--Les Hornets avaient surpris tout le monde l’année dernière avant de se faire renvoyer à leurs ruches par les Spurs en Play-offs. L’équipe n’a quasiment pas changé si ce n’est la très estimable arrivée du champion NBA, James Posey, et donc on espère d’eux une confirmation. Sauf que cette année, ils sont attendus. La jeune star de la franchise Chris Paul est ainsi confronté au premier défi de sa carrière en tant que franchise player : faire toujours mieux, porter son équipe toujours plus haut malgré les pièges à loup et insecticides que ses adversaires rageurs vont poser sur son chemin. Passer un cap, celui qui ferait de New Orleans un prétendant légitime au titre.
--Chris Paul dans le rôle de moteur, leader, distributeur et étincelle et David West, Peja Stojakovic, Morris Peterson et même Tyson Chandler dans celui de finisseurs. La formule a fait ses preuves l’an passé et elle a donc été reconduite. La défense, elle, reste une affaire collective.
--Seul petit plus et pas des moindres, les Hornets ont attiré le Shadow Title’s Winner, James « don’t call me Robert Horry » Posey. Il devrait apporter de la densité défensive à l’aile, de l’expérience (vas-y James, donne des tuyaux à Chris Paul, comme si il n’était déjà pas assez fort comme ça) et quelques three’s bien clutch. D’ailleurs, son apport et déjà indéniable : 9,8 pts, 46 sur 100 à 3 pts.
--On peut toutefois se demander si la cohabitation avec Pedrag Stojakovic se passe bien. En effet, le l’ailier shooteur serbe joue un petit peu moins (31,3 minutes au lieu de 35,2) et est moins prolifique (13,1 pts à 40,5 % contre 16,4 pts à 44 %). Toutefois, l’ancien du PAOK sait qu’à 31 ans, il ne lui reste pas beaucoup de temps pour remporter un titre et on peut lui prêter l’intelligence de reconnaître que Posey est le genre de joueur qui peut l’amener à concrétiser son ambition.
--En réalité, pour les Frelons, c’est plutôt le rendement d’un autre de ses piliers qui pourrait se mettre en travers de leur soif d’ascension. Et puis c’est pas un pilier de rien du tout, celui-là il fait 2,16 m. L’importance de Tyson Chandler est capitale dans le fonctionnement de New Orleans et pas seulement pour recevoir les alley-oops de CP3. Son envergure improbable est une force intérieure dissuasive, même si lui-même n’est pas un grand contreur (1,1 blks par matches l’an passé), et ses qualités de rebondeur (11,7 en 2008) sont pour beaucoup dans la réussite des Hornets.
--Toutefois, certains ont constaté que le gentil géant jouait avec moins de cœur qu’il en avait l’habitude et cela se traduit notamment par une vraie chute aux rebonds (8,2 contre 11,7), ce qui est pourtant son domaine de prédilection. Lorsque l’on connaît l’importance du rebond (pourquoi croyez-vous que Phil Jackson époque Chicago Bulls ait engagé cet allumé de Dennis Rodman ?), cette déficience constitue une vraie limite pour le bon fonctionnement des Hornets.
--Les Suns ont retrouvé les sphères de la normalité et du même coup de la banalité. Les explosions de paniers dans tous les sens, la balle qui fuse de main en main avant de traverser l’arceau sans même offrir un frémissement au filet, la puissance libérée au cours d’une contre-attaque ou d’une incursion dans la défense adverse, n’appartiennent désormais qu’aux souvenirs… Ou aux New Yorkais.
--Aujourd’hui, Phoenix se contente de regarder sans entrain son équipe jouer comme New Jersey, Los Angeles (Clippers) ou Milwaukee. Que s’est-il passé entre temps ? Oh, pas grand-chose, seulement l’entraineur qui est parti, Mike D’Antoni.
