29 juillet 2009

Et si Lyon devenait... un peu sexy???

.Impensable ces 10 dernières saisons : La mouture 2009/10 de l'OL risque d'être excitante.

Oubliez Marseille et son excellent recrutement (notamment un milieu de terrain très technique avec le réunionnais Abriel et l'argentin Lucho Gonzalez, qui viennent se greffer à Cheyrou, Mathieu "petit vélo à vendre" Valbuena et l'âne au potentiel énorme Ben Arfa), l'équipe la plus équilibrée et qui présentera la plus grosse force de frappe portera également un maillot blanc et bleu, mais n'officiera au vélodrome qu'une fois dans l'année...

Le mercato version rhodanien a été très judicieux et pourrait frapper très fort. Pas seulement en ligue 1...

Le départ de Benzema pour la nouvelle galaxie d'étoiles du Real n'aura pas rempli les caisses autant qu'escompté mais aura eu le mérite de mettre un bon coup de pied dans la fourmilière. Aussi talentueux qu'il est (et je l'estime comme le futur meilleur 9 du monde après l'indétrônable Zlatan), le pote de Rohff commençait à avoir une attitude à gerber, avec des grimaces de plus en plus fréquentes quand on lui transmettait un ballon approximatif.
L'an dernier, il avait perdu sa patience dans le jeu, ne courrait plus autant pour demander la balle et réagissait comme l'enfant gâté qu'est devenu son nouveau partenaire Cristiano Ronaldo.

Virer son meilleur joueur, à un prix correct voire bas par rapport au marché, a été un signe fort. L'année 2009/10 sera placée sous le signe du collectif, et non de mise en valeur d'un seul joueur.

Après des années "samba made in brazil" pourtant bien réussies, grâce aux bons coups et/ou trouvailles Sonny "je mets tellement de lucarnes que j'en ai mis à la maîtresse d'Aulas" Anderson, Juninho, Cris voire l'improbable Caçapa, la colonie sud américaine dénichée par Marcelo a fini par lasser. Les échecs Nilmar, Klebar Anderson, Fred, Fabio Santos voire la fin de Juninho et celle, proche, de Cris y sont pour quelque chose.

Il faudra du joueur confirmé, pas seulement du potentiel. Voilà pourquoi Lyon n'est pas parti à la chasse des jeunes Keirrison (qui a signé au Barça), Douglas Costa (cible de Man Utd et Chelsea) ou d'autres artistes en devenir brésiliens.

Exit également, donc, la politique horrible de vouloir prendre tous les bons jeunes joueurs de L1, au prix fort, sous prétexte qu'on les a supervisé contre Strasbourg, Lorient ou Valenciennes. Ederson est élégant mais va à deux à l'heure. Mensah était un monstre à Rennes, contre des attaquants de L1 peu mis en valeur dans des systèmes de plus en plus défensifs. Gagner ses duels contre un attaquant qui n'a l'opportunité d'en jouer que cinq par match, c'est pas forcément un gage de qualité. Sinon, Keita était une terrible fraude et seul Lloris et à un degré moindre Makoun voire le prometteur Pjanic ont apporté satisfaction aux troupes d'Aulas.

Pour reconstruire et bomber le torse façon Chrisina Hendrix une fois l'heure de la ligue des champions venue, il fallait du lourd et du cohérent. Pour du lourd, ce n'est pas vraiment possible en France avec la rengaine habituelle du championnat défensif pas sexuel et surtout une fiscalité handicapante. Aulas et son conseiller Lacombe ont donc tapé dans le poids moyen, voire lourd léger avec un excellent recrutement.

La première recrue a été de confirmer Bodmer sous les couleurs lyonnaises malgré des rumeurs parisiennes et de clarifier son poste une fois pour toutes. Stoppeur de formation à Caen, il avait pris du zèle en voulant jouer de plus en plus haut à Lille, avec une certaine réussite, avant de se rendre compte qu'une carcasse d'1.90 sans vitesse ni explosivité était problématique en milieu offensif sur les terrains de C1.
Puel lui a donc assuré qu'il ferait partie de sa base défense centrale, une bonne chose parce qu'avec sa relance et son intelligence de jeu il pourra compenser les ersatz de 6 mètres de gardiens qu'essaient de reproduire Cris et Boumsong dès qu'ils sont un peu mis sous pression (4 mètres suffisent...)

Ensuite, l'argent accumulé par Aulas ces dernières années aura servi à faire venir le deuxième joueur le plus décisif de L1 l'an dernier (après le beau gosse de Bordeaux) en la personne de Bastos, le brésilien avec un nom qui flingue... Bastos, c'est une grande dose de Malouda et un zeste de Juninho. Ca parle portugais, ça tire fort, ça déborde et ça défend. Cerise sur le gâteau, les centres arrivent régulièrement et ça marque, contrairement au modèle de Chelsea.

Une fois le poste de milieu gauche enlevé des mains ou plutôt des pieds d'un Ederson qui doit encore tout prouver, il fallait trouver un nouveau latéral gauche, car avoir un champion du monde dans son effectif, c'est marrant, sauf s'il vient du pays le plus défensif du football et qu'il ne sait pas défendre...

Grosso sera remplacé par la révélation de Porto, Cissokho, presque partant pour un Milan AC qui a fait machine arrière en voyant sur son dossier médical que sa mâchoire avait servi de moule pour les costumes de la planète des singes... Malgré cette dentition de Néandertal, il avait tenu la dragée haute au ballon d'or régnant lors de la dernière C1.

Condition sine qua non pour le sommeil de coach Puel, la base défensive est en place. Hélas, il devra tout de même gérer le casse tête de savoir lequel des Boumsong, Mensah ou Cris est le moins pire et à quelle date les journalistes vont s'apercevoir que François Clerc est une imposture et ne sera jamais le nouveau Sagnol...

Benzema parti, 100 % de l'attaque lyonnaise était à reconstruire, et c'est ici que Lyon a frappé un très grand coup avec les signatures de Lisandro Lopez (le barbu qui a mangé la meilleure paire de centraux du monde et qui a failli éliminé Man Utd de la dernière C1) et l'attaquant noir fluo des verts, Bafétimbi Gomis, la panthère de l'AS Saint-Etienne (des verts qui devront faire de Dimitri Payet leur franchise player pour éviter de frôler la zone rouge toute l'année).

Lopez et Gomis, c'est puissant et costaud, caractéristiques fondamentales pour être dominant au plus haut niveau et chose que l'OL avait perdu depuis les départs de la meilleure paire de milieu défensif des années 2000 avec Essien - Diarra.

Le seul hic dans tout ce recrutement, et le mot hic est ici clairement polysémique, émane de la conservation et de la nomination de capitaine Sydney Govou, ennemi des alcootests lyonnais. L'ailier bibine sera en charge de son côté droit, et devrait y être exemplaire - enfin, sur le terrain...
Possédant son habituel bon de sortie, il revient encore bredouille et sans contrat d'une grosse écurie européenne. Il restera un bon joueur, mais pour espérer accrocher le plus haut niveau, Aulas ferait mieux de trouver un milieu offensif dont les qualités ne sont pas la hargne et les tacles rageurs...

Lopez et Gomis auront besoin de passeurs pour briller (quoiqu'un bon éclairage devrait faire l'affaire pour Princesse Erika), et si Bastos a le profil pour fusiller ses pointes de bons ballons, Govou l'a beaucoup moins. C'est sur ce poste que Lyon devrait clore son mercato, à moins de faire confiance à Ederson ou Delgado en ailiers inversés ou au jeune Pjanic, en lui montrant des vidéos de ses capacités oubliées (voir la première vids).

Pour ce qui est de l'attrait oculaire de l'OL 2009/10, l'équipe n'offrira pas la qualité de jeu du Barça ou d'Arsenal, mais si Bastos trouve son pendant côté droit, les rhodanniens pourraient en surprendre plus d'un.

Au point de devenir sexy? Non, pas sous les ordres de Puel.... Mais si un Pjanic venait à retrouver son jeu percutant, pourquoi pas...

Voilà le 11 type (en gras, les joueurs/rotations à améliorer) :

Lloris - Clerc, Bodmer, Boumsong, Cissokho - Toulalan, Makoun - Bastos, Govou - Lopez, Gomis




Dominique...

27 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Raptors de Toronto

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Joueurs draftés :

DeMar DeRozan (SG/SF, freshman), choisi en n°9


Believe The Hype

---Avant la draft, Toronto ne pouvait compter que Chris Bosh, Jose Calderon et Andrea Bargnani comme munitions pour reprendre son ascension après avoir ratée la marche l’an passée. Deux intérieurs et un meneur. C’est donc en toute logique que les Raptors, leur neuvième choix à la main, se sont mis en quête d’un extérieur. Ils ont pris celui qui est considéré comme le plus gros talent brut à ce poste, DeMar DeRozan.

