27 février 2009

Let's talk about trades and Bulls

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--- Il y a une semaine, les décevants Bulls de Chicago envoyaient le rugueux ailier argentin Andrès Nocioni et le caramel mou, Drew Gooden du côté de Sacramento pour récupérer Brad Miller, pivot trentenaire aux mains d'argents et John Salmons, arrière-ailier polyvalent et fort scoreur qui ne l'est que depuis peu, tandis que le grognon Larry Hugues faisait son paquetage pour New York, laissant Tim Thomas, Jerome James et Anthony Roberson se partager son casier délaissé.
---Ce trade qui arrive après de multiples rumeurs (on parlait pas mal d'Amare Stoudemire), nous a inspiré, moi et Tinmar (que vous pouvez trouver en tête à tête sur son site mynba4u.unblog.fr), dans les commentaires de l'article que j'avais écris sur le crève-cœur qu'est Chicago et je trouvais dommage que ces réflexions, projections et autres élucubrations délivrées en bas de page d'un autre article déjà vieux ne puisse avoir leurs propres lecteurs. J'ai donc décidé de leurs offrir leur quart d'heure de gloire.


Récapitulatif:
- Brad Miller (qui touche environ $12 millions/an jusqu'en 2010) + John Salmons ($6 millions/an jusqu'en 2010 + une option d'un an pour le joueur) contre Andrès Nocioni ($7,5 millions/an jusqu'en 2012) + Drew Gooden ($7 millions/an jusqu'en 2009) + Cedric Simmons ($2,5 millions/an jusqu'en 2009 ou 2011 avec les clauses particulières)

- Larry Hugues ($13 millions/an jusqu'en 2010) contre Tim Thomas ($6 millions/an jusqu'en 2010) + Jerome James ($6 millions/an jusqu'en 2010 + une option d'un an pour le joueur ) + Anthony Roberson ($800 000/an jusqu'en 2009)

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Ainsi:


Tinmar a dit…


---Voila, on se retrouve donc avec Brad Miller, John Salmons, Tim Thomas, Jerome James et Anthony Roberson qui débarquent. Dans l'autre sens, ce sont Nocioni, Hughes, Gooden, Simmons et Ruffin qui partent.
---Nous obtenons donc l'arrivée d'un vrai pivot, de deux combo, d'un artilleur à la Robert Horry, et de deux joueurs inutiles.
---Je trouve que ce sont des belles acquisitions : avec Brad Miller, ils sont récupéré un pivot polyvalent, qui va pouvoir apprendre ce qu'est le basket aux petits jeunes que sont Noah, Thomas et Gray. Avec Salmons, ils ont trouvé le titulaire qui fera que Ben Gordon sort du banc (son meilleur poste), et avec Thomas, ils ont l'expérience du gars qui n'en veut, un peu comme Nocioni au final : pas mal, sachant qu'il fallait se débarrasser des contrats de Hughes et Gooden, c'est vraiment pas mal !

StillBallin a dit…

---Ouais, il fallait se débarrasser de Hugues qui n'arrêtait pas de se plaindre et qui était loin d'être indispensable, Gooden n'est comme on le savait depuis le début que de la chair à transfert, par contre Nocioni pour le coup c'est un peu ennuyeux. En même temps, pour faire un bon trade, faut quand même lâcher du pas mauvais.

---Le gros apport est bien sûr Brad Miller, excellent pivot intelligent et bon passeur. Il devrait apporter du scoring à l'intérieur et de manière générale sa présence. Il constituera un excellent point d'appui notamment pour resservir les shooteurs. Encore faut-il savoir l'utiliser. Parce qu'avec Chicago, c'est plus le jeu qui est en cause. Quand on ne sait pas utiliser Derrick Rose (selon ma conception bien sûr), comment utiliser un pivot, qui plus est, sous-côté et en fin de carrière? Sur le papier, le jeu pourrait merveilleusement s'articuler autour d'un cinq Rose-Gordon-Deng-Thomas-Miller, mais je le répète, un vrai jeu pouvait aussi se déployer avant, sauf qu'il n'en était rien. Ainsi, il reste pas mal d'interrogations mais effectivement, les cartes sont mieux redistribués.

---J'espère néanmoins que cette arrivée ne vas pas brider Joakim Noah qui faisait vraiment plaisir à voir dernièrement et qui peut vraiment s'affirmer comme le genre de role player exceptionnel (notamment pour ce qui est du rebond) que beaucoup d'équipes s'arrachent. Mais comme le dit Tinmar, Miller sera certainement un excellent mentor pour lui (sauf peut-être pour la défense où il faudra aller voir ailleurs) et puis il est pas tout jeune. Rien ne pourrait être mieux pour Noah s'il parvenait à lui passer dessus.

