29 juin 2009

Plus qu'un an de conneries...

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A la fin de l'année prochaine, Shaq devrait prendre sa retraite. La NBA perdra alors son meilleur "entertainer". Ci-dessous, une de ses dernières singeries, dévoilée par le génial site DIME.



Dominique...

28 juin 2009

Analyse de la draft 2009: Les Clippers de Los Angeles

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Joueurs sélectionnés :

Blake Griffin (PF, sophomore), choisi en n°1 (profil au 1st pick, LA Clippers)


Do The Right Thing

---Après avoir utiliser les seules fois où ils ont eu un premier choix pour Danny Manning qui a fait une jolie carrière mais loin de celle du franchise player annoncé, et pour Michael Olowokandi qui…euh…a fait une carrière NBA étonnamment longue pour un joueur de son niveau (9 saisons du haut de ses 2,13 mètres sans jamais dépasser 43 % de réussite aux tirs), les Clippers ont décidé de ne pas prendre de risque en sélectionnant Blake Griffin, clairement le meilleur joueur de cette draft et celui qui est susceptible d’avoir le plus grand impact dans la ligue.

---J’ai déjà expliqué pourquoi malgré un secteur intérieur déjà blindée, le Taureau Ailé d’Oklahoma était un meilleur choix pour les Clippers que Ricky Rubio. Il est vrai qu’avec l’espagnol, l’autre franchise de L.A. avait une chance de résoudre une grande partie de ses problèmes (quoi de mieux qu’un fabuleux meneur-créateur-distributeur pour faire briller et jouer ensemble une escouade de talentueux scoreurs individualistes ?) mais il y avait peut-être encore plus de chances de voir l’Histoire se répéter une nouvelle fois et redonner consistance au souvenir encore amer de Michael Olowokandi (toutes proportions gardés bien sûr, Rubio étant un joueur déjà confirmé et il possède un vrai talent).

---Ce risque réel, presque palpable, explique pourquoi les Clippers n’ont pas suivi la jurisprudence « Jason Kidd » de 1994 qui veut que lorsqu'il y a un choix à faire entre un excellent playmaker et un excellent scoreur, sélectionner le playmaker est le choix le plus payant (Milwaukee alors titulaire du premier choix de draft avait fait l’impasse sur Kidd, lui préférant le prolifique Glenn Robinson. Ce dernier a enfilé les paniers tout au long de sa carrière mais il n’aura jamais été aussi précieux que Kidd).

---D’ailleurs, cet argument avait été le mien lorsqu’il était question pour Chicago de choisir entre Derrick « Robin Hood » Rose et Michael « Sentenza » Beasley lors de la draft 2008. Mon avis s’était porté sur le meneur de Memphis University plutôt que sur l’ailier fort aux stats épatantes, malgré la présence d’un très solide point guard dans les rangs chicagoan (Kirk Hinrich) et leur besoin criant d’une menace offensive intérieure (qu’aurait pu être Beasley).

---L’effet miroir qui existe entre les Bulls de la draft 2008 et les Clippers de la draft 2009 est saisissant : deux équipes bourrées de talent qui récupère le premier pick sans que cela soit prévu et qui font un choix contraire à leur besoin en dépit du fait qu’un excellent joueur qui y correspondrait était disponible. Cependant et contrairement à Chicago, la décision des Clipps n’a pas connu de vrai débat ou hésitations préalables. Tout simplement parce que dans le cas des Bulls, Rose et Beasley semblait être soumis à un risque d’échec à peu près équivalent (« Rose ne va rien faire en NBA, il ne sait pas shooter », « Beasley est trop petit pour être performant au poste 4 ») tandis que du côté 2009, la balance du risque penchait largement en faveur de Blake Griffin. D’ailleurs, il n’aurait pas été étonnant de voir le Ricky Rubio de 2009 être sélectionné devant Michael Beasley lors de la draft 2008. En toute logique, le critère du risque prime sur celui des besoins (a fortiori dans le cas des Clippers qui n’ont jamais compté la chance parmi leurs cheerleaders).

---Reste pour L.A. à désenclaver leur secteur intérieur. Lors de la mock draft, j’évoquais Zach Randolph comme le candidat à un départ le plus intéressant pour la franchise car au-delà de son passé tumultueux et de sa personnalité parfois difficile à gérer, il opère sur le créneau qui devrait être celui de Griffin l’an prochain. Toutefois, le transférer sera très difficile (gros et long contrat, risque d’être une plaie pour l’équipe) et c’est donc plutôt vers un autre intérieur qu’il faudra se tourner. Marcus Camby semble être le plus facile à transférer en raison des qualités du bonhomme, de son profil spécifique toujours très précieux et de la brièveté de son contrat (prend fin l’été prochain). C’est un peu dommage car il complète parfaitement le futur rookie. Le très solide pivot Chris Kaman est lui aussi convoité mais il serait peut-être plus pertinent de faire de Camby le candidat privilégié à un départ car contrairement à Kaman, il approche à grand pas de la fin de sa carrière, sans compter que la franchise possède en embuscade un jeune et prometteur joueur qui évolue dans le même registre (DeAndre Jordan)

---Blake Griffin aura dès maintenant un impact individuel d'excellente facture mais il faudra attendre qu’une alchimie puisse se créer au sein des Clippers avant d’imaginer poor L.A. renouer (ou plutôt nouer) avec le succès, et cela nécessitera peut-être un peu de temps et quelques mouvements dans le roster. L’ailier fort ne va pas résoudre ses problèmes, mais la franchise possède en lui un élément sur lequel elle pourra compter au cours des années à venir pour tenter de trouver la bonne voie. D’ailleurs, on peut déjà faire du super arrière Eric Gordon et peut-être même du jeune DeAndre Jordan (parfaitement profilé pour être aligné aux côtés du n°1 de la draft 2009) les futurs cadres de la franchise aux côtés de Blake Griffin (reste aux Clippers à ne pas tout faire foirer, ce qui revient peu ou proue à demander à la lune d’arrêter d’influencer les marées).

StillBallin

26 juin 2009

Worst pick of the day : MJ's death...

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Dans les années 80, MJ ne signifiait pas encore Michael Jordan, mais était plutôt la propriété du roi de la pop et du boogie. Il est mort cette nuit à LA des suites d'un arrêt cardiaque. Refusant de croire à ce qui pourrait être un complot contre lui dans l'affaire des accusations pour attouchements sexuels, il aura toujours ici le plus grand respect.



Dominique...

25 juin 2009

Unlimited NBA Mock Draft: N°8, New York Knicks

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With the 8th pick in the Unlimited NBA mock draft, the Knicks select…


Brandon Jennings from Roma in Italy


---Mike D’Antoni ne devrait pas laisser passer l’occasion de récupérer le genre de meneur qu’il désire tant et qu’il pourra façonner à sa convenance. Il est difficile de savoir sur lequel des ces jeunes prospects il jettera son dévolu et cela dépendra énormément de leur disponibilité. Mais cette pas si haute huitième position de draft n’est pas forcément un problème pour le coach moustachu car n’importe quel meneur un peu talentueux peut faire un malheur dans son système (n’est-ce pas Chris Duhon ?). Reste à savoir lequel s’y éclatera le plus et fera le mieux danser les Knicks.

---Mais d’abord, je dois dire un truc sur l’un de ces exceptionnels meneurs : je n’ai pas confiance en Tyreke Evans. L’ancien scoreur de Memphis University a un talent fou et impressionne tout le monde. D’ailleurs, j’adore son potentiel. Mais je n’en voudrais pas dans mon équipe tant qu’il ne l’aura concrétisé.

---Il est d’ors et déjà l’un des meilleurs de la ligue pour perforer les défenses et convertir en points ses incursions, et ça ne m’étonnerait pas de le voir dépasser les 15 points de moyenne dès son année rookie et ne jamais descendre en dessous de cette barre jusqu'à la clôture de sa carrière. Mais à l’heure actuelle, il n’apportera rien de bon à une équipe, sauf peut-être celles qui fondent leur jeu sur le un-contre-un. Sa propension à monopoliser la balle pendant de longues minutes, son manque d’entrain à faire jouer ses coéquipiers et son incapacité à être performant sans être le titulaire unique de la gonfle font que sa présence sur le terrain court-circuite l’ensemble du jeu de son équipe si il en est effectivement le seul dépositaire ou le rend complètement improductif s’il ne l’est pas.

---Néanmoins, il se peut qu’un jour, Tyreke Evans retrouve mon entière confiance. Il ne lui suffirait de pas grand-chose, seulement de progresser dans une direction précise. Et il a le droit d’en choisir une parmi plusieurs.

---Soit il développe une capacité à être productif sans tenir en permanence le ballon (donc s’il améliore grandement son shoot et son jeu sans ballon) afin de devenir un véritable combo guard scoreur susceptible de se fondre dans un collectif sans perdre en efficacité.

