31 mai 2008

Special Guest - Korver présente "Cachez cette tâche d'encre que je ne saurais voir"

(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, Korver.)

Après les shorts XXL et la liberté d'expression, le courageux Jason Whitlock de Fox Sports nous livre sur un plateau le dernier bouc-émissaire de la grande opération linge blanc de la NBA : les tatouages. Un article brillant qui nous explique sans aucune honte ou recul sur soi que les tatoos des starlettes NBA sont une entrave au bon business de la Ligue et que si les Finals sont suivies en ce moment, c'est parce que le roster de San Antonio est moins chargé en encre que que Melo et Iverson réunis. (Jr Smith n'est pas en reste)

Entendons nous bien, je me contrefous de la mode hip-hop gangsta et je trouve même ça tout aussi moche et ridicule quand c'est porté par des starlettes millionnaires égocentriques que tant d'autres styles fashion pour adolescents décervelés. La question n'est pas là : jusqu'à preuve du contraire les goûts esthétiques restent encore à la libre appréciation de chacun et vouloir empêcher un adulte majeur de disposer de son corps comme bon lui semble, tant qu'il n'affiche pas d'incitation au meurtre par tatouage interposé, me paraît une folie. Jason Whitlock étant lui-même noir, je l'absoudrais d'intentions racistes de base. N'empêche que.

J'ai déjà développé le problème de la politique puérile de la NBA, incapable de voir plus loin que le profil de son consommateur moyen. Pour dire les choses clairement, même si je n'ai aucune affinité pour la manière qu'ont Melo ou Delonte West de jouer les hommes sandwichs pour la mode streetwear, je trouve absolument à gerber toute cette vague de conformisme capitaliste sans cerveau. Que Stern veuille rentabiliser son business, que Jason Whitlock pense que la NBA n'est qu'un show télévisé pour familles respectables, c'est leur problème et on a bien encore le droit d'avoir les idées ineptes qu'on veut jusqu'à nouvel ordre.

Mais qu'on pense sérieusement à aller voir des gamins sortis du Bronx ou d'ailleurs, simplement fiers de montrer d'où ils viennent, et à leur dire " Désolé, mais Mr Jones n'aime pas trop les noirs tatoués comme vous et il aimerait passer un moment de détente avec sa famille sans être gêné à chaque fois qu'une caméra s'attarde sur ta tronche ", c'est confondant de connerie.

Ca montre d'une part le niveau de réflexion instinctif lamentable que peut avoir un journaliste cultivé et instruit vis-à-vis de la société dans laquelle il vit et d'autre part et d'autre part la malhonnêteté intellectuelle profonde de ce genre d'individus.

Monsieur Whitlock finit sa plaidoirie en usant d'une astuce typique pour les procureurs à la con dans son genre. Le coup de la victimisation et du génie incompris. Raisonnement : plus d'audience = plus de fric pour tout le monde dont les joueurs.


Conclusion : il faudrait interdire aux joueurs de ressembler à des prisonniers d'Alcatraz. Malheureusement, tout le monde n'a pas sa puissance de réflexion ... Bien triste effectivement Mr Whitlock, on imaginait déjà une loi visant à teindre en blanc, ou au moins à dé-foncer, les joueurs noirs passant mal à l'écran pour le simplet raciste texan de base ...

Woody l'avait dit, la connerie est bien la chose la plus également partagée ...

Article de Korver.

NBA Draft 2008 - Analyse du Top 14 - Nets, Pacers & Queens...

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Pick n°10 : New Jersey Nets :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un Jason Kidd à la motivation incertaine, un manque d’impact intérieur, un jeu un peu trop prévisible et une défense sans saveur. Du classique dans le New Jersey, quoi.

KORVER : L'âge d'or des sweeps en play-offs est définitivement révolu. Kidd ou pas, New Jersey n'a jamais paru capable de remonter la pente cette année et le trade Harris-Kidd n'y a rien changé. Les Nets y ont perdu leur leader naturel et personne n'a semblé vraiment apte à le remplacer : Carter est tout sauf un leader et prend toujours autant de mauvais shoots, Harris est encore un peu juste pour y prétendre et Jefferson, le plus efficace de tous, n'a semble t-il aucune volonté de se mettre en avant. Qui plus est, la raquette est un vrai désert, Krstic étant toujours très loin de son meilleur niveau et les autres ( Williams, Swift, Boone ) ne servent à rien d'autre qu'à recevoir un alley-oop de temps en temps et aller gober quelques rebonds.

DOMINIQUE : Le trio Kidd, Carter & Jefferson a fait son temps. L’heure de tourner la page a sonné, surtout en cette période de préparation pour l’accueil de Lebron James aux Jay-Z Nets en 2010-11. Deux stars vieillissantes que tout le monde connaît ne pouvaient plus porter cette équipe en playoffs sans jeu intérieur décent, malgré la saison monstrueuse d’un Jefferson plus fort que jamais.

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Tout un tas de jeunes joueurs talentueux et dotés d’un bon esprit notamment une belle paire de meneurs complémentaires (Harris et Williams). Oh et puis toujours les deux stars Jefferson et Carter qui font le boulot (et qui peuvent être utilisés dans un trade).

KORVER : Devin Harris est un des meneurs ( si tant est qu'il en soit vraiment un ... ) les plus prometteurs de la Ligue, alliant une vitesse dévastatrice et une défense sur l'homme étouffante. Jefferson sait à peu près tout faire sur un terrain et le fait souvent sobrement et sans déchêts. Krstic à son vrai niveau peut devenir un des meilleurs pivots de la NBA, dans un style typiquement européen fait de gros fondamentaux et de shoots en s'écartant. Nachbar est enfin sorti de sa boîte et apporte pas mal offensivement en sortie de banc.

DOMINIQUE : Devin Harris & Richard Jefferson forme une combinaison 1-3 très athlétique et volontaire en défense. Carter a également très bien joué lorsqu’il a fallu élever le niveau de ses performances suite au départ de Kidd chez les cow-boys. Hélas, Carter est déjà vieux et sur la pente descendante, et si Jefferson n’est pas envoyé ailleurs (on parle du trade pour Anthony), il formerait avec Harris une ossature solide pour la création d’une formation défensive.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un intérieur d’impact (offensivement et défensivement si possible). En effet, Krstic est souvent blessé (et un peu soft) tandis que les jeunes Sean Williams, Josh Boone et DeSagana Diop ne sont pas mauvais mais ne peuvent être autre chose que des role-players pour le moment. D’ailleurs, ces joueurs-là permettent aux Nets de sélectionner un intérieur à fort potentiel s’ils le désirent car ils pourront tenir la baraque le temps que le petiot ce développe.
Sinon, peut-être un shooteur extérieur pour alterner tirs longues distances et pénétrations de Carter et Jefferson.

KORVER : Tout dépend des plans du front office, qui semble décidé à tout chambouler cet été avec un gros trade. Indépendamment de l'hypothétique, les Nets ont de toute façon besoin d'un intérieur solide , probablement d'un nouveau coach pour redémarrer et pourquoi pas un nouveau leader pour donner une identité à cette équipe.

DOMINIQUE : Un intérieur intimidateur. Le potentiel est déjà là avec Williams, Boone et Krstic, mais comme le but est de préparer au mieux l’arrivée de James, tenter de trouver un monstre des raquettes dominateur au rebond est une bonne option.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Le potentiel de DeAndre Jordan contre l’efficacité immédiate de Darrell Arthur. Les Nets ne voudront pas passer à côté de Jordan. C’est lui qu’il prendront, ils peuvent se permettre d’attendre.

KORVER : Les enjeux sont bien plus larges que ceux de la Draft. Très probable donc que le pick ne serve qu'à monter ensuite un trade pour redessiner le visage de l'équipe. Dans cette configuration, un joueur comme Batum, de loin le plus expérimenté du lot restant, pourrait être une bonne monnaie d'échange. Sans conviction vu le gros chantier en cours.

DOMINIQUE : DeAndre Jordan est, depuis deux ans, comparé tantôt à Dwight Howard tantôt à Andrew Bynum, soit les probables deux futurs meilleurs pivots de la ligue. Si Jordan pourrait n’être que la moitié de ces joueurs, ce serait déjà une grande aide pour la raquette légère des Nets. Un rebondeur contreur de haut niveau avec James et Harris, voilà les fondations d’un candidat au titre.


