iguodala est le reste de l'équipe de Pennsylvanie devient secondaire. Il y serait même peut-être plus sensé de trader Iguodala que de faire l’impasse sur Turner. Mais là, c’est peut-être l’éternel optimisme qui accompagne chaque nouvel entrant NBAer qui parle. De toute façon, Phila ne devrait pas être acculé à se débarrasser d’Iguodala car cette incompatibilité mise au pilori n’existe pas vraiment à mon sens.

---Evan Turner est un joueur d’infiltration dans les raquettes n’est-ce pas ? Il fait son beurre par ses qualités techniques, son savoir-faire et son astuce plus que par ses qualités physiques, hein ? C’est aussi un playmaker et un leader sur les parquets, vrai ? … Cela ne vous rappelle-t-il pas quelqu’un ? Andre Miller. Le même Andre Miller qui a fait des Sixers une solide équipe de conférence Est (qualifié en playoffs lors des deux saisons qu’il a passé en Pennsylvannie et après une période de disette malgré la présence d'Allen Iverson), et aux côtés de qui Andre Iguodala a fait ses meilleures saisons (celles qui lui ont valu le gros contrat qu’il traîne dans son portefeuille). Pourquoi ce qui avait brillamment marché avec l’actuel Blazer ne pourrait pas se réitérer avec Turner qui partage un profil assez proche ?

---Je pense qu’Andre Iguodala est plus fort quand il est la seconde option et qu’il y a un autre joueur à ses côtés qui fixe les défenses et en profite pour délivrer des caviars, comme Turner n’a cessé de le faire à Ohio State. Et parallèlement, un joueur « tout en maîtrise et en contrôle », dévolu au rôle de plaque tournante de son équipe et qui ne craint pas le leadership comme cela semble être le cas du n°2 de draft, pourrait être la pièce qu’il manque à cette franchise talentueuse mais qui semble parfois jouer comme un poulet sans tête. Ainsi, si on peut peut-être craindre de voir cette équipe être un peu trop tourné vers l’attaque du cercle pour son bien (moins avec l’arrivée du pivot qui s’écarte, Spencer Hawes ?), l’addition du Buckeye sent vraiment bon. Il faudra quand même attendre le verdict du terrain, certains sont sortis de la fac avec une légende aussi bien fournie et ont dû se contenter d’être seulement un bon joueur en NBA.

---Justement, la summer league a pas mal fissuré son image. L'arrière a eu toutes les peines du monde à montrer un niveau de jeu conforme à celui qui avait fait de lui un n°2 de draft. Cette faillite inattendue a fait apparaître quelques inquiétudes mais sincèrement, ce n'est pas avec quelques matchs de summer league qu'on peut tirer des conclusions sérieuses tant ce types de rencontres est particulier (un jeu complètement désarticulé, des enjeux qui n'ont rien à voir avec la victoire,...). Je pense aussi que le néo-sixer n'était pas vraiment arrivé sur les parquets dans une forme physique adéquate.

---En somme, ces mauvaises performances ne doivent pas entraîner plus qu'un petit haussement de sourcil, les vraies réponses ne viendront que dans quelques mois. Malgré tout, le doute s'est insinué dans les esprits et il sera difficile à déloger.

StillBallin

19 juillet 2010

Win or lose

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---Les Knicks ont lancé toute leur force dans la bataille et ont perdu. Les coudes posés sur la balustrade qui surplombe le parquet du Madison Square Garden plongé dans la pénombre, j'essaye de rappeler à mon souvenir l'odeur de sueur et de compétition qui transpire des matchs de playoffs à couteaux tirés, mais je n'y arrive pas. Ça fait trop longtemps. Je ferais mieux de sortir de ma tête les fantômes de Patrick Ewing, John Starks et Anthony Mason avant de devenir un vieil imbécile qui sort du "c'était mieux avant" à chaque coin de phrase.