---Soit il développe ses qualités de playmaker et un véritable altruisme, pour devenir un point guard à la Tony Parker, capable de marquer des points sans trop de déchets et de faire jouer son équipe (ce qui l’inscrit mécaniquement dans un collectif)

---Soit il suit simultanément les deux options précitées et alors là, alléluia.

---Pour moi, ces perspectives d’évolution sont les seuls moyens qui lui permettraient de donner la pleine mesure de son talent sans pour autant enterrer le jeu de son équipe. Et le jour où il en sera là, Tyreke Evans pourra être vraiment (vraiment, vraiment) utile à sa formation. Je suis persuadé qu’il peut parcourir l’une de ces voies mais je ne prendrais pas le risque de le sélectionner et d’attendre de voir s’il en est effectivement capable. Que je sois dans la position de celle des Knicks ou pas.

---On a beaucoup parler de Stephen Curry dont le style de pistolero qui n’a jamais appris à se servir du cran de sûreté, ferait beaucoup de dégâts dans le système de D’Antoni (sans parler de son hypothétique association avec LeBron James qui serait absolument dévastatrice). Mais si c’est possible, j’aimerais plus de talent à cette position, ce qui est l’élément clef et moteur de la philosophie de D’Antoni. Plus le meneur est bon, plus l’équipe l’est.

---Ainsi, on pourra saliver sur Jrue Holiday et son potentiel Steve Nashien dans le playmaking qui s’en donnerait à cœur joie avec la ribambelle de shooteurs et le l’intérieur brutaliseur de cercle que D’Antoni installera à ses côtés.

---Jonny Flynn est aussi un super candidat qui n’attend plus rien d’autres que de recevoir les conseils du coach italo-américain pour enfin parvenir à maîtriser son jeu et celui de l’équipe. Avec sa capacité à scorer de n’importe où, son sens du jeu et son agressivité, il devrait faire un malheur dans le système du coach new yorkais et faire tomber le plâtre du plafond du Madison dès que son apprentissage aura porté ses fruits. Son leadership pourrait aussi sortir les Knicks des situations chaudes que la franchise n’est plus parvenue à triompher depuis un peu trop longtemps aux goûts des supporters de la Grosse Pomme.

---Brandon Jennings, lui pourrait être le parfait réceptacle de la philosophie de l’ancien glorieux coach de la Benetton de Trévise grâce à sa petite expérience européenne (Coach Mike a dû avoir l’impression de s’empaler dans une immense barbe-à-papa lorsqu’il a entendu l’ancien joueur de la Roma affirmer qu’il maîtrisait bien mieux le pick-and-roll –arme favorite de l’ancien Sun- depuis son passage en Italie). En effet, D’Antoni a forgé son système à cheval sur les deux continents. Qui de mieux que Jennings pour comprendre et reproduire les idées du New Yorkais ? De plus, l’ancien lycéen d’Oak Hill est peut-être le meneur qui possède le plus gros talent brut. D’Antoni pourrait le façonner à sa guise et exploiter chaque parcelle de son potentiel pour en faire le meneur dont rêve toute l’Amérique.

---Je pense que D’Antoni peut faire de n’importe quel point guard un joueur d’impact (Chris Duhon en est la preuve). Par conséquent, je m’attacherais à sélectionner celui qui est le plus talentueux et qui possède le plus grand potentiel. En l’absence de Ricky Rubio, déjà sélectionné, c’est Brandon Jennings qui répond le mieux à cette description, suivi de Jonny Flynn, qui a peut-être moins de potentiel que Jrue Holiday mais dans l'optique du système de D’Antoni, je préfère placer quelqu’un qui est furieusement capable de scorer, sans compter que son leadership et son agressivité pourrait sublimer la construction du coach à la moustache. Holiday vient après donc, et enfin Stephen Curry (plutôt bien comme dernière option).

---Pour ceux qui seraient étonnés de voir Curry si loin dans mon ordre de préférence, je rappelle que mon premier critère de choix est le potentiel. Se fonder sur un élément aussi aléatoire semblerait être une prise de risque inconsidérée pour n’importe quelle franchise mais je pense que cet élément est beaucoup moins aléatoire si le joueur en question est un meneur et qu’il est plongé dans le contexte Mike D’Antoni. Pour moi, il s’agit plus d’un investissement que d’un véritable pari.

---Dans le même sens, on aurait pu penser à Jordan Hill (voir 7th pick, Golden State) qui n’est pas sans rappeler Amare Stoudemire (de loin et avec un début de cataracte) lequel a semblé flotter dans un état de grâce tout le temps qu’il a passé sous les ordres du coach italo-américain. Cette option est effectivement très pertinente mais Hill n’a pas le talent de STAT et ne semble pas être énormément plus fort que le néo-Knick, Chris Wilcox, qui présente exactement le même profil. De plus, les ailiers forts très athlétiques et vifs ne sont pas légions mais ils ne sont pas des raretés absolues non plus.

---Néanmoins, la raison qui exclue immédiatement l’hypothèse Hill est que c’est véritablement le poste de meneur qui est la pierre angulaire de la philosophie du coach New Yorkais et qu’il est inimaginable de ne pas en sélectionner un alors qu’il y en a tant qui sont disponibles et talentueux, même à la huitième place.

StillBallin

Unlimited NBA Mock Draft: N°7, Golden State Warriors

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With the 7th pick in the Unlimited NBA mock draft, the Warriors select…


Jordan Hill from Arizona


---Dans un quotidien banal, une équipe comme celle de Golden State partirait en quête de l’un des excellents meneurs que la draft 2009 propose pour combler le seul poste qui fait défaut dans leur effectif. Oui mais voilà, les Warriors de Don Nelson sont manifestement la source d’inspiration de la série Desperate Housewives car leur franchise player, enfin celui qui est censé l’être, Monta Ellis, est semble-t-il convaincu du bien-fondé de l’idée d’être positionner en meneur, au point même de piquer une crise que seule l’assurance de la part du staff de ne pas piocher dans ce miraculeux buffet à point guards lors de la draft, a pu éteindre.

---Donc, deux choses : ou bien les Warriors accèdent à la requête polie de l’ancien lycéen et sélectionne un joueur des quatre autres postes, ou bien ils font un grand sourire à Ellis et cochent le nom d’un meneur qui pourrait enfin catalyser un minimum le jeu épileptique des californiens sur la fiche à donner à David Stern. On pourrait peut-être imaginer que cette mascarade ne soit en réalité qu’une mise en scène visant à brouiller les cartes dans le jeu de chaises musicales de ces point guards hautement convoités mais cela paraît quand même très improbable.

---Si les Warriors (il n’y a que moi que ça fait rire cette vanne ?) écarte effectivement l’idée de choisir un meneur, ils se rabattront sûrement sur le très énergique et athlétique power Jordan Hill (2,08 m, bientôt 22 ans). Ce dernier viendrait prendre la place du jeune et talentueux mais semble-t-il mal aimé Brandan Wright (8,3 pts à 52,8 % et 4 rbs en seulement 17,6 minutes). L’explosif intérieur d’Arizona est un peu brut de décoffrage (c'est-à-dire qu’il ne pense qu’en ligne droite), encore largement perfectible techniquement mais il est passé du statut d’athlète de fond de rotation à celui de joueur clef en trois ans d’université (18,3 pts à 53,7 %, 11,0 rbs), ce qui est assez impressionnant et laisse penser qu’il du genre à poursuivre sa progression.

---Ses qualités athlétiques, sa surprenante vitesse et sa finition pas dégueulasse en font un joueur capable de faire la différence lorsqu’il est face au panier tandis que son énergie et son talent aux rebonds finissent de le rendre intéressant. Sa marge de progression est encore importante et il a déjà commencé à montrer des signes encourageants avec son jump-shoot. Toutefois, difficile de voir en lui plus qu’un solide titulaire à l’avenir. Son physique et son énergie devrait être utile à cette équipe très portée vers l’extérieur qu’est Golden State mais ce n’est pas lui qui résoudra les problèmes, collectifs notamment, de la franchise. Mais qui le peut ?

---Je viens de voir Monta Ellis partir de la salle des Warriors et de ses bureaux au guidon de son scooter, on va en profiter pour jetez rapidement un coup d’œil sur les meneurs. Remarque, il est peut-être idiot de réfléchir en fonction des besoins de la franchise car celle-ci ne semble pas vraiment en tenir compte (Corey Maggette, franchement ?) mais je pense qu’il faut à cette équipe un véritable playmaker et c’est encore mieux si il a un peu d’autorité.

