20 août 2008

Bomboclaat - Wings of Beijing.

Avant de reprendre le rythme du site en mi-Septembre, je ne pouvais garder ma langue — ou plutôt ma plume — au calme après ce qu'il vient de se passer.

Le plus beau moment sportif de l'année, voire de la décennie, vient de se produire aujourd'hui avec l'ovni Jamaïcain Usain Bolt.

La grande gazelle a pris la possession du record du 200m, propriété de Michael Johnson* qui — avec ceux de Sotomayor & Bubka — semblait intouchable.
Tout cela après avoir amélioré son propre record du monde du 100m lors de la finale Olympique.

Usain Bolt est l'homme le plus rapide du monde. Rien à ajouter.

En fait si, il n'a que 22 ans et n'a pas fourni un effort de bout en bout sur 100m et était fatigué en fin de course sur son 200m, couru avec 1 mètre par seconde de vent défavorable. Grosse marge de progression, donc...

Effrayant...

Et plus fort encore , il ne semble pas soulever autant de questions sur l'origine de ses performances que les précédents détenteurs des records des deux disciplines dont il est désormais le roi absolu.

Et finalement, comment ne pas avoir pitié de ses rivaux, qui doivent désormais s'entraîner pour viser la deuxième place, la place de numéro 1 du sprint mondial étant définitivement inatteignable pour les années à venir. Pauvre Asafa Powell, qui a donné la réponse aux interrogations formulées ici...

Usain Bolt

Record du monde du 100m (9"69 sec) & Champion Olympique
Record du monde du 200m (19"30 sec) & Champion Olympique

*(L'ancien record du monde : 19"32 soit 2x100m et surtout une deuxième partie de course chronométrée en 9"20)

Les liens en vidéos ici dans quelques jours, une fois la fin de la chasse aux images effectuée par la censure.

06 août 2008

Pedro G présente la lecture détente des vacances. "Marvel 1602"

IMPORTANT - Pour cause de vacances (attention au coup de soleil occulaire sur ce lien), le site sera en pause jusqu’à la mi-Septembre. Cet article sera le dernier avant la reprise de l'activité Unlimited NBA.

En Janvier, je postais ça, sans pousser l'analyse de ma superbe découverte. Grâce à un mystérieux mexicain, on a la chance de découvrir cette oeuvre plus en détails, avec la présentation de superhéros comme on ne les a jamais vu.


(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, Pedro G.)
MARVEL 1602

La bd au même titre que les jeux vidéo a toujours été considérée comme une sorte de produit sous-culturel, inintéressant, abrutissant. J’ai découvert ça très tôt, en CE2 lorsque j’annonce à Monsieur Charles, mon instit, que j’adore lire :

« C’est très bien ça ! et que lis tu ? »
« J’ai lu tous les gastons, asterix et lucky luke ! Mais Tintin c’est pas terrible » me la pètes-je.
« Non mais je parle de vrais livres… »

C’est là que j’ai commencé à me méfier de l’omniscience présumée de nos enseignants.
La bande dessinée a depuis fait son chemin et de nombreux artistes sont reconnus comme tel.
Pourtant il est un genre qui manque encore de reconnaissance et de crédibilité : les comics.
La principale raison tient dans la surexploitation des personnages à succès par les deux grands acteurs de ce secteur : Marvel comics et DC comics. Les séries se multiplient, les scénarios s’épuisent, le public se lasse.

Le drame c’est que les fans de bd eux même considèrent souvent les comics comme de la garbage-bd.

En réalité ce secteur possède des illustrateurs très talentueux, méritant d’être reconnus, mais souvent enfermés dans des scénarii ultra convenus.

Toujours pas convaincu Monsieur Charles ??

Alors voici 1602, un comics au scénario unique et riche en références, magnifié par le meilleur illustrateur du genre.

Le pitch

An 1602, l’Europe subit d’étranges phénomènes, le climat semble totalement déréglé et laisse à penser que la fin du monde est proche. Elisabeth la reine d’Angleterre est entouré de deux hommes en qui elle a une confiance aveugle, Sir Nicholas Fury, un informateur, et le docteur Stephen Strange, médecin et astrologue. Tous deux essaient de protéger leur commanditaire tout en essayant de découvrir l’origine du dérèglement. Toutefois leur action n’est pas vue d’un très bon œil par plusieurs personnes.

