29 octobre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Trailblazers de Portland

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Lien: Unlimited NBA mock draft, 24th pick of Portland


Joueurs draftés :

Victor Claver (PF/SF, né en 1988), choisi en n°22 via Dallas en échange du 24ème pick
Jeff Pendergraph (PF, senior), choisi en n°31 via Sacramento
Dante Cunningham (PF, senior), choisi en n°33
Patrick Mills (PG, sophomore), choisi en n°55


Lord of War

---Plongé dans le noir, le visage seulement baigné du halo bleuté de l’écran d’ordinateur, j’ai longtemps essayé de reconstituer le schéma stratégique qui a conduit les dirigeants de l’Oregon à sélectionner Victor Claver au premier tour. Cette décision ne respire pas la pertinence et quand il s’agit de dirigeants qui nous ont habitués à l’excellence dans ce genre d’exercices (Brandon Roy, LaMarcus Aldridge, Rudy Fernandez), ça me dérange. Comme lorsqu’un Arsène Lupin moderne passe devant une fenêtre entrouverte sans s’y arrêter, on se demande ce que ça cache. Portland avait besoin d’un ailier fort derrière Aldridge mais l’espagnol bondissant est encore trop vert pour répondre à cet appel au pied levé. Ensuite, son profil de combo forward fait doublon avec celui de Travis Outlaw, dans un effectif déjà serré.

---Tout ça ne colle pas et j’avais l’impression de lire un roman policier mal ficelé alors c’était un des grands noms du genre qui en griffait la couverture. Mais comme une scène de crime brutalement révélée par les phares d’une voiture, le comportement de la franchise pendant les mois qui ont suivi la draft m’a éclairé sur les plans estivaux de ses dirigeants (du moins sur ce que je pense avoir été leurs plans).

---Avant le 25 juin, date de la draft, les Blazers avaient besoin de deux choses : un meneur titulaire de grande envergure et un vrai power forward capable de relayer efficacement LaMarcus Aldridge. La draft 2009 était truffée de meneurs talentueux mais la franchise de Portland est arrivée trop tard. Les seuls points guards encore disponibles pouvaient modestement proposer leurs services mais tous étaient calibrés pour un poste de remplaçant et c’est d’un titulaire d’impact que les rouges et noirs avaient besoins. Des joueurs comme Nick Calathes, Patrick Mills ou Rodrigue Beaubois avaient déjà leurs équivalents dans l’effectif oregonian avec Steve Blake, Jerryd Bayless et Sergio Rodriguez. Ne trouvant pas leur bonheur parmi les jeunes postulants à la NBA, les Blazers sont allés cherchés leur meneur ailleurs et plus précisément sur le marché des free agents où ils ont pu s’attacher les services de l’excellent vétéran Sixer, Andre Miller.

---Quand à la recherche d’un poste 4 remplaçant, on sait désormais que les dirigeants avaient prévu d’user de ce savoureux marché des sans contrats avant même que ne sonne la draft. On a pu voir que cette opération s’est finalement soldée par un échec mais il n’est pas un secret que la franchise a férocement courtisé Paul Millsap et David Lee. On peut s’interroger sur la pertinence de recruter un joueur aussi fort et onéreux que l’un de ces deux-là pour le mettre derrière Aldridge mais l’échec de ces tentatives a dégonflé la question qui grondait dans les bouches. D’ailleurs, c’est principalement en raison du relativement faible temps de jeu proposé que David Lee aurait refusé d’enfiler la vareuse des Pionniers. Quoiqu'il en fut par la suite, Portland avait donc réservé une place pour son poste 4 remplaçant et la draft avait pour consigne de ne pas mettre un autre power de qualité dans les pattes de ce projet.

---Avec en tête un plan où le besoin au poste 1 ne pouvait pas être satisfait par la draft et où le deuxième poste d’ailier fort était censé trouver un propriétaire sur le marché des agents libres, comment les dirigeants Blazers pouvaient-ils appréhender cette draft ? Sur le plan punaisé au mur des locaux du Rose Garden (qui compte les deux renforts ciblés pour les postes 1 et 4 donc), l’effectif est cuirassé à tous les postes et même les minutes pas encore attribuées devaient être l’objet d’une féroce bataille entre les Blazers déjà sous contrats. Pourquoi recruter un rookie prometteur si c’est pour qu’il tape des ardoises inutiles en D-League ? Et parallèlement, comment ne pas gâcher ce 24ème pick (qui deviendra le 22ème après un arrangement avec les Mavs) ? Telles devaient être les questions qui ont parcouru les nuits des décideurs de l’Oregon peu avant le 25 juin.

