28 décembre 2009

School of NBA: The Pick and Roll with the New Jersey Nets (ou presque)

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---Le pick and roll est au basket ce que le une-deux est au foot : une combinaison à deux classique, particulièrement efficace et massivement utilisée. En deux mots, il s’agit de créer un déséquilibre dans la défense adverse en posant un écran sur le défenseur du porteur de balle afin d’ouvrir un accès au panier ou une bonne position de shoot. Quand ça marche, ça à l’air facile et difficilement parable (voir les videos en lien de la phrase précédente) mais vous vous en douter, ça ne l’est pas tant que ça. Les New Jersey Nets ont eu la gentillesse de nous le montrer :



---Vous avez noté que Rafer Alston est souvent dans le coup. Toujours soucieux de permettre aux apprentis basketteurs de recevoir un enseignement de qualité, les Nets avaient déjà accepté par le passé de prendre quelques minutes sur leur temps de travail pour assister les Nuggets de Denver dans leur cours sur la défense du pick and roll.



---On dira ce qu’on voudra, mais il est plutôt agréable de trouver en NBA des franchises comme les Nets qui ont des objectifs un peu plus nobles et altruistes que la simple accumulation de victoires.

StillBallin

21 décembre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Spurs de San Antonio

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Joueurs draftés :

DeJuan Blair (PF, sophomore), choisi en n°37
Jack McClinton (PG/SG, senior), choisi en n°51
Nando De Colo (PG/SG, né en 1987), choisi en n°53


Die Hard

---Les Spurs sont dur à tuer. Même mis à terre et roués de coups par l’âge, San Antonio a encore une fois repoussé son sinistre destin d’un coup de poing rageur et s’est recomposé une allure de prétendant au titre. Pour ça, les dirigeants texans ont lourdement tiré sur chacun des leviers à disposition sur leur tableau de bord, à savoir les transferts (Richard Jefferson contre Kurt Thomas et Bruce Bowen), le marché des free agents (Antonio McDyess, Keith Bogans) et bien sûr, la draft. Cette dernière et la sélection d’un présumé lottery pick au second tour, furent d’ailleurs la confirmation de ce que certains redoutaient depuis longtemps : la chance fait partie du jeu et c’est souvent les meilleurs qui en profitent. Et cette maxime, les Spurs l’ont en travers de la tronche (draft de Tim Duncan avec un impensable first pick, recrutement de Tony Parker et Manu Ginobili en fin du premier et second tour). Aujourd’hui et sans avoir de choix au premier tour, ni même dans les tous premiers du second, ils ont pu drafté l’un des tous meilleurs joueurs de NCAA, DeJuan Blair (20 ans - 15,7 pts à 59,3 %, 12,3 rebs en 27,3 minutes).

---A quoi devons-nous cette chance cette fois ? Blair (voir profil mock draft 15th pick, Detroit) était le cœur d’une excellente équipe universitaire et a sérieusement dominé la plupart de ses adversaires directs, dont le futur n°2 de draft de 2,20 m, Hasheem Thabeet. Vu comme ça, la grosse vingtaine de choix située entre le 11ème pick et le 36ème ressemble à une scène de crime qui aurait la moitié des franchises NBA pour coupable. Mais c’était sans compter les lourds nuages de doutes qui pèsent sur le joueur de Pittsburgh.

---Intérieur qui fait le gros de son œuvre dans la peinture mais qui ne culmine qu’à deux mètres, Blair attirait déjà son paquet de reniflements dédaigneux et d’interrogations sur sa capacité à assurer un rendement offensif suffisant face aux raquettes surdimensionnées de la NBA. Mais ces reniflements se sont rapidement mués en hoquets de stupeur et en sueurs froides lorsque l’étrange état de ses genoux est venu sur le tableau. Il faut admettre qu’un joueur qui n’aurait semble-t-il pas de ligaments croisées a de quoi fiche la frousse. Et puis cerise confite sur le cake anglais, Blair traîne quelques antécédents de surpoids. Cet ensemble de sujets préoccupants est toujours dérangeant, mais il l’est beaucoup plus quand il vient se poser sur un joueur qui a fait de son intensité l’une de ses forces.