---Stephen Curry ne colle que moyennement à ces critères mais son style aussi détonnant que performant, se fond parfaitement dans la philosophie de la franchise, au point peut-être de renforcer suffisamment la puissance de feu offensive californienne pour lui permettre de marquer systématiquement plus de points que son adversaire. Et puis, ses timides mais bien présentes compétences de meneur pourraient peut-être débroussailler un peu le jeu chaotique que Stephen Jackson et sa meute ont déployé tout au long de l’année. Mais est-ce vraiment une solution viable ?

---Ty Lawson répond parfaitement aux critères énoncés un peu avant mais il serait dommage de passer à côté de joueurs plus talentueux que lui. Si Jonny Flynn est encore présent, il peut être une option intéressante car il n’est pas sans rappeler Baron Davis dans le style (trouver un autre Baron est peut-être la seule chose susceptible de fonctionner dans cette équipe qui défie les lois de la logique. Ça s’appelle un peu soigner le mal par le mal mais ça fait longtemps que j’ai arrêté d’essayer de raisonner droit quand je parle de cette équipe). De plus, ses qualités de leader et sa passion permettraient peut-être d’impulser un élan aux très émotifs guerriers et de projeter celui-ci dans un sens unique et positif. Manquerait plus qu’il maintienne sa progression dans le playmaking -si une telle chose est possible dans la baie de San Francisco- pour qu’on puisse discrètement imaginer un début d’avenir radieux pour la franchise. Mais bon, peu de chance qu’il soit disponible (heureusement pour lui peut-être).

---Au cours de sa saison européenne, Brandon Jennings s’est peut-être lancé dans la voie qu’à pris Chauncey Billups et qui lui a permis de devenir le taulier qu’on connaît (les plus jeunes ne savent peut-être pas que le n°3 de draft 1997 était un point guard quasi exclusivement scoreur qui s’est fait transférer au milieu de sa saison rookie) et si il y persévère, il ne serait pas difficile de l’imaginer un jour tenir l’équipe des Warriors comme Billups a fait marcher au pas celle des Nuggets (Denver était en concurrence avec Golden State pour le titre de la franchise la plus dingue de l’année en 2007/2008. Mais il faut admettre qu’entre temps Allen Iverson a quitté la ville).

---Ce choix est quand même risqué car Jennings partage un peu cette attitude hors de contrôle qui semble animer la franchise californienne et il n’est peut-être pas aussi avancé dans sa formation à l’européenne qu’il le devrait. Résultat, revêtir le maillot zébré de l’éclair guerrier pourrait le pervertir plus qu’autre chose.

---Par contre, Jrue Holiday semble être susceptible de devenir la corde qui attache ensemble les canons de fusils pour qu’ils tirent tous dans le même sens. Par vraiment demandeur de tickets shoots car il ne saurait pas trop quoi en faire, Holiday est un playmaker très créatif qui aime jouer sur un tempo rapide (les Warriors ne connaissent pas d’autres cadences) et qui affirme avoir la trempe d’un général des parquets (il est difficile de lui donner tort ou raison sur ce point, car le senior Darren Collison était le détenteur de cette responsabilité à UCLA). En se positionnant à la base du jeu des Warriors et en le faisant terminer dans les mains des shooteurs fous, non pas sans avoir préalablement pris bien soin de créer les conditions adéquates à ces tirs, Holiday pourra peut-être faire de cet ensemble de cas spéciaux quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une équipe. Un peu comme l’assaisonnement qui donne toute sa saveur à un plat composé d’ingrédients peu appétissants.

---Connaissant le potentiel de cette formation et n’ayant pas peur des problèmes que ma décision pourrait engendrer, c’est vers les meneurs que je me tourn…Ah, j’entends la voix de Monta Ellis dans les couloirs.



Je sélectionne Jordan Hill.

StillBallin

Unlimited NBA Mock Draft: N°5 and 6, Minnesota Timberwolves

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With the 5th and the 6th pick in the Unlimited NBA mock draft, the Timberwolves select…


James Harden from Arizona State and Jrue Holiday from UCLA


---On le savait depuis un moment déjà. Washington n’était pas très attaché à son cinquième pick et il y avait une grosse opportunité à saisir pour une bonne partie de la ligue. C’est Minnesota qui a emporté le morceau et si la franchise à lâcher beaucoup pour l’avoir (Randy Foye sort d’une grosse saison, Mike Miller d’une moyenne mais il reste un joueur référencé), qu’elle prend un risque conséquent en échangeant deux joueurs confirmés contre un cinquième choix dans une draft très incertaine (on ne sait pas vraiment ce que vont donner 80 % des joueurs qui s’y présentent), elle a peut-être fait un pas vers le glorieux avenir qui erre dans ses rêves depuis que Kevin Garnett est parti.

---Peut-être plus que d’avoir deux choix dans le top 6, ce qui est fameux c’est que ce sont deux choix consécutifs. En effet, ce n’est pas un jeune joueur prometteur que les Wolves vont sélectionner, puis un autre mais bien une paire de joueurs. Au moment d’utiliser son premier pick, la franchise saura déjà qui sera disponible pour son pick suivant. Cela permet de prendre un joueur en fonction de l’autre et parallèlement de choisir les deux en fonctions de l’équipe. Imaginez-vous dans le front office du Minnesota et regardez-vous face à l’ensemble des candidats de la draft moins les quatre qui sont déjà étiquetés, et pouvoir en prendre deux d’un coup. Je pense que vous pouvez déjà distinguer l’éventail de possibilités et de potentialités qui s’étaleraient alors sous vos yeux

---Minnesota aura donc la chance de bâtir une partie de leur cinq majeur avec deux joueurs prometteurs et surtout réfléchir à des plans précis en terme de complémentarité sans avoir à croiser les doigts quand à la disponibilité des talents visées. Les Timberwolves ont outrageusement besoin d’un meneur et, draft exceptionnelle en matière de point guards oblige, l’un des deux picks sera dédié à ce poste. Mais avant, je veux James Harden.

---Si vous avez lu l’article sur le second pick, propriété des Grizzlies de Memphis, vous savez que le natif de Californie est le genre de joueur susceptible d’apporter une grande aide à n’importe quelle équipe tant du point de vue individuel que collectif. Et comme Randy Foye n’est plus là pour occuper le poste 2, la voie est ouverte et fraîchement pavée pour celui qui évoque quelques similarités avec Paul Pierce.

---Harden est le meilleur joueur restant (en principe), le plus abouti et le plus à même d’avoir un impact immédiat dans la ligue avec Blake Griffin (et cela pour de nombreuses années, il n’a que 20 ans) mais il semble aussi être le pied de Cendrillon dans la chaussure de verre frappée des couleurs bleues et blanches de la franchise du Minnesota.

---En effet, l’ancien Sun Devil d’Arizona State est un scoreur extérieur qui rééquilibrera l’attaque wolve actuellement centré sur l’intérieur aux mains d’or et de velours, Al Jefferson. Mais plus particulièrement, c’est sa façon de scorer qui s’imbrique parfaitement dans les plans de la franchise. Tout d’abord, Harden est un excellent shooteur. Même s’il n’est efficace que lorsqu’il est ouvert, cela ne l’empêchera pas de forcer la défense adverse à éviter de s’agglutiner sous le cercle pour stopper Jefferson, sous peine d’être sanctionner par un coup de feu longue distance. La franchise adverse sera d’autant plus réticente à adopter une telle stratégie défensive si l’intérieur Kevin Love et ses excellentes qualités de passeur sont présents sur le terrain.
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---Ensuite, Harden est aussi très fort pour aller au panier (ce qui diversifie considérablement les possibilités d’attaque de Minny) mais peut-être plus pernicieux, il est très performant pour marquer à deux-trois mètres de l’arceau orange grâce à un assortiment de floaters, finger rolls et autre mouvements techniques. Cela ni paraît peut-être pas mais c’est une arme létale et particulièrement propice.


---En effet, Harden peut ainsi prendre des shoots à fort pourcentage (proche du panier) sans que les gros shorts que son Jefferson ou Love n’aient à lui laisser de la place dans la raquette. Mieux encore, avec ce genre de tirs, l’arrière peut faire monter les défenses sur lui-même légèrement, et ainsi démarquer les intérieurs que son altruisme se chargera de servir (combinaison dont a largement profité l’intérieur besogneux d’Arizona State, Jeff Pendergraph : 14,5 pts à 66 %). Ah, et puis comme tant Love que Jefferson peuvent s’écarter avec une certaine fiabilité, Harden pourrait aussi profiter de ces espaces ainsi créés dans la peinture pour faire valoir son talent de finisseur, sans trop être déranger par les golgoths qui ont dû suivre les deux jeunes intérieurs de peur de d’encaisser un shoot.