---En recrutant l’ancien lycéen de Compton, Toronto a mis la main sur un des plus gros potentiels de la draft. Beaucoup voit en lui un All-Star en puissance et la seule chose qui l’a empêché d’être sélectionner plus haut que sa neuvième position est qu’il n’a derrière lui que quelques mois de NCAA à un excellent niveau (alors estampillé lycéen n°1 à faire son entrée dans la ligue universitaire, l’arrière-ailier de University of Southern California a connu une saison plutôt timide et en deçà des attentes avant de la terminer à un niveau digne de son fabuleux talent : 19,1 pts à 58,1 % et 6,8 rbs pour six victoires –face à UCLA et à Arizona State de James Harden notamment- et une défaite contre Michigan State, futur finaliste du tournoi NCAA).

---La franchise de l’Ontario qui sort d’une année dangereusement décevante (sauf peut-être pour ce qui est d’Andrea Bargnani) et qui craint de perdre Chris Bosh en 2010 (aka « le jour où le Monde tel qu’on le connaît prendra fin »), peut-elle se permettre de miser sur un joueur qui n’a qu’une seule et ambivalente année universitaire derrière lui et qu’on évalue sur ce qu’il va devenir plutôt que sur ce qu’il est actuellement ? Ce choix pourrait sembler être un pari pour l’avenir, peut-être même en prévision d’un éventuel après-Chris Bosh, mais il ne l’est pas. DeRozan peut jouer en 2 ou en 3, c’est-à-dire sur le secteur laissé à découvert par le socle triangulaire Bosh-Bargnani-Calderon, combler une partie du déficit athlétique de ce dernier (notamment au rebond – il tournait à 5,7 rebonds en moyenne à USC avec une montée à 6,8 dans sa grosse période de fin de saison) et apporter son soutien à la marque. Et tout cela dès maintenant.

---Il s’agit là du travail d’un joueur de rotation, mais c’est de ce genre de joueur qu’avaient besoin les Raptors pour remplumer leur roster et soutenir le triangle Bosh-Bargnani-Calderon (d’ailleurs, le recrutement de DeRozan a rapidement était suivi par les arrivées d’Hidayet Turkoglu et Jarrett Jack). Le rookie sera cantonné dans un rôle secondaire mais en adéquation avec son niveau actuel dans un premier temps, avant de peut-être un jour montrer ce que son potentiel lui prédit. Avec lui, Toronto est gagnant sur deux tableaux. La franchise pourra compter sur une solution de rotation très utile pour la saison charnière qui est à venir et simultanément, elle pose une carte pour les années futures qui est susceptible d’assurer son avenir.

---La chose qui est peut-être la plus intéressante concernant DeRozan, c’est que plusieurs éléments significatifs laissent penser que l’arrière-ailier concrétisera son étourdissant potentiel. En effet, comme vous avez pu le voir dans l’article qui lui était consacré, DeRozan a montré après une première partie de saison difficile en NCAA, qu’il pouvait élever son niveau de jeu pour surmonter l’écart de niveau entre la compétition lycéenne où ses qualités athlétiques suffisaient pour dominer et la compétition universitaire où elles ne l’étaient pas.

---Sa progression au cours de sa seule année universitaire a sauté aux yeux de tout le monde et le joueur qu’on a pu voir lors des derniers matchs de la saison (les plus importants) était clairement l’un des meilleurs de la NCAA (pour rappel : 19,1 pts à 58,1 % et 6,8 rbs pour six victoires et une défaite). Cette seule année a permis à ce phénomène athlétique de devenir un vrai joueur de basket aussi efficace que décisif pour son équipe. Plus encore, cette capacité à progresser efficacement pour surmonter la différence de niveau de jeu est désormais cuirassée par l’expérience de la saison passée et il sera rôdé lorsqu’il devra encore une fois monter au niveau supérieur.

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Je pense même que le passage en NBA lui sera plus facile que ne l’a été son passage en NCAA. En effet, le jeu a mi-distance qu’il a développé à l’université (et qu’il a usé à grandes louches lors de son excellente summer league) fournit le genre d’actions qui s’avèrent particulièrement opportunes et profitables en NBA. DeRozan n’étant pas encore tout à fait un slasher de premier ordre malgré ses monstrueuses qualités athlétiques, il aurait pu se casser les dents sur les défenses de la ligue comme tant d’autres jeunes et athlétiques prospects avant lui. Son efficacité à mi-distance (il peut se trouver des positions ouvertes grâce à son excellent jeu sans ballon mais aussi se créer ses propres occasions au moyen de ses qualités athlétiques et de son pull-up jump-shot) devrait lui permettre d’exister à ce niveau et de gagner sur le terrain les précieuses minutes nécessaires à son développement.

---D’ailleurs, la capacité que je lui prête à obtenir rapidement du temps de jeu est l’autre raison qui m’amène à penser que son potentiel ne restera pas lettre morte. Il y a peu, je faisais le parallèle entre lui et Thaddeus Young de Philadelphie, tous deux partis en NBA après une seule année universitaire. Comme Young, DeRozan est un joueur sérieux qui ne s’aventure pas à faire ce qu’il ne sait pas faire et qui laisse le jeu venir à lui. Ainsi, le jeu « propre » du nouveau Raptor laisse peu de place aux éventuelles grosses erreurs que commettent beaucoup de rookies et lui évite donc d’être une gêne pour son équipe.
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Cette faculté à être utile sans être un handicap devrait lui permettre de s’installer véritablement dans la rotation de Toronto et de gagner du temps de jeu et des responsabilités comme ça avait été le cas de Young avec les Sixers lors de son année rookie. Parfois, certaines franchises NBA sont obligées de sacrifier quelques unes de leurs chances de remporter un match pour permettre à un rookie prometteur de tâter un peu le terrain et de progresser sérieusement, avec l’espoir de toucher quelques années plus tard les dividendes de ce sacrifice/investissement.

---Cela ne devrait pas être le cas de Toronto comme j’essaie de l’expliquer. Avec des minutes à exploiter et la capacité à progresser qu’on a pu observer chez lui l’année dernière, DeRozan aura de la place pour évoluer sans que la franchise ait à faire de concessions. Les deux parties –le joueur et la franchise- sont gagnants et je ne connais pas de situation plus propice au développement d’un jeune joueur. Thaddeus Young, aujourd’hui joueur clef des Sixers, en est la parfaite illustration.

---Le jeune arrière californien devrait aussi pouvoir bénéficier de la venue d’Hidayet Turkoglu et du tonique combo guard, Jarrett Jack avec qui il pourra partager les responsabilités du secteur extérieur. Gageons aussi qu’il profitera des dons de playmaker du Turc. Par ailleurs, le récent recrutement de Toronto a été extrêmement bien pensé. Sans compter l’addition d’un super joueur tel que Turkoglu dans un secteur en ruine, le petit intérieur combatif Reggie Evans apporte la défense, les rebonds et l’intensité qu’il manque au grand Andrea Bargnani tandis que Jack devrait apporter son énergie, son culot et son scoring en sortie de banc sur les postes 1 et 2.

---Le nouvel effectif des Raptors déploie beaucoup de profils différents et surtout complémentaires donnant à l’équipe un visage protéiforme et dense en talent. Si la franchise ne se repose pas trop sur le tir extérieur, rien ne serait moins étonnant que de la voir bien placée lorsque la saison régulière tirera sa révérence en même temps que le 82ème match. Et si DeRozan ne me fait pas mentir, les Raptors auront bientôt un nouveau joueur à présenter au All-Star Game. De quoi convaincre Chris Bosh de prolonger son bail dans l’Ontario ?

StillBallin

26 juillet 2009

Pardon Judas : Gasface tend le micro à l'ennemi de la FFF

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Les mots qui vont suivre sont exceptionnels. Si la presse n'était pas pourrie, elle déclencherait une superbe polémique à la suite des révélations à venir.
Ces écritures saintes sont l'œuvre de celui considéré injustement comme le Judas du football, l'homme qui a coûté la coupe d'Europe à l'OM : Jean Jacques Eydelie. Avec lui, pas de "Kiss of Death" envers un Tapie à l'époque divin et son OM paradisiaque, mais un gros "Kiss My Ass".

Au programme de cette interview : l'OM version racaille a fait flipper le grand Milan dans les couloirs, Ginola était Thierry Henry puissance 2, les Français se la racontent trop, Cantona est effectivement surcoté, ou encore un projet crédible pour que la chine soit championne du monde en 2022. Régalez vous...

[Extrait de l'interview]

GASFACE : En tant que footballeur, tu témoignes que t’as connu le dopage partout, sauf à Bastia. “Partout“ ça veut dire même à Nantes, dans le “temple du beau football“ ?


EYDELIE : Partout ! Quand il revenait du mondial, Burruchaga avait le cul comme une passoire ! Il était bombardé ! Mais comme l’équipe de France en 98 était bombardé aussi… Ils étaient tous dopés en 98. Tout le monde le sait… tous ceux qui font les émissions de radio, de télé... Même les soi-disant grandes gueules ! A la limite on dirait que tout le monde s’en fout... Quand Dhorasoo [en 2006] dit que Zidane s’absente 3 jours avant la finale, pourquoi ça n’intéresse personne ? En plus Zidane, lui, il pourrait le dire, tout le monde lui pardonnerait… ce que je peux comprendre à la limite… Quoique… non je comprends pas en fait.

