25 novembre 2008

The Christies, cauchemar de la NBA

(Article proposé par un chroniqueur indépendant, Martin Walter)

Qu’est ce qui fait plus peur aux managers de franchises NBA que les joueurs-violeurs (Kobe), ceux qui battent leur femme (Kidd) ou les trompent (Shaq… et à peu près toute la ligue)?

L’amour carrément flippant qu’entretiennent Doug Christie et sa femme Jackie. Les Xavier-et-Tatiana de la NBA en ont même fait un show TV.

Bienvenue chez les Christies.

LE JOUR OU DOUG PERD SES COUILLES

La légende Jackie Christie naît en 2002 à l’occasion d’un match de pré-saison entre Sacramento et Los Angeles. Les rivaux californiens s’aiment très peu et pour marquer le coup, Doug Christie et Rick Fox se mettent à s’en échanger. Ils sont tous les deux exclus de la rencontre.

Au lieu de rejoindre directement son vestiaire, Rick s’avance vers Doug pour un deuxième round et fait connaissance avec Jackie, sortie des gradins, qui lui envoie des coups de sac à main dans la tête pour secourir son bien-aimé, qui ne s’en sortait pourtant pas si mal (voir photos).

Ce jour là, Doug Christie perd ses couilles et sa femme réussit une superbe entrée médiatique dans la ligue. Les journaux font leur beurre de cette sympathique histoire, sans savoir qu’ils s’apprêtent à lever le voile sur quelque chose de vraiment glauque.

LE PACTE DES LOUPS

Quelques mois plus tôt, le New York Times révélait déjà le pacte noir liant Doug à sa femme : « Dans les dernières minutes d’un match de playoffs lundi soir, Doug Christie leva son poing droit en tendant son petit doigt et son index vers le toit de l’Arco Arena. Christie, un ailier longiligne des Sacramento Kings, semblait appeler une action pour ses coéquipiers. Mais le message était en fait adressé à sa femme, Jackie, assise dans les gradins. Il fait souvent ce même signe au moins 50 fois par match ». Bien connu des hard rockers, la « mano cornuta » représente les cornes du diable et est sûrement dans le cas de Doug un signe de soumission à sa femme démoniaque (1).

Car la soumission de Doug n’est en effet pas à prendre à la légère : durant sa carrière, le joueur avait pour consigne d’éviter le plus possible de regarder une autre femme où de lui parler. Cette interdiction s’applique aux journalistes — qui ne peuvent interviewer Doug qu’en présence de sa moitié — et aux employées des franchises où il jouait. A Toronto, Doug se changeait dans une pièce à part à cause des femmes qui entraient dans le vestiaire pour distribuer les feuilles de stats. Une fatwa est ainsi automatiquement lancée sur toute personne du sexe féminin approchant le mari de Jackie. Toujours à Toronto, celle ci avait agressé une fan qui voulait un autographe de Doug :

«Un garde de sécurité l’avait attrapée mais j’ai levé la main et lui ai dit de reculer très fort. Ca m’a effrayé car m’a voix ressemblait à celle d’un démon. C’est juste sorti comme ça. Elle était mignonne, très jeune. Mais elle s’est approché de la mauvaise personne ».

Syndrome de Stockholm oblige, Doug Christie accepte volontairement sa mise en esclavage conjugal : « Ce n’est pas que je n’ai pas le droit de regarder les femmes, c’est juste du respect. Je l’ai choisi ». Cette volonté n’étant pas réellement suffisante dans le monde sordide de la NBA, Jackie suivait souvent le bus de l’équipe de Doug en déplacement, volant autour avec ses grandes ailes noires (où peut être en voiture, à vérifier).

Enfin, ultime signe du pacte qui existe entre Doug Christie et sa femme, le couple se remarie le 8 juillet de chaque année. Et le NY Times précise : ils ne se contentent pas de renouveler leurs vœux, ils se remarient réellement avec robe de marié, réception, gâteau et amis émus.

THE CHRISTIES' SHOW

L’histoire des Christies ayant un superbe air de confessions intimes version célébrités, ce n’était qu’une question de temps avant qu’une chaîne de télévision en fasse une émission.

En 2006, alors que Doug est free-agent, BET diffuse 5 épisodes de téléréalité autour du couple.
Ennuyante au possible, le show ne fait pas grand bruit et disparaît comme il est venu. Mais beaucoup plus drôle, les Christies prouvent qu’ils ont de l’humour derrière leur folie en sortant un dvd dans lequel ils tournent leur relation en autodérision.

Dans la bande annonce (voir vidéo ci-dessous), Doug se fait fouetter les fesses par sa femme et traiter de bitch par un inconnu. S’affiche la question « Jackie devrait elle rendre les couilles ? ».

Ce qui se passe ensuite est forcément à voir.