La première est le grand inquisiteur qui sévit en Espagne et traque des êtres appelés « prodiges », mais la Reine ferme les yeux sur les activités de ces êtres doués de pouvoirs plus qu'étranges, confiés à Carlos Javier.
Le second est le Comte Otto Von Fatalis, qui prépare un plan d’invasion de l‘Europe.
Et enfin Jacques VI d’Ecosse patiente difficilement en attendant la mort de la reine d’Angleterre. Le Dr Strange entrera en transe afin de découvrir d’où vient l’élément perturbateur. Sa vision l’emmène près d’un bateau où une petite fille du nom de Virginia Dare et son protecteur Rojhaz, un indien d’Amérique, se rendent vers l’Angleterre. Parallèlement, un certain Matthew Murdoch enquête sur une étrange cargaison surprotégée par les templiers…

L’auteur : Neil Gaiman

Neil gaiman (sandman, stardust, american gods) délaisse un peu DC comics pour se consacrer à ce nouveau projet de la maison des idées : « Marvel 1602 ». Etant donné le caractère fantasque de l’auteur, qui écrit aussi des romans ados et des livres pour enfants, le scénario est incontestablement le plus original qui soit paru chez Marvel, tout en restant crédible malgré le décalage évident (spiderman & co à l’époque de l’inquisition). Gaiman s’amuse à mélanger fantastique et réalité historique, de nombreuses références sur l’époque évoquée parsèment l’aventure. (voir annexe)

Sa volonté de créer un nouvel intérêt à des personnages déjà surexploités fonctionne parfaitement, on aurait presque envie d’oublier le background originel de ces héros.

Il prend même quelques libertés avec ces icônes réputées intouchables, bien sûr il supprime tous les costumes habituels mais il se permet aussi de faire de Jean Grey un personnage masculin : master John Grey. Quant à Daredevil, ce sera un ménestrel poussant la chansonnette au gré des villages qu’il traverse.

« Grâce au 11/09 »

Joe Quesada a tellement harcelé Gaiman pour qu’il écrive une histoire pour Marvel qu’il a fini par accepter en automne 2001, sans savoir vers quel genre de récit il s’orienterait. Le 11/09 intervient et Gaiman sait qu’il n’y aura pas d’avions, de buildings et d’armes modernes dans son histoire. Il écrira un comic sur le nouveau monde, où les USA sont à l’aube de leur construction, une terre convoitée, où tout est à (re)construire. 2 ans plus tard 1602 paraît, Time Magazine le taxera de pire comics de l’année,…certainement une faute de frappe.

Illustrateur : Andy Kubert

Andy Kubert a commencé sa carrière chez DC comics. Il a ensuite fait quelques remplacements chez Marvel pour la série Xmen, c’est d’ailleurs lui qui a dessiné la première apparition de Gambit. Il a pris son envol lorsque Jim Lee a quitté Marvel pour créer Image Comics (Spawn, witchblade, Rising stars). Il est alors devenu dessinateur officiel des Xmen.

Ensuite il y a eu la rencontre avec le coloriste Richard Isanove et leur collaboration sur Wolverine origins, puis 1602. Le trait de Kubert a épousé les couleurs d’Isanove, le rendu est superbe et ces deux artistes ne devraient plus se quitter, c’est le duo parfait. Pacsez vous, et faîtes nous beaucoup de comics !

Andy est le fils de Joe Kubert, illustrateur également, qui a crée la Joe Kubert school of cartoon and graphic art. Andy y enseigne les techniques de narration.

Coloriste : Richard Isanove

Le travail de coloration est réalisé par le frenchie (il a grandi à Bordeaux) Richard Isanove, qui avait déjà œuvré sur wolverine origins . L’apport d’Isanove est primordial, ses couleurs créent une ambiance chaude et confortable même sur les planches les plus sombres. L’atmosphère générale de l’histoire doit énormément au travail de ce coloriste.

Il a été élu meilleur « painter » 2001 pour wolverine origins et 2005 pour 1602.

Cover artist : Scott McKowen

Scott McKowen est inconnu du monde des comics car il travaille pour le théâtre en tant qu’illustrateur et designeur. Il a été choisi un peu par hasard pour créer les couvertures de 1602 : l’éditeur (Nick Lowe) a remarqué son travail d’illustration sur les posters annonçant une pièce de théâtre à New-York. Un style proche de la gravure, qui collerait parfaitement au contexte de 1602.