Cliquez ici pour l'interview complète.

Merci qui ? Merci GASFACE pour ne pas avoir peur de contacter l'ennemi public numéro 1. Jean-Jacques Eydelie, Dieudonné et Alain Soral, voilà une attaque aussi troublante que celles du Real, Barça ou Man City...

Quant aux sceptiques du dopage dans le foot, voilà le ballon d'or 2006 en pleine préparation physique et une révélation sur Zazie...



Dominique...

24 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Knicks de New York

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Joueurs draftés :

Jordan Hill (PF, junior), choisi en n°8
Toney Douglas (PG/SG, senior), choisi en n°29 via LA Lakers


Arizona Dream

---Le système de Mike D’Antoni est d’abord fondé sur le meneur, non ? Rien qu’en faisant venir Chris Duhon, alors meneur remplaçant à Chicago, le coach new yorkais a transformé une équipe moribonde et pathétique en escouade sémillante et prometteuse, n’est-ce pas ? Lorsque Steve Nash était sous ses ordres, celui-ci a terminé deux saisons avec le titre de MVP et à fait de Phoenix un sérieux prétendant au titre pendant plusieurs années de suite, hein ? Cela démontre toute l’importance du point guard dans le jeu développé par D’Antoni, vous êtes d’accord ? Alors pourquoi diable les Knicks ont-ils sélectionné un ailier fort dans une draft débordant de meneurs ultra talentueux ?

---Il est vrai que quatre meneurs avaient déjà été drafté, mais bon sang, il restait encore Brandon Jennings et Jrue Holiday ! La franchise de Big Apple a finalement choisi Jordan Hill et c’est vrai que les ailiers forts rapides et athlétiques tel que lui sont des éléments déterminants du système de Mike D’Antoni –Amare Stoudemire et David Lee nous le rappellent que trop bien- mais pas autant que le sont les meneurs. De plus, il est bien plus difficile de trouver des point guards de qualité que des powers athlétiques.

---La seule hypothèse qui justifie la sélection de Hill est celle qui suppose que les dirigeants de Big Apple espéraient (espère toujours ?) récupérer Ricky Rubio depuis que les Timberwolves l’ont sélectionné en même temps que Jonny Flynn et qu’ils se retrouvent avec deux meneurs pour un seul fauteuil. Il faut admettre que c’était un joli coup à tenter. Une telle opération aurait réuni Rubio et Hill et fournit à New York un one-two punch potentiellement dévastateur et peut-être digne du combo Nash/Stoudemire. Les Knicks et D’Antoni aurait eu là une magnifique base pour entamer une nouvelle odyssée. Mais ce qui aurait peut-être été décrit quelques années plus tard comme l’un des plus fabuleux coups jamais réalisés semble pour l’instant être réduit à l’état d’encre sur papier.

---Si on écarte la question du meneur, Hill (voir profil au 7th pick, Golden State) est un bon pick, surtout pour Mike D’Antoni. Le coach italo-américain et son système de jeu devraient parfaitement exploiter les qualités athlétiques, la vitesse et l’énergie de l’intérieur d’Arizona, comme ce fut le cas pour Amare Stoudemire et David Lee. Il est difficile d’imaginer Hill atteindre le même niveau que Stoudemire (quoique ?) mais on peut s’attendre à un rendement proche de celui de Lee dès cette année. Ce qui est vraiment intéressant avec ce joueur, c’est qu’il combine un sérieux potentiel avec une énorme éthique de travail. Parfois travailler comme un malade ne suffit pas mais on a pu constater que ce n’était pas le cas de Hill puisqu’il est passé du statut de joueur de bout de banc à celui de pièce maîtresse de son université (et pas n’importe laquelle) en seulement trois ans.

---D’Antoni a dû être séduit par l’opportunité d’avoir entre ses mains un jeune ailier fort athlétique et doué d’une réelle capacité à progresser. Le coach new yorkais aura tout le loisir de façonner Hill à sa guise et de développer au maximum son potentiel. Comme on a pu le voir avec Stoudemire et auparavant avec la Benetton de Trévise, D’Antoni est aussi un coach formateur et rien ne lui siérait mieux que de modeler des joueurs selon sa philosophie de jeu et de les calibrer pour son système. Avec ses qualités brutes, son application et sa capacité à progresser, Hill semble être un candidat idéal pour des ambitions de ce genre.

---On pourra d’ailleurs en profiter pour voir jusqu’où D’Antoni est capable d’emmener un joueur. Les observateurs situent la valeur de Hill (niveau effectif majoré par le potentiel) quelque part entre celle de Chris Wilcox et celle d’Amare Stoudemire, et pour l’instant, plus proche de celle du néo-Piston que du toujours Sun. Si l’intérieur rookie des Knicks parvient un jour à titiller le niveau du Stoud, on pourra penser que l’italo-américain y est pour beaucoup (et lui ériger une statue à l’occasion). Mike D’Antoni est face à un nouveau défi et il ne va pas se faire prier pour le relever.

---Si Jordan Hill devrait prendre la place qu’abandonne (normalement) David Lee, le 29ème choix, Toney Douglas, devrait quand à lui enfiler la krypto-tunique de Nate Robinson (même si comme pour Lee, un retour aux Knicks n’est pas exclu). En effet, Douglas présente ce profil de combo guard/attaquant frénétique que D’Antoni utilise à merveille comme on a pu le voir avec Robinson à New York ou avec Leandro Barbosa à Phoenix. L’ancien leader de Florida State jouit apparemment d’une cote plutôt sympathique dans la sphère de la balle orange, fans et personnalités (dont le célèbre coach de Duke, Mike Krzyzewski, par exemple), et beaucoup sont ceux qui fondent de solides espoirs en lui.

---D’ailleurs, New York a lâché trois millions de dollars pour s’arranger avec les Lakers et apposer leur marque sur ce joueur. Cela peut paraître dérisoire pour ceux qui s’intéressent au foot mais dans le basket et en NBA où les transactions de ce genre sont négligeables tant par leur nombre que par leurs montants, cette indemnité est assez importante. Trois millions de billets verts et l’ombre de Nate Robinson, ça en fait des trucs à trimballer sur le dos pour un rookie de fin du premier tour. Impossible de prévoir si Douglas parviendra à relever ce périlleux défi.

---Finalement, les Knicks semblent avoir seulement pioché des pièces de rechanges pour remplacer David Lee et Nate Robinson. Ainsi, la franchise ne ressort pas vraiment renforcé de cette draft 2009, et même au contraire puisque des rookies prennent la place de joueurs confirmés. Mais ce faisant, D’Antoni repart sur une base similaire qui lui sied bien, tout en écartant les questions contractuelles, décisives à l’horizon 2010 (Hill et Douglas auront leur salaire de rookie pendant au moins quatre ans), et en s'offrant la possibilité de disposer de jeunes joueurs au potentiel peut-être plus élevé qu’il pourra développer selon ses désirs. Ainsi, les Knicks ont agit de façon plutôt intelligente et à terme, la franchise pourrait en sortir meilleure. Et puis inutile de vous dire ce que cela aurait été s’ils avaient réussi le coup Ricky Rubio. Mais quand même Brandon Jennings à New York, ça avait de la tronche.

StillBallin

20 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Warriors de Golden State

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Joueurs draftés :


Stephen Curry (PG/SG, junior), choisi en n°7


Burn, Baby, Burn !

---[Unlimited NBA mock draft, 7th pick, Golden State] il est peut-être idiot de réfléchir en fonction des besoins de la franchise car celle-ci ne semble pas vraiment en tenir compte (Corey Maggette, franchement ?) mais je pense qu’il faut à cette équipe un véritable playmaker et c’est encore mieux si il a un peu d’autorité.

---Stephen Curry ne colle que moyennement à ces critères mais son style aussi détonnant que performant, se fond parfaitement dans la philosophie de la franchise, au point peut-être de renforcer suffisamment la puissance de feu offensive californienne pour lui permettre de marquer systématiquement plus de points que son adversaire. Et puis, ses timides mais bien présentes compétences de meneur pourraient peut-être débroussailler un peu le jeu chaotique que Stephen Jackson et sa meute ont déployé tout au long de l’année. Mais est-ce vraiment une solution viable ?

---Peut-être pas mais ce choix s’inscrit tellement bien dans la philosophie de la franchise. L’attaque totale et frénétique sera encore et peut-être plus qu’avant la raison d’être des Warriors. La ligne arrière Stephen Curry/Monta Ellis est un peu sous-dimensionnée, peu à l’aise dans le playmaking mais elle semble imparable en attaque. En effet, Curry est peut-être l’un des meilleurs shooteurs longue distance de la NBA et Ellis l’un des meilleurs slashers. Par conséquent, il n’y aura pas beaucoup de situations où ni l’un ni l’autre ne pourront être en position de marquer un panier. Tirs à trois points ou pénétrations, les défenses adverses devront choisir leur poison.