Pick n°11 : Indiana Pacers :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Principalement les blessures à répétitions de leur franchise player, Jermaine O’Neal. Sinon, la défense des Pacers ne leur permet pas s’imposer comme une équipe du haut de tableau. Même à l’Est.

KORVER : Les Pacers ont fait ce qu'ils pouvaient avec des moyens limités et un franchise leader ( Jermaine O'Neal ) jamais revenu à son niveau d'avant blessure. Dans ces conditions, leur saison est honorable et n'est même pas passé si loin de la huitième place à l'Est grâce à une attaque souvent performante. Cependant, le roster est clairement trop faible pour voir plus loin : Tinsley, trop souvent blessé, a du laisser la mène à Diener qui n'a rien d'un starter NBA ce qui handicape toute l'équipe. De plus, les Pacers sont des défenseurs très médiocres, fait largement dû à la faiblesse de la raquette ou Troy Murphy fait office de pivot titulaire et ou Jeff Foster doit souvent combler les trous tout seul. Bref, une équipe encore trop soft pour briller plus haut.

DOMINIQUE : Difficile d’être performant sans le meneur et le pivot de l’équipe… Les blessures de Jermaine O’Neal et de Jamal Tinsley ont gâché la belle saison des artilleurs Granger & Dunleavy. Opérationnels et motivés, ils auraient pu emmener l’équipe très loin. Orlando, par exemple, n’a pas un meilleur effectif que les Pacers. Enfin, sur le papier…

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Indiana possède un effectif solide et complémentaire notamment sur les ailes avec les étonnants Danny Granger et Mike Dunleavy Jr (et Marquis Daniels en sortie de banc). Lorsqu’ O’Neal est là, il forme un joli duo avec l’intérieur shooteur Troy Murphy (sans compter le solide pivot rebondeur, Jeff Foster et le puissant Diogu).

KORVER : Une équipe jeune et talentueuse en attaque, très dangereuse à 3 points. Deux joueurs, Dunleavy Jr et Granger, à près de vingt points par match, bons shooteurs tous les deux, le second, athlétique et complet, ayant sûrement vocation à incarner l'avenir de la franchise. Jermaine O'Neal en fin de contrat en fin d'année, Indiana devrait avoir l'occasion de changer de cap en chassant un gros poisson. Pas de conflits d'ego majeur, un coach pas spécialement contesté ou contestable.

DOMINIQUE : Le duo de scoreur de l’aile. Dunleavy Jr & Granger ont explosé cette saison, se montrant dangereux et réguliers toute la saison. Que ce soit dans une configuration 2-3 ou en small ball sur les postes 3-4, les deux joueurs ont franchi un palier.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Peut-être un meneur capable de prendre la place de Tinsley dont l’apport à l’équipe est insuffisant pour qu’Indiana décolle.
Si O’Neal part, les Pacers devront recruter un intérieur capable de scorer à proximité du panier. D’ailleurs, même si Jermaine reste, un tel joueur pourrait être intéressant pour le soutenir et même le suppléer lorsqu’il se blesse.

KORVER : Jamal Tinsley devrait être lâché par la direction, les dirigeants ne jugeant plus possible de confier la mène à un joueur loupant 20 à 30 matchs par an. Les ailes sont bien fournies; par contre la raquette gagnerait à être renforcée même si un retour de O'Neal en forme peut garantir une front line acceptable. De l'intensité et de la défense sont aussi demandés.

DOMINIQUE : L’équipe serait presque parfaite si O’Neal & Tinsley jouaient au niveau qui était le leur il n’y a pas si longtemps. Les remplacer poste pour poste est donc une nécessité à partir du moment où ils ne peuvent plus assurer leur service.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : L’intérieur supplémentaire pourrait être Darrell Arthur (oui, encore lui). Mais un excellent meneur comme DJ Augustin est encore présent. Augustin vaudrait vraiment le coup si il réussit les work-outs.

KORVER : Si DJ Augustin est encore disponible, les Pacers ne devraient pas hésiter. Vrai meneur privilègiant l'équipe à la gueule de sa feuille de stats bien que très capable offensivement ( du moins en NCAA... ), Augustin a les qualités nécessaires pour combler les manques de stabilité à la mène des Pacers. Petit mais plus costaud que Diener, c'est un bon coup étant donné les besoins de l'équipe.

DOMINIQUE : Kevin Love est fait pour être basketteur à Indiana. Blanc, doté d’un gros QI basket, il est parfait pour cette franchise et pour le jeu offensif du coach. Fans de Rick Smits, le sauveur est arrivé…


Pick n°12 : Sacramento Kings :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Je ne suis pas sûr qu’on puisse parler d’échec. Avec un enchaînement délirant de blessures et un effectif où l’on compte les joueurs reconnus sur les doigts de la main d’un boucher (ndlr: 3), Sacto et son coach, Reggie Theus s’en sont plutôt pas mal sortis (ben ouais, jouent à l’Ouest, eux).

KORVER : Les Kings ont été décimés toute l'année par les blessures, pas besoin d'aller chercher plus loin les raisons d'un bilan médiocre. Les trois titulaires extérieurs ( Bibby, Martin et Artest ) ont tous été réduits à l'impuissance à un moment de l'année et Sacramento a du composer avec une équipe entièrement composée de seconds couteaux sans référence au premier plan, à part Brad Miller. Le départ de Bibby a définitivement consacré l'enterrement de la grande équipe de Sacramento du début des années 2000 et personne ne s'en inquiète vraiment vu la pente descendante sur laquelle est la franchise depuis deux ans. La défense reste très perfectible et la raquette incomplète en dehors du vieux renard Miller, affichant une grosse faiblesse au rebond ( seul Miami fait pire ).

DOMINIQUE : Bibby, Udrih, Artest, Martin & Miller ont manqué l’équivalent d’une saison NBA. Malgré toutes ces blessures l’équipe a terminé avec un bilan de 38 victoires pour 44 défaites, ce qui les aurait qualifié à l’Est. Tout ça avec un joueur comme Mikki Moore dans le 5…

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un franchise player inattendu mais toujours présent (Kevin Martin), un guerrier talentueux qui peut s’il le faut servir à monter un trade sympathique (Ron Artest) et autour de ça, toute une tripotée de joueurs qui fait bien son boulot (Miller, Udrih, Salmons, Garcia). Puis un bon coach apparemment.
Au final, Sacramento se retrouve avec une équipe agressive en attaque et adroite à longue distance qui joue plutôt juste.

KORVER : Par tradition, les Kings proposent un jeu très enlevé et ont même fini l'année en trombe une fois Bibby envoyé aux Hawks pour laisser la place à Udrih, intérimaire convainquant et plus intéressant à long terme. L'attaque, sans réel ancrage à l'intérieur, reste très performante, notamment au shoot extérieur, pour une équipe de bas de tableau et nombre de joueurs supposés inférieurs aux titulaires ( John Salmons très bon en début de saison, les shooteurs Garcia et Douby, Udrih à la mène donc ) ont assuré à un niveau qu'on ne leur soupçonnait pas ce qui est très prometteur pour l'avenir. Avec Kevin Martin et Ron Artest ( s'il reste ... ), les Kings tiennent à la fois un scoreur régulier et l'ailier le plus puissant de la Ligue.

DOMINIQUE : Le collectif instauré par coach Reggie Theus est brillant. Malgré la cascade de blessures, il a su mettre en place un système où des joueurs dits moyens étaient capables d’approcher l’apport des stars. L’interchangeabilité des postes 2/3 a été impressionnante, avec une excellente production des Salmons & Garcia quand il a fallu remplacer Martin & Artest.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un joueur capable de marquer efficacement et régulièrement à l’intérieur et/ou capable de défendre et de prendre des rebonds. Si il pouvait être athlétique cela équilibrerait bien la raquette aux côtés de Miller, Hawes et Abdur-Rahim.
Sinon, on peut se demander si le meneur Udrih va confirmer sa jolie saison et s’il n’aurait pas besoin d’un solide soutien.