15 février 2009

Marion contre O'Neal: blockbuster trade hier, transfert quitte ou double aujourd'hui

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Le transfert Shawn Marion contre Jermaine O’Neal n’est rien d’autre que le constat d’un double échec. Tous deux étaient arrivés assez récemment à Miami et à Toronto sans jamais réussir à faire passer un cap à leur franchise. C’est peut-être pire pour O’Neal puisque les Raptors ont dégringolé dans la hiérarchie de l’Est depuis qu’il a posé ses valises dans leur fief.

--Première chose, si les deux franchises en sont arrivés à s’échanger leur échec, c’est bien parce qu’aucunes des deux n’ont réussi à récupérer des joueurs qui leur faisaient envie. Il s’agit plus d’un transfert de dépit, une sorte d’échange de bons procédés ou plutôt de déceptions. Ainsi, difficile de trouver un gagnant dans ce transfert mais aussi de trouver un perdant. Au pire, rien ne changera pour les deux franchises ; au mieux, les deux anciens all-stars apporteront une véritable valeur ajoutée.

--Ainsi, le second constat que l’on peut faire (et que je fais. Ouais, je suis comme ça moi, rien à foutre) c’est qu’avant de s’échanger des joueurs de qualités, les deux équipes se sont échangés des joueurs en situation d’échec. Pour Miami, cette question se pose sur la table comme le front d’un mouchard au cours d’une garde à vue.

--Le Heat récupère un excellent joueur à un poste qui leur faisait défaut, sauf que si O’Neal a été escampé par les Raptors après une seule moitié de saison sous leurs couleurs, ce n’est pas parce que JO jouait mal (13,5 pts, 7 rbs) mais parce que comme on le craignait, les pépins physiques n’ont cessé de gangrener son activité dans l’Ontario. Et comme les Raptors ont plongé (21 victoires pour 34 défaites), les dirigeants n’ont pas insisté pour poursuivre l’expérience.

--Ainsi, Miami se retrouve avec le même joueur que celui qui sévissait au Canada, avec ses qualités et son corps en mikado. Si les articulations du big fella tiennent, Erick Spoelstra pourra pianoter sur un effectif bien mieux équilibré avec un vrai pivot, et deux joueurs de qualité au poste 4 au lieu de trois, dont l’un, Beasley, peut d’un joli pas chassé se déporter sur le poste 3.

11 février 2009

NBA Preview/Commentaire: Chicago Bulls

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The Lost Heir

--Ce n’était il n’y a pas si longtemps, Chicago était en play-offs et bien qu’ils furent éliminés au second tour cette année-là, leur jeunesse qui leur avait valu le surnom de Baby Bulls, laissait croire qu’avec le temps, les éliminations en post-season seraient de plus en plus tardive jusqu’à ce que finalement la franchise entame une nouvelle saison sans en avoir essuyé une.

--Pourtant, deux ans après, Chicago lutte péniblement pour l’accession en play-off alors que l’effectif n’a subit que des pertes consentis (Tyson Chandler qui n’a explosé qu’après avoir revêtu le maillot des Hornets alors qu’Eddy Curry qui casse –littéralement- le banc des Knicks avec son fessier rembourré de liasses de dollars, était déjà partis un an avant) et n’a enregistré que des additions (Ben Wallace puis Larry Hugues, Drew Gooden et des joueurs draftés assez haut comme Tyrus Thomas, Joakim Noah et le n°1 de cette année, Derrick Rose).

--D’ailleurs, les leaders de l’époque Baby-Bulls comme Luol Deng, Ben Gordon et Kirk Hinrich sont toujours là, mis à part peut-être Eddy Curry (16 pts et 5 rbs mais pas de défense lors de sa dernière saison dans l’Illinois). Le coach, Scott Skiles est, lui, porté absent mais il en est ainsi parce que la déchéance de la franchise avait commencé sous ses ordres causant son licenciement.
--Mais cette année, avec un nouveau coach, Vinny Del Negro aussi jeune et dynamique que s’il était sorti de Wall Street à la fin des 90’s et la chance inouïe de récupérer le premier choix de draft dans une cuvée ma foi assez sympathique, l’espoir était revenu rosir les joues des chicagoans et certains s’apprêtaient à voir à nouveau l’arrogance victorieuse imprégnée l’atmosphère de la ville. Hélas, il n’en fut rien. Les Bulls semblent se complaire dans le niveau qui était déjà le leur l’an passée et si le rêve des play-offs est à portée, il constitue l’objectif unique de la franchise. Bien triste la ville où trône la statue du meilleur joueur de tous les temps.

--Il est vrai que l’effectif est surchargé d’extérieurs, que le secteur intérieur est tellement faible en attaque que le staff en est presque à regretter Eddy « Jump ? For what? » Curry. On peut même dire que sans la poigne de fer dirigiste de Scott Skiles, les Bulls ne constituent qu’une collection de joueurs pour qui construire un jeu est un concept lointain. D’ailleurs, c’est lorsque l’ancien meneur aux trente passes décisives en un match a perdu toute autorité que le jeu de Chicago a foutu le camp.