---J'ai quelques profils de lycéens à réévaluer qui m'attendent sur mon bureau mais ils peuvent attendre, je sais que ce boulot de scouting qu'on m'a filé n'est là que pour que je ne traîne pas dans les pattes des grands pontes de l’organisation. Je suis peut-être le dernier vestige d'une époque de la franchise que le temps a jauni avant que je ne m'en rende compte. Spike Lee a toujours gardé espoir pour cette équipe, moi je l'ai perdu il y a bien longtemps. J'ai à peine levé un sourcil interrogateur quand j'ai appris que Lebron James pourrait un jour porter les couleurs bleue et orange. Je n'aurais pas cracher sur sa venue, peut-être même aurait-il rallumer la flamme du Garden. Je lui en aurais été reconnaissant, cette salle ne mérite pas d'être privé des clameurs. Un flingue tenu par Charles Oakley devrait bientôt caler son métal froid contre ma tempe parce que j'en viens presque à regretter la grêle assourdissante de paniers que Michael Jordan et Reggie Miller faisaient résonner sous ces toits. Même si ça n’avait rien à voir avec de la joie, c’était bon de voir cette salle rugir.

---Mais quand on a signé ce gros chèque à Amare Stoudemire, j'ai rapidement détourné le regard de la frêle lueur que ce gamin de Cleveland avait brièvement allumé dans mon esprit à mon insu. Ce Stoudemire puent le talent jusque dans les chaussettes et même s'il n'a que trois ou quatre actions dans son sac, notre coach sait comment les rendre injouables. Sauf que c’est pas le genre de gars avec qui je partirai en guerre. Sa dureté, il ne l’utilise qu’en attaque. La défense ne l’intéresse qu’à moitié et sa tendance à jouer les divas me fait regretter que ses 2,08 m ne me permettent pas de lui botter l’arrière train.

---Lebron James n’est pas un imbécile. Il sait que Stoudemire n’est pas le bras droit sans état d’âme et sans reproche qu’on prend avec soi pour livrer bataille. Du moins, pas si on veut en sortir vainqueur. James et le public new yorkais connaissent l’importance de la défense, des valeurs guerrières et de la solidarité dans la lutte pour un titre. Pas Stoudemire.

---Je me demande ce que les cols blancs lui on vendu, au gamin élevé dans l’Ohio. A part une montagne de fric et une notoriété absolue, qu’est-ce qu’ils ont bien pu lui vendre ? Toney Douglas ?

14 juillet 2010

More Than A Game

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---La surprise a été éventée avant terme mais quand même, j'ai été étonné de savoir que Lebron James allait réellement rejoindre Miami pour retrouver Dwyane Wade et Chris Bosh. Parce que comme le disait à juste titre le nouveau propriétaire des Nets de New Jersey malgré sa partialité, la "marque" Lebron James fait là un bon pas en arrière. En allant rejoindre Wade sur ses terres et en venant se greffer après coup au duo qu'il formait avec Chris Bosh depuis quelques jours, James enlève quelques degrés à sa future gloire personnelle et bride son potentiel "légende". A partir d'aujourd'hui, la trace qu'il laissera dans les livres d'histoire de la NBA sera un peu moins profonde que ce qu'elle aurait pu pour ce joueur qui ne cesse de faire tomber les records depuis qu'il a posé son nom dans la ligue.

---Prendre les rênes des Knicks, sortir cette franchise du ridicule dans lequel elle s'est vautrée, en faire un participant régulier aux joutes du haut du tableau et rendre leur fierté aux new yorkais aurait fait de lui une icône. Ramener un titre à la mythique cité du basketball sevré depuis si longtemps l'aurait élevé au rang de demi-dieu. Qu'importe qu'il n'atteigne jamais le niveau de Michael Jordan ou le degré de technicité de Kobe Bryant, devenir la figure de New York, le joueur qui tente années après années de porter ce maillot mythique jusqu'à la dernière marche lui aurait offert le cœur de la ville la plus connue et reconnue du monde en même temps que celui de la plupart des fans de la balle orange. Pensez-vous, les Knicks affiche presque 20 000 spectateurs chaque soir malgré l’infamie qu’ils montrent sur le terrain depuis plusieurs années. A Gotham City, tout est décuplé, les mythes et légendes plus qu’autre chose. Là-bas, si n'importe quel gamin de 17 ans dominateur sur les playgrounds est une idole super hypé (Kenny Anderson, Stephon Marbury, Sebstian Telfair, Lance Stephenson), que serait James? Il est difficile de ne pas voir la synergie exceptionnelle qui aurait pu naître de l’association entre le phénomène des parquets et la ville qui ne dort jamais.

---Le destin du King aurait aussi approché quelque chose de semblable avec les Nets dès lors qu'ils seraient devenus les pensionnaires de Brooklyn, je suppose.