---Évidemment, ce back court n’arrêtera pas grand-chose en défense mais ça fait longtemps que la franchise a balayé ce genre de considérations. Avec Curry, Golden State augmente encore son potentiel offensif déjà impressionnant et son détonnant caractère imprévisible. Ces deux éléments rendent la franchise particulièrement dangereuse, et pourquoi pas au point de rendre véritablement secondaire les questions défensives. Ce qui compte, c’est de marquer au moins un point de plus que son adversaire, pas vrai ?

---Il ne faut pas non plus se leurrer, Stephen Curry est une scoring machine mais peut-être pas au point de donner vie au songe d’une attaque tellement performante qu’elle rendrait inutile tout effort défensif. De manière générale, tous les joueurs estampillés shooteurs, des meilleurs aux hommes de mission, accusent un pourcentage de réussite plutôt en dessous des 50 % et il arrive inévitablement des soirs où rien ne rentre. Ainsi, un joueur comme Curry, surtout au poste de meneur, devrait accroitre la puissance de feu offensive des Warriors mais aussi rendre plus saillante leur irrégularité maladive. Encore une fois, les Guerriers de San Francisco n’auront pas de fond de jeu, de contrôleur du tempo ou de bouée de sauvetage sur lesquels se reposer lorsqu’ils seront camisolés ou que l’adrénaline ne fera plus effet et que les shoots ne rentreront pas. Difficile d’imaginer cette équipe s’installer dans les hauteurs du classement dans ces conditions.

---Il serait aussi intéressant de voir comment les tickets shoot seront partagés dans ce chaos permanent qui fait office de jeu pour Golden State. L’ancien leader de Davidson est capable de faire un bon travail de distribution mais il n’abandonnera pas sa part de shoots. Entre lui, Monta Ellis, Stephen Jackson, Corey Maggette, le jeune Anthony Randolph qui commence à se découper des parts importantes, et les autres types du banc qui peuvent prendre feu à un moment ou à un autre comme Anthony Morrow, Kelenna Azubuike ou même Marco Belinelli (vous avez remarqué qu’il ne s’agit là que d’extérieurs mais il faut dire les intérieurs n’ont pas vraiment droit au chapitre dans cette équipe), ça fait beaucoup de (grandes) bouches à nourrir. Heureusement que Jamal Crawford est parti du côté d’Atlanta…

---Au fait, quand est-il des états d’âme de Monta Ellis à propos de la décision des Warriors de sélectionner un point guard ? Même si Curry est un combo guard, son avenir se situe au poste 1 et c’est vraisemblablement à ce poste qu’il jouera avec Golden State. Par conséquent, Ellis est automatiquement refixé en position d’arrière shooteur, contrairement à ce qui semblait-être sa volonté. Mais a priori, c’est là qu’il est le plus efficace pour son équipe. Quand à savoir ce que le supposé franchise player en pense, il faudra pour l’instant se contenter du silence. Mais Ellis a plus à gagner qu’à perdre en jouant aux côtés de Curry.

---Tout d’abord parce que l’ancien lycéen drafté au second tour est tout simplement plus performant en 2, quoiqu’il en pense. Ensuite, on peut penser qu’avec la menace extérieure que constitue le point guard rookie, Ellis devrait disposer de pas mal d’espaces pour s’infiltrer dans les défenses et se rassasier des paniers « in the paint » dont il a le secret. Et puis Curry n’étant pas un vrai meneur, on peut s’attendre à ce que le grognon arrière puisse tenir la balle de temps en temps et satisfaire ses envies de point guard.

---Stephen Curry va sans doute rendre les Warriors meilleurs, mais ce n’est pas lui qui résoudra leurs truculents vices. On ne peut qu’en être attristé car le potentiel de l’effectif semble effrayant. Golden State dispose en effet de joueurs prometteurs sur presque tous les postes et dans quasiment tous les profils. Je viens de parler de la virulente traction arrière Curry/Ellis mais il faut aussi compter des fous furieux du shoot comme Anthony Morrow (bientôt 24 ans, 10,1 pts à 46,7 % à 3 pts) ou Marco Belinelli (23 ans, 8,9 pts et quelques grosses saillies), un combo forward tentaculaire et insaisissable appelé à faire de grandes choses à l’avenir, Anthony Randolph (en photo), un ailier fort diablement talentueux qui n’attend qu’une augmentation de temps de jeu pour s’affirmer, Brandan Wright (presque 22 ans, 8,3 pts en 17,6 minutes) et un très solide pivot, Andris Biedrins (22 ans, 11,9 pts, 11,2 rbs).

---Et puis avec « the beloved role player », Ronny Turiaf, pour soutenir la raquette et Stephen Jackson, Capitaine Courage qui mènerait ses troupes jusqu’aux portes de l’Enfer si l’envie lui prenait, cette jeune et talentueuse escouade aurait pu défourailler pas mal de monde. Mais, sans un minimum de défense et de fond de jeu (et peut-être de bon sens aussi), les Guerriers de San Francisco ne sont rien d’autres que des soldats de bois allègrement balayés par les champs de bataille NBA.

StillBallin

19 juillet 2009

Interview Brandon Jennings

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Il y a un an, au moment de sa signature en Europe, Brandon Jennings était considéré comme le meilleur meneur de lycée. Avec une coupe de cheveux Old School et un arsenal en avance sur son âge, il avait déjà le charisme pour s'imposer dans le cœur des fans. Hélas, une année moyenne à Rome a presque détruit sa cote auprès des recruteurs NBA, si bien qu'il n'était pas du tout assuré d'être choisi dans les 14 premiers choix.

Rattrapé en 10ème position par des Bucks qui ont vu 4 autres meneurs ou combo-guards partir avant lui, Jennings œuvrera sous la houlette de Coach Scott Skiles, ancien meneur et vrai formateur rigide qui devra assurément mettre de l'eau dans son vin pour contenir les excès de celui qui a déclaré avant la draft que Rubio ne valait pas grand chose.

Au sortir d'une très satisfaisante ligue d'été qui a montré un Jennings dynamique, athlétique et volontaire, il a répondu aux micros du site Hoopshype.
Voilà l'interview, traduite ici en version française :

Dans le match de ligue d'été de lundi, tu avais des difficultés avec ton shoot tout au long de la partie. Cependant, tu as attendu la fin du chrono pour clore le match d'un 3pts avec opposition qui s'est avéré victorieux. Doutais-tu quand tu as pris ce shoot?

Brandon Jennings : Tu sais, j'aime juste jouer avec beaucoup de confiance. Je ne suis pas le meilleur shooteur, mais une fois dans le rythme, ça rentre.

Tout au long de la ligue d'été, tu as joué une défense pot de colle et tout-terrain, et tu as constamment accéléré le rythme en attaque. Est-ce une chose que l'on peut revoir durant la saison régulière?

BJ: Ouais, c'est mon jeu. J'aime y aller en accélérant le tempo. Impliquer tout le monde.

Quels sont tes objectifs pour ta saison de rookie?

BJ : Juste aider l'équipe. Faire tout ce que je peux pour faire gagner l'équipe.

Décris nous le niveau de la compétition ici par rapport à l'Euroleague. Laquelle est la plus dure?

BJ : Et bien, à l'étranger c'est plus physique. C'est tout. Le jeu ici est plus ouvert et il y a plein de super gars athlétique et talentueux. La compétition est bien plus élevée ici.

(NDLR : mauvaise foie totale. Il n'a pas réussi à s'imposer en Europe, mais a bien figuré dans une ligue d'été faiblarde et bien en dessous du niveau NBA qui l'attend en Novembre prochain...)

Apparemment, tu as beaucoup joué contre Tyreke Evans des Sacramento Kings quand tu étais au lycée. Comment s'est passé votre opposition lundi et qui a remporté le duel selon toi?

BJ : Tu sais, il a bien joué pour son équipe. J'ai essayé de faire ce que je pouvais pour l'équipe. Par chance, on a gagné et c'est tout ce que je voulais prouver. Que je peux mener une équipe et gagner des matchs.

Tu as joué contre les meilleurs choix de la draft lors des sessions d'entraînements pré-draft et lors de la summer league. A quelle place penses-tu que tu aurais pu être drafté si tu avais été en NCAA l'an dernier?

BJ : Je ne sais pas et je m'en fous. Je suis dans une super position maintenant avec coach Scott Skiles. Il était meneur, tu sais, donc il va vraiment m'aider. Je suis heureux d'être là où je suis maintenant, tu sais.

Avec la star de lycée Jeremy Tyler, qui part maintenant à l'étranger, as-tu l'impression d'avoir lancé une mode?

BJ : Tu sais, j'ai souvent entendu cette question. Ca dépend, s'il reste plusieurs années là-bas ou pas. Je pense que ça peut être une bonne chose pour le gamin pour qu'il puisse grandir. S'il reste là-bas et développe son talent, il pourrait devenir le premier choix de la draft.

Milwaukee est une ville de "cols bleus". Est-ce que ton style de jeu va remplir le stade et faire revenir les fans?

BJ : J'espère. Je leur avais délivré un show lors du MacDonald's All American Game. Avec de la chance, ils étaient là et regardaient. Ils pourraient sortir de chez eux et venir nous supporter.