KORVER : Les besoins de la franchise vont dépendre des futurs mouvement, notamment pour Udrih et Artest qui ne sont pas à l'heure actuelle Kings à coup sûr pour l'année à suivre. Si Artest plie une énième fois baggages, Salmons semble être taillé pour prendre la place ce qui n'est pas le cas à la mène où le vétéran Anthony Johnson ne sera sûrement pas le PG titulaire en novembre. A l'intérieur, à moins que Shelden Williams n'explose et que Abdur-Rahim ressuscite, les Kings auraient bien besoin de sang neuf, de muscle et de scoring pour soulager Brad Miller.

DOMINIQUE : Mikki Moore peut être sympa quand on le connaît, mais sur les parquets NBA, il a déjà atteint ses limites de titulaires depuis un moment.
Sacramento compte sur le développement de Spencer Hawes, intéressant en fin de saison quand il a eu l’opportunité de jouer. A ses côtés et toujours sous la coupe de Brad Miller, les Kings ont besoin d’un numéro 4 dur au mal et atlhétique.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Darrell Arthur !!! Enfin !

KORVER : Il est probable qu'Udrih soit tenté par le challenge des Kings, peu d'équipes se bousculant pour lui donner sa chance comme starter. Dans ce cas, quelques big men sont encore disponibles dont le prospect encore très brut DeAndre Jordan et Koufos le Grec d'Ohio State. Un peu comme Lopez, Koufos n'est pas un monstre athlétique mais a des fondamentaux déjà complets ( ce qui est loin d'être le cas de Jordan que l'on considère comme plus prometteur à terme ), a écrasé la concurrence dans toutes les compétitions internationales jeunes et devrait déjà pouvoir exister dans une raquette NBA sans une année ou plus de transition. Un pivot classique doté d'un jeu en post-up déjà complet que n'ont pas la majorité des intérieurs de son âge.

DOMINIQUE : Darrell Arthur, que beaucoup comparent à un David West en meilleur rebondeur, ferait un énorme bien à la franchise, déçue des powers qui se sont plantés dernièrement, Abdur-Rahim, Thomas & Moore.

Les 13 autres profils.

30 mai 2008

Kobe Bryant Vs Michael Jordan : No Contest...

Kobe Bryant a beau être plus souple, meilleur shooteur longue distance et meilleur dribbleur que Michael Jordan, une chose donnera toujours ce petit avantage à "His Airness": ses mains gigantesques. Regardez la vidéo et admirez MJ aka Sticky Fingaz...

Special Guest - Highfly 05 présente "Euroleague : where amazing happens !!"

(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, Highfly 05.)

L’Euroleague est un formidable terreau de futurs talents et qui sait, peut être de futures stars NBA. L’Euroleague est aujourd’hui une référence dans le monde du basket, tant il est vrai que les grandes équipes européennes peuvent réellement prétendre rivaliser avec certaines équipes de la ligue Nord-américaine.

Le Maccabi Tel-Aviv, le CSKA Moscou ou encore le FC Barcelone ne sont plus désormais des faire-valoir des équipes américaines comme cela pouvait être la cas lors des anciens McDonald’s Championship !

Cette édition 2007-2008 de l’Euroleague a encore révélée son lot de jeunes talents qui selon moi ont l’avantage par rapport à leurs homologues issus des universités américaines, d’avoir déjà l’expérience d’un basket professionnel de haut niveau et de disposer d’une rigueur technique et mental nécessaire pour s’imposer dans cette compétition.

On commence naturellement par Danilo Gallinari qui évolue dans l‘équipe de l’Armani Jeans Milano (je préfère tout de même le nom des équipes NBA !) et qui a montré un incroyable talent offensif dans une équipe faiblarde et très irrégulière (seulement 3 victoires dans un groupe relativement abordable !). Danilo a été le leader de son équipe avec 14.9 points par match, et le seul capable de faire exploser les défenses adverses, ce qui est véritablement impressionnant pour un joueur aussi jeune.
Cependant ce rôle de go-to-guy qui finalement lui est revenu par la force des choses, a eu tendance à avoir un effet négatif sur son pourcentage au tir avec un modeste 42%. Un petit bémol qui ne gâche rien au talent du gamin qui est probablement un meilleur investissement pour une team NBA que ne le fut mister Bargnani chez les Raptors.

J’aurais pu commencer avec un joueur que j’apprécie particulièrement, mais mon chauvinisme n’est pas aussi prononcé, c’est pourquoi je ne traite qu’en deuxième de Nicolas Batum ! Cette édition de l’Euroleague aurait du être la sienne tant il impressionne par ses capacités physiques et techniques. Au lieu de cela, Batum fut plutôt décevant, et relance les critiques souvent formulés à son égard, à savoir que c’est un joueur trop irrégulier, sans véritable force de caractère, et finalement peut être un peu trop soft.
Ainsi, Batum n’est pas devenu le leader tant attendu pour l’équipe du Mans, un leader qui aurait été d’autant plus nécessaire en l’absence d’un véritable meneur de calibre dans l’équipe. Son manque d’efficacité dans les moments importants du match et notamment dans le quatrième quart temps, a coûté quelques victoires à son équipe. Mais Nicolas reste tout de même un incroyable talent, parfois totalement incontrôlable, capable de créer son propre tir, de servir ses partenaires pour des paniers faciles ou encore de défendre sur n’importe quel joueur grâce à ses capacités physiques. Finalement, Batum peut être considéré aussi bien comme un top prospect que comme un joueur trop incertain pour figurer dans le haut de la draft… d’ailleurs il se murmure que dans le deuxième cas de figure, les Spurs pourrait très bien réaliser le bon coup en draftant Batum très bas…

Je ne connaissais pas Nikola Pekovic avant de lire quelques articles sur son sujet… Ses stats sont déjà impressionnantes pour un jeune joueur en Euroleague : 17.9 pts 8 Rbds ! Son émergence en tant que taulier de la raquette du Partizan est surprenante mais peut en premier lieu être imputée aux départs combinés de Kosta Perovic et Pedrag Drobnjak. Il est rapidement devenu la première option offensive de son équipe, combinant de bonnes capacités physiques, et surtout une grosse puissance, avec une riche panoplie de mouvements autour du cercle, ce qui fait de lui un sérieux candidat pour le premier tour de la draft. Reste à savoir s’il ne va pas plutôt privilégier un gros contrat dans une top-team européenne.

Toujours au Partizan Belgrade, on peut citer Novica Velickovic et ses 11.3 Pts 7.6 Rbds. Velickovic ne fera jamais la une des highlights avec ses mouvements, ses dunks ou ses passes ; il n’est pas non plus particulièrement impressionant physiquement. Non, Novica est plutôt un « dur au mal » toujours volontaire pour s’occuper du sale boulot, et surtout un formidable rouage du collectif du Partizan. C’est un joueur très intelligent, qui utilise bien les écrans pour se démarquer, et qui finalement rends de très bons services à son équipe.
Cependant, son manque de qualités physiques est un gros point négatif pour la draft, sachant que le physique est un critère déterminant pour beaucoup, si ce n’est tous les scouts NBA. De plus, dans l’éventualité d’une carrière en NBA, il serait amené à être décalé au poste 3, ce qui suppose un gros travail au niveau du tir à mi distance, et même du tir tout court.

Petit coup de cœur du dernier euro de basket pour moi ! Goran Dragic m’a absolument émerveillé par son jeu un peu fou, tout en pénétration et provocation des défenses adverses.
Bien sûr, ce n’est pas un meneur typique, classique dira-t-on, car il est plutôt moyen dans la distribution et même parfois médiocre dans sa vision du jeu et dans les choix qu’il fait, alimentant parfois de manière excessive les gradins de passes casse-croûte !
Dragic est plutôt un joueur de contre-attaque, un feu follet amateur de jeu rapide et de grandes envolées vers les cercles, avec aussi de bonnes capacités dans le tir extérieur (qui nécessitent tout de même du travail dans une perspective NBA ou de grande carrière européenne), ce qui ne gâche rien au plaisir de le voir jouer. Son autre point fort est la défense, où il sait se montrer très agressif, et où il utilise bien sa rapidité.
Dragic risque donc fort d’être un second tour de draft, le type de joueur qui reste en Europe le temps d’arriver à maturation et qui espère un jour pouvoir avoir sa chance dans une équipe américaine.