---De plus, son style de jeu, flegmatique et intelligent, correspond parfaitement à celui d’une équipe dont le socle se compose de deux intérieurs plus à l’aise au sol et sur demi-terrain que dans un flot continu de courses et d’envolées. Harden est accoutumé au jeu posé et précis que requiert la présence de ce type d’intérieurs puisque c’était celui que son équipe pratiquait en NCAA. Avec son habitude de ne jamais forcer ses actions, sa maîtrise du jeu, sa ruse et le talent offensif du secteur intérieur bien alimenté par l’altruisme du Sun Devil, il ne serait pas étonnant de voir Minnesota développer l’une des attaques les plus précises et efficaces de la ligue.

Unlimited NBA (Parallel) Mock Draft

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Loin d'être aussi explicatif et pertinent que Stillballin alias Dr Draft, je marque néanmoins mon retour aux affaires par ma traditionnelle vision de la draft de la nuit prochaine.

1 - LA CLIPPERS - Blake Griffin (PF)

Le meilleur joueur annoncé de la draft. No comment sur ce pick, Still vous a présenté le bonhomme. Futur abonné des highlights et top 10 pour la décennie à venir.

2 - MEM GRIZZLIES - Hasheem Thabeet (C)

Avec Gay et Mayo, la marque est assurée, d'autant que Conley pourrait continuer sur sa bonne dynamique d'après All Star Game, auquel cas l'équipe aurait simplement besoin de défenseurs et de joueurs besogneux pour épauler Gasol bis dans la raquette. Thabeet répond à ces critères, même s'il pourrait lui falloir 5 ans pour mettre 4 paniers par match.

3 - OKL THUNDER - Ricky Rubio (PG)

Ricky ou la belle vie est le joueur le plus prometteur à ce stade, mais fait doublon avec un Westbrook dynamiteur. Les deux meneurs n'ont pas du tout la même conception de la gestion d'une équipe et Rubio est clairement en avance sur son homologue US sur ce point, mais un meneur n'est pas le besoin le plus urgent du Thunder, qui doit solidifier les postes 2 et 5. Ce pick apparaît donc comme une future monnaie d'échange, car la moitié de la ligue aimerait avoir le jeune meneur trop chevelu.

Prédiction madame soleil -> Trade vs David Lee (New York Knicks)

La surprise du chef : NY récupère le joueur tant convoité en échange de Lee, qui viendrait aider la raquette nullisime des Thunder. Cette rumeur gonfle de plus en plus, et il se pourrait bien que les dirigeants du Thunder se laissent enfler. Lee, c'est marrant, mais ça ne vaut pas du tout un top 3 de la draft...

4 - SAC KINGS - Jonny Flynn (PG)

Les Kings ont presque toutes les pièces pour être une bonne équipe : jeunes intérieurs prometteurs, scoreurs et bons role players à l'extérieur, il ne leur manque plus qu'un bon meneur. Ils devraient le trouver avec Flynn.

5 - MIN TIMBERWOLVES - James Harden (SG)

Le meilleur joueur possible à ce stade, probable nouveau Brandon Roy. Avec Love & Jefferson, futur pilier de l'équipe. Il pourrait même partir en troisième position si les Thunder ne veulent pas aller au conflit Westbrook/Rubio...

6 - MIN TIMBERWOLVES - Jordan Hill (PF)

Hill, échangé contre de l'argent et Stephen Curry, le pick suivant. Curry est un meneur shooteur, ce qui ne devrait pas gêner les gros rebondeurs que sont Jefferson et Love. McHale, après avoir passé autant de temps à former les deux derniers cités, pourrait souffler et ne pas avoir à former Hill, prometteur mais encore brut.

7 - GS WARRIORS - Stephen Curry (PG)

Tous les ans, les Warriors tombent amoureux d'un intérieur polyvalent, de préférence assez léger pour bien se faire défoncer dans la raquette. Cette année, il paraît qu'ils vont tout tenter pour avoir Hill, qui sera le successeur des Wright & Randolph comme probable futur All Of Famer ... s'il jouait...

8 - NY KNICKS - Gerald Henderson (SG) ou Tyreke Evans (PG/SG)

Menu Maxi Best Of - Si l'opération Rubio contre David Lee est validée, on constatera qu'après le viol des Lakers sur les Grizz lors de l'affaire Gasol (coup qui a déjà rapporté une finale et un titre), un espagnol sera au centre d'un beau coït rectal avec des Thunder à peine mieux lotis qu'ils ne le sont actuellement.

Pour NY, c'est le bonheur totale, supplément sauce potatoes à volonté. Steve Nash 2.0 arriverait en ville, il suffirait simplement de l'entourer de joueurs athlétiques capables de prendre et accessoirement mettre les shoots qu'il ne sait pas encore rentrer. Henderson a ce profil.

Pas de menu, juste 4 hamburgers plizzz (en bref, le menu du roumain)... Si le complot pour attirer Rubio n'est pas faisable, il faudra alors trouver un vrai meneur, parce que Duhon n'a pas le droit d'être le meneur titulaire d'une franchise comme les Knicks. Le coach voudrait Rubio, Curry ou changer d'optique avec Hill, qu'il imagine en Amaré bis. Cependant, il pourrait se rabattre sur Tyreke Evans, combo guard perso qui devra apprendre à partager la balle avec Chandler et Gallinari, pour former un trio capable d'allécher Lebron James en 2010.


Je stoppe ma mock draft là, car le choix des Knicks changera de manière significative la loterie.

Dominique...

Unlimited NBA Mock Draft: N°4, Sacramento Kings

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With the 4th pick in the Unlimited NBA mock draft, the Kings select…


Jonny Flynn from Syracuse


---Voilà un choix audacieux et assez intéressant mais que j’énonce avec un enthousiasme plutôt modéré car il me laisse l’impression d’utiliser un pick un peu trop élevé pour un tel joueur. Pour comprendre pourquoi j’en arrive là, je vous propose de remonter le fil de mes réflexions.

---Sacramento entame une complète reconstruction à partir de la shooting machine Kevin Martin, du pivot aux mains d’argents Spencer Hawes et du surprenant ailier fort Jason Thompson. Cette draft 2009 et son immense réservoir de meneurs de qualité vient à point nommé pour poursuivre cette reconstruction en renforçant un poste crucial qui montrait quelques ratés cette année.

---Ricky Rubio est en tête de la liste des choix à la seule force de son talent de playmaker et il sera peut-être encore disponible lors du quatrième choix mais dans The Unlimited NBA Mock Draft (les majuscules, c’est pour se la jouer), l’espagnol a déjà quitté la Green Room.

---Mis à part Rubio, il est assez difficile de départager les meneurs entre Jonny Flynn, Tyreke Evans, Stephen Curry, Jrue Holiday, Brandon Jennings ou encore Ty Lawson, et surtout de savoir lequel d’entre eux deviendra le meilleur pro. Pour cette équipe de Sacramento, je vois plutôt un vrai meneur (au revoir Tyreke Evans), capable de constituer une importante menace au scoring, notamment en pénétration pour équilibrer l'attaque avec le shooteur Martin et les intérieurs pas forcément plantés dans la raquette que sont Hawes Thompson (ciao Jrue Holiday et Stephen Curry) et dont l’envergure est celle des tous meilleurs (bye bye Ty Lawson).

---Ironiquement, James Harden (voir 2nd pick, Memphis) arbore toutes ces qualités et il est certainement meilleur que chacun des joueurs cités ci-dessus. Mais c’est un arrière shooteur et les Kings ont déjà le prolifique scoreur, Kevin Martin à ce poste. Ne pourrait-on pas associer ces deux joueurs, m’entend-je avec la voix fluette et peu assurée de ceux qui savent que la réponse sera négative. James Harden comme Kevin Martin ne sont pas suffisamment rapides ou bons manieur de ballon pour jouer face à des meneurs et pas suffisamment grands, costauds ou athlétiques pour être aligner à l’aile. Retour sur les candidats point guards.

---Je convoite un vrai meneur playmaker car Sacto a incroyablement besoin de quelqu’un pour impulser le jeu et servir efficacement les intérieurs Hawes et Thompson, ainsi que les shooteurs Martin, Francisco Garcia, Donte Greene et Andrès Nocioni. Je pense qu’un joueur comme Tyreke Evans apporterait des points avec une grande régularité mais le collectif King resterait au point mort, entraînant certainement dans son inertie les deux prometteurs intérieurs.

---Je recherche aussi un meneur capable de scorer car je pense que la franchise a besoin d’une menace offensive supplémentaire à côté de Kevin Martin qui est à l’heure actuelle, le seul King capable de planter régulièrement (quand il n’est pas blessé). De plus, les meneurs capables de scorer le font généralement par leurs propres moyens et ce dynamisme offensif ne ferait pas de mal dans cette équipe un brin passive, et la rendrait beaucoup plus difficile à appréhender lorsqu’elle attaque.