Quelle est ton impression de Milwaukee?

BJ : Ca me rappelle Oak Hill (sa "Preparatory school"). C'est calme, paisible et relaxant. J'aime beaucoup.

Beaucoup de critiques ont été durs avec toi. Les commentateurs de ton premier match de ligue d'été se demandaient si tu étais capable de mener une équipe. Jason Jones du Sacramento Bee a écrit que tu as fait tomber volontairement Jason Thompson. As-tu l'impression d'être pris en cible par les médias?

BJ : Euh, je ne sais pas. Je n'y prête pas attention. Je joue juste au basket. Le premier match, j'étais vraiment au centre des attentions médiatiques, trop, et j'étais vraiment anxieux d'aller là-bas et de jouer. J'ai perdu toute mon énergie pendant l'échauffement, tu sais, en dunkant, tout ça... Voilà pourquoi au début j'essayais juste de retrouver mon jeu. Sur l'incident avec Jason Thompson, c'était un accident, c'est le basket. Tout le monde peut faire une erreur.

Tu as plein de surnoms, Boo De Boo, Young Money, etc. Quel est ton préféré?

BJ : J'en ai un nouveau : "Young Buck". Je suis le nouveau joueur des Bucks en ce moment, donc ça me va pour le moment.

Quelles sont les choses que tu dois améliorer pour que ton jeu franchisse un palier?

BJ : Devenir plus fort et partir à droite. Je dois travailler mon tir.

Tu as déjà donné 50.000 Dollars à l'aide au secours des Abruzzo via la National Italian American Foundation (NIAF) après le tremblement de terre de la ville L'Aquila. Y-a t'il d'autres projets philanthrope que tu as en tête?

BJ : Cet été je donne de l'argent pour un parc où j'ai grandi. Il s'appelle Rawley Park à Gardena, en Californie. C'est où j'ai commencé à jouer au basket, et je veux juste rendre ce qu'il m'a apporté.


Dominique...

17 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Timberwolves de Minnesota

-
Joueurs draftés :

Ricky Rubio (PG, né en 1990), choisi en n°5
Jonny Flynn (PG, sophomore), choisi en n°6
Wayne Ellington (SG, junior), choisi en n°28
Henk Norel (PF, né en 1987), choisi au second tour en n°47 via Miami


Vol au dessus d’un nid de coucou

---[Unlimited NBA mock draft : n°5 and 6, Minnesota] En tout cas, une fois n’est pas coutume, Minnesota a rondement mené son affaire. Quatre premiers tours de draft, vous imaginez ? Ils vont reconstruire une grosse partie de leur effectif en une seule draft… ou plomber leur équipe pour encore plusieurs années (les contrats des rookies du premier tour sont au minimum de trois ans). Il ne manque plus qu’à asséner le coup de grâce mais attention, un coup mal engagé ou mal ajusté et le retour de bâton risque d’être douloureux. Très douloureux.

---Je ne croyais pas si bien dire. Une fois de plus, Minnesota a tapé à côté. La franchise avait pourtant magnifiquement bien géré l’avant draft en récupérant le cinquième choix de Washington contre un joueur décevant (Mike Miller) et un très bon élément mais peu fiable (Randy Foye). Pour tout dire, la vie était d’un beau bleu horizon pour les Wolves au moment où David Stern a annoncé le choix de Sacramento et que c’était au tour de la franchise des contrés enneigées de sélectionner ses deux joueurs. En effet, le meneur prodige, Ricky Rubio était disponible.

---D’ailleurs, en toute logique et intelligence, les dirigeants n’ont pas laissé passer cette occasion. C’est après que ça s’est gâté. Minnesota avait trouvé son super meneur (poste qui était sa priorité) et allait pouvoir utiliser son choix suivant pour ajouter un nouveau talent à son prometteur noyau. Oui mais voilà, les Wolves ont sélectionné un second meneur d'envergure, Jonny Flynn.

---Mais que s’est-il donc passé dans la tête des dirigeants de Minnesota ? Plusieurs théories sont venues à mon esprit. La première et la plus vraisemblable est que le bureau du GM des Timberwolves a été construit sur la tombe d’un puissant chef indien, et que depuis, tous les individus qui sont nommés General Manager de la franchise sont instantanément frappé de débilité.

---Les deux autres théories reposent sur l’idée que les dirigeants ont été surpris de voir Ricky Rubio être encore disponible à ce stade de la draft et qu’ils n'ont pas pu passer à côté de cette opportunité, bien qu'ils aient prévu auparavant de sélectionner Jonny Flynn. Apparemment, ils sont littéralement tombé amoureux de l'électrique point guard de Syracuse à un point tel qu'il leur aurait été inimaginable de ne pas le faire venir dans le Minnesota (auraient-ils été aussi entiché de Flynn si ils avaient pensé que Rubio aurait pu être disponible au moment de leur pick?).

---Ainsi, la seconde théorie voudrait que la franchise ait voulu profiter de l’occasion de sélectionner Ricky Rubio pour monter par la suite un échange susceptible de leur rapporter gros (Jonny Flynn étant leur vrai choix). Cette théorie est la plus logique, d’autant plus que Minnesota à déjà monter ce genre de coup lors de la draft 2008. Cette idée a semblé être d’actualité pendant un moment (avec New York notamment) et apparemment, elle le sera encore dans les jours à venir, a fortiori depuis que le jeune espagnol a plus ou moins annoncé son intention de rester en Espagne un peu plus longtemps que prévu (traduction : « ça ne m’emballe pas vraiment d’aller me les geler dans le nord des Etats-Unis, surtout si c’est pour jouer des coudes avec un autre meneur talentueux que la franchise aime tellement qu’elle n’a pas hésité à le recruter juste après moi »).

---Cette option peut être intéressante car la franchise pourrait profiter du potentiel de séduction de Rubio (ou de Flynn, même si Minny semble être trop attachée à ce dernier) pour recevoir en échange un ou plusieurs éléments d’excellentes factures. On pourrait penser que les Wolves sortiraient perdants d’un tel transfert au moment de faire les comptes mais en agissant ainsi, ils pourraient éviter les problèmes et les risques que l’espagnol amène avec lui (notamment le risque qu’il ne parvienne pas à satisfaire les attentes). Et puis parfois, il vaut mieux perdre un peu en talent pour gagner en quantité (si deux ou trois bons joueurs arrivent) et en solidité, ce qui n’est pas négligeable pour une équipe comme celle de Minnesota qui ne peut vraiment compter que sur quelques joueurs.
Au fond, l’idée est de prendre le joueur le plus coté encore disponible (et ça, Rubio l'est assurément) pour l'échanger contre quelque chose de supérieur à ce que la franchise aurait avoir en draftant un joueur qui correspondait plus à leur besoin.

---Néanmoins, la troisième théorie correspond à ce que les dirigeants de Sota affirment être leur plan (même si les paroles des dirigeants n'ont pas forcément pour but de dire ce qui est vraiment) : sélectionner les deux joueurs qui leur plaisaient le plus (Rubio et Flynn, donc) et essayer de les faire jouer ensemble. Je m’imagine très bien ce qui a pu se passer dans la tête des dirigeants Timberwolves. Ils ont sauté sur l’opportunité de recruter Ricky Rubio (normal) mais ils n’ont pas pu non plus s’empêcher de prendre Jonny Flynn (sont amoureux, quoi). Donc ils ont dû se dire « on prend les deux et on se débrouille après ». Le cœur a ses raisons que la raison ignore (ne secouez pas la tête de cette façon désapprobatrice, vous-même auriez renoncé à faire un choix entre deux très jolies filles, même si vous savez que vous allez le regretter à un moment ou à un autre).

---La réalité virtuelle qui sévit sous le crâne des têtes pensantes de Sota peut-elle trouver une issue dans le monde réel ? Aussi talentueux soient-ils, tenter de jouer avec Ricky Rubio et Jonny Flynn simultanément paraît très, très risqué. Cependant, je ne pense pas que cette configuration soit fatalement vouée à la catastrophe. Les chances que ça fonctionne ne sont pas épaisses mais sait-on jamais.

15 juillet 2009

Hip Hop Rookie

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---Il y a peu de temps, j’ai entendu parler d’un rappeur français du nom de Nepti. Je n’y avais pas prêté grande attention mais comme depuis je suis tombé sur quelques uns de ses morceaux et qu’ils m’ont paru plutôt sympa, j’ai décidé d’en parler un peu.

---J’ai l’impression qu’il s’agit plutôt d’une mixtape et qu’elle ne sort pas exactement d’un studio (ça fait un peu « summer league du rap », plutôt propice en cette période de l’année pour nous autres de la balle orange) mais ça ne devrait pas vous empêcher de vous faire une idée.