Pour terminer, je citerais un joueur peut être un peu sous-estimé (et j’entends déjà les cris de stupeurs des lecteurs), j’ai nommé Marc Antoine Pellin, notre petit frenchie qui évolue à la Chorale de Roanne. Etant moi-même plutôt petit pour jouer au basket, j’ai tendance à être attiré par les « petits », ce qui est vraiment le cas de Marc-Antoine.
Bien sûr sa taille est un grand désavantage, surtout pour une NBA, qui je pense n’est pas d’actualité pour lui. Mais je me devais tout de même de la citer, puisqu’il finit deuxième passeur en Euroleague avec 4.5 passes décisives par match, et surtout parce qu’il a montré une grande générosité dans l’organisation du jeu de Roanne, créant souvent des paniers faciles pour ses coéquipiers.
Cependant la liste des points négatifs est trop importante pour pouvoir envisager un jour une carrière NBA, à commencer par sa taille comme je l’ai déjà dit ; une petite taille qui n’est pas réellement contrebalancée par ses qualités physiques.
De plus, Marc Antoine Pellin n’a pas montré une grande qualité niveau scoring avec seulement 4 points par match, ce qui est tout de même très léger pour attirer l’œil avisé des scouts NBA. Défensivement, il est encore trop léger, trop soft, (ce qui peut encore une fois être mis sur le compte de sa petite taille), dans une équipe de Roanne qui fut une véritable passoire en Euroleague. Pour finir, je dirais que Marc Antoine Pellin, avec beaucoup de travail sur son jeu offensif et défensif, pourra devenir prochainement un meneur important (je n’ai pas dit incontournable)… en Europe !

Article d' Highfly 05.

NBA Draft 2008 - Analyse du Top 14 - Clippers, Sucks & Bobcats...

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Pick n°7 : Los Angeles Clippers :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Les Clippers ont attaqué le training camp avec l’étiquette d’outsider pour les Play-offs. Cependant, leur joueur de base, Elton Brand, s’est blessé pour la quasi-totalité de l’année et les californiens n’ont trouvé personne capable d’élever suffisamment son niveau de jeu, ni même réussi à bâtir un collectif efficace pour compenser cette perte.

KORVER : Orphelins de Brand et de Shaun Livingston ( dont on ne sait toujours pas s'il reviendra un jour à un niveau convenable ), les Clippers, après une grosse saison il y deux ans, sont redevenus ce qu'ils sont au yeux de l'Amérique : la deuxième équipe de LA, des losers médiocres dont tout le monde se fout. Sans Brand, Livingston, Thomas et Cassell parti en cours de saison, les Clippers n'ont jamais eu les moyens d'exister. Très médiocres offensivement ( 93 points de moyenne, seul Miami a fait pire ), ils ont passé la saison dans le garbage time attendant la saison prochaine pour voir ce que leur aura contacté le front office. Visiblement, personne sur le parquet ne se souciait de la gueule du bilan en fin d'année.

DOMINIQUE : Si LA bis avait pu compter sur son 5 Livingston, Maggette, Thornton, Brand et Kaman ne serait-ce que 80% des matchs, les Clippers auraient pu se mêler à la course aux playoffs. Sans rire. Voilà, dans l’ordre respectif, le nombre de match du 5 en question : 0, 70, 79, 8, 56…

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Quelques bonnes nouvelles ont malgré tout émergé de cette saison difficile : Chris Kaman a pris une nouvelle dimension et Al Thornton a montré qu’il était déjà un joueur d’impact.
Maggette est lui aussi toujours présent mais son avenir à Los Angeles s’inscrit en pointillé (fin de contrat), tout comme celui d’Elton Brand. Si les Clippers ne s’opposent pas vraiment à un départ de Maggette, il n’en est pas de même pour Brand. S’il reste, les Clips disposeront d’une des plus belle front-line de la NBA avec le trio Kaman-Brand-Thornton.
A côté d’eux, Brevin Knight, Cuttin
o Mobley et Tim Thomas sont toujours là pour faire leur part du boulot.

KORVER : Le potentiel de l'équipe dépendra des mouvements de cet été. De Brand, un des meilleurs intérieurs de la Ligue et Maguette, ailier scoreur complet et bon défenseur, il est peu probable que les deux soient là pour démarrer la prochaine saison. Si Livingston ne revient pas, les Clippers ne peuvent pas se permettre de laisser les clés de l'engin à Brevin Knight pour une année complète et devraient monter un trade pour combler les failles du roster. Au rayon des satisfactions, Al Thornton auteur d'une très bonne saison rookie, bon slasheur, shooteur correct et solide au rebond, devrait encore progresser dans les années à venir et peut combler le probable départ de Maguette. Chris Kaman a pour sa part fait une saison très solide, gros rebondeur grattant ses points par-çi par-là, et est une vraie garantie au pivot. En dehors de ça, pas grand chose pour l'instant, Fazekas se révélant très limité.

DOMINIQUE : Le 5 majeur énoncé dans la première partie est excellent et très complet. Si Brand & Maggette resignent et sont épargnés par les blessures, le frontcourt Maggette, Thornton, Brand & kaman est l’un si ce n’est le plus talentueux et complémentaire de la ligue. Dominateur au rebond, correct en défense et efficace en attaque, ce quatuor écraserait tout s’il était orchestré par autre chose que la paire Dickau / Knight…

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Même si beaucoup de choses dépendent du départ ou non de Brand, poor LA devra s’intéresser à ses lignes arrières. Livingston est un meneur très talentueux mais qui passe plus de temps à l’infirmerie qu’à faire des passes décisives depuis son entrée en NBA. Les Clips lui feront peut-être encore confiance la saison prochaine mais si ce n’est pas le cas, ils se mettront en quête un bon meneur capable d’optimiser le rendement du secteur intérieur tout en ayant les qualités pour apporter des points.
Sinon, un arrière shooteur prolifique serait le bienvenu afin de créer une menace extérieure et équilibrer ainsi l’attaque des angelinos.
Dans l’hypothèse où Brand ne re-signerait pas, un ailier (SF ou PF) doté d’un bon shoot, notamment à longue distance pourrait s’avérer être une addition très pertinente car elle complèterait à merveille le duo Kaman-Thornton.

KORVER : Toujours dans l'hypothétique, les Clippers ont absolument besoin d'un meneur, voire aussi d'un arrière, Cuttino Mobley étant de plus en plus proche de sa date de péremption. Reste à savoir qui sera là au training camp l'année prochaine.

DOMINIQUE : Un meneur qui ne se détruit pas les genoux sur une contre attaque et un shooteur pour remplacer le dinosaure Mobley, qui n’est plus du tout aussi fun depuis qu’il est orphelin de Steve Francis.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Il n’y a plus de meneur de grande classe mais, par chance, le plus gros talents restants est un shooting guard parfait pour cette équipe. LA Clippers select Eric Gordon.

KORVER : Bayless. Les Clippers ont besoin d'un meneur mais avant tout de nerf à l'arrière. En plus, passer Bayless pour prendre un meneur plus classique comme Augustin voire même Lawson pourrait se révéler très risqué vu le potentiel bien supérieur de l'arrière d'Arizona. A ce stade de la Draft, on ne peut plus se permettre de choisir au détriment du talent à moins d'avoir un plan bien précis. Or à LA, que ce soit comme monnaie d'échange immédiat ou starter potentiel, on a besoin de talent tout de suite.

DOMINIQUE : Eric Gordon a le même profil d’arrière scoreur trop petit pour contenir son adversaire que Mobley, l’actuel titulaire vieillissant du poste. Comme Gordon est tout de même un gros talent en attaque, il apprendrait quelques tours du vieux singe avant de provoquer des grimaces chez les opposants.


Pick n°8 : Milwaukee Bucks :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Les Bucks possèdent un effectif séduisant mais ils ne savent pas s’en servir. Redd et Williams sont talentueux mais ils entretiennent une relation un peu trop amicale avec le ballon et Bogut se retrouve souvent seul dans son coin à tenir la chandelle. Au-delà du problème collectif, leur défense est bien trop permissive (remarquez mon maniement expert de l’euphémisme). Heureusement, les dirigeants ont engagé un coach dont les points forts correspondent à leurs points faibles. Malin.