---Au lieu de ça, Lebron James vient renforcer le Heat de Miami. Oui, renforcer. Car ce n'est pas des joueurs de gros calibre qui viennent se caler dans son sillage mais bien lui qui vient renforcer l'équipe de Dwyane Wade. Plus encore, il va là où sont les joueurs les plus talentueux et rejoint des stars étiquetées franchise player déjà en place, dont une qui est la figure indétrônable de cette franchise et la cause principale du seul trophée qu’elle compte dans son armoire. Sous cet angle, King James a plus des allures de Lancelot que du Roi Arthur. C'est toujours perturbant de voir un double MVP de 25 ans enfiler le costume de suiveur. James sera le meilleur joueur du Heat et la première option offensive mais Wade restera l'âme de cette équipe, un peu à l'instar de Paul Pierce à Boston. Si l'ancien cavalier remporte enfin un titre NBA, combien tourneront des regards reconnaissants vers Wade pendant que le n°6 tout sourire soulèvera l'ultime trophée et celui du MVP des finales ? Wade est l'enfant chéri de Miami ; James, seulement le meilleur joueur au monde.

---Quand à l’argument « je vais à Miami parce que c’est la meilleure opportunité pour moi de gagner, pour gagner maintenant et à l'avenir aussi », il n'est décisif dans ce choix que quelques minutes. Car James aurait pu parvenir à la même probabilité de réussite avec une autre franchise sans avoir à sacrifier un peu de cette aura de grand champion qu’il lui permettrait d’être un jour placer aux côtés des Michael Jordan, Larry Bird, Julius Erving et Magic Johnson. Chris Bosh avec qui la complémentarité semblait écrite à l’avance, l’aurait suivi dans le New Jersey, à Chicago ou à New York si le King l’avait décidé. Et chez les Nets, futurs Brooklyners, le duo star aurait été épaulé par un meneur de talent (Devin Harris), un vrai bon pivot (Brook Lopez) ce qui comme on le sait est à la fois rare et décisif dans une course au titre, ainsi que quelques précieux role players plein d’envie et de qualités comme Terrence Williams, Courtney Lee et le prometteur Derrick Favors. Cette base très agréablement équilibrée et qui n’attendait qu’un Capitaine et son lieutenant pour les porter dans leur sillage, était peut-être une meilleure arme pour s’approcher du titre que le seul Dwyane Wade dont la compatibilité de jeu avec James fait naître quelques questions. Et tout ça aurait conservé la patte du Chosen One.

---Et que dire de Chicago ? La seule chose qui s’opposait à la venue du Cavalier était son incompatibilité de jeu avec Derrick Rose, la face annoncée de la franchise pour les dix prochaines années. Mais cette incompatibilité est la même que celle qui existe entre James et Wade (Rose et Wade déploient un jeu très semblable) donc si James ne s’inquiète pas de jouer avec l’arrière du Heat, il n’avait aucune raison de craindre plus son duo avec Derrick Rose (quand bien même le meneur chicagoan a montré quelques réticences à la venue du King. Mais bon si le King est le King, il aurait balayé ces grognements d’un royal haussement d’épaule sans que Rose puisse broncher d’avantage).

---Cette question réglée, les Bulls devenaient officiellement la franchise la mieux placée pour emmener le gamin d’Akron jusqu’au titre. En effet, comme je l’ai dit, Chris Bosh aurait suivi James à Chicago et les deux frères d’armes auraient trouvé sur place Derrick Rose (que je soupçonne d’être un peu moins omniprésent et un petit peu plus « pass first » que D-Wade), le meilleur pivot role player de la ligue en la personne de Joakim Noah (Anderson Varajeo x 3) et une des meilleures 3ème option de la ligue, Luol Deng, qui occupant le même poste que James aurait peut-être pu faire le back-up de luxe à l’aile et en 4 (configuration small ball et jeu ultra rapide avec Bosh en pivot, Deng, James, Rose et un cinquième joueur), ou bien être tradé contre un joueur d’une valeur équivalente ou contre une escouade de soldats intrépides et dévoués.