--Naguère flamboyant, les Suns semblent avoir perdu toute inspiration et leur vitesse légendaire relève désormais du mythe. Ainsi, les joueurs s’enferment dans leur propre talent traduisant le jeu de Phoenix en une succession de un contre un peu fructueux. Parfois, la vivacité d’antan semble être revenue et les vieux réflexes reprennent le contrôle, nous poussant à croire à une résurrection, mais comme un songe cette impression s’échappe aussi vite qu’elle est arrivée et que Stoudemire tente un shoot forcé.
--Cette dyslexie semble être le signe d’un malaise des joueurs. Quoi de plus normal puisque chacun s’était parfaitement moulé dans le jeu atypique de D’Antoni et que les Suns ont décidé cette année de prendre une nouvelle voie avec Terry Porter aux manettes.
--L’idée qu’une vraie défense est indispensable pour soulever le graal est profondément enfoncée dans l’esprit du GM, Steve Kerr et il est difficile de le contredire (déjà parce qu’il n’a pas tort) surtout lorsque l’on connaît son parcours de joueurs (Bulls et Spurs quand ça valait le coup d’y être). Kerr a tenté d’amorcer ce virage à partir de cet été.
--En cela, rien à reprocher, seulement, Kerr a peut-être fait l’erreur d’essayer de régler tous les problèmes des Suns d’un coup (d’un autre côté, avec un joueur de 34 ans comme pièce angulaire, le temps est compté). L’arrivée d’O’Neal en cours de saison a répondu à la lacune de la franchise sur demi-terrain et sur son déficit de taille et de puissance intérieure tandis que la venue de coach Porter devait combler celle de la défense.
--Cette intention n’est pas dénuer de pertinence mais cette métamorphose à certainement été un peu trop rapide et drastique. Car en effet, en se réorientant aussi brusquement, Phoenix a perdu ce qui faisait sa force, c’est-à-dire son jeu si atypique. En rationalisant ou en normalisant son équipe, Kerr a abîmé le finalement fragile équilibre que D’Antoni avait construit.
--Cette année, lorsque vous serez devant un match d’Oklahoma City, n’essayez pas de voir un match de basket, non (il y en a pas), le seul intérêt qu’il existe à regarder cette équipe (mis à part le plaisir sadique de voir une boucherie, mais pour ça, je vous laisse avec vos problèmes intérieurs), c’est d’observer la progression du projet du GM Sam Presti (photo). J’ai déjà évoqué ce « plan » lors de la draft de Russel Westbrook et de Serge Ibaka, il consiste à construire une équipe pièce pas pièce, chacune possédant un rôle bien défini qui vient s’imbriquer dans une architecture précise qui s’articule autour de la pièce maîtresse, Kevin Durant. Là où se projet devient très intéressant c’est que Presti (ancien membre des Spurs) cherche des profils très spécifiques et complémentaires mais surtout qui excellent dans leur domaine particulier.
--Plus encore, le GM s’est attaché à recruter des joueurs très jeunes au potentiel démesuré de sorte à ce que l’équipe ainsi constitué regroupe les futurs meilleurs spécialistes possibles. Westbrook illustre parfaitement ce concept. Combo-guard limité aux shoots et à la mène, il apporte une véritable force de frappe en pénétration et l’agressivité défensive qu’il manquait aux deux premières pièces majeurs du puzzle, Kevin Durant et Jeff Green. Et comme, il n’a que 20 ans, il peut devenir l’un des tous meilleurs dans son registre.
--Une collection de joueurs spécialisés qui feront parti des meilleurs dans leur domaine et qui se complètent parfaitement, y’a pas à dire, j’aime beaucoup cette idée. En même temps, je ne connais pas Presti personnellement (bah, il doit me connaître quand même, lui aussi il traîne sur le web de temps en temps) et tout cela n’est que supposition de ma part. Peut-être que le recrutement du Thunder n’est aucunement lié à une quelconque stratégie à moyen et long terme mais honnêtement c’est la seule chose que je vois qui justifie les choix d’Oklahoma City.