KORVER : Avec un roster tout à fait convenable pour la conférence Est, les Bucks ont déçu beaucoup de monde cette année en étant incapables d'atteindre les play-offs pour la deuxième année de suite. Pourtant, Miwaukee n'a pas de faiblesse majeure et aurait largement pu terminer au moins devant les Hawks. Malheureusement, les Bucks ont manqué cruellement de mental et de cohésion tout au long de l'année, perdant beaucoup de matchs largement à leur portée. Capable de jouer bien pendant certaines périodes, Milwaukee est en revanche rarement capable de maintenir un niveau correct pendant tout un match, et encore moins plusieurs matchs de suite. Le coaching de Larry Krystkowiak a rarement convaincu et l'absence de vrai leader sur le terrain s'est faite cruellement sentir à chaque moment clé.

DOMINIQUE : La défense était inexistante et le jeu était trop basé sur les prouesses individuelles des shooteurs du backcourt. Bogut, Yi & Villanueva auraient dû être impliqués plus tôt dans la saison. Au lieu de ça, le duo Williams / Redd s’adonnait à un pitoyable concours de scoring et du shoot - à défaut de la victoire - qui fait mal.

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Des joueurs talentueux et complémentaires, notamment le secteur intérieur avec un vrai point d’ancrage efficace et bon passeur (Bogut) et des ailiers forts très bons en périphérie (Villanueva et Yi). Le roster compte aussi des scoreurs (Redd et Williams) et même un all-around player (Simmons). Ramon Sessions a montré des signes qui permettent de penser qu’il est peut-être le meneur capable de faire jouer tout ce beau monde, mais il doit encore confirmer cette impression.

KORVER : Si Scott Skiles sait remobiliser l'ensemble et tirer le meilleur de chacun, les Bucks devraient pouvoir jouer les play-offs dès cette année. Un scoreur d'élite ( Redd ), un intérieur costaud et capable de scorer quand il le faut ( Bogut ), un meneur solide ( Mo Williams ),de bons joueurs de complément ( Bell, Simmons, Villanuava ) et des espoirs ( Ramon Sessions, Yi Jianlian ) : Skiles a de quoi travailler dès maintenant. De toutes les équipes citées, les Bucks sont sûrement l'une de celles les moins dans le besoin. Favoriser l'éclosion de Yi serait bienvenue vu le potentiel du Chinois en question. Si Mo Williams accepte de laisser quelques minutes à la nouvelle bombe Sessions, le poste 1 peut être assez performant, la vision du jeu de Sessions complétant bien le scoring de Williams.

DOMINIQUE : C’est très difficile d’avoir un bon pivot. Bogut est pourtant en train de se transformer en intérieur précieux. L’équipe compte également sur une ribambelle de scoreurs extérieurs, à l’instar du poilu Villanueva, capable de démonstrations offensives hallucinantes. Yi est une contrefaçon issue du même moule, made in china.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : S’il n’y avait pas eu l’explosion de Sessions en fin d’année, j’aurais dit un meneur de caractère capable de diriger cette troupe d’allumeurs sans se faire marcher sur les pieds. Mais coach Skiles est là pour remettre tout le monde à sa place et Sessions, pour distribuer la gonfle.
Donc maintenant, je pencherais plutôt pour un slasher athlétique au poste 3 capable de pénétrer et de défendre le meilleur extérieu
r adverse. S’il peut en plus être le genre de joueur altruiste qui améliore la circulation du ballon, alléluia !

KORVER : Pour pouvoir rivaliser avec les top-teams de la Ligue, Milwaukee aurait quand même besoin d'une autre pointure pour pouvoir relayer Redd quand celui-ci est bien pris. Villanueva étant parfois plus un 3 qu'un 4, il serait intéressant pour les Bucks de mettre plus de poids dans la raquette à côté de Bogut, qui ne peut pas tout faire à lui tout seul.

DOMINIQUE : Comme Desmond Mason n’est plus le joueur génial qu’il était il y a quelques années, les Bucks ont besoin d’un slasher défenseur à l’aile. Ils sont déjà bien pourvus en shooteur, il est donc temps de rechercher des phénomènes athlétiques, des joueurs qui jouent au dessus du cercle.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Anthony Randolph est celui qui correspond le plus au profil recherché à ce niveau là et il est disponible. Même si son impact ne sera pas immédiat, les Bucks possèdent un effectif suffisant pour qu’il puisse prendre le temps de se développer.

KORVER : Parmi les joueurs toujours disponibles, Anthony Randolph serait sûrement le plus utile. Taillé pour jouer 3 / 4, bon potentiel offensif, capable d'aller au rebond, c'est encore un prospect à modeler mais il peut être utile dans l'avenir. Peu probable dès la saison à venir par contre.

DOMINIQUE : Anthony Randolph sans hésitations. Athlétique et contreur de haut niveau, il pourrait être le Josh Smith du pauvre, aussi Jean-Marc Kraidy-esque que ça puisse faire.


Pick n°9 : Charlotte Bobcats :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : La raison de leur échec n’est que difficilement palpable, même si les Bobcats n’ont pas été épargnés par les blessures. Charlotte a construit au fil du temps un effectif complet et talentueux, seulement, ce groupe manque de dureté et de combativité pour s’imposer. Certains disent qu’il leur manque aussi une vraie identité de jeu, une vraie ligne de conduite, ce qui peut s’expliquer par leur manque d’expérience et l’inconsistance de leur néanmoins talentueux meneur, Felton, qui peine à s’affirmer comme le « général » de cette troupe.

KORVER : Le roster des Bobcats est loin d'être ridicule pour la conférence Est mais manque encore à la fois de profondeur et d'expérience. Derrière Richardson, Wallace, Felton et Okafor, beaucoup de joueurs sans grand impact et incapables permettre aux titulaires de se reposer. Franchise toute neuve et équipe toute neuve aussi, Charlotte manque comme on peut s'y attendre d'intensité et de force au rebond ainsi que de clutch et d'expérience quand il faut gagner un match, ce qui leur a fait très souvent défaut cette année. Le coaching de Sam Vincent n'a jamais paru apte à dynamiser assez le groupe pour en faire un prétendant aux play-offs. Le peu d'attentes du public et de la NBA en général ne les a pas non plus incité à passer la surmultipliée.

DOMINIQUE : Okafor était trop esseulé dans la raquette, May n’ayant pas joué de la saison. L’ailier asthmatique Adam « ventoline » Morrison l’ayant imité, les Bobcats ont dû composer sans deux éléments importants de l’effectif.
Donc pas de surprise que le manque de profondeur de l’équipe ait coûter la tête du coach.

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un effectif solide et talentueux possédant même deux excellents défenseurs (Okafor et Gerald Wallace) qui est à la recherche d’un guide que les Bobcats ont semble-t-il trouvé en la personne du vénérable et vénéré coach, Larry Brown.

KORVER : A défaut d'être un équipe de vainqueurs, Charlotte possède quand même plusieurs très bons éléments qui devraient lui permettre à terme de décoller. Felton, sorte de copie imparfaite de Deron Williams, va entrer dans sa troisième saison comme meneur titulaire et devrait encore continuer à progresser. Richardson est un scoreur superbe, Wallace un des ailiers les plus complets de la NBA qui plus est gros défenseur et Okafor un bon pivot à l'ancienne, féroce au rebond et en défense, allant chercher ses points à coups de coude dans la raquette. A côté de ça quelques bons shooteurs ( Carroll, Dudley ) et une ex star NCAA ( May ) qui peut exploser en pleine possession de ses moyens. Et surtout, Larry Brown pour mettre de l'ordre ...

DOMINIQUE : Okafor, Wallace et Richardson est un bon trio. Felton explosera peut être un jour, ou pas. La grande force de l’équipe vient du scoring des ailes, Richardson & Wallace, les habitués vieillissants des top 10.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Peut-être un intérieur doué en attaque et capable de s’écarter, pour jouer aux cotés du totem Okafor et pour pallier les absences répétées de Sean May.
Par ailleurs, Charlotte possède un effectif suffisamment complet pour se permettre de sélectionner un prospect à très fort potentiel et de lui laisser le temps de se développer.
Sinon, les Bobcats peuvent essayer d’acquérir le meilleur joueur encore disponible à ce stade de la draft afin d’approfondir son banc et d’y apporter de la qualité en plus de préparer le futur.