07 juillet 2010

John Wall and the Wizards

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With the 1st pick in the 2010 NBA draft, the Washington Wizards select:
John Wall. Il ne pouvait pas en être autrement. Evan Turner collait peut-être mieux à l'équipe de Washington (talent et maturité nécessaires pour évoluer dans un contexte difficile comme celui des Wizards) et notamment à Gilbert Arenas (arrière playmaker, il aurait permis de laisser l'ancien banni jouer son jeu de scoreur en étant sur le poste 1, plus conforme à son physique). Mais d'une part l'effectif de la capitale américaine -Arenas inclus- n'est pas sûr de ne pas se faire bouger et d'autre part, il est difficile de passer à côté d'un vrai meneur aussi fort et prometteur que John Wall. Assurément, la sélection de l'ancien Wildcat ne souffre d'aucune contestation. Que dis-je, d'aucune réflexion. Les questions que les dirigeants de la chanceuse franchise vont devoir se poser maintenant convergent vers une seule: comment faire en sorte que la belle pierre qu'est Wall aboutisse à un glorieux édifice?

Comment le n°1 de la draft va-t-il encaisser sa nouvelle situation? Lancez un saint-bernard secouriste dans la jungle, il en ressortira un loup. Avec des cas spéciaux comme Arenas et Andray Blatche en permanence dans les parages, la jungle de Washington a les reflets oranges et mécaniques d'un certain film de Stanley Kubrick (cf. ça et ça). De quoi mettre à l'épreuve le mental de n'importe quel rookie. Les choses ne seront pas faciles non plus sur le terrain. Jouer avec les boulimiques égoïstes que sont Arenas, Blatche et Al Thornton n'aura rien d'aisé pour un meneur de jeu aussi attendu, a fortiori dans une franchise meurtrie par la saison dernière qui espère voir le Wildcat apaiser toutes les douleurs comme un baume à ses blessures. Ne risque-t-on pas de voir notamment Arenas monopoliser le ballon, le jeu et asphyxier le jeune point guard?

Les dirigeants auront pas mal de boulot inscrit dans leur blackberry: permettre à Wall de gérer le changement de vie, le passage au monde professionnel et son statut de prodige, de n°1 de draft et de sauveur d'une franchise ; faire en sorte qu'il ne subisse pas trop les influences discutables de certains joueurs ou qu'il ne les embrasse pas, lui laisser le temps de poursuivre son développement,... En résumé, prendre toutes les mesures nécessaires pour que Wall ne finisse pas dans les articles de blog consacrées aux talents gâchés. Le dernier first pick que les Wizards ont eu entre les mains s'est cramé avant d'avoir pu vraiment mettre à l'épreuve son talent. Ils ont une seconde chance, la flinguer encore une fois serait un crime.

Vu le panorama aux décors post-apocalyptiques que je viens d'évoquer, on serait tenté de virer tout l'effectif et de reconstruire la maison du sol au plafond autour de John Wall. Les envoyez loin d'ici semble être la solution de facilité quand bien même transférer Arenas et Blatche ne sera pas vraiment simple en raison de leur personnalité et du contrat à faire craquer l'attaché-case qui est épinglé sur le premier. Couper les branches qui prennent le plus de place pour permettre aux jeunes pousses de grandir est une solution un peu radicale mais ça a plutôt bien marché pour Oklahoma City ou Memphis.

Mais écarter le célèbre shooteur fou ne serait-il pas là se priver d'une occasion intéressante d'enlever une belle portion de pression à John Wall? Avec la remorque de casseroles qui le suivra toute l'année, Arenas aura tous les regards rivés sur lui. Et sachant qu'il portera toujours la responsabilité de l'équipe en tant que fanchise player des Wizards (et le contrat qui va avec), sa présence éloignera l'attention mondiale de John Wall et lui mangera pas mal de pression. Avec l'Agent Zéro en paratonnerre, Wall pourra prendre le temps d'encaisser le changement de niveau et de se forger les épaules pour porter cette franchise à la suite du gentil barjot.

Cependant, comme je l'ai dit un peu plus tôt dans cet article, certains doutent de la compatibilité entre les deux joueurs stars de la capitale et c'est vrai qu'il est difficile d'imaginer un vrai meneur comme Wall évoluer aux côtés d'un combo guard comme Arenas qui a les clefs du jeu de son équipe et qui n'ouvre les portes que pour ses propres shoots. Mais Flip Saunders est un excellent coach offensif et peut-être pourra-t-il bricoler quelque chose pour avoir ses deux arrières vedettes sur le parquet en même temps sans que l'une ou l'autre ne soit brider. John Wall ne tient finalement pas souvent la balle pour un meneur et on peut assez bien l'imaginer la lâcher à Arenas pour un bon tiers des possessions de Washington dans lesquelles le goléador aux oeillères aurait carte blanche et aucune obligation de faire tourner l'équipe. Mais c'est vrai que cette idée constitue une prise de risques, proposant autant d'avantages à exploiter que de difficultés à contrer.