---Ensuite, je vise un joueur de grande envergure car mis à part Kevin Martin (et encore), personne à Sacramento ne semble être calibré pour porter efficacement son équipe et endosser les responsabilités décisives. Je pense que pour pouvoir espérer tutoyer les plus hautes sphères, Sac-Town a besoin d’une grande injection de talent et la draft à suffisamment de seringues surdimensionnées dans son premier tableau pour que la franchise puisse en profiter.

---Ainsi, on se retrouve avec Jonny Flynn et Brandon Jennings. Tous les deux sont des athlètes explosifs, des furieux tricoteurs (ndlr : manieurs de ballons) et des attaquants endiablés. Ils n’excellent pas encore dans le playmaking mais sont sur la bonne voie même si tous les deux affichent un goût pour les actions spectaculaires un peu trop prononcé pour être efficace. L’un a deux ans d’université dans les jambes, l’autre une saison intense en Europe.

---Essayez de faire un choix avec ça. Il nous faut aller plus loin. Jonny Flynn a fait preuve cette année d’une énergie et d’une agressivité affolantes mais il a aussi et surtout démontrer des qualités de leader impressionnantes. Par contre, son implication en défense n’a pas été à la hauteur de son charisme (est-ce parce qu’il usait trop d’énergie en attaque et à porter son équipe ou est-ce seulement une caractéristique intrinsèque ?) tandis que son physique de boxeur poids plume (1,83 m, 78 kg) laisse craindre quelques difficultés à venir (pour aller au cercle, défendre,…).

---Brandon Jennings n’est pas beaucoup mieux loti physiquement (1,85 m, 77kg) mais il attire moins d’inquiétudes de ce côté-là. Il n’est peut-être pas au niveau de Flynn en terme de leadership mais je gage que sa rugueuse année européenne a fait de lui un meilleur défenseur et un joueur plus consciencieux et plus « propre » (sélection de tirs, science du jeu, dévouement à l’équipe). Seulement, cela n’est que supposition et si moi j’en suis quasiment convaincu, cela ne semble pas être le cas des dirigeants NBA. Et cela peut se comprendre, Jennings n’a eu qu’un rôle secondaire avec la Roma et il n’a pas eu l’occasion de montrer ce genre de qualités lors des work outs puisqu’il est impossible depuis cette année d’organiser des sessions de cinq contre cinq. Dans ces conditions, comment voir si ces qualités très intéressantes mais absolument invisibles dans un contexte différent de celui d’un match, sont effectivement présentes chez Jennings ?

24 juin 2009

Unlimited NBA Mock Draft: N°3, Oklahoma City Thunder

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With the 3rd pick in the Unlimited NBA mock draft, the Thunder select…


Hasheem Thabeet from Connecticut


---Conformément à son projet de construction minutieuse d’une équipe taillée pour le titre, Sam Presti (GM du Thunder) va s’intéresser à des spécialistes dont le profil viendrait parfaitement s’ajuster aux composants clefs de la franchise et il choisira celui qui est le meilleur dans sa spécialité. La draft 2009 a été bonne avec lui, deux joueurs considérés comme les meilleurs dans leur domaine de prédilection qu’on ait pu voir ces dernières années et dont la spécificité précise qu’arbore chacun d’eux correspond exactement aux éléments que la franchise recherchait, y seront présents. Mieux encore, au moins l’un d’entre eux sera forcément disponible lorsque sonnera leur tour de se servir.

---Ces deux joueurs sont Ricky Rubio, considéré comme le playmaker le plus impressionnant depuis longtemps et Hasheem Thabeet, vu comme le joueur qui possède le plus grand impact défensif sur l’ensemble d’un match qu’il nous ait été donné de voir depuis qu’un jeune Zaïrois de 25 ans fut drafté, dix-huit ans plus tôt.

---Dans ma mock draft, le choix est assez rapidement fait car Ricky Rubio a déjà revêtu le maillot bleu (?) de Memphis. Toutefois, mon influence n’est pas (encore) assez grande sur le monde du basket et rien ne dit que la franchise à l’ours gentillet suivra mes recommandations. Donc il se pourrait très bien que Sam Presti ait à trancher entre ces deux phénomènes.

---Tous les deux apporteraient leur haute compétence dans une case de l’effectif que le GM made in San Antonio n’a pas encore rempli, faute de joueur suffisamment fort dans le domaine visé. Avec Ricky « The Crow » Rubio, OKC aurait enfin le chef d’orchestre suffisamment talentueux pour assembler les fabuleux talents des jeunes Thunders et particulièrement celui de Kevin Durant, dans une symphonie synonyme de triomphe.

---Cette saison avec le talentueux mais limité à la mène Russell Westbrook comme contremaître, les talents individuels étaient visibles mais ils étaient surtout individuels. Il manquait le tisserand qui relie chaque étoffe précieuse pour en faire une tapisserie dont la valeur surpasse celle des éléments qui la composent. Ce joueur capable d’inscrire l’ensemble forces individuelles de l’effectif dans un jeu cohérent pour les catalyser vers l’objectif de succès semble dessiner les traits ténébreux du jeune meneur espagnol. Quoi de mieux qu’un meneur électrique qui sent le jeu comme Stan Van Gundy a senti venir la défaite face aux Lakers et dont les yeux sont logés au-dessus du terrain, pour exploiter au maximum les exceptionnelles qualités de scoreur de Kevin Durant ? Le tandem semble injouable pour peu que j’arrive à en concevoir la portée dans mon imagination. Mais il faudrait aussi compter sur l’influence qu’il pourrait avoir sur l’extraordinaire athlète qu’est Russell Westbrook et sur le combo forward Jeff Green, devenu une réelle menace offensive.

---Westbrook d’ailleurs devra être décalé en arrière shooteur, poste qui était le sien à UCLA. Cela ne pose pas tant de problème que ça car Green et surtout Durant sont suffisamment bons shooteurs pour que le cinq majeur puisse se permettre de se passer d’un arrière shooteur vraiment shooteur. Au contraire, une menace de pénétration venant de ce poste est assez déstabilisant car contrairement à un meneur qui souvent dribble longtemps avant d’entreprendre un drive, l’arrière le fait de manière bien plus directe. Et puis Westbrook était déjà capable de déposer des meneurs avec son attirail d’accélérations et d’athlétisme alors face à un poste 2… Le n°4 de draft 2008 pourrait aussi déclencher ses attaques du cercle en sortant de nulle part après un écran ou suite à une excellente passe du meneur (Rubio, donc) laquelle aurait déjà grandement facilité sa tâche en ayant créée sur son passage des ouvertures dans la défense. Le potentiel de Westbrook en arrière est certainement aussi dense que celui qu’il porte en tant que meneur.

23 juin 2009

Unlimited NBA Mock Draft: N°2, Memphis Grizzlies

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With the 2nd pick in the Unlimited NBA mock draft, the Clippers select…


Ricky Rubio from Badalona in Spain


---L’espagnol au visage de corbeau sort tout ecchymosé et sanglant de la longue et rude bataille qu’il a livré contre Hasheem Thabeet et James Harden dans les tréfonds de mon esprit. Mais avant de vous confier les détails de ce combat épique, il est de rigueur de s’attarder quelques instants sur les adversaires vaincus du valeureux meneur.

---Hasheem Thabeet (Connecticut, 22 ans) vaut d’abord et principalement par sa taille vertigineuse (2,20 m) et sa mobilité qui ne semble pas avoir conscience de ces centimètres. Ces caractéristiques physiques lui ont permis de constituer l’arme défensive la plus performante de NCAA avec notamment une forte propension à envoyer balader toutes les balles qui s’approchent du cercle (4,2 contres) et à nettoyer le périmètre (10,8 rbs). Ses longs segments lui permettent de couvrir un large espace aérien et font instantanément de lui une puissante force de dissuasion. En effet, le Tanzanien ne peut pas renvoyer toutes les balles qui pénètrent sa zone d’intervention mais il modifie quasi systématiquement les trajectoires des tirs trop téméraires Cette dissuasion ne s’exprime qu’à travers cette faculté à perturber les shoots de proximité mais elle est suffisante pour imprimer une influence non négligeable sur un match, précisément en faisant chuter le pourcentage des shoots à courte distance de l’équipe adverse.

---Les limites de Thabeet sont évidentes lorsque son gabarit assez fluet rencontre des adversaires plus physiques que lui, comme on a pu le voir face à DeJuan Blair (
voir 15th pick, Detroit). Thabeet encaisse difficilement les contacts et il se fait facilement bousculer. En cela, il peut perdre une grande partie de son influence sur le jeu si l’équipe adverse tire profit de cette faiblesse et l’empêche de prendre les postions dans lesquelles il peut intervenir (tant en défense qu’en attaque), c’est-à-dire en l’écartant au maximum du périmètre entourant le cercle. Le pivot de Connecticut n’a pas la force physique d’aller à l’encontre des efforts qui sont fait pour l’éloigner et par conséquent, il perd une grande partie de son potentiel de dissuasion (ce fut par exemple le cas face à Michigan State lors du Final Four).