KORVER : Si May redevient le power injouable qu'il était à North Carolina, Charlotte a déjà un 5 de qualité sans grosses failles si ce n'est les hauts et bas de Felton à la mène et l'implication variable d'Okafor en attaque. Par contre, derrière les Bobcats n'ont pas de grandes garanties, aucun joueur du banc n'ayant un impact régulier. Un bon joueur de complément ne serait pas inutile.

DOMINIQUE : Un intérieur supplémentaire pour aider Okafor une fois May blessé. Cela permettrait à Okafor de prendre moins de risque et de fautes en défense. Un meneur pourrait être envisagé si Felton n’explose pas, surtout que son profil de meneur incontrôlable risque de déplaire à Larry Brown, amoureux des meneurs classiques.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Il serait dommage de ne pas prendre Kevin Love. C’est ce que je ferais à cause de sa complémentarité avec Okafor et de l’impact général qu’il pourrait avoir sur le jeu des Bobcats. La piste Darrell Arthur est intéressante mais son apport individuel devrait être inférieur à l’apport collectif de Love.

KORVER : Eric Gordon paraît à ce stade de loin le meilleur joueur disponible. Déjà physiquement prêt pour la NBA, scoreur complet, il devrait pouvoir s'imposer à terme si on lui laisse des minutes pour se roder. Un choix facile en somme.

DOMINIQUE : Russell Westbrook, qui a le talent pour devenir le nouvel Eric Snow, l’ancienne peste défensive préférée de coach Brown.
Cependant, le coach n’aimant pas les rookies, un trade pourrait être possible. Toronto, qui doit se débarrasser de Ford ou de Calderon pour ne pas imploser, serait bien avisé de récupérer ce choix.


Les 13 autres profils.

28 mai 2008

Joakim Noah, Ange Déchu ou jeune mec de 23 ans?

Après avoir passé un coup de fil à un Daddy Sloggi qui lui a dit de relativiser et que son histoire de bière + petit joint n’était rien de bien grave, ce qui est totalement vrai (encore plus pour quelqu’un de son âge), Joakim Noah a tiré de drôles de leçons de son entretien avec son paternel.

17 heures après s’être fait griller par un flic en pleine tentative de doublé coupe – championnat à la Mancunéenne voire Lyonnaise en célébrant ses trophées personnels, à savoir bibine et Marijuana, Sloggi Jr nous la joue Danette et remet ça.

La police du Campus de Florida l’aurait arrêté et aurait formulé deux ordres de comparaître devant un tribunal à l’encontre de l’égérie du Coq Sportif pour avoir promené son Hummer sans ceinture et surtout sans permis ou du moins avec un permis suspendu, un fait, de son propre aveu, qui faisait défaut à sa connaissance.

En plus d’honorer la gloire extra sportive des Jailblazers, il aime apparemment aussi le PSG, avec cet hommage digne d’une action à la Rothen qui déborde les limites de vitesse sa Porsche aux pieds…

L’article ici

En bref, le grand sportif Noah 3ème du nom (grand père Zacharie champion de foot et vainqueur de la coupe de France en 61, Yannick vainqueur de Roland Garros en 83 et numéro 3 mondial en 86, puis Joakim double champion NCAA & carrière prometteuse en NBA, attention aux gènes de malade…) fait ce qu’il veut de sa vie, mais pourvu qu’il ne pousse pas le bouchon trop loin, il passerait alors à côté d’une carrière qui s’annonce excellente.

La tolérance zéro totalement hypocrite appliquée par la politique de Stern ces derniers temps pourrait mettre à mal l’envol du Coq. (voir à ce sujet l'article de Korver)

J'ajouterais un autre lien très intéressant à lire, en VO, du célèbre chroniqueur US Sam Smith, subversif comme pas deux et qui a publié un petit bijou d'humour et une critique contre l'hypocrisie susdite.

Extrait de l'article :

"To anyone who saw Noah with his white suit on draft day in 2007 you figured there was a marijuana arrest in his future. But the league has bigger substance abuse issues, which don’t seem to be addressed by anyone." (Ici pour l'article entier)

PS - Au fait, si un jour NoahJr Jr venait à rejoindre Horford & signer à Altlanta, sa marque sponsor change la tronche de son logo ou pas ? Parce qu’entre un gros poulet et un faucon, il n’y a pas photo, surtout quand on voit les déboires récentes de Joakim avec le premier...


NBA DRAFT 2008 - Analyse du Top 14 - Seattle, Memphis & NY.

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Pick n°4 : Seattle Sonics :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Seattle n’a jamais fait preuve d’un jeu un tant soit peu construit (z’ont peut être prêté serment de ne jamais abandonner le un-contre-un en toutes circonstances), sans parler de la défense, totalement inexistante. Mais pourquoi coach Carlesimo a-t-il été confirmé pour l’année prochaine ?

KORVER : Une équipe jeune manquant cruellement de tout ce qu'un effectif de prospects ne peut pas avoir : de l'expérience, de la consistance des deux côtés du terrain, du mental. Bref, malgré quelques belles promesses, Seattle est le profil-type de l'équipe prête à se faire manger toute crue par n'importe quelle team sérieuse. Désireux de laisser à Durant et Green les minutes et les possessions pour progresser et s'imposer comme des leaders, PJ Carlessimo a du abandonner tout espoir d'efficacité ou de travail collectif sérieux. Les quelques joueurs d'expérience du roster (Collison, Wilcox, le pathétique Donyell Marshall) n'ont pas l'envergure pour élever de façon constante le niveau de jeu de l'équipe. Au niveau de la défense, on n'est pas loin du 0 absolu, Seattle encaissant deux fois plus de 3 points qu'ils n'en mettent.

DOMINIQUE : Ce n’est pas un échec, les Sonics ont eu ce qu’ils cherchaient : du temps pour développer leurs futures stars Durant & Green et un bon pick à la draft 2008.

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Comme je l’ai dit dans un autre article, l’effectif de Seattle possède un certain potentiel à condition d’être bien utilisé. Les Sonics comptent, en effet dans leurs rangs, un duo de jeunes extérieurs créatifs et très talentueux avec Durant et Green auquel s’ajoute un secteur intérieur limité mais complémentaire qui peut s’avérer rentable s’il joue sur ses qualités (la capacité d’attaque du panier de Wilcox, le toucher de Petro et l’abattage du besogneux Collison).

KORVER : Au poste 2 et 3, Seattle peut déjà compter sur deux probables futurs tauliers, Kevin Durant devant pouvoir à terme avec plus de gonflette dominer n'importe qui et Green ayant le potentiel pour devenir un ailier très intéressant s'il épure son jeu. A l'intérieur, Collison et Wilcox sont deux bons joueurs de basket qui, dans un rôle de complément, peuvent apporter pas mal : expérience et petits shoots pour Collison et explosivité-intensité débordante pour Wilcox, qui a de l'énergie à revendre pour tout le roster des Sonics.

DOMINIQUE : Kevin Durant sera probablement le meilleur scoreur de la ligue dans un futur proche. Sa combinaison de taille, de dextérité balle en main et son shoot est tout simplement imparable, surtout qu’il a compris depuis le All-Star Game qu’il peut être un danger offensif fatal sans avoir à arroser à trois points.
Green, son partenaire de l’aile, a montré par intermittence qu’il pourrait être un bon tweener, un joueur capable avec efficacité d’alterner sur les postes 3 &
4, à l’instar d’un Lamar Odom ou Shawn Marion.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Je pense que Seattle aurait besoin d’un joueur susceptible d’avoir un véritable impact sur le jeu collectif de l’équipe et qui serait capable d’apporter un soutien régulier à la marque.
Ainsi, les Sonics pourraient essayer de s’attacher les services d’un meneur qui possède les aptitudes pour organiser efficacement leur jeu d’attaque (de sorte que Durant ne reçoive pas systématiquement la balle, ce qui n’est bon ni pour lui, ni pour l’équipe) et pour participer à la marque (si il pouvait être clutch aussi…).