Par conséquent, il ne serait pas idiot de remplir l'effectif un peu vide de la franchise avec des vétérans travailleurs, sérieux et rigoureux pour noyer les mauvaises influences d'Arenas et autres (notamment pour ce qui est du manque d'effort défensif, chose pour laquelle Wall est attendu au tournant) par d'autres plus appropriées à un jeune joueur encore en développement. La venue inattendue et quasi gratuite de Kirk Hinrich est d'ailleurs une excellente chose. Joueur académique, bon shooteur, pouvant alterner le poste 1 et 2 indifféremment et capable de rendre quelques services à la mène en étant sur le parquet au côté d'un meneur comme il l'a fait avec Derrick Rose ces deux dernières saisons, il constitue un parfait complément du meneur prodige et offre un pendant intéressant à Gilbert Arenas. Un bon point qui j'espère en appelera d'autres.

En sélectionnant John Wall, les Wizz ont fait le plus facile. La suite devra être savamment calculée et de nombreux obstacles vont certainement venir se jeter dans leurs jambes mais pour sûr, le premier pavé d'un chemin plus glorieux est posé.

StillBallin

Et vous, que feriez-vous? Conserver ou trader Gilbert Arenas?

02 juillet 2010

Les soldes commencent...

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Les soldes ont commencé. Ceci-dit les meilleures affaires, ça reste les trucs gratos, donc voilà ma contribution au redressement de l'économie : un film gratuit, marrant et spectaculaire dont vous n'avez probablement jamais entendu parler.

Imaginez Tranformers, le blockbuster US. Enlevez la coquine Megan Fox et remplacez la par Elvis et du Kung Fu. Bizarrement vous n'obtenez pas une merde mais un film loufoque agréable à regarder :

Metallic Attraction Kung Fu Cyborg...

Voilà le teaser :



Pour voir le film gratuitement, en VOSTFR, veuillez cliquer sur ce lien.
Sur ce, je prends l'avion ce soir pour Shanghai, voir si je peux profiter quelques semaines de mon pouvoir d'achat médiocre dans un pays où ma monnaie reste forte...

Mon prix Goncourt...

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Si vous avez lu mon post sur la débacle des bleus à la coupe du monde, vous avez certainement vu la vidéo de fin : le tutorial de la Milf par l'allumée Ioudgine. Blogueuse de plus en plus célèbre depuis sa promotion chez les Inrocks, elle a pour mission de parler de sexe de façon suffisamment marrante pour que le lecteur revienne. Et ça marche.

Voilà son analyse en profondeur d'un sujet pas si distant de ça de la NBA quand on voit ce que James s'apprête à faire aux Cavs...

L'article qui suit ne doit pas être lu par votre (vos) compagne(s), sous peine de les décourager... Profitez cependant de la plume hilarante de l'auteur...

SODOMIE? POÉSIE.

On lit partout des trucs sur la sodomie; la sodomie c’est bath’, c’est hype, si à 30 ans tu t’es pas fait sodomiser t’as raté ta vie, tous les chemins mènent à la sodomie. Euh… enfin surtout un.

Alors je les lis ces choses, et j’y pense. Debout. J’t'expliquerai.

Je trouve le mot affreux. Sodomie ça sonne comme un acte chirurgical, une ablation. Et puis ça me rappelle ce jour où le docteur m’a annoncée que j’allais passer une coloscopie et que j’ai répondu « okidoki » en rigolant niaisement parce que je pensais que c’était comme une radioscopie.

Pas du tout, en fait.

Pour préparer au mieux sa première sodomie, il est sage de se rendre sur la seule véritable source d’information fiable en la matière: les sites à contenu pornographique, afin d’analyser les vidéos et de déterminer quels sont les paliers stratégiques à aborder, l’angle de tir, le degré d’inclinaison, la profondeur de champs, et tout un tas de petits détails techniques.

Une fois une dizaine de pornos visionnés au ralenti, tu es muni d’une seule certitude: pour te lancer dans ta première sodomie, il te faut trouver un mec à micro-pénis.