---Dans le même sens, ses fondamentaux défensifs sont loin d’être aboutis ma
is il ne faut pas oublier qu’il n’a que peu d’années de basket dans les chaussures. Ainsi, il conserve encore une sérieuse marge de progression dans le domaine défensif. La très solide éthique de travail dont il a fait preuve et ses améliorations tout au long de ses trois années passées à UConn laissent croire qu’il pourrait effectivement poursuivre la conquête de son potentiel. Cela laisse rêveur, le grand pivot impose déjà un impact conséquent sur l’attaque adverse en s’appuyant principalement sur sa longueur alors imaginez l’ampleur de cet impact défensif si il parvient à prendre du muscle et à maîtriser l’ensemble des ficelles du métier.

---Cette capacité à progresser lentement mais sûrement est observable sur le plan offensif. Encore très limité techniquement, il fait bien plus de chose qu’avant lorsqu’il s’agit de marquer (13,6 pts à 64 %). Toutefois, le rendement de Thabeet s’appuie en très grande partie sur sa taille et on peut se demander si il pourra tirer autant profit de ses centimètres en NBA qu’en NCAA. A priori non, puisque l’avantage de taille sera jamais aussi prononcé, sans compter que les intérieurs physiques sont légions de ce côté-ci du basket américain. Enfin, le Huskie de Connecticut ne brille pas par son activité et son intensité. Il n’est pas rare de le voir être passif sur le terrain, notamment lorsque son équipe attaque, et oublier de chercher des postions exploitables.


---Le constat brut n’est pas forcément reluisant mais son potentiel mérite d’être tenu à l’œil. Le Tanzanien possède une charpente assez solide qui laisse supposer qu’il pourrait acquérir quelques kilos et la force physique qui va avec. Cela fait, il serait délester de la principale faiblesse susceptible de l’empêcher de devenir un véritable intimidateur défensif en NBA. Et ça, c’est le genre de chose qui peut outrageusement faire la différence dans n’importe quelle confrontation.


---Seulement, autant vous le dire tout de suite, le Tanzanien est le premier à être sorti perdant de la lutte qui le mettait aux prises avec Ricky Rubio et James Harden dans le flot de mes réflexions. Comme le disait un journaliste sur le site Dimemag, Thabeet est littéralement à 50/50 entre être le nouveau Dikembe Mutombo et être le nouveau Saer Sene. Donc, il atteindra vraisemblablement le niveau de Samuel Dalembert. Il serait dommage pour Memphis de sélectionner un tel joueur à risque avec un second choix alors que pour eux la question du pivot n’est pas extrêmement urgente depuis la réussite de Marc Gasol et la présence à ses côté du décevant mais toujours prometteur ailier fort, Darrell Arthur. Et puis je pense que Ricky Rubio présente un potentiel au moins équivalent au sien et plus de chance de le réaliser.

---Enfin, j’estime que Thabeet est un peu trop un projet à moyen/long terme, ce qui me dérange dans le contexte morose qui est celui des Grizzlies depuis plusieurs années. L’excellente saison d’OJ Mayo a donné un nouvel entrain à la franchise et il ne faudrait pas que le souffle s’éteigne si vite avec le recrutement d’un joueur dont l’abattage pourrait n’être visible qu’après un certain temps. La mise à l’écart du Tanzanien se fait sur des détails et le feeling mais c’est forcément le cas quand il s’agit d’un 2nd pick.

22 juin 2009

Unlimited NBA Mock Draft: N°1, Los Angeles Clippers


With the first pick in the Unlimited NBA mock draft, the Clippers select...


Blake Griffin from Oklahoma University.


---La sélection de Griffin en n°1 ne fait aucun doute. Mais pourquoi ce choix est-il si évident ? Tout simplement parce que le power forward est le seul candidat dont on est sûr qu’il aura un véritable impact de taille en NBA. Ses stats sont sa meilleure carte de visite (22,7 pts à 65,4 % et 14,4 rbs pour sa saison sophomore) mais le voir jouer est encore plus impressionnant. Griffin présente un cocktail physique aussi détonnant qu’irréel en combinant taille (2,08 m), puissance brute, qualités athlétiques et fluidité, à quoi viennent se greffer des qualités de finisseur autour du panier absolument hors normes. Le taureau ailé est aussi apprécié par son attitude de compétiteur (qui se traduit par une féroce mais positive agressivité pour ses adversaires) et sa capacité exceptionnelles à prendre des rebonds. Et puis pas grand-chose à signaler côté personnalité puisqu’il est considéré comme un bon coéquipier.

---Sa cuirasse connaît quelque défaut cependant. Certains vous parleront d’abord de son shoot qu’il a amélioré mais pas encore suffisamment pour le rentrer dans son répertoire, de ses pertes de balles (3,3 en moyenne) et de sa faiblesse aux lancers francs (59 % de réussite), d’autant plus problématique qu’il passe pas mal de temps sur la ligne de réparation (9,3 tentés par matchs). Mais le plus frustrant c’est le mimétisme qu’il affiche en défense avec un plot. Pourtant, il a tous les outils physiques à sa disposition pour être un défenseur d’excellente facture mais il manque de science en la matière et tout simplement d’engagement. Il apparaît cependant que ce manque d’intensité défensive (qui contraste fortement avec l’énergie qu’il prodigue en attaque) serait causé par la crainte de faire des fautes. Il faudra à n’en pas douter surveiller ça de près en NBA, tant du point de vue de la qualité de sa défense que de sa propension à faire des fautes.

---Cette description devrait vous faire toucher du doigt la raison qui pousse chaque composant de la planète basket à affirmer que Griffin aura un impact aussi massif qu’immédiat dans la grande ligue sans qu’aucun murmure ne vienne les contredire. Cela prend d’autant plus d’importance que personne parmi les prospects inscrits à la draft ne peut se prévaloir de quelque chose d’équivalent.

---Si la sélection de Griffin ne souffre d’aucune objection en elle-même, il n’en est pas de même pour son intégration dans l’effectif de poor L.A. En effet, le secteur intérieur des Clippers est littéralement bondé avec les pivots Chris Kaman, Marcus Camby et celui qui est appelé à leur succéder, DeAndre Jordan, le prolifique ailier fort Zach Randolph (20,9 pts, 9,4 rbs) et le combo forward Al Thornton (16,8 pts). Mis à part Jordan, tous sont des titulaires difficilement rétrogradables.

---Cette excès de muscles dans la raquette est la raison qui fonde le fugace mais sérieux intérêt pour la sélection de Ricky Rubio. Même si il y a des incertitudes sur son devenir immédiat en NBA, l’espagnol s’affirme comme le choix le plus pertinent lorsque l’on considère le talent du joueur et l’adéquation de son profil avec le reste de l’effectif. Un meneur très créatif, efficace dans la distribution et peu intéressé par le scoring semble constituer le parfait moteur pour faire tourner à plein régime la bande de scoreurs un brin individualistes qui compose le vestiaire de l’autre équipe de Los Angeles.

---On pourrait penser que la présence de l’extravagant point guard hollywoodien, Baron Davis, poserait le genre de problème aperçu dans l’hypothèse Griffin, mais l’expérience Baron a fait long feu et on entend autant son nom dans les bruits de transferts que dans les marmonnements grognons de son coach, Mike Dunleavy. Là où Davis était une partie du problème, Rubio sera peut-être la solution.

---La voie espagnole semble idéale mais le « peut-être » de la phrase précédente est un peu trop épais pour qu’il puisse prendre la place de Blake Griffin sur le trône de la draft. Tout d’abord, parce que certains doutes demeurent sur ce que pourra effectivement produire Rubio en NBA, du moins immédiatement ce qui est souvent crucial pour un n°1 de draft comme on a pu le voir avec Andrea Bargnani.

---Mais c’est un autre obstacle bien plus problématique qui pourrait se dresser en travers de la lune de miel de Ricky à L.A. En effet, pouvez-vous imaginer un jeune homme à peine sortie de l’adolescence qui ne parle qu’imparfaitement anglais et sur qui tous les yeux seront rivés, être capable de commander une meute de têtes de bois obnubilés par tout ce qui ressemble à des chiffres dans des colonnes (feuille de stats, compte en banque) ? Certains analystes craignent que Rubio se fasse bouffer si on le plonge dans la jungle Clipperienne. Peut-être à juste titre.