13 octobre 2009

Kevin Love devrait s'inspirer d'Hakeem Olajuwon

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---Kevin Love devrait s’inspirer d’Hakeem Olajuwon. C’est ce que je marmonne chaque fois que l’intérieur du Minnesota et ses 11,1 pts par matchs à 45,9 % s’invite derrière mes yeux. Comme le suggère sournoisement ce pourcentage peu fréquentable pour un intérieur, l'ancien n°5 de draft a rencontré pas mal de difficultés à scorer efficacement lors de sa première saison dans la grande ligue, en dépit d’une certaine aisance technique.

---Son déficit athlétique, en taille et en vitesse en est probablement la cause principale et cela est pour le moins problématique car ce déficit physique ne peut pas vraiment être comblé. Le profil d’Olajuwon n’est pas tout à fait assimilable à celui de Love (même si certains affirment que l’ancien rocket était bien en dessous des 2,13 m annoncés) mais il avait une certaine propension à jouer au sol et à se servir d’avantage de sa technique que de son physique.

---S’il y a bien une chose que je retiens des rares occasions où j’ai pu voir jouer Olajuwon -et même si cela n’était pas forcément systématique-, c’était sa formidable utilisation couplée des appuis et des feintes. Parvenu aux abords de la raquette, le nigérian était irrésistible lorsqu’il déployait des appuis plutôt larges et très engagés qui lui permettaient de créer une différence vis-à-vis de son adversaire direct. Ce faisant, il pliait sérieusement les genoux pour être à la fois stable et très réactif et ainsi être à même de monter brusquement en l'air à chacune de ces ouvertures et scorer. Ou faire sauter son défenseur d'une soigneuse feinte.

---Là était l’une des grandes forces du grand Hakeem. L’engagement presque carnassier de ses appuis obligeait les défenseurs à être très réactif pour ne pas se trouver hors de portée du ballon et quand cela est agrémenté de tout un jeu de feintes -que cet engagement rendait d’autant plus efficace-, il n’y avait pas cher payé de la peau du défenseur. Le toucher du glorieux rocket finissait de le rendre injouable en lui permettant de sanctionner d’un frottement du filet n’importe quel retard de l’opposition.



---Pourquoi Kevin Love ne pourrait-il pas en faire de même ? Le jeune loup est certainement moins outillé qu’Olajuwon mais personne ne lui demande de se muer subitement en pivot légendaire. Love dispose de la technique offensive pour glisser le cuir dans le cercle et d’un physique suffisamment large et charnu pour éviter que ses prises d’appuis ne soient trop facilement contestées par ses adversaires. Apprendre à déployer des appuis larges et très engagés en ayant systématiquement les genoux prêt à décoller devrait, je pense, lui permettre de s’offrir des ouvertures qui lui sont actuellement interdites. Pourvu d’un QI basket assez élevé, il ne devrait pas lui être difficile d’armer cette technique des appuis de l’assortiment de feintes qui ferait déborder le vase ou plutôt la boite crânienne du défenseur adverse.

---Après, tout ça n’est que de l’encre sur du papier (enfin, façon de parler) et la théorie a souvent tendance à dessiner une ligne que la pratique ne parvient pas à franchir. D’autre part, Kevin Love trouvera peut-être un autre moyen d’être plus efficace en attaque. Avec une année entière de NBA dans l’estomac, des coéquipiers qui n’ont plus son étiquette de rookie devant les yeux et surtout, deux vrais meneurs à sa disposition (Ramon Sessions et Jonny Flynn), les données ne sont plus les mêmes que celles qui lui ont valu son peu engageant 45,9 % de réussite aux tirs.

StillBallin

11 octobre 2009

Good Ad : enlarge your... shooting range

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Très bonne publicité réalisée par TNT, qui met en scène l'ex clown des Wizards Gilbert Arenas - qui joue d'ailleurs le rôle de superstar assagie qu'il a prédit cette saison - avec le très bon Rainn Wilson de la série The Office. La série, on aime ou on aime pas (perso je ne suis pas fan), il n'empêche que Wilson est marrant dans la série, et excellent dans cette pub. A noter qu'une version avec D-12 existe, mais elle est carrément moins bien...


Dominique...

08 octobre 2009

Sky is (not) the limit...

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Les derniers playoffs ont montré que si les Lakers avaient une faiblesse à exploiter, ce serait au poste de meneur. La NBA actuelle met en exergue le poste 1, et la plupart des bonnes et très bonnes équipes de la ligue sont dirigées par un grand joueur à cette position. Parker, Paul, Williams, Billups, etc.