--En effet, Westbrook n’était prévu que tardivement dans le top 10 des différentes mocks draft (plus proche de la dixième place que de la première) et sa quatrième position annoncée un peu avant la draft (les dirigeants des anciens Sonics avait déjà exprimé leur volonté de recruter l’arrière d’UCLA) avait été jugé surprenante. Kevin Love, Eric Gordon, Jerryd Bayless ou Brook Lopez (ces deux derniers ont finalement connu une belle dégringolade) étaient considérés comme des meilleurs choix, mais Presti avait publiquement annoncé qu’il choisirait cela en dépit de l’avis des spécialistes (n’étant pas considéré comme un top 5, Presti était sûr que Westbrook serait disponible en n°4).
--C’est ce choix si particulier qui m’a amené à cette supposition. Ça et la manque d’enthousiasme du Thunder pendant le mercato de cet été. L’effectif actuel est complètement bancal et à aucun moment les dirigeants ont cherché à récupérer de solides vétérans sur lesquels s’appuyer pour remporter des matches. Au contraire ils ont, comme l’an passé, responsabilisé les jeunes au maximum comme pour les entraîner à être les piliers d’une franchise, quitte à perdre (et récupérer un bon tour de draft, n’est-ce pas ?). D’ailleurs, la gestion du rookie Westbrook répond à cette logique. Un temps de jeu conséquent mais pas excessif lui est offert (26,9 minutes par match) ainsi qu’une certaine liberté offensive (presque 12 tirs en moyenne) et une totale confiance (il ne tourne qu’à 35% aux tirs sans être inquiété).
--Donc, l’ambition d’OKC semble être complètement tournée vers le futur au détriment de cette saison et peut-être de la suivante. Toutefois, les mois qui vont venir ne sont pas dénués d’intérêt. Parce que le futur, ça commence maintenant. Avant même que l’armada imaginée affiche complet, ses fondations doivent être posées, consolidés et surtout, les dirigeants doivent vérifier qu’elles soient viables et que le projet puisse s’appuyer dessus. S’assurer que le bois de la charpente n’est pas pourri, quoi.
Cette article date un peu, je l'ai écrit un peu après les Jeux Olympiques mais je n'ai pas pu le publier au moment voulu. Je l'ai gardé au chaud jusqu'à maintenant et j'ai décidé de le sortir aujourd'hui (à quel titre? aucun, je fais ce que je veux). Enjoy.
--La team USA nous a régalé, y'a pas à dire. Un match de folie en finale, une vrai lutte pour la médaille d'or. Personne ne peut dénier aux américains d'être meilleurs. D'ailleurs, cela n'a jamais été contesté, même après les débâcles des étés internationaux précédents. Sauf que cette année, ils ont gagné. Comme s'ils étaient parvenus à réconcilier le talent sur le papier et le talent sur le terrain.
--Ainsi, et de façon presque étonnante, la clé de la victoire des américains a été le plan de jeu qu’ils ont déployé sur les parquets de Pékin. Un jeu bien moins sophistiqué que celui de leurs rivaux espagnols, argentins ou grecs (parfois) mais que personne n’a réussi à déjouer. Ce style de jeu s’est montré dévastateur car il s’est appuyé sur les points forts des américains, le talent offensif individuel, la dimension athlétique et la densité du banc, lesquelles sont à ce jour inégalés dans le monde.
--En défense, Leurs exceptionnelles capacités physiques et la profondeur de leur banc leur a offert l’opportunité de développer un large pressing (demi, voire trois quarts du terrain) durant la quasi-totalité du match (!). Une press agressive et précise que la vitesse et la puissance des joueurs de la bannière étoilée a rendu très difficile à surmonter, causant de nombreux dégâts physiques et mentaux (plutôt frustrant de ne pas pouvoir faire deux dribbles après la ligne médiane, non ?) chez la suffocante opposition. En plus d’annihiler toutes velléités offensives adverses, cette défense a provoqué une ribambelle de pertes de balle multipliant ainsi les opportunités de contre-attaques, aspect du jeu dont les ricains sont friands et dans lequel leurs capacités physiques et leur aisance à attaquer le cercle trouvent à s’exprimer en toute liberté (même en Chine).