Ils devraient rajouter une mention à l’écran pendant certaines scènes: « les acteurs de ce film sont des PROFESSIONNELS, don’t do this at home sans un sérieux entraînement sinon tu vas chouiner pendant 15 jours darling. »

Parce que dans les films pour adultes, il t’arrive de sérieusement trembler pour l’intégrité physique de certains anus. Tu regardes ça, en position foetale, et à chaque scène un peu analo-hardcore , tu cours te cacher dans la cuisine en criant « non mais ça rentrera jamais ! » Ah oui parfois, y a du suspense.

Puis t’entends la voix de ta grand mère résonner en toi: « c’est pas fait pour ça ».
Mais c’est bien pour ça que c’est RIGOLO mémé.
« Rigolo », je m’emballe peut-être un peu.

C’est surtout hyper questionnant, et tu repenses à ces jeux, tu sais quand t’étais petit et que t’essayais de faire rentrer l’étoile dans le rond en tapant dessus comme un boeuf, sûr de ton effort, et qu’un grand te faisait remarquer que t’étais vraiment crétin d’insister comme ça. Ben finalement, 20 ans après, rebelote.

Donc avant de tenter l’expérience, tu te renseignes un max; dans des livres, des magazines, sur le Web, et partout on te répète: « IL NE FAUT PAS SE CONTRACTER. »

Remarque aussi débile que « ne regarde surtout pas en bas » ou « touche pas le plat il est chaud ».

DÉTENDEZ-VOUS. C’est le leitmotiv.
La blague.
L’auteur de ce judicieux conseil doit être le même qui a dit « la douteur est mentale. »
Pas du tout mec, la douleur est anale.
La vérité, c’est que tu morfles salement, c’est tout.

Et que c’est pas compatible avec cette histoire de 5 fruits et légumes par jour, mais pour ce genre de détails je vous invite à folâtrer vous-même sur les forums regorgeant d’informations délicieuses sur le sujet. Moi je sors de table là, je préfère pas en entendre parler.

Donc je lis. Des témoignages.

« Brian a été très doux, il a commencé par introduire un doigt puis deux puis trois, hihi, puis la pénétration fut une sensation étrange mais pas du tout douloureuse ! ;-) »

Seriously ? « hihi » ?!!

En vrai je vais te dire ce qu’il s’est passé:

« Dès l’auriculaire, j’ai pressenti qu’il allait falloir serrer les dents pour survivre à la suite, au majeur je me suis retenue de lui caler un coup de genoux dans la gueule, au pouce, je sais plus, mais je crois que je pensais aux séquelles et à ma mutuelle, et alors dès qu’il a introduit son ENORME pénis, j’ai hurlé « DOUCEMENT !! », puis l’ai insulté, entre deux sanglots :’-( «

Dans ton apprentissage de la sodomie, tu comprends vite que ton nouveau meilleur ami c’est le lubrifiant. Il est un peu ta morphine.

Quand t’as capté ça, t’y vas par bidons de 8 litres.

Il est vrai qu’au bout du chemin, y a souvent orgasme. Au pire tu le simules mais en y croyant vraiment très très fort, parce que bon, t’en as pas bavé des ronds de chapeau pour que dalle.

- T’aimes ça ma chérie ?
- Oui… Je surkiffe bébé…
- Pourquoi tu parles avec cette voix étranglée ?
- Tu veux dire en pleurant ? Je sais pas… le bonheur, sans doute.

Une fois remise de ton coït, alors que tu es en train d’updater ton statut Facebook d’un assez élégant « j’ai les intestins dans le sternum », tu constates, fièrement, que t’as pas mal.

Jusqu’au moment où tu décides de te mettre en position assise.
Ouille.

Vous savez, il parait que des gens se retrouvent comme des crétins à taper sur leur ordinateur debout, à cause de choses comme ça. Enfin c’est ce qu’on m’a raconté.

Puis une semaine plus tard, lors d’une soirée, une copine partage avec toi ses appréhensions sur ce même sujet. Et là, tu prends ton si agaçant air de prof et tu lui sors:

- Oh non mais c’est rien du tout ! Le truc c’est de se détendre.

Et tu rejoins le grand complot mondial de la sodomie.

Analyse de Ioudgine, "forwardée" par Dominique Guye...