Nepti -Seulement Pour Les Vrais-

zSHARE - 13 - Nepti - Seulement pour les vrais_Nepti.MP3


Nepti -Feel Crazy Man-

zSHARE - 14 - Nepti - Feel Crazy Man _Remix_.MP3


Nepti -Tout Ce Que J’ai Besoin-

zSHARE - Nepti_Tout_Ce_Que_J_ai_Besoin.MP3


StillBallin

14 juillet 2009

Etat des lieux : Division Atlantique - Boston Celtics

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Les transactions estivales sont loin d'être terminées, mais on peut déjà établir une avant-première des effectifs actuels.
Pour commencer ce tour d'horizon des équipes de la ligue, voilà la meilleure et pire franchise de la division atlantique :

Les 7 Salopards

Voilà la vraie équipe à haïr, plus que les Spurs et leur jeu somnolent. Boston version 2009/10 s'apprête à être le remake NBA des 7 salopards.

Avec l'arrivée de Rasheed Wallace aux côtés de Garnett, les Celtics se retrouvent avec la raquette la plus pénible de l'histoire (Shaq à la place du Sheed aurait fonctionné). Talentueux au possible, ces deux joueurs sont également célèbres pour avoir la bouche ouverte en permanence.
  • Rookie, Wallace s'était engagé dans une bagarre avec Charles Oakley, l'ex stoppeur des Knicks. Bon ok, il avait pris la précaution d'y aller avec Juwan Howard, mais comme il débarquait juste de North Carolina, il avait le droit... Il a ensuite fait une carrière respectable mais carrément honteuse quand on sait le talent qu'il avait à son apogée. Duncan et Garnett n'ont jamais eu autant d'outils qu'il a, et je ne vois qu'un Coleman voire un Webber affuté et en pleine forme pour entrer sur le terrain avec autant de talent.
    Hélas la volonté de s'imposer sur le terrain et l'individualisme plus prononcé des deux premiers ont fait la différence. Wallace ne semble pas aimer le costume de patron, un habit lourd à porter qui oblige à ne pas dérailler. Ce qui lui importe, c'est de se faire respecter en tant qu'homme. Le respect du joueur, c'est à voir...
  • Garnett n'a jamais mis personne KO dignement (le suckerpunch sur Wally Szczerbiak à l'entrainement ne compte pas), mais cherche avec insistance celui qui finira l'œuvre géniale commencée par Anthony Peeler (ici pour un max de plaisir).

Cependant, l'envie de détester cette équipe n'émane pas uniquement de la raquette. Voilà le reste des salopards qui devraient permettre à cette équipe de jouer crânement sa chance pour le titre.

Pierce, Perkins, Rondo, House et un salopard surprise complètent ce beau tableau...

  • Paul Pierce n'est jamais redescendu sur terre depuis que le Shaq lui a donné le surnom de "the Truth". Refusant de concevoir la possible maîtrise de plus d'une langue de journalistes, il avait confié l'an dernier à un journal espagnol qu'il était le meilleur joueur du monde...
  • Kendrick Perkins a pour lui d'avoir vite cerné ses limites et a découvert son Graal : envoyer des patates et jouer des coudes pour se frayer son chemin (ou pour protéger ses partenaires) allait lui offrir une carrière plus réussie qu'un Eddy Curry pourtant beaucoup plus doué.
  • Rondo se prend désormais pour un des meilleurs joueurs du monde pour avoir très bien figuré lors de séries de playoffs contre un rookie (Rose) et un joueur plus célèbre pour son passé de streetballer que de joueur NBA (Alston). Il a d'ailleurs la fâcheuse tendance à arriver en retard aux entraînements, ce qui tente Ainge de l'inclure dans une transaction permettant à Boston de survivre lors de futurs chocs de playoffs contre Cleveland ou Orlando.
  • Eddie House se prend pour John Starks alors qu'il n'arrive pas à enquiller 10 points de moyenne sur une saison. S'il jouait aux Clippers, la ramènerait il autant? Bien sûr que non, il est et ne restera jamais qu'un joueur unidimensionnel. C'est comme si le Steve Kerr de la grande époque se mettait à faire le dur et à chauffer tout le monde après chaque tir primé. Inconcevable...
  • Au foot, on dit souvent que le public est le 11ème homme. Soutenir une équipe comme celle-là offre à ce public le maillot du 7ème salopard, le pire avec celui de Garnett...

Malgré une attitude générale qui sera simplement "too much" et donc détestable, cette équipe devrait offrir un basket de très grande qualité, avec de l'engagement et des rotations défensives exceptionnelles, et un jeu offensif difficilement maîtrisable.

Si, à Orlando, Bass est aussi bon sur 35 minutes qu'il pouvait l'être à Dallas sur 19 et que la mayonnaise Shaq-Lebron ne tourne pas au vinaigre, Boston sera simplement la troisième meilleure équipe de l'Est une fois l'heure des playoffs venue.
Mais si les deux cas susdits ne se déroulent pas comme prévu, alors Boston pourrait offrir à LA une revanche pour le titre.


Ok avec des "si" Sharapova et Shakira me prendraient en bouche à l'heure ou j'écris ces lignes, mais c'est aussi ça la preview...

Dominique...

13 juillet 2009

L'année Ben Arfa?

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Espérons qu'il foute autant la merde sur le terrain qu'à l'INF Clairefontaine...



Un Arsenal - OM sur la scène européenne pourrait être explosif.
Dominique...

11 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Kings de Sacramento

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Joueurs draftés:

Tyreke Evans (PG, freshman), choisi en n°4
Omri Casspi (SF/PF, né en 1988), choisi en n°23
Jon Brockman (PF, senior), choisi au second tour en n°38 via Portland


Risky Business

---[Unlimited NBA mock draft, 4th pick, Sacramento] Sacramento entame une complète reconstruction à partir de la shooting machine Kevin Martin, du pivot aux mains d’argents Spencer Hawes et du surprenant ailier fort Jason Thompson. Cette draft 2009 et son immense réservoir de meneurs de qualité vient à point nommé pour poursuivre cette reconstruction en renforçant un poste crucial qui montrait quelques ratés cette année.

---Effectivement, d’autant plus que la franchise avait l’immense chance de choisir parmi l’ensemble des excellents meneurs de cette draft 2009 puisqu’aucun d’eux, pas même Ricky Rubio, n’a pu trouver un foyer avant ce quatrième choix. Restait à savoir lequel de ces jeunes prospects étaient susceptibles de faire des Kings une équipe de haut standing dans les années à venir.

---“With the 4th pick in the 2009 NBA Draft, the Sacramento Kings select Tyreke Evans”

---OK, ce joueur censé conduire Sacramento dans des sphères plus prospères ne sera pas Ricky Rubio comme beaucoup s’y attendait (même si dans les derniers jours, la franchise californienne avait semblé abandonner l’idée de sélectionner l’espagnol). Alors, le freshman et successeur de Derrick Rose à Memphis University, Tyreke Evans est-il le meneur de la situation ?


---[Unlimited NBA mock draft, 8th pick, New York] L’ancien scoreur de Memphis University a un talent fou et impressionne tout le monde. D’ailleurs, j’adore son potentiel. Il est d’ors et déjà l’un des meilleurs de la ligue pour perforer les défenses et convertir en points ses incursions, et ça ne m’étonnerait pas de le voir dépasser les 15 points de moyenne dès son année rookie et ne jamais descendre en dessous de cette barre jusqu'à la clôture de sa carrière.

---Ben, c’est pas mal, ça. Un meneur dont le talent et le potentiel font craquer les coutures. Et puis un mec qui peut traverser une défense pour aller marquer son panier, c’est exactement ce que Sacto a besoin. Le leader de la franchise, Kevin Martin est principalement un scoreur extérieur tandis que le prometteur pivot Spencer Hawes aime assez s’écarter pour placer son joli shoot.

---Ainsi, Evans permettra de rééquilibrer la marque entre les paniers extérieurs et intérieurs (toujours important pour à la fois diversifier les possibilités offensives de la formation et obliger les défenses à se démultiplier). Sa force de pénétration devrait aussi être maximisée par les shooteurs qui forcent les défenses à s’écarter et notamment par le fait que l’un d’eux, Hawes, occupe le poste de pivot, lequel entraîne mécaniquement son vis-à-vis loin de la peinture (et donc retire un gros obstacle du chemin d’Evans). Réciproquement, le nouveau meneur des Kings devrait attirer les défenses par ses drives ou les inciter à se replier sous le cercle et ainsi démarquer les shooteurs qui n’auront plus qu’à viser juste.

---Mais à l’heure actuelle, il n’apportera rien de bon à une équipe, sauf peut-être celles qui fondent leur jeu sur le un-contre-un. Sa propension à monopoliser la balle pendant de longues minutes, son manque d’entrain à faire jouer ses coéquipiers et son incapacité à être performant sans être le titulaire unique de la gonfle font que sa présence sur le terrain court-circuite l’ensemble du jeu de son équipe si il en est effectivement le seul dépositaire ou le rend complètement improductif s’il ne l’est pas.