La technique utilisée est celle du scratchboard, une planche de carton blanchie à la craie et recouverte d’une fine pellicule d’encre noire. Le dessin est ensuite réalisé avec une pointe métallique, par grattage. Les couleurs furent ajoutées dans un second temps sur photoshop.

Annexe : Un comics réécrit l’histoire de l’Angleterre et du nouveau monde.

Fiction :

Dans « 1602 », Sir Nicholas Fury découvre la menace d’assassinat de la reine Elizabeth (orchestrée par le king James), en arrêtant « un être ailé ». Il sera condamné à la pendaison.

Réalité :

La conspiration des poudres (5 novembre 1605)

Guy fawkes est arrêté en 1605 alors qu’il s’apprête à faire exploser une trentaine de baril de poudres dissimulée dans les caves du palais de Westminster afin de tuer le roi d’Angleterre James 1er. Fawkes sera condamné à être « pendu, étripé et découpé en morceaux », on ne badine pas avec la poudre !

Depuis ce jour, les anglais fêtent chaque année la découverte de ce complot en faisant éclater des pétards la nuit du 5 novembre. Mieux encore, lors de la visite annuelle de la reine au parlement, la coutume oblige les gardes à inspecter les caves du bâtiment avant l’entrée de sa seigneurie.

Une gravure d’époque représente les huit instigateurs de cette conspiration.

Scott McKowen s’est inspiré de cette lithographie du 17è siècle pour réaliser la couverture.

On retrouve les huit personnages masculins (on reconnait dans sa version daredevil, nick fury, captain america, professeur xavier, john grey, mr fantastic) auxquels il a ajouté Virginia Dare qui est la seule à regarder vers le lecteur.

Gravure du 17ème siècle : Les artisans de la conspiration des poudres

Couverture de « 1602 »

Virginia Dare

Ce personnage clef du scénario de Gaiman est également emprunté à l’histoire de l’Angleterre. Virginia Dare fût la première anglaise à naitre sur le sol Américain. Ses parents, anglais, installèrent une colonie au sein d’une réserve indienne, colonie qui fût mystérieusement décimée. Virginia Dare est donc devenue une icône du nouveau monde. Son prénom vient du fait qu’elle fût le premier chrétien à être baptisé sur ces terres, et précisément en Virginie. On retrouve encore de nombreuses traces de ce personnage dans le sud des Etats-Unis.

Fiction : Virginia Dare dans 1602

Réalité : 24/08/1587 baptême de Virginia Dare (bureau des archives de Caroline du Nord)

L’entourage de la Reine

Fiction : Sir Nicholas Fury (1602)

Réalité : Francis Walsingham et Elizabeth I

Francis Walsingham aka Sir Nicholas Fury

Le “père” des services secrets britanniques. Walsingham était l’avocat mais surtout le chef de la sécurité de la reine Elizabeth I. Il est célèbre pour ses techniques très avant-gardistes de renseignement, d’espionnage et de politique étrangère. Il avait crée un vaste réseau d’agents sous couverture en France, Italie et Espagne. Aux dires de Cecil Williamson (historien et ancien informateur), Walsingham avait dans ses espions de nombreuses sorcières. Encore une fois la fiction de 1602 n’est pas très loin de la réalité, Fury employant des agents aux pouvoirs surnaturels.

Fiction : Sir Stephen Strange (croquis de 1602, notez la collerette !)

Réalité : Dr John Dee et Elizabeth I

Dr John Dee aka Sir Stephen Strange

Le mystérieux Dr Dee était l’astrologue, alchimiste et magicien de la reine Elizabeth I. Il avait des dons de voyance qui lui aurait permis d’anticiper la tempête qui s’est abattue sur l’invincible armada espagnole, permettant ainsi à l’Angleterre de gagner cette guerre navale en 1588. Le Dr Dee possédait la plus importante bibliothèque personnelle de l’époque avec plus de 4000 livres.

Dans 1602, les visions du Dr Strange permettent également à la reine et son espion d’anticiper les manœuvres des ennemis.

Quelques illustrations de 1602.