--Le jeu d’attaque US, quand à lui, reposait essentiellement sur la capacité d’attaque des individualités, sauf qu’au lieu de s’enfermer dans la stricte et stérile logique du un-contre-un qui revient souvent à s’empaler sur la défense, les américains ont combiné leurs facilités naturelles de débordements et d’attaque du panier à un altruisme salvateur. En effet, les drives frénétiques couplés à une bonne et rapide circulation de la balle ont permis de créer des brèches dans la défense, de libérer des joueurs ou des espaces et d’offrir des positions ouvertes ou plus fréquemment des opportunités d’attaquer le cercle. Ainsi, en se glissant intelligemment dans les intervalles, des joueurs comme James ou Wade ont pu recevoir le cuir suffisamment proche du cercle -parfois dans la course- et avec une opposition suffisamment esseulée ou déstabilisée pour faire parler leur aisance tant physique que technique à attaquer le panier (pour preuve, jetez un coup d’œil aux pourcentages de Wade). Lancée ainsi sur orbite, la supériorité athlétique des fils de l’Oncle Sam ne pouvait dès lors qu’être difficilement contenue par les défenses adverse, lesquelles l’ont subit de plein fouet.
--D’ailleurs, on a pu remarquer que les écœurantes qualités athlétiques américaines leur permettaient aussi d’être très présent aux rebonds offensifs (des intérieurs aux arrières), comblant ainsi en partie les lacunes aux shoots entrevues pendant une bonne partie de la compétition.
--En résumé, en défense comme en attaque, le jeu des USA est construit de sorte à toujours placer ses joueurs en situation d’avantage par rapport à l’adversaire.
--De plus, ce jeu a permis aux américains de minimiser leurs carences aux shoots et sur jeu placé. Le flot de contre-attaques a limité le ralentissement du jeu et la mise en place du jeu sur demi-terrain, et même lorsque les USA se retrouvait dans cette situation, la circulation de balle et les prises d’intervalles leur permettait d’installer un simili jeu de transition comme je l’ai expliqué un petit peu avant. Du coup, la Redeem Team n’a pas eu besoin d’être très efficace à longue distance et on a rarement vu un joueur américain forcer un tir lointain.
--Le plan de jeu de la sélection US était simple et pourtant diablement efficace, à un tel point qu’on pourrait se demander si il ne fera pas des émules. Ce modèle faisant appel à un type de joueur, très athlétique avec une grande capacité à attaquer le cercle, qui prolifère dans chaque coins des Etats-Unis, on peut facilement imaginer qu’une équipe décide de rassembler une douzaine de joueurs de ce profil (faciles à dénicher, donc) et d’appliquer les plans de la team USA. Les résultats ne seront certainement pas aussi probant que ceux de la Redeem Team (Kirk Snyder n’est pas Dwyane Wade) mais je gage que cette escouade serait plus dangereuse que ne l’ont été Miami ou Minnesota cette année.
--Un tel modèle serait facile à instaurer en NBA tant les qualités athlétiques et le talent sur un-contre-un sont des facultés communes aux américains. Verrons-nous les Grizzlies instaurer un tel jeu, eux qui n’ont jamais réussi à trouver une identité sur le terrain et qui ont pourtant conservé le même entraîneur ? Leur configuration s’y prête avec les talentueux et athlétiques Gay, Mayo, Arthur, Conley, Crittenton, Lowry et Warrick ; les dirigeants n’auraient qu’a à y ajouter quelques athlètes pour avoir une rotation suffisamment profonde et installer l’indispensable press « no oxygen » défensive.
--Possédant déjà plus de talent et de matériel, Chicago pourrait admirablement appliquer ces consignes. Une défense vive, dense et oppressante ne serait pas difficile à mettre en place avec Rose et Hugues à l’arrière et Noah et Thomas dans la peinture tandis que l’attaque made in Redeem Team exploiterait parfaitement les qualités du n°1 de la draft (que l’on embêterait plus avec sont shoot déficient) ainsi que celles du peut-être un jour futur Amare Stoudemire, Tyrus Thomas. Sans parler du mobil Noah, du talentueux Deng et du scoreur Gooden.