---A les lire, on a l’impression que ces mots s’éclairent d’une puissance lumière rouge clignotante assortie du stressant vrombissement d’une alarme décrochée du mur d’une base militaire tenue secrète. Un tel comportement peut poser d’énormes problèmes à cette équipe gentillette. Comment démarquer les shooteurs que sont Kevin Martin et les autres si la balle ne circule pas ? Comment les deux prometteurs intérieurs Hawes et Thompson vont-ils pouvoir mettre leur grain de sel dans le match si ils n’ont la possibilité d’avoir la gonfle qu’un week-end sur deux ? Il est difficile d’imaginer la franchise commencer une ascension dans ces conditions. De plus, Nocioni a fustigé le manque d’envie de ses coéquipiers à son arrivée. Qu’est-ce que cela va être si un seul mec monopolise la boule ? Rien de tel pour embourber l’équipe dans une attitude passive et improductive.

---A cet instant, le choix Tyreke Evans attire des sentiments contrastés, notamment parce que d’autres point guards tout aussi talentueux et peut-être plus bénéfiques à la franchise qu’Evans étaient disponibles, comme Ricky Rubio par exemple. Mais le perceur de coffres de Memphis University a trop de talent pour que ce pick soit vraiment désavoué. Je pense que Sacto peut sortir gagnant de cette draft si elle s’échine à faire drastiquement progresser leur nouveau joueur dans le playmaking. Le jour où il parviendra à alterner efficacement action individuelle et service à ses coéquipiers, Evans ne sera pas loin d’être l’un des meilleurs meneurs de la ligue (pensez Tony Parker).

---On peut aussi facilement l’imaginer briller dans un registre de scoreur pur à la condition qu’il apprenne à être performant sans tenir le ballon durant les vingt et une premières secondes de chaque possession (l’acquisition d’un shoot et d’un jeu sans ballon ne ferait pas de mal non plus). Ainsi, il pourrait être décalé en 2 ou permettre aux Kings de s’adjoindre un autre playmaker capable de s’exprimer à partir d’un autre poste (comme Turkoglu par exemple).

08 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Le Thunder d'Oklahoma City

-
Joueurs draftés
:

James Harden (SG, sophomore), choisi en n°3
BJ Mullens (C, freshman), choisi en n°24 via Dallas
Robert Vaden (SG, senior), choisi au second tour en n°54 via Charlotte


Patiently growing

---James Harden (voir profil au 2nd pick, Memphis) est un excellent choix pour n’importe quelle équipe n’ayant pas déjà un bon arrière shooteur à disposition. En le piochant, Sam Presti (GM du Thunder) a clairement décidé de ne pas prendre de risque dans cette draft insondable et étrange. Je pense en effet que si Ricky Rubio, qui était disponible, n’avait pas fait ses caprices d’adolescent mal dans sa peau, OKC aurait poinçonné son nom sans trop se poser de questions. Mais face au risque d’une « Steve Francis », d’un jeu du chat et de la souris sur deux continents ou d’une sale ambiance, le Grand Manitou (ou GM) du Thunder s’est rabattu sur l’arrière d’Arizona State. Quel dommage quand même car le duo Rubio-Durant avait un potentiel à rendre jalouse la paire Nash-Stoudemire des grands jours. Toutefois, c’est Rubio plus que la franchise qui s’en mordra les doigts.

---Avec Harden, Oklahoma City vient ajouter un quatrième élément à son noyau plein de talent et de promesses que composent Kevin Durant, Jeff Green et Russell Westbrook Le désormais ancien Sun Devil offrira un point d’appui offensif d’une grande fiabilité grâce à son efficacité et sa polyvalence en matière de scoring. Il ne serait d’ailleurs pas étonnant que l’arrière s’impose comme un pourvoyeur de points plus solide et régulier que Green ou Westbrook derrière Durant. Parallèlement (et heureusement), son altruisme et sa tendance à laisser le jeu venir à lui devrait lui permettre de s’imbriquer sans remous dans la mécanique encore frustre du Thunder où le prometteur triangle Durant-Green-Westbrook aspire beaucoup de ballons et de tickets shoot. Harden enfilera certainement le costume de l’irréprochable lieutenant de Durant, du scoreur fiable sur qui le leader pourrait se reposer en toutes circonstances.

---Par contre, peut-être devrait-on craindre que cette situation bride quelque peu le jeu du nouvel arrière du Thunder et que celui-ci ne puisse déployer toute l’étendue de son talent. C’est surtout l’influence positive qu’il peut avoir sur un collectif qui risquerait être entravée par l’assise du trio. Hedo Turkoglu a longtemps était cantonné dans le rôle du shooteur de grande taille avant que Stan Van Gundy lui colle la balle dans les mains et lui octroie un peu plus de liberté pour qu’enfin il démontre toute la dimension de son talent et l’impact collectif qu’il pouvait avoir sur son équipe (chose qu'on avait déjà entrevus en Europe dans ses jeunes années). Le Turc a dû attendre d’effleurer ses trente ans pour donner la pleine mesure de ses capacités et il serait dommage qu’Harden ait à attendre aussi longtemps.

---Si au contraire, le rookie parvient à s’inscrire dans le jeu du Thunder tout en libérant toutes les facettes de son talent (ce dont Durant et compagnie devraient grandement profiter), il se pourrait qu’il fluidifie et facilite grandement le jeu du Thunder, ou même affubler la franchise d’un vrai fond de jeu. En effet, son altruisme et sa capacité à créer depuis le poste 2 auxquelles s’ajoute une certaine maîtrise du jeu, pourrait faire de lui la plaque tournante de cette équipe. Un joueur susceptible d’être dangereux individuellement et de faire fructifier les talents que sont Kevin Durant et ses amis, voilà une perspective proprement effrayante. Incidemment, les qualités d’Harden pourrait pallier en partie les lacunes encore importantes de Russel Westbrook à la mène.

05 juillet 2009

Analyse de la draft 2009: Les Grizzlies de Memphis

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Joueurs draftés :

Hasheem Thabeet (C, junior), choisi en n°2 (profil au 2nd pick, Memphis)
DeMarre Carroll (SF/PF, senior), choisi en n°27
Sam Young (SF/PF, senior), choisi au second tour en n°36 (profil au 16th pick, Chicago)


Défier le sort

---C’est une espèce de malédiction qui chaque année attend tapie dans l’ombre ce moment précis où le nom du second choix de draft est annoncé par David Stern. Certaines histoires racontées au détour d’un repas de fête soudainement silencieux l’évoquent du bout des lèvres, relatent quelques uns de ses actes mais elle reste toujours à la lisière des pensées, même chez ceux qui les écoutent. Et pourtant, le recueil de ces contes ébréchés et élimés est suffisamment lourd pour que quelques sens soient maintenus en alerte.

---La sainte année de 2003 vit Detroit sélectionner candidement Darko Milicic derrière LeBron James, indéboulonnable n°1 de draft, et devant Carmelo Anthony, Dywane Wade, Chris Bosh ou encore Chris Kaman. Un an auparavant, le fabuleux meneur de Duke, Jay Williams prenait place à cette même position et connaissait une saison rookie difficile avant de voir sa carrière se briser par un accident de moto. Cette damnation a longtemps poursuivi Chicago, repoussant la mythique franchise à terre à chaque fois qu’elle essayait de se relever. En 2001, exactement un an avant l’épisode Jay Williams, les Bulls échangèrent leur franchise player Elton Brand contre le deuxième choix détenu par les Clippers et les droits sur un jeune lycéen au potentiel inimaginable, Tyson Chandler. Celui-ci ne brillera jamais dans la cité venteuse et ce ne sera que lorsqu’il portera les couleurs de New Orleans qu’il deviendra pendant un temps un solide titulaire. Leur dernière empoignade avec le phénomène marque encore aujourd’hui le quotidien de la franchise au taureau écarlate. Il y a trois ans, Chicago atterrissait une nouvelle fois juste derrière le first pick et choisissait le fabuleux LaMarcus Aldridge…juste avant de l’envoyer à Portland contre Tyrus Thomas. Certains croient encore au potentiel de l’ailier chicagoan, mais leur nombre s’effiloche à chaque fois qu’un match des Bulls prend fin.

---La liste des victimes ne s’arrêtent pas là. Un regard même furtif sur celle-ci est toujours dur à supporter. Marvin Williams en 2005 choisi par Atlanta devant Deron Williams et Chris Paul, Keith Van Horn en 1997 par New Jersey via un trade, Shawn Bradley et ses 2,29 mètres par Philadelphie en 1993, Danny Ferry considéré un temps comme le nouveau Larry Bird et choisi par les Clippers de Los Angeles en 1989. Et que dire de Len Bias (1986), mort deux jours après avoir été sélectionné par les Celtics du même Bird alors qu’on attendait de lui qu’il maintienne la légendaire mais vieillissante équipe dans les hauteurs de la ligue...et qu’il s’oppose au jeune Michael Jordan.

---Peut-être est-ce le spectre du plus célèbre des second choix, Sam Bowie, sélectionné en 1984 après Hakeem Olajuwon et avant Michael Jordan, qui tente de rendre sa légende un peu moins lourde à porter en soufflant son tourment empoisonné sur un autre n°2 de draft avec l’espoir que celui-ci connaisse une histoire suffisamment spectaculaire pour effacer la sienne des tablettes de l’Histoire ? Que dire de cette statistique issu d’un article de nbadraft.net, sinon que la logique est devenue une notion ésotérique ?