---Les raisons de passer son chemin étaient donc effectivement assez sérieuses. Cependant, il est rare de trouver des rookies, même très côtés, qui ne présentent pas d’inquiétudes de même niveau. Et puis, le Pitt’ Bull a joué les deux dernières saisons sans entendre ses genoux broncher et contrairement à un Tyler Hansbrough, il a fait son job face à des oppositions plus grandes et plus athlétiques, même s’il ne s’agissait encore que de NCAA. De toute façon, il n’y a pas de quoi louer le courage de San Antonio pour avoir sélectionné un joueur sur lequel il plane tant de craintes. A ce stade-là de la draft (37ème position), le manque à gagner en cas de faillite du cubique intérieur n’était vraiment pas large.

15 décembre 2009

Le passé n'oublie jamais

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---Revenu sur la terre de ses plus belles années, la seule qui conserve un souvenir sans tâche de lui, Allen Iverson peut espérer laisser sa carrière mourir dans les bras de la franchise que son cœur n’a jamais vraiment quitté. Peut-être même peut-il espérer sentir l’atmosphère de Philly remplir ses poumons et gonfler ses veines pour offrir à ses dernières années de basketteur un baroud d’honneur digne du joueur qu’il a été. Goûter la chaleur d’un retour au foyer et la redonner, comme Ben Wallace.

---Mais le cours de l’histoire a beau retrouver les ornières qu’il avait abandonné, le passé est toujours là, invisible mais bien présent, prêt à faire savoir son existence à chaque détour de ruelles. La semaine dernière, Iverson, l’a rencontré deux fois. Et chaque fois, c’est le cul par terre qu'il a terminé la bataille.






StillBallin

12 décembre 2009

Video dans le retro: Connie "One Hand" Hawkins

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---Connie Hawkins était un grand joueur des années 60-70 dont la gloire fut sévèrement amputée de ses plus jeunes années par un scandale universitaire. Interdit de NBA jusqu’à ses 27 ans, l’ailier n’aura pas eu l’espace suffisant pour imprimer son nom dans les mémoires. Toutefois, certaines réverbérations du passé percent parfois la trame du présent pour venir au soutien des souvenirs effilochés de la planète basket et délivrer quelques fragments du joueur qu’a été Hawkins. C’est en voyant l’un d’eux –une video de ses highlights- que quelque chose chez lui a frappé ma rétine : son jeu aérien à une main.




---Pourquoi n’existe-il pas de joueurs capable de faire des trucs comme ça aujourd’hui ? Je suppose qu’on peut encore trouver un type ou deux capables de tenir aussi bien la balle à une main et de rester suffisamment longtemps en l’air pour agiter la gonfle au gré des efforts aériens des défenseurs, non ? Bon, c’est pas dit mais ce serait plutôt sympa si c’était le cas. Imaginez un peu le surplus de classe qu’affublerait ce mouvement aux voltigeurs parfois un peu bourrins de la ligue.

---Et puis, en me fiant aux highlights d’Hawkins (qui ne sont que des highlights et par conséquent sont aussi fiables qu’un bouquin au parfum de scandale), cette technique paraît allier l’utile et l’efficace au spectaculaire. Elle demande certainement pas mal de travail, d’anticipation ou de capacité de réaction et de touché mais si ça paye, pourquoi s’en priver ?

Pour sûr, ça changerait des double-pump layups façon kamikaze.

StillBallin

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A propos de Connie Hawkins :
http://www.basketfever.com/joueurs-oldschool-connie_hawkins-536.html

Côté stats :
http://www.basketball-reference.com/players/h/hawkico01.html
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01 décembre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Cavaliers de Cleveland

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Lien: Unlimited NBA mock draft, 30th pick of Cleveland

Joueurs draftés :

Christian Eyenga (SG/SF, né en 1989), choisi en n°30
Danny Green (SF, senior), choisi en n°46
Emir Preldzic (SF/PF, né en 1987), choisi en n°57 via Phoenix


' Till I Collapse

---Christian Eyenga n’apparaissait même pas au second tour des mock drafts, c’est dire si sa sélection au premier tour par Cleveland fut surprenante. Et cela le fut d’autant plus que les Cavs avaient l’opportunité de s’adjuger le renfort de l’un des joueurs solidement référencés en NCAA encore laissés sur le carreau à ce moment-là de la draft pour garnir un effectif qu’il est difficile de qualifier de satisfaisant pour un prétendant au titre.