A vrai dire, si l'on jette un coup d'oeil sur les 16 équipes qui ont participé aux derniers playoffs, Fisher est l'un des moins bons meneurs en compagnie de Blake et Chalmers, voire Bibby et Stuckey. Les Lakers ont l'avantage d'avoir le meilleur effectif et peuvent se permettre de faire jouer un vétéran présent uniquement pour son leadership et son sang froid (en plus d'être le seul vrai ami de Bryant dans l'effectif). Mais attention, les autres grosses cylindrées ne sont qu'à un trade chanceux (basé sur le modèle Gasol) de pouvoir rivaliser avec cette profondeur, auquel cas la différence pourrait se jouer sur l'exploitation de cette faiblesse.

Fisher très proche de la fin et d'un probable poste d'assistant coach, Los Angeles doit rapidement lui trouver un remplaçant. On a longtemps cru que le petit meneur juif aux oreilles décollées, Jordan Farmar, allait prendre la relève, mais après une saison dernière difficile, il a été mis en concurrence avec un combo-guard explosif mais égoïste : Shannon Brown.

Arrière de formation mais trop petit pour briguer le poste de suppléant officiel de Kobe, il pourrait avoir une carte à jouer au poste 1, d'autant plus que les passeurs ne manquent pas (Bryant, Odom, Gasol, Walton voire Artest).
De la fiabilité de son shoot dépendra sa prise de pouvoir. L'an dernier, Trevor Ariza avait joué un rôle important dans la conquête du titre, grâce à une défense très active et un apport offensif qui a surpris tout le monde, dû à une grosse progression dans son shoot.


Si Brown fait de même, alors "Sky is the limit". Quoique non, quand on regarde les vidéos...



Dominique...

07 octobre 2009

Unlimited NBA Gaymate : Brüno


"I'm so straight that when I bought my house the first thing I did was brick up the backdoor..."

Dominique...

06 octobre 2009

Analyse de la draft 2009: Les Hornets de New Orleans

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Lien: Unlimited NBA mock draft, 21st pick of New Orleans


Joueurs draftés :

Darren Collison (PG, senior), choisi en n°21
Marcus Thornton (SG, senior), choisi en n°43 via Miami


Lost In Translation

---En principe, j’aurais félicité la sélection d’un joueur comme Darren Collison en vingt et unième position. J’ai même dû creuser des ornières dans l’esprit de certains lecteurs à force de rappeler à quel point la draft 2009 était une opportunité exceptionnelle en matière de point guards et combien Collison était idéal dans le rôle de meneur remplaçant. Seulement là, j’ai du mal à comprendre pourquoi New Orleans a utilisé son choix de draft pour renforcer un poste ficelé et emballé par leur omnipotent leader Chris Paul, alors que les autres secteurs du roster sont loin d’afficher la même assurance.

---En effet, CP3 règle toutes les questions du poste 1 pendant au moins 35 minutes (il n’est jamais descendu en dessous de 36 minutes par match, saison rookie inclus), pourquoi utiliser un premier tour de draft pour les quelques pauvres minutes restantes ? Cette question devient plutôt gênante quand notre regard s’attarde sur l’état de désœuvrement du poste 2 (tenu pas Morris Peterson et Rasual Butler au moment de la draft, le dernier a quitté la franchise depuis) et sur l’allure anémique du banc.

---Recruter un espoir derrière Chris Paul dans un effectif qui s’est fracassé contre ses limites la saison passée, c’est comme poser une dalle de béton derrière le seul morceau de digue qui n’est pas encore couturée de fissures. Collison est un bon gestionnaire, un excellent défenseur et un shooteur de qualité mais il ne pourra pas faire autre chose que fournir un bon relai à son franchise player. Entendons-nous bien : dans un effectif solidement construit et suffisamment dense à tous les postes, la sélection du vétéran universitaire d’UCLA ne souffre d’aucune contestation. Dans un effectif où certains pans paraissent dangereusement friables (un poste d’arrière shooteur dépenaillé, un banc quasi-anonyme et un joueur clef sur le déclin, Peja Stojakovic), recruter un joueur comme Collison aurait dû être enfoui en bas de la pile des priorités.

---La plus-value que représente Collison pour les Hornets semble peu intéressante alors qu’un intérieur gros calibre NCAA, DeJuan Blair (voir profil mock draft 15th pick, Detroit), ou d’autres options que j’avais envisagé et développé lors de la mock draft comme l’athlétique et intelligent extérieur shooteur Chase Budinger, le « Jannero Pargo like », Patrick Mills, et la version offensive de Tyson Chandler, BJ Mullens, étaient autant d’éléments encore disponibles à ce stade de la draft qui auraient pu, je pense, apporter aux Hornets une plus-value bien plus significative.