Angel capturé par l’inquisiteur (sa pose évoque déjà le X des xmen)


Chef d'oeuvre de Pedro G...

Dans un genre lecture plus classique, Pedro G propose également cette oeuvre.

05 août 2008

Transferts NBA, les Soldes de l'été... Part II

IMPORTANT - Pour cause de vacances*, le site sera en pause jusqu’à la mi-Septembre.


Voilà la suite de la première partie de l’article, relatant certains des mouvements les plus importants de l’été.

Ron Artest à Houston.

Voilà la plus grosse déception du mercato NBA.

Alors qu’il était libre de s’engager où il le voulait — tout en sachant que la plupart des grosses écuries le convoitaient — Ron-Ron a décidé de resigner pour un an chez les Kings avant de déclarer le lendemain que c’était une erreur de sa part.
Plus triste puisque ça ne s’est pas réalisé, les Pistons auraient tenté de s’attacher ses services, lui qui avait cassé quelques gueules à l’époque de la baston Indiana « Suckerpunchers » Pacers Vs Palace of Auburn Hills (voir vidéo).

Artest avec le maillot des Pistons, ça aurait été tellement beau…

Le frontcourt Sheed, Maxiell & Artest aurait été plus « nasty » que n’aurait pu le supporter David Stern.
Au lieu de transformer des Pistons poussifs une fois l’heure de la finale de conférence arrivée en véritable machine de guerre, il devra se contenter de laisser exploser sa fougue aux côtés des très doux Yao & T-Mac, talentueux au possible mais incapables de se faire violence face à une adversité de qualité. Néanmoins Yao, Scola, Battier, T-Mac, Artest, Alston & co, cela forme un effectif qui n’est pas moins bon que celui de l’actuel champion...

A Coach Adelman de réussir sa mayonnaise en sachant qu’il vient de récupérer une épice qui devient vite indigeste.


Richard Jefferson à Milwaukee.

Après l’échange de Kidd aux Mavs pour le jeune Harris, les Nets de New Jersey ont continué l’opération dégraisser maintenant pour renflouer les caisses de Lebron James en 2010.

Jefferson, le meilleur joueur des Nets en 2008, a donc été envoyé aux Bucks, bien heureux de recevoir un tel talent offensif et défensif contre un « tweener » chinois à qui il reste encore beaucoup de travail avant de justifier l’étiquette de nouveau Nowitzki.

Jefferson résout immédiatement les problèmes de Milwaukee sur le poste 3 où Desmond Mason n’est plus le marsupilami qu’il était il y a encore quelques années (voir vidéo) et où Bobby Simmons a oublié qu’il fut un excellent joueur de complément aux Clippers.

Après ses années Baby Bulls Scott Skiles retrouve un effectif jeune et talentueux, également mené par un ancien finaliste NBA en la personne de Jefferson.

L’épopée sera-t-elle la même ? Et quid de sa conclusion ?

Ricky Davis à Los Angeles Clippers.

Avec les arrivées des Ricky & Baron Davis ainsi que Marcus Camby, les Clippers ont tenté un coup à la Villeneuve et son opération « Sauvez Paris » à coups de renforts de joueurs renommés dont les plus beaux jours sont derrière eux.

Sur le papier LA bis a une équipe très prometteuse, avec presque ce qui se fait de mieux à la mène (B.Davis), deux intérieurs dominateurs aux rebonds et aux contres (M.Camby & C.Kaman), ainsi que toute une ribambelle de scoreurs au profil différent avec les Thornton, Mobley & Gordon. Sans oublier de bons role player / sparring partners avec les acquisitions de Skinner & Hart et l’éternel Tim Thomas et le probable retour du rescapé Shaun Livingston.

Hélas les Clippers semblent tellement maudits que toutes ces transactions ne pourraient pas leur permettre d’éviter la loterie de la prochaine draft.

Pourquoi ? Les Clippers version 2008-09 dans la conférence Ouest, c’est comme si on mettait le PSG new look en ligue des champions…

Yi Jianlian à New Jersey.

Le projet Lebron James est donc d’offrir le plus d’argent possible à James une fois celui-ci agent libre, tout en l’entourant de jeunes talents capables de faire mieux que son horrible équipe actuelle des grosses caves de Cleveland.