---Il est vrai que Cleveland a réalisé une saison régulière de toute beauté l’an passée (66 victoires – 16 défaites, n°1 de la ligue) mais les playoffs ont levé l’illusion sur cet effectif et sa compétitivité. Qui a un jour cité Mo Williams ou Delonte West, principaux soutiens de LeBron James et du vieillissant Zydrunas Ilgauskas, comme recrue idéale pour son équipe favorite ? A priori, pas grand monde. Quand au reste du roster, il demeure rudement limité. L’arrivée de Shaquille O’Neal (contre Ben Wallace et Sasha Pavlovic) quelques heures avant la draft ne revient en rien sur le besoin d’ajouter du talent supplémentaire à cette équipe.

---Or, c’est maintenant que les Cavs doivent être en mesure de remporter le titre, James étant dans sa dernière année de contrat. Alors pourquoi user son choix du premier tour de draft sur Eyenga dont la valeur se résume actuellement à un potentiel à long terme ?

---L’arrière-ailier congolais (20 ans, 1,98 m) possède toutes les caractéristiques athlétiques que la NBA aime voir chez un extérieur (jump, vitesse du premier pas, envergure, résistance au contact) mais pour l’instant son basket s’arrête là. En dehors d’un shoot pas mauvais, il reste un joueur très limité techniquement et en matière de connaissances basketballistiques. A terme, Eyenga pourrait devenir un défenseur exceptionnel (capable notamment de contres en très haute altitude -à partir de 3'37-) mais les avis sont beaucoup plus réservés quand au reste de son jeu.

---Au final, Eyenga est un prospect fort d’un véritable potentiel, mais les progrès qu’il devra réaliser pour pouvoir espérer un jour rejoindre la NBA sont colossaux. D’ailleurs, si la Joventut Badalona qui n’a jamais eu peur de mettre ses meilleurs jeunes sur le parquet très tôt (28 minutes de moyenne à 18 ans pour Rudy Fernandez et 19 minutes à 16 ans pour Ricky Rubio), se contente pour l’instant de ne lui laisser que quelques miettes de temps de jeu (13 minutes en moyenne), c’est bien que celui-ci est encore loin du niveau qu’on attend d’un NBAer potentiel.

---Mais beaucoup plus dommageable, Cleveland a sélectionné le prospect africain devant d’excellents joueurs universitaires comme DeJuan Blair, Sam Young ou particulièrement Chase Budinger dont les qualités de shooteur, l’intelligence, l’altruisme et le jeu sans ballon auraient magnifiquement épousé le jeu de King James. J’ai aussi souvent évoqué l’intérêt qu’il pouvait y avoir à mettre un ailier fort adroit de loin aux côtés du Chosen One pour étirer les défenses et lui offrir les espaces nécessaires pour attaquer goulument le cercle. Des joueurs comme DaJuan Summers ou Derrick Brown avaient plus ou moins le profil pour enfiler ce rôle en sortie de banc.

---Néanmoins, on peut regarder la situation sous un autre angle et se dire que ce n’est pas avec des rookies qu’on gagne des titres. On peut supposer qu’en sélectionnant Eyenga avec l’idée de le laisser mûrir en Europe, les Cavs ont voulu s’épargner un salaire supplémentaire (sans foutre en l’air le pick pour autant) et profiter de la marge sous le salary cap offerte par le départ de Wally Szczerbiak et laissée intacte par le maintien du joueur drafté à la Joventut pour recruter un solide vétéran. D’ailleurs, les rumeurs estivales semblent confirmer cette théorie puisqu’elles n’ont cessé d’affirmer que Cleveland a activement pourchassé Ron Artest et Trevor Ariza même si finalement, la franchise de l’Ohio a dû se rabattre sur Anthony Parker et Jamario Moon. Ça brille moins, mais ça sera certainement plus efficace qu’un 30th pick lorsqu’il faudra entamer l’ascension de la saison régulière et des playoffs.