---New Orleans s’est un peu rattrapé par la suite avec son choix du second tour et la sélection de Marcus Thornton (voir profil, mock draft 19th pick, Atlanta). Ce dernier, que certains attendaient en fin de premier tour pourrait être une bonne pioche, faire plaisir aux fans en tant que pur produit de la Louisiane et surtout, venir remplumer ce fameux poste 2. Ce spot-up shooteur est un peu à court de centimètres pour un arrière (1,90 m) mais son cocktail explosif de vitesse, d’énergie, de puissance et de qualités athlétiques superposés à sa qualité de shoot devrait trouver de quoi être mis à contribution par Chris Paul. Il sera certainement difficile d’empêcher Thornton de se démarquer ou de le coller d’assez près en permanence (c’est qu’il shoote vite le bougre). Or, on sait tous que si un Hornet doué d’un bon shoot a une position de tir, Chris Paul le trouvera sans tarder.

---Ainsi, l’association entre ces deux joueurs semble prometteuse, et elle pourrait même l’être des deux côtés du terrain puisque l’ancien go-to-guy de Lousiana Tech s’est imposé comme un excellent défenseur l’an passée. Une ligne arrière composée de ces deux dragsters déployant vitesse et densité physique tant en attaque qu’en défense pourrait bien mettre un coup à la jauge d’énergie de pas mal de leurs opposants directs. Un backcourt de petite taille mais furieusement éreintant.

---Par ailleurs, l’explosif shooteur a connu une évolution assez intéressante au cours de la saison dernière, passant du croqueur invétéré au scoreur plutôt efficient (47,2 % aux shoots) et du défenseur moyen au défenseur de qualité. Cette bienheureuse évolution trouvant apparemment son origine dans le changement de staff à LSU, on peut penser que bien coaché, il fera efficacement ce qu’on demandera de lui et progressera dans la bonne direction, ce qui laisse entrevoir des perspectives plutôt encourageantes.

---Marcus Thornton est un très bon choix pour New Orleans (surtout avec un choix du second tour obtenu de Miami en échange de deux futurs seconds tours) qui correspond à la fois aux besoins de l’effectif et au jeu extra-large de Chris Paul. Toutefois, Chase Budinger considéré comme étant plus talentueux et répondant lui aussi à ces critères était encore disponible et je me demande si il n’aurait pas fait une meilleure addition.

---C’est donc avec des sentiments ambivalents qu’on referme le cahier de draft des Hornets. Deux joueurs de qualité recrutés mais un choix de premier tour à mon sens mal utilisé que le bon choix du second ne parvient pas à compenser. En général, il vaut mieux réussir le premier acte et se manquer sur le second que ce que vient de faire New Orleans. La franchise turquoise avait la possibilité de profiter de cette étrange draft où pas mal de joueurs intéressants étaient encore sur le carreau à l’entame du second tour, pour tenter de rafistoler au mieux les quelques déchirures de sa voilure mais il en a été autrement. Dommage.

StillBallin

05 octobre 2009

Speak harsh or die trying...


Jeremy Piven.

Ce nom, pas forcément très connu en France, n'est autre que le nom "in real life" du meilleur acteur de série américaine des dernières années.

La série dans laquelle il sévit, du nom d'"ENTOURAGE", raconte les aventures d'une bande de 4 amis qui voient leur vie basculer le jour où l'un d'eux devient le nouvel acteur playboy à la mode. S'en suit une vie de grand luxe, avec un quotidien qui ne doit pas être très différent de celui des jeunes stars NBA.

Produite par l'acteur Mark Wahlberg, dont le rappeur américain Saigon avait dit aux journalistes de GASFACE qu'il était un "Chicken Magnet", la série est d'ores et déjà un classique outre-atlantique.

Malgré les bonnes répliques de ces 4 amis, le meilleur personnage de la série est un personnage secondaire, Ari Gold, agent arriviste et explosif qui illumine la série de ses phrases chocs. Si la dernière saison n'est pas aussi marrante que les autres, la faute à une difficulté de plus en plus importante à se renouveler, Piven/Gold reste extra dans son rôle de dynamiteur de la série.

Voilà deux extraits du dernier épisode en date :
  • visite avec sa femme chez son conseiller conjugal.
  • visite à la nouvelle agence qu'il vient de racheter à son concurrent, avec une méthode novatrice pour annoncer les licenciements inhérents à la fusion...

Entourage's best actor delivers some actions with his trademark energy...

Dominique...