La draft des Lopez, Anderson & Douglas-Roberts est une bonne chose et va dans ce sens, tout comme la présence des Devin Harris et surtout Vince Carter, probable future monnaie d’échange contre des talents prometteurs à développer.

Cependant le véritable espoir de la franchise voit en 16/9ème et a plus un épiderme couleur citron que le traditionnel corps tatoué des starlettes sur le point d’exploser. Si Yi confirme le potentiel qu’il laisse entrevoir, il pourrait être le meilleur partenaire jamais associé à James, tout en étant son complément parfait. Toujours dans l’hypothèse où Yi se rapprocherait plus de Nowitzki que de Wang Zhizhi, ce duo intérieur shooteur / extérieur bulldozer serait assurément dominateur.

Cela est-il réalisable pour le grand ailier chinois ? On en saura déjà plus après les JO.

Et surtout, malgré son entente avec Jay-Z — qui lui a promis de faire de lui le premier sportif milliardaire si Tiger Woods n'y est pas arrivé avant 2010 — Lebron James sera t'il prêt à tenter le pari New Jersey à ce moment là?

Kareem Rush à Philadelphie.

Une connaissance a un jour avoué à un ami — qui m’a généreusement transmis une information d’une telle magnitude — qu’il avait perdu par KO un concours de taille pénienne contre son petit frère, ce qui l’a marqué à tout jamais.

Conscient des méfaits d’un tel traumatisme, Kareem Rush a préféré fuir Indiana où son petit frère venait d’être drafté pour faire partie de la belle aventure que s’apprête à vivre les 76ers.

Fort d’un effectif très équilibré depuis l’arrivée d’Elton Brand, les troupes de Maurice Cheeks avaient juste besoin de s’assurer de deux choses : les resignatures de Louis Williams & Andre Iguodala ainsi que de tenter de diversifier l’apport des lignes arrières en y rajoutant un shooteur pouvant écarter les défenses pour le travail de sape d’Elton Brand.

Si le premier objectif est rempli à moitié (Iguodala veut toujours son contrat de superstar), Rush est l’artilleur qui aura la tâche de remplacer Kyle Korver, parti exercer son lâchage de bombe à Utah.

Voilà d’autres signatures de moindre importance :

Rony Turiaf à Golden State, qui va apporter sa rage et sa mobilité dans la raquette des Warriors, sans arriver à s’imposer face au grand rebondeur Biedrins et surtout aux deux jeunes « tweeners » Anthony « Lamar Odom II » Randolph et Brandan Wright sur le point d’exploser.

James Posey à New Orleans, qui aura pour tâche de reproduire ses derniers playoffs et de s’occuper des gros scoreurs extérieurs qui avaient l’habitude de répandre leur semence offensive sur les Stojakovic & Morris Peterson.

Roger Mason à San Antonio sera une bonne solution quand il faudra faire souffler Manu Ginobili, Tony Parker et surtout Mike Finley. Capable de scorer efficacement sur jeu posé, il devrait se régaler dans le jeu des Spurs.

James Jones à Miami, voilà le genre de transaction qui aurait pu sauver la saison catastrophique de l’an dernier des Heat. Après avoir perdu tous leurs shooteurs longue distance, Shaq & Wade se retrouvaient entourés de role players mi-slasher mi-nul qui ne leur permettaient pas de passer dans des défenses forcément resserrées.

Kwame Brown à Detroit, ou la dernière chance de Brown de devenir un bon joueur NBA. Son nouveau coach, Michael Curry a dit qu’il comptait sur lui pour apporter de la profondeur dans la raquette des Pistons, tout en tentant de refaire sa formation. Selon lui, il faut travailler sur les qualités des joueurs et non sur leurs défauts, à ce stade bien souvent incorrigibles.

J’y crois encore.

Pourquoi ? Officiellement parce qu’il n’a pas toujours été le joueur médiocre des dernières saisons, en atteste sa bonne troisième saison dans laquelle il avait réalisé une semaine de folie et annonciatrice de son explosion, les 16, 17 & 19 Mars 2004. Officieusement, j’ai toujours un maillot de lui acheté après sa seule bonne saison, où il aurait dû exploser avant d’enchaîner blessures, fêtes coquines et de devenir le joueur à faute qu’il est aujourd’hui…

*ouais je sais, ce lien est démoniaque et présente la playmate ultime…