---Ce sera donc Blake Griffin. Définitivement. En principe, on devrait s’attendre à un peu de mouvement suite à cette sélection. Je pencherais pour un transfert de Zach Randolph malgré sa belle saison parce qu’il est un peu trop proche de Griffin dans son profil et qu’il traîne pas mal de casseroles nauséabondes. Malheureusement, la NBA n’est pas peuplée de Clippers ou d’Isiah Thomas et il serait peut-être difficile de concrétiser le départ de l’ailier fort. A priori, la franchise aura du mal à déterminer elle-même le joueur qu’elle aura à faire gicler mais tel est le prix de Blake Griffin.

StillBallin

Non-lottery picks mock draft : The 30th Pick and The Cavaliers of Cleveland

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Effectif présumé pour la saison 2009/10:



PG : Mo Williams------------------------Bench : Daniel Gibson (PG/SG)
SG: Delonte West (possible PG)------------------Tarence Kinsey (SG)
SF: LeBron James----------------------------------Aleksandar Pavlovic (SF/SG)
PF: Anderson Varejao-----------------------------Wally Szczerbiak (SF/SG)
C:--Zydrunas Ilgauskas----------------------------Joe Smith (PF)
---------------------------------------------------------JJ Hickson (PF)
---------------------------------------------------------Darnell Jackson (PF)
---------------------------------------------------------Jawad Williams (PF)
---------------------------------------------------------Ben Wallace (C)
---------------------------------------------------------Lorenzen Wright (C)

Joueurs en fin de contrat: Wally Szczerbiak (veut rester mais ce n’est pas dit que Cleveland veuille le conserver, pas à ce prix en tout cas), Anderson Varajeo (player option, il y a pas mal de rumeurs qui l’imagine rejeter cette saison supplémentaire mais on n'en sait pas plus), Joe Smith (?), Tarence Kinsey (?), Jawad Williams (?), Lorenzen Williams (?).

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---De quoi Cleveland a besoin ? Euh… de joueurs qui gardent leur niveau au moment des play offs ? Plus sérieusement, le problème c’est que l’effectif de Cleveland est surtout composé de joueurs intermédiaires, quasi-titulaire et un peu plus que role player, et qu’il est difficile d’en déterminer les besoins surtout si c’est pour les calibrer par rapport à un 30ème choix de draft.

---Malgré tout, il y a une chose que LeBron James aura toujours besoin, c’est de shooteurs et plus particulièrement du genre de shooteurs capable de se démarquer (pour profiter de l’attraction que James opère sur les défenses ou les écarter afin de créer des espaces dans la peinture, que le MVP puisse plastiquer le cercle à volonté). Il y a assez de chances pour que Wayne Ellington et Marcus Thornton (voir 19th pick, Atlanta) soient disponibles, alors pourquoi pas ? Je pense qu’Ellington serait un meilleur choix parce que lui a déjà joué pas mal de matchs à enjeux et plutôt bien si on se fie à son titre de MOP, mais aussi parce qu’il est habitué à évoluer aux côtés de joueurs meilleurs que lui qui occupent la majeure partie des possessions. Et même s’il n’est pas très grand, un pur arrière shooteur tel que lui devrait faire du bien à un effectif où ceux qui occupent le poste 2 sont des point guards de formation (Delonte West et Daniel Gibson) ou des poste 3 (Szczerbiak, Pavlovic).

---J’aurais bien aimé aussi pouvoir mettre la main sur un ailier fort adroit de loin, toujours dans l’idée de donner le maximum d’espaces à James dans la raquette (un power qui s’écarte étire encore plus les défenses qu’un shooteur classique puisqu’il ampute le secteur intérieur adverse de la présence sous le cercle de son second élément). Beaucoup de combo forward se battent pour les meilleurs sièges en fin du premier tour seulement il n’y a pas de véritable power parmi eux et aucun ne constituent des armes vraiment menaçantes à distance, sauf peut-être à la rigueur Derrick Brown (qui d’ailleurs est un peu plus ailier fort que les autres, voir 17th pick, Philadelphie) ou DaJuan Summers (voir 27th pick, Memphis). Mais existe-il un intérêt à prendre ces joueurs pas forcément impressionnants sachant qu’ils seront en concurrence avec des ailiers forts chevronnés comme Anderson Varejao et Joe Smith ainsi que le prometteur sophomore JJ Hickson ?

Non-lottery picks mock draft : The 29th Pick and The Lakers of Los Angeles

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Effectif présumé pour la saison 2009/10:


PG: Derek Fisher-------------------Bench : Jordan Farmar (PG)
SG: Kobe Bryant-------------------------------Shannon Brown (PG/SG)
SF: Trevor Ariza-------------------------------Sasha Vujacic (SG/PG)
PF: Pau Gasol (possible C)--------------------Sun Yue (SG/SF)
C:--Andrew Bynum----------------------------Adam Morrison (SF)
-----------------------------------------------------Luke Walton (SF)
-----------------------------------------------------Lamar Odom (SF/PF)
-----------------------------------------------------Josh Powell (PF)
-----------------------------------------------------Didier Ilunga-Mbenga (C)


Joueurs en fin de contrat :
Lamar Odom (veut rester mais les Lakers n’ont pas suffisamment de place sous la masse salariale pour resigner Ariza simultanément. Cependant, il a indiqué qu’il pourrait accepter une baisse de salaire), Trevor Ariza (il compte être un Laker, la franchise veut le conserver, il n’y a que la question Odom qui pose un petit problème. De plus, il est très courtisé), Shannon Brown (?), Josh Powel (?), Didier Ilunga-Mbenga (?), Sun Yue (team option, ?).

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---Un champion NBA peut-il espérer se renforcer avec un 29ème choix ? Peut-être pas mais ça ne coûte pas grand-chose d’essayer. A première vue, LA devrait profiter de cette cuvée prolifique en meneurs pour en récupérer un. Il arrivera bien un moment où Derek Fisher ratera ses tirs de dernière minute et Jordan Farmar a été assez décevant cette saison. La petite surprise des play-offs, Shannon Brown, a été bien utile en défense et offensivement, il sait mettre des paniers mais le concept de point guard reste quand même assez éloigné de celui qu’il a en tête. Et puis, Phil Jackson ne lui a pas laissé le droit d’enlever son survêt’ pendant les Finales.

---Cependant, on peut se demander si il est possible de trouver dans le fond de bouteille du premier tour de draft un meneur capable de sérieusement concurrencer au moins deux de ces trois joueurs. Le pedigree de Nick Calathes semble affirmer que oui mais ses légères difficultés défensives pourraient irriter le Zen Master (c’est la défense qui a coûté des minutes à Farmar au profit de Brown). La situation est assez semblable pour Nando De Colo. Et même si le français est un meilleur attaquant, son absence d’expérience au poste 1 (il jouait arrière à Cholet) pourrait le desservir. Le constat n’est pas très différent non plus pour Sergio Llull (en photo) même si son expérience dans une grosse formation d’Euroleague (le Real Madrid) et son shoot laisse croire qu’il ferait une bonne relève à Derek Fisher, peut-être meilleure que Farmar.

---En réalité, départager ces joueurs est difficile car Calathes et Llull semblent constituer le genre de meneur académique et propre qu’apprécient les Lakers tandis que De Colo a le talent pour être à la fois un bon créateur et une menace offensive intéressante, mais tous les trois présentent une certaine faiblesse défensive qui pourrait leur être préjudiciable aux yeux du staff angelino.

---Finalement, j’ai une petite préférence pour l’idée Rodrigue Beaubois. L’autre Choletais n’est pas un meneur à l’heure actuelle mais il pourrait le devenir. D’ici peu de temps, Beaubois devrait être capable d’apporter quelques trucs en défense (si il prend quelques kilos en plus notamment) et avec son shoot. Pendant les quelques séquences où il serait sur le terrain, ses difficultés à la mène pourrait être gérées dans une équipe comme celle des Lakers qui s’appuie sur un collectif important avec des excellents passeurs comme Odom, Gasol ou Walton, et où Kobe Bryant prend de temps en temps le jeu à son compte.

21 juin 2009

Non-lottery picks mock draft : The 28th Pick and The Timberwolves of Minnesota

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The Minnesota Timberwolves previously in the 18th pick.


---Ça commence à en faire des équipes de début de premier tour qui viennent chercher du rab en fin de tour. C’est juste là troisième fois qu’ils se servent ceux-là. L’intérêt de piocher abondamment dans le first round se comprend, c’est peut-être la meilleure façon d’opérer une reconstruction rapide avec un assemblage simultané de joueurs clés et de role players. Et avec en supplément la possibilité de profiter d’une vraie stabilité à moyen terme et de tout ce que cela implique pour le collectif (expérience commune, automatismes,…).