Les têtes (pas toujours) pensantes de Rainy City peuvent aussi orienter leur équipe différemment en tentant de mettre la main sur un vrai p
oint d’ancrage intérieur capable de scorer dans la peinture et de faire des passes (Petro pourrait être ce joueur mais il ne progresse pas dans ce sens). Cela permettrait de former un joli axe intérieur/extérieur et la bonne circulation de balle entre ces deux secteurs pourrait être l’une des clés du succès de cette franchise.
Par ailleurs, n’importe quel joueur capable de défendre un minimum et teinté d’un peu d’altruisme serait également le bienvenu (comme Gelabale, en fait, mais Seattle ne devrait pas le conserver. Les cons.).

KORVER : Les deux nains de la mène, vraies passoires en défense (Ridnour et Watson) ont fait ce qu'ils ont pu cette saison pour faire illusion mais tous deux n'ont pas le niveau pour driver une équipe ambitieuse. A l'intérieur, Seattle a pléthore de prospects (Elson, Petro, Swift, Sene) mais aucune de ces jeunes pousses n'est assez consistante pour faire de la raquette des Sonics, régulièrement dévastée par ses adversaires, autre chose qu'un alignement de piquets passifs. Seattle a autant besoin d'un meneur correct que d'un intérieur costaud et intelligent.

DOMINIQUE : Un meneur capable d’accélérer le jeu et un intérieur solide capable de scorer, défendre et rebondir. Collison est un bon rebondeur, mais attaquant médiocre. Wilcox se débrouille en attaque, mais n’assure ni en défense, ni aux rebonds. Un intérieur plus complet serait parfait.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Brook Lopez serait intéressant mais comme je l’ai dit la raquette peut tenir la route. Je pense que Jerryd Bayless serait le meilleur joueur qu’ils puissent prendre. Il apporterait un vrai soutien à Durant et avec du temps, il pourrait devenir un vrai et excellent meneur.
Kevin Love pourrait apporter cette créat
ivité que je cherche (tout en apportant des points) mais d’autres joueurs possèdent un plus gros potentiel à ce stade de la draft (peut-être un petit trade incluant leur 24ème pick pour le récupérer).

KORVER : Il n'est pas dit que Bayless ait l'envergure d'un vrai meneur NBA et vu les limites de la raquette des Sonics, un Brook Lopez ne sera pas de trop pour apporter du poids à l'intérieur. Même s'il est physiquement limité par rapport aux nouveaux standards NBA, c'est un pivot à l'ancienne avec les fondamentaux nécessaires pour être productif sans trop de problèmes dès ses débuts. Bon dos au panier, capable de défendre au post, Lopez ne sera jamais Shaquille O'Neal mais peut aider une équipe en manque de rebonds et d'intimidation in the paint.

DOMINIQUE : Comme Lopez risque de ne plus être disponible avec le 4ème choix, il faudra oublier les besoins dans la raquette (ne surtout pas faire l’erreur DeAndre Jordan) et satisfaire un autre besoin, celui du général du navire. Jerryd Bayless ou OJ Mayo semblent parfait pour le rôle, tous deux formant avec Durant un backcourt offensif très dangereux. Parce qu’il a une faculté innée à se retrouver sur la ligne des lançers francs et à provoquer une tonne de faute, je pense que prendre le meneur slasher Bayless serait plus judicieux que le probable clone de Gilbert Arenas, OJ Mayo.

Pick n°5 : Memphis Grizzlies :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Avec un cinq séduisant sur le papier (Milicic, Gasol, Miller, Gay, Conley), Memphis n’a jamais trouvé d’alchimie, ni d’identité de jeu. Milicic est retombé dans ses travers, Conley en dépit d’un vrai talent a connu quelques difficultés et Gasol est apparu atrocement démotivé (à cause de l’absence de jeu construit ?). De plus, à part Navarro, le banc des Grizzlies est vraiment faible.

KORVER : Le front office a délibéremment choisi de se saborder cette saison, en expédiant Gasol aux Lakers pour quelques peanuts ( K.Brown et Javaris Crittenton ). Privés de leader et de poids à l'intérieur, la fin de saison des Grizzlies a été un long chemin de croix, permettant seulement à certains de faire leurs stats à l'occasion. Les dirigeants de Memphis ne font aucun secret du fait qu'ils se sont débarrassés de Gasol pour attirer un All-Star dès que l'occasion se présentera, ce qui illustre leur confiance très limitée en l'équipe actuelle. Parfois voire souvent inspiré en attaque grâce à ses lignes arrières ( 100 points de moyenne ), Memphis est par contre inexistant en défense et n'a qui plus est aucun mental pour tenir un match, ce qui est assez embêtant à ce niveau.

DOMINIQUE : Le manque de talent et l’inexpérience des troupes constituaient déjà une belle garantie de saison de merde. Quand Bynum des Lakers s’est blessé au genou contre Memphis (blessure pour laquelle il a tout de même subi 2 opérations en moins de 6 mois), les Grizzlies l’ont joué grand seigneur et pour se faire pardonner, ont offert Gasol contre 10 balles et 1 Mars. La grande classe…

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un secteur extérieur exceptionnel. Rudy Gay a complètement explosé cette saison, Miller apparaît de plus en plus comme le taulier de cette équipe, Navarro s’est parfaitement acclimaté au jeu NBA et les deux meneurs Conley et Crittenton sont très prometteurs. Oh, et puis Milicic peut redevenir au moins le solide pivot qu’il était à Orlando (ben quoi, c’est possible).

KORVER : A défaut d'être une équipe crédible, Memphis a quelques joueurs de qualité qui peuvent être utiles en vue d'une reconstruction. En tête de gondole, l'excellent Rudy Gay, déjà l'un des ailiers les plus performants de la NBA : hyper athlétique, injouable en contre-attaque, bon shooteur notamment à longue distance, il lui reste à devenir un défenseur de renom et un leader, ce que tout Memphis attend maintenant. A côté de Gay, les Grizzlies peuvent se targuer d'avoir quelques snipers de qualité, dont Mike Miller ( 43 % cette saison à 3 points, plus percutant en attaque qu'il n'y paraît ) et Juan Carlos Navarro ( même s'il a tendance à un peu abuser du shoot longue distance ). De quoi voir venir à l'arrière donc.

DOMINIQUE : Le potentiel des jeunes est phénoménal. Par instant, Mike Conley Jr peut faire illusion et prétendre à venir titiller les Paul, Parker et Williams sur le podium des meilleurs meneurs de la ligue. Son remplaçant, Lowry, est excellent et est déjà meilleur que quelques titulaires du poste 1.
Crittenton, le Mars de l’échange susdit, est meilleur que ce que son temps de jeu le laisse croire et pourrait exploser l’an prochain, que ce soit au poste 2 ou dans un registre de meneur slasher à la Rodney Stuckey.
Et bien sûr Rudy Gay, la star de Memphis, qui est passé du rang de rookie décevant à celui de swingman bientôt All-Star.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Un vrai secteur intérieur avec des joueurs capable de tenir une raquette et d’ajouter quelques points sous le panier (si en plus l’un deux pourrait, être un solide passeur, mamamia !).

KORVER : Memphis a impérativement besoin d'un défenseur performant que ce soit hors ou dans la raquette, s'ils ne veulent pas se faire encore malmener tous les soirs par les scoreurs d'en face. Au poste 1, il reste à prouver que Mike Conley a vraiment le potentiel pour driver cette équipe à terme, d'autant qu'avec Kyle Lowry en back-up les Grizzlies n'ont pas beaucoup de garanties. Cela dit, le grand chantier est à l'intérieur, ou les très limités Milicic et Brown et le prometteur Hakim Warrick ne pourront pas faire des miracles sans apport supplémentaire. Le départ de Gasol n'a pas été compensé et Memphis n'existera pas tant que ça n'aura pas été fait.

DOMINIQUE : A Memphis, tout ce qui n’est pas Gay peut être remplacé. Même si les postes 1 à 3 sont supposément la force de l’équipe avec le trio Conley, Miller & Gay, Miller pourrait être une bonne monnaie d’échange contre un intérieur solide, idem pour Conley. Donner du poids à cette raquette est un besoin immédiat, sous peine de revenir à la draft avec un des premiers tickets l’an prochain.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Brook Lopez. S’il est pris, les Grizz se rabattront sur le meilleur joueur possible et tenteront peut-être de transférer Miller pour récupérer un intérieur ou d’en récupérer un sur le marché des free-agents.