--Un pareil idéal pourrait aussi être appliqué en Europe, en France par exemple, où monter une telle formation serait plutôt aisée. 75% des américains disponibles sur le marché possèdent le profil recherché, ajoutez-y des Bokolo, Gradit, Antoine Mendy, etc, et vous vous retrouvez avec une équipe compétitive sans sortir trop de liasses. D’ailleurs, l’équipe de France (grosses qualités athlétiques et défensives, mais pas de shoot ni de capacité à bien jouer sur jeu placé) est taillé pour suivre ce mouvement.
--L’efficacité de ce système tout comme la facilité à trouver les joueurs nécessaires à sa mise en place pourrait pousser bons nombres de clubs à l’adopter et nous verrons peut-être une « invasion » semblable à celle que l’Europe a connu après le succès de Bozidar Maljkovic en Euroligue avec Limoges et de son style de jeu tout en contrôle, en défense et en lenteur (ne vous inquiétez pas, cette période est passée).
--Néanmoins, la réussite d’un tel jeu est loin d’être accessible avec autant d’aisance que de trouver des athlètes forts attaquants. En effet, si le team USA a si bien réussi c’est parce que les joueurs faisaient preuve d’un état d’esprit irréprochable: solidaires et appliqués sur l’ensemble du match, constamment agressifs et concentrés en défense, altruistes et malins en attaque. J’ai dit que le jeu entrevu cet été avait recours aux caractéristiques premières du basket américain mais leur utilisation doit être tout autre que celle qui sévit habituellement dans les contrés de l’Oncle Sam (je caricature un peu, c’est vrai).
--Traditionnellement, le un-contre-un est purement individuel. Ici, c’est la circulation de balle et le jeu sans ballon (la prise d’intervalle) qui permettent la mise en place efficace du un-contre-un. La défense comme l’attaque est dans ce système une question d’altruisme mais aussi de sacrifice (ne jouer qu’une vingtaine de minutes par match, cramer son énergie en défense), éléments que l’on ne retrouve que rarement chez les jeunes américains. La cohésion et la discipline sont des ingrédients nécessaires à l’application de ce plan de jeu, or le talent les qualités physiques sont parfois (parfois souvent) étranger à ces deux concepts (veuillez s’il vous plaît vous référer à Zach Randolph et Ricky Davis). Car c’est bien la notion d’équipe qui est la pierre angulaire de ce plan de jeu.
--Ainsi, certains pourraient croire que la prolifération de ce style signerait la mort du jeu construit, des fondamentaux et de la technique et signifierait la réhabilitation des bondissants dunkers à la tête creuse comme Darius Miles, Kwame Brown ou Gerald Green. Toutefois, comme je l’ai signalé un petit peu plus haut, les qualités athlétiques et d’attaque du cercle ne sont qu’une partie des atouts pour instaurer le jeu estampillé Redeem Team. Le sens du sacrifice et l’altruisme comme l’intelligence du jeu (faire la passe au joueur qui est en meilleur position, chercher les intervalles, reconnaître une situation de supériorité) sont tout autant d’éléments indispensables à l’efficacité de ce modèle.
--Toutefois, il est très probable qu’en conséquence, la formation américaine campe sur ses habitudes de s’attacher à faire progresser ses ouailles seulement dans le domaine physique et dans celui des duels, délaissant les fondamentaux et le shoot (d’ailleurs, un scénario semblable pourrait aussi se produire en Europe et notamment en France). Comme avant. Sauf que dans cette hypothèse, les aptitudes physiques et le talent offensif serait maîtrisés et canalisés afin de s’exprimer dans un contexte réfléchi et collectif. Avec ce modèle, la basket américain a trouvé la parfaite issue de secours au carcan dans lequel s’est fourré leur politique de formation. --Si cette hypothèse se confirme, le monde du basket sera à nouveau scindé en deux alors que les deux pôles, NBA et Europe, ne faisait que se rapprocher jusqu’à maintenant. Toutefois, la différence sera cette fois purement sportive opposant simplement deux styles de jeu comme la finale des jeux Olympiques entre les Etats-Unis et l’Espagne nous en a offert un avant-goût. Plutôt alléchant.