---Encore une fois, l’idée sera de prendre le joueur susceptible d’apporter la plus grande valeur ajoutée. Ainsi, les Wolves éviteront sûrement la foule de combo forwards annoncée en fin de premier tour (voir 27th pick, Memphis) car ils se feront probablement marcher dessus par Ryan Gomes et Craig Smith qui sont déjà sur ce créneau. Par contre, il est intéressant d’envisager les deux tireurs d’élites, Wayne Ellington et Marcus Thornton (voir 19th pick, Atlanta). J’ai déjà évoqué l’intérêt d’avoir des spot up shooteurs comme eux pour écarter les défenses et laisser Jefferson faire ses trucs dans la raquette (voir 18th pick, Minnesota) et profiter des caviars de Kevin Love, mais il reste à savoir lequel des deux sera le plus approprié.

---Thornton est un meilleur défenseur, aptitude que Minnesota ferait bien d’accueillir à bras ouverts vu son niveau en la matière, mais c’est à Ellington que je filerais la casquette au loup des forêts. En effet, l’ancien Tar Heel est plus sûr offensivement et surtout, la franchise des bois pourrait tirer un certain bénéfice d’avoir dans ses rangs un joueur qui a l’habitude de gagner (en clair, un gars qui sait à peu près quoi faire dans les moments où mettre un panier est important). De plus et contrairement à Thornton, Ellington a toujours joué en tant que seconde ou troisième option de son équipe avec North Carolina et il se fondrait certainement mieux dans le rôle de joueur d’appoint que l’ancien leader de Louisiana State University (qui traîne aussi un passé révolu d’individualiste forcené).

---En principe, au moins un de ces deux joueurs seront encore sans franchise lorsque viendra le troisième tour de passage des Wolves. Par conséquent, l’intérêt de réfléchir plus loin est limité. A moins que les dirigeants n’ait pas encore blindé leur poste 1 auquel cas Nick Calathes ou Sergio Llull se ferait un plaisir de venir sur l’estrade si Minny recherche un meneur plutôt académique pour en faire leur back-up (cependant, il faut pas oublier que Sebastien Telfair reste un meneur acceptable et que ça ne vaut peut-être pas le coup de s’intéresser à ces deux-là).

Non-lottery picks mock draft : The 27th Pick and The Grizzlies of Memphis

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Effectif présumé pour la saison 2009/10:



PG: Mike Conley---------------------Bench : Mike Wilks (PG)
SG: OJ Mayo (possible PG ?)-------------------Marko Jaric (PG/SG)
SF: Rudy Gay (possible SG)--------------------Greg Buckner (SG)
PF: Darrell Arthur------------------------------Quinton Ross (SF/SG)
C:--Marc Gasol-----------------------------------Darius Miles (SF)
------------------------------------------------------Hakim Warrick (PF)
------------------------------------------------------Darko Milicic (C/PF)
------------------------------------------------------Chris Mihm (C)
------------------------------------------------------Hamed Haddadi (C)


Joueurs en fin de contrat : Chris Mihm (?), Darius Miles (?), Quinton Ross (?), Mike Wilks (?)

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---Quand on est une équipe pas finie comme celle Memphis, on ne fait pas dans la dentelle et on utilise son 27ème choix pour prendre le meilleur joueur possible. Plus facile à dire qu’à faire, allez savoir qui est le plus fort entre Nick Calathes et Omri Casspi. Mais bon, tout ce que les teddy bears du Tennessee ont à faire c’est faire gaffe à ne pas mettre un rookie dans les pattes des autres jeunes sur lesquels ils comptent.

---Le petit Calathes, justement, dans le fond c’est un bon choix mais seulement si ce n’est pas un point guard qui a décroché la timbale en deuxième position, parce qu’avec Conley, ça fait un de trop. Heureusement, il y a des modèles que la franchise n’a pas encore dans son garage, comme les combo forwards. Ça tombe bien, il y en a plein qui sont épinglés en fin de premier tour.

---Le plus gros pedigree, c’est le taulier de Pittsburgh, Sam Young (voir 16th pick, Chicago) mais il y a aussi un mec de Xavier qui intrigue pas mal. Derrick Brown, il s’appelle (voir 17th pick, Philadelphie). Mais, ces deux gus ne sont pas les seuls. Jonas Jerebko (2,06 m, 22 ans) le suédois de Biella a fait pas mal de bons coups en Italie (9,2 pts à 50,7 %, 5,5 rbs). Pas dans le genre belle gueule premier rôle d’un film à gros budget, mais plutôt dans le bleu de chauffe de celui qui fait pleins de petits trucs utiles pour l’équipe. Ce gars n’est pas extrêmement technique mais il est sérieusement bien outillé physiquement et il impose sa présence par une furieuse activité, son côté touche-à-tout et sa grosse défense. Et puis, c’est pas le genre à se déconcentrer ou à faire des conneries. Un pur role player, mais c’est ce genre de type qu’il faut prendre pour aller au combat.

---Faut aussi que je vous parle de l’Israélien. Ça fait un moment qu’on entend parler de lui, mais c’est plus un môme maintenant. C’est vous dire, il s’est imposé dans l’effectif de taré du Maccabi Tel Aviv, une des plus grosses cylindrés du Vieux Continent. Son nom c’est Omri Casspi (21 ans, 8,8 pts à 50,5 % en 17,4 minutes). Il est bouillant ce jeune mais c’est souvent comme ça avec les jeunes qui puent le talent. Avec ses deux mètres quatre et des qualités athlétiques plutôt sympathiques, il mord dans les matchs comme un enragé. Dans la peinture, dans ses déplacements, en défense, il est toujours à fond. Il est pas vraiment capable de se créer des shoots mais il a l’instinct, l’instinct du scoreur comme l’assassin a l’instinct du tueur. Je vous jure, il a fumé tous ceux qui l’ont défié pendant les work outs.

20 juin 2009

Non-lottery picks mock draft : The 26th Pick and The Bulls of Chicago

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The Chicago Bulls previously in the 16th pick.


---Autant avec un 16ème choix de draft on peut hisser le talent comme aiguilleur de ses choix, autant avec le 26ème, il faudra se contenter de joueurs d’appoints. En fait, un tel choix peut servir à un recruter un role player utile ou s’attacher un projet qui s’il explose sera synonyme de jackpot pour la franchise.

---Il n’y a plus vraiment de prospect de ce genre et puis les promesses, Chicago en a de pleins sacs à revendre. Le plus judicieux est certainement de s’intéresser à l’acquisition d’un role player. D’ailleurs, quand on passe l’effectif chicagoan sous la rétine, on s’aperçoit qu’il ne comprend aucun homme de cette confession. Attention, je ne parle pas de certains joueurs qui ne savent faire que quelques trucs mais qui les font suffisamment bien pour dépasser la vingtaine de minutes sur le parquet comme Joakim Noah, je parle de la piétaille, des fantassins, des hommes de l’ombre, de ceux dont on retient jamais le nom et viennent chercher leur chèque dans l’indifférence la plus totale.

---Les joueurs de la rotation des Bulls (les titulaires et les calibrés titulaires comme Hinrich) sont assez polyvalents pour occuper les 240 minutes d’un match sans avoir besoin que des joueurs du bout du banc viennent se charger des miettes. Mais l’absence de role player peut être handicapante car elle prive le coach de la possibilité de se livrer à des ajustements stratégiques beaucoup plus fins et ciblés qui peuvent parfois s’avérer déterminants.

---Ce 26ème pick sera l’occasion pour Chicago d’ajouter ce genre de nouvelle carte à son jeu. N’ayant aucun role player dans ses rangs, les Bulls peuvent jeter leur dévolu sur plusieurs profils différents. Cependant, certains devraient être plus utiles que d’autres.

---Tyler Hansbrough (voir 20th pick, Utah) serait une prise de choix (points dans la raquette, complémentarité avec Noah avec qui il formerait la front line potentiellement la plus furieuse de la ligue), tout comme Darren Collison (il est le pendant parfait de Rose comme il est celui de 70 % des points guards de la ligue) mais combien existent-ils de chances que l’un d’eux soit encore disponible ? Ces deux joueurs sont à n’en pas douter les meilleures additions pour le Redbull de la NBA, mais cela n’empêche qu’il devra trouver autre chose.

---J’avais déjà évoqué les shooteurs et notamment Chase Budinger et Sam Young (voir, 16th pick Chicago) dont le talent va au-delà de la simple capacité à artiller de loin. Avec le 16ème choix, j’avais préféré Budinger à Young parce que selon moi, il a plus l’envergure d’un titulaire que le senior de Pittsburgh. Je n’ai pas changé d’avis mais avec un 26ème choix, c’est un joueur de rotation qu’il faut (parce que les places importantes de l’effectif sont blindées, notamment avec l’addition du 16ème choix) et je pense que Young correspond plus à cette situation que Budinger (jugement hautement subjectif et personnel qui n’engage que moi, tout comme l’ensemble de ce paragraphe).