KORVER : Memphis a besoin d'un vrai meneur capable d'être présent chaque soir ou d'un intérieur à l'impact immédiat. Manque de bol, tout devrait déjà être parti. Bayless n'a pas forcément la carrure pour devenir un vrai pur PG d'envergure.
Dans ce cas, les Grizzlies pourraient se rabattre sur le il y a peu très suivi Kevin Love. Love est petit pour un forward, pas très explosif, défensivement très perfectible mais reste sûrement l'intérieur le plus fiable de la Draft à ce point. Intelligent, bons fondamentaux, offensivement rodé, mentalement prêt, il peut faire l'affaire dans une raquette qui manque cruellement de po
ids. Pas de garanties à 100 % cela dit.

DOMINIQUE : Même si une rumeur fait état que DeAndre Jordan aurait un accord avec une des 5 premières franchises à passer à table lors de la draft, il est peu probable que Memphis tente le plat « project » après les indigestions Milicic & Kwame Brown.
A moins de tenter de descendre dans la draft via un échange pour drafter Darrell Arthur, l’équipe n’aura d’autre choix que de prendre le meilleur joueur disponible, le combo guard OJ MAYO. Mike Miller et Kyle Lowry pourrait être envoyer sous une autre bannière en échange d’un renfort intérieur.

Pick n°6 : New York Knicks :

Quelles sont les raisons de l’échec de l’équipe ?

STILLBALLIN : Lol.

Quoi ? Je dois vraiment y répondre ? OK : le basketball.
Plus sérieusement? Marbury, Randolph, Curry, Richardson, Crawford, James, Robinson, Jeffries, Isiah Thomas (trois fois).
Les joueurs majeurs des Knicks sont extrêmement talentueux mais ils ne défendent pas, ne jouent que pour eux, ont une mauvaise mentalité, (je peux continuer longtemps comme ça), et ce n’est pas un coach qui est pire qu’eux comme Thomas qui pourrait faire quelque chose de cette équipe.

KORVER : Ça mériterait un recueil de vannes ... Coaching horrible, roster mal taillé et mal foutu à tous les postes, atmosphère de merde tout l'année, ambiance détestable dans le vestiaire, joueurs démobilisés et même plus convaincus de pouvoir faire quelque chose sur le parquet ... Bref, un tel bordel qu'il est évident qu'un bon choix de draft ne résoudra pas tout, D'Antoni devant à peu près tout refaire pour donner un visage à sa future équipe. Sur le parquet, les Knicks sont le plus souvent pathétiques : défense inexistante, aucune cohésion d'équipe, pas de meneur performant ( pire équipe de la Ligue en assists ), pas d'intérieurs capables à part Lee et aucun joueur pour prendre ses responsabilités à part Crawford de temps en temps.

DOMINIQUE : McDonald's, Wendy's, Burger King, Jack in the Box, Pizza Hut, Taco Bell, KFC, voilà les raisons de la saison honteuse des Knicks. Si la paire de gastronome Curry & Randolph avaient pu éviter ce genre de régime, ils auraient au moins pu faire semblant de bouger en défense.
Blague à part, Isiah Thomas est entièrement responsable de la situation. Randolph est un grand attaquant, ce n’est pas nouveau. Mais le faire venir alors que l’un des deux meilleurs joueurs de l’équipe joue dans la même zone était une erreur létale, d’autant plus que l’un comme l’autre, en plus d’être de mauvais défenseurs sur l’homme, n’ont ni l’explosivité, ni l’envergure pour être de bons deuxième rideaux…

Quelles sont les forces et les fondations de l’équipe ?

STILLBALLIN : Quelques précieux jeunes avec une très bonne mentalité, à savoir Lee, Chandler et dans une moindre mesure, Balkman ; des joueurs capables de prendre feu (Crawford, Robinson) et un nouveau coach très réputé (D’Antoni).
Par ailleurs, l’effectif de NY devrait être complètement bouleversé et même les joueurs que je viens de citer pourraient faire partie des futurs trades (ben si on veut lâcher les cas sociaux que sont Marbury et Randolph, faut bien se séparer de quelques bons éléments, parce qu’il faut que les mecs d’en face acceptent. There is only one Isiah Thomas).

KORVER : Franchement, à part Jamal Crawford au scoring, aucune à vraiment parler. New York a certes des joueurs potentiellement intéressants ( Crawford, Morris, Balkman, Chandler ) mais jusque là aucune identité de jeu ou direction à prendre. Si D'Antoni est fidèle à lui-même, les jeunes précités ainsi que le shooteur Richardson devraient pouvoir s'adapter au run and gun même si QI basket de l'ensemble est pour l'instant bien limité. Reste à savoir de toute façon qui va rester ...

DOMINIQUE : Malgré tout ce que l’on peut entendre sur la faiblesse et les joueurs surpayés de l’effectif New Yorkais, il y a une chose qu’on ne peut abroger : le potentiel offensif de l’équipe. Malgré une allergie collective à la défense, une dizaine de Knicks peut mettre la balle dans l’arceau, voire même cartonner offensivement un opposant.

Quel est le plus gros besoin de l’équipe, quel genre/type de joueur comblerait les plus grosses carences de l’équipe ?

STILLBALLIN : Sachant que l’équipe risque d’être reconstruite du sol au plafond, les New Yorkais devraient rechercher les meilleurs joueurs possibles qui collent à la philosophie de coach D’Antoni (vitesse, shoot longue distance, altruisme et bonne mentalité). Par ailleurs, les riverains de l’Hudson sont toujours friands de joueurs à l’esprit combatif et possédant un mental de gagneur.

KORVER : A moins de faire de Nate Robinson un meneur organisateur d'1m90, les Knicks auraient bien besoin d'une tête pensante capable de gueuler et d'indiquer à ce tas d'anguilles ce qu'ils doivent faire sur le terrain. Si D'Antoni réussit à virer Randolph ou Curry ( à moins qu'il croit sérieusement pouvoir en faire quelque chose ... ), un intérieur impliqué des deux côtés du terrain, capable de sauter au rebond et n'ayant pas les antécédents judicaires d'un minable petit délinquant du Bronx pourrait aussi être utile. De toute façon, le plus simple serait de virer tout le monde et de tout recommencer à zéro ...

DOMINIQUE : De la défense, du contre et un meneur capable de diriger les troupes dans le schéma de D’Antoni. Comme la draft ne propose ni Olajuwon ni Mutombo version 2008, il faudra se débrouiller avec ce qu’il y a dans l’effectif pour contenir les assauts dans la raquette.
Cependant, hormis la présence d’un contreur l’équipe n’est pas si horrible que cela et il faut plutôt se demander quel joueur entrera dans le moule du coach moustachu.

Qui prendriez vous à la place des GM lors de la draft ?

STILLBALLIN : Danilo Gallinari est le joueur parfait pour commencer à reconstruire une équipe. Un jeune joueur confirmé avec un gros mental qui aura un impact immédiat.

KORVER : D'Antoni serait sûrement tenté par le dragster Bayless mais s'il prend déjà Barbosa comme on le murmure en ce moment, l'affaire est moins évidente surtout que le profil louche de Bayless ( meneur, arrière-scoreur ? ) pourrait n'être qu'un problème de plus au Madison. Donc, en tant que GM des Knicks, je ne réfléchis pas : je prends le meilleur encore disponible et immédiatement efficace, Gallinari. Nul débat possible : défauts ou pas, on n'est pas MVP de la Lega à 19 ans pour rien. Les Knicks peuvent continuer à faire dans le n'importe quoi et se dire qu'ils ont déjà de quoi dans l'aile ou simplement se résoudre à l'évidence et prendre le joueur le plus expérimenté de la Draft.

DOMINIQUE : Comme les plus gros noms de la draft seront déjà partis lors des 5 premiers picks, NY a l’opportunité de prendre Danilo Gallinari, dont le père était un coéquipier de D’Antoni lors de la carrière de joueur de ce dernier. Grand talent offensif et capable de porter la balle, il est le genre de joueur parfait pour le système Suns.
Une rumeur envoie ce pick dans un échange contre une star aguerrie, mais c’est peu probable, l’objectif étant de ne signer aucun long contrat en vue du pèlerinage constant de James à la Mecque du Basket.

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