No. 1: 16.5 points, 7.5 rebounds, 2.7 assists
No. 2: 13.2 points, 5.7 rebounds, 2.9 assists
No. 3: 15.9 points, 5.3 rebounds, 3.4 assists
No. 4: 14.4 points, 5.8 rebounds, 3.2 assists
No. 5: 14.7 points, 5.1 rebounds, 2.8 assists

[statistiques sur les vingt dernières draft]

---Comment appréhender ces chiffres dénués de sens? Même si les erreurs de castings sont finalement assez fréquentes, elles peuvent intervenir sur l’ensemble du top 5. Et puis, il y aurait une certaine logique à voir des chiffres si bas pour le n°4 ou 5, mais pour le n°2 ? Comment se fait-il que lorsqu’il s’agit de choisir un joueur parmi tous sauf un (le premier choix), on se retrouve avec des individus qui sont en moyenne sensiblement moins productif que ceux qui sont sélectionnés après eux ?

---Les Grizzlies, courageux détenteur du second choix cette année ont déjà affronté cette damnation plusieurs fois depuis le début de leurs courtes existences. Leur première rencontre avec cette aura corrompue les a pris par surprise. En 1998, les Clippers, premiers à se décider, laisse filer Mike Bibby pour acquérir le pivot Michael Olowokandi. Fort de leur chance la franchise alors installée à Vancouver ne tergiverse pas et sélectionne le meneur d’Arizona. Hélas, celui-ci ne concrétisera pas les énormes attentes qu’il avait suscité avant plusieurs années. Et sous les couleurs des Kings de Sacramento.

---En 1999, les Grizzlies reçoivent à nouveau le second choix de draft. Le résultat n’en sera que plus douloureux. La franchise sélectionne la star NCAA, Steve Francis. Mais celui-ci refuse de s’imaginer avec le maillot canadien et force les dirigeants à monter un transfert qui l’enverra à Houston contre Michael Dickerson, Othella Harrington, Antoine Carr et Brent Price. Steve Francis deviendra le co-Rookie MVP avant de succomber à son tour à la malédiction et traîner péniblement la suite de sa carrière sur les bancs de différentes franchises.

---Un an après, le destin s’amuse encore de la franchise en lui offrant le privilège de choisir en second pour la troisième fois consécutives. Dans l’une des draft les plus faibles de l’Histoire, les Grizzlies sélectionneront Stromile Swift. Celui-ci n’a à ce jour jamais dépassé 12 points de moyenne.

---2009, les Grizzlies désormais installé à Memphis n’ont pas décollé du fond du tableau. Mais ils se présentent aujourd’hui avec l’ambition qui sue de leurs regards vengeurs, portés qu’ils sont par OJ Mayo, Rudy Gay et Marc Gasol, et ne baisse plus les yeux face aux autres franchises (Portland ne le sait que trop bien depuis l’incident Darius Miles). Sauf, qu’ils devront une nouvelle fois braver la malédiction et maîtriser ce nouveau second choix lequel s’inscrit, comme par hasard est-on tenter de dire, dans une draft jugée de moindre calibre mais surtout incroyablement imprévisible. Et cette fois, la franchise de Memphis a décidé de se jeter dans la gueule du loup pour frapper l’animal de l’intérieur : elle a choisi Hasheem Thabeet, le joueur dont l’avenir en NBA est le plus incertain mais aussi celui qui pourrait apporter le plus grand bénéfice à son équipe.

01 juillet 2009

A new big three in town...

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Si vous avez aimé le Barca champagne de la saison dernière, vous risquez de jouir devant le Real Redbul de l’an prochain.

Alors que l’équipe championne d’Europe tente de recruter des espagnols peu sexy (le buteur Villa & le précoce mais surcoté Fabregas), Madrid casse la tirelire avec déjà plus de 200 millions d’euros dépensés pour s’attacher les services des meilleurs joueurs du monde.

Cristiano Ronaldo aime Ricky Martin et s’est fait construire une maison rose fluo qui fait chier ses voisins mais c’est avec Messi le meilleur ailier et meilleur joueur de la planète football. Et il le restera tant que Ronaldinho préfèrera l’alcool et les filles au football et que Robinho ne gagnera rien avec Man City. (et voilà un lien IRREEL pour calmer les sceptiques)

Kaka est le 9 ½ ultime, capable de marquer et d’offrir des caviars à tous moments. Discret, il pourrait pourtant être l’homme fort de la saison 2009/10, grâce à un positionnement libre qui lui permettra de bénéficier de toute l’attention portée par les défenses sur ses partenaires.

Benzema a le talent pour être le meilleur attaquant que la France n’ait jamais connu. Malgré une saison dernière en demi-teinte ou il affichait une attitude proche de celle qui tue la côte de popularité de C.Ronaldo quand il n’avait pas le ballon, il a un potentiel incroyable. Balle au pied, très peu d’attaquants sont plus rapides que lui. Ses contrôles et son jeu de passe permettent à ses coéquipiers qui se projettent vers l’avant de participer aux offensives.

Ce trio n’a aucun équivalent au monde.

Si Henry, Eto’o & Messi ont dominé l’an dernier, en partie grâce au travail de percussion d’Iniesta, à la puissance de Touré et au calme de Xavi, ce trident n’est pas aussi effrayant que ce que pourrait l’être le monstre du Real :

Henry joue principalement sur une vitesse qui est de moins en moins exceptionnelle.

Eto’o, plus vif que tous les défenseurs qu’il affronte, sort d’une saison incroyable. Si on doit lui trouver un défaut, on pourrait noter qu’il peine tout de même dans le jeu sans espace, comme on a pu le constater face à Chelsea, ou son manque de puissance lui a juste permis de faire plaisir aux foules avec un petit pont à 10 mètres sur Alex. De plus, il risque d’être vendu à Man City et d’être remplacé par Villa, le petit buteur en série de Valence.

Messi, plus que personne, est imprenable en un contre un. Assez intelligent pour rester humble, ou du moins le faire croire (cf. son crachat à la gueule d’un défenseur trop collant l’an dernier), il a pris de l’avance sur C.Ronaldo et à un degré moindre Zlatan, Kaka & Ribéry dans la course au meilleur joueur du monde. De l’attaque barcelonaise, il serait le seul à pouvoir être titulaire dans tous les clubs du monde, Real y compris.

Henry, Eto’o et Messi, c’est létal, mais le trio madrilène est encore plus rapide, technique, complet et puissant.

Pour le reste de l’effectif, les milieux auront la dure tâche d’être des cols bleus, travailleurs à la solde de la réussite des superstars de l’attaque. Gago et Lass n’ont pas autant de vista dans la passe que le triangle médian des catalans, mais c’est une différence que veut vite combler le mécène Perez avec l’arrivée annoncée de Xabi Alonso, parfait dans le rôle de 6 relayeur.

Pellegrini, le coach qui sera vite sur un siège éjectable s’il aligne 3 défaites de rang, a annoncé qu’il aimerait instaurer le même système de jeu qu’il avait à Villareal, un système parfaitement huilé ou même un Robert Pires centenaire paraissait all star. Seul hic, ce système est un 4-4-2 en losange. C.Ronaldo et Kaka ne sont pas réputés pour leur apport défensif, ni pour respecter un poste « standard » d’ailier et de meneur de jeu, mais c’est un bon casse tête à avoir que de devoir trouver une position pour 2 des 6 meilleurs joueurs du monde. (Pêle-mêle : C.Ronaldo, Kaka, Zlatan, Ribéry, Messi & Iniesta)

Et n’oublions pas que le mercato n’est pas encore fini, avec des rumeurs envoyant toujours Ribéry, Maicon, Mascherano, Vidic voire Fabregas au Real. Il y a fort à parier que l’effectif madrilène final saura trouver son équilibre, même si Wenger vient de déclarer qu’il ne pensait pas vraiment possible de faire prendre la mayonnaise à une équipe qui compte plus de trois recrues, aussi talentueuses soient elles. (Avant de dire que si c’était réalisable, ça pourrait écraser la concurrence, histoire de garder son image de penseur capable de sortir un « je vous l’avais dit » en ne fermant jamais aucune porte dans son discours…)


PS : Vive l’argent dans le foot. S’il n’y en avait pas autant, on n’aurait pas l’occasion de voir de tels effectifs se former. Le sport, c’est un jeu et intrinsèquement, il se doit d’être divertissant. Sans argent, on se retrouve avec des clubs « courage » comme Nancy ou Grenoble qui sont marrants cinq minutes, mais qui sont aussi sexy qu’une lèvre pubienne qui déborde d’un maillot de bain mal ajusté : Pas de plaisir pour les yeux d'un connaisseur.

PS bis : Vive la probable attaque de Manchester City (confirmée ou non dans les prochains jours) avec Santa Cruz, Robinho, et probablement Tevez et Eto’o. « L’arab money » vient de s’offrir la plus belle attaque d’Angleterre.

Dominique...