DOUG LE PARIA

Malgré cette vidéo qui rassure sur la santé mentale des Christies, Doug est resté un paria de la ligue depuis que sa femme y est connue. Après une fin de carrière plutôt lamentable se terminant par une saison de 7 match avec Dallas, il tente un retour avec les Clippers (avec lesquels il jouera également 7 fois) en 2007 avant de mystérieusement cesser de se rendre à l’entraînement, mettant fin à son second contrat de 10 jours.
Ce qui nous amène à cette année et un billet sur le blog de Doug, aujourd’hui fermé, dans lequel ce dernier se plaignait du traitement qui lui est accordé dans la ligue et des raisons pour lesquelles aucune équipe ne veut l’engager à nouveau :

« Pendant des années moi et ma femme avons étés ridiculisés et décrits comme bizarres, juste parce que nous n’entrions pas dans le moule de la culture NBA. C’en est venu au point où ces histoires nous précédaient et où les franchises pensaient que nous serions un problème. C’est faux ! Se respecter, respecter sa famille est un problème? ».

« La saison dernière je me suis entrainé avec les Sonics et les Blazers et j’ai surpassé 90% de leurs joueurs. Mon agent m’a dit que la seule chose qui les intéressaient était ma relation avec ma femme, ce qui était arrivé et la raison pour laquelle j’avais quitté les Clippers ».

« Je veux juste jouer au jeu que j’aime. Alors ça me rend bizarre ?!? Peut être que si je me battais avec ma femme et que je flirtais avec les gens, je jouerais encore où j’aurais arrêter de moi même ».

En attendant un improbable retour en NBA, Doug Christie s’occupe de « l’empire » à trois têtes qu’il à crée avec sa Darth Vader de femme, composée d’une maison d’édition (Infinite Love Publishing, où il publie le bien nommé No Ordinary Love) d’une boîte de production télé (Infinite Love Production), et d’une association caritative (Infinite Love Foundation).

L’étoile noire à pris son envol. Que la NBA se méfie, l’empire pourrait contre-attaquer.


1 : Ce signe veut également dire « Je t’aime » en langage des signes, message réel que Doug envoyait à sa femme.


Martin Walter.

23 novembre 2008

More Money, More Cash, More Hoes... Unlimited NBA Playmate : Autumn 2008



Voilà Gemma Atkinson. Non, ce n'est pas la fille de Rowan Atkinson aka Mr Bean...
C'est juste l'ex du footballeur Cristiano Ronaldo, qui avait d'ailleurs plus mérité le ballon d'or cette année là. Oubliez les victoires en ligue des champions et championnat anglais, la véritable domination de CR7 sur le football mondial a eu lieu lors de sa relation avec cette bombe anglaise...

Oui, c'est n'importe quoi, paradoxal voire absurde. D'ailleurs, sur le sujet, j'ai eu à choisir un thème pour une commande d'article. Le thème exact : faire un éloge paradoxal ; mon sujet : la prostitution.
(En illustration, Gemma Atkinson prendra le rôle de la Pretty Woman)


D’après l’une des insultes les plus récurrentes et les plus violentes que l’on peut entendre, la mention de prostitution est hautement dépréciative. Si l’on en croît cette médisance, ce serait la honte de la société. Toutefois, l’on peut se demander si cette dernière ne devrait pas plutôt être redevable envers la prostitution.

Au même titre que les forces de l’ordre, la prostitution offre un équilibre à la société : en apaisant le stress des citoyens consommateurs de ces plaisirs charnels, mais également en ôtant la frustration d’esprits moins équilibrés et volages — qui pourraient s’adonner à la réalisation de viols si leur haine et frustration n’étaient pas canalisées.

Les prostituées agissent comme de véritables psychanalystes du pauvre. Leurs consultations servent également à dispenser de précieux conseils aux personnes en pleine crise de solitude, qui vont rechercher dans ces passes une compagnie qui leur fait défaut. Un trop plein de solitude peut mener à la folie, voire au suicide.

Les prostituées combattent cela, comme les forces de l’ordre.

Autre similitude, police et prostituée arpentent les rues, chacune dans leur uniforme, faisant régner l’ordre sur les trottoirs. Mais où les agents administratifs de la sécurité publique peinent à gagner un surnom autre que de la volaille, les prostituées resteront toujours « les fleurs de trottoirs ».

Dans d’autres pays, moins développés que le nôtre, les prostituées vont jusqu’à prendre en main le tourisme du pays et offrent de nouveaux parcours suaves et chaleureux à des touristes en mal d’amour et de sensations fortes. Les fameux massages thaïlandais sont, avec le sport noble qu’est la boxe, l’image la plus marquante de ce pays à travers le monde.

La prostitution, c’est un art.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’elle a été immortalisée dans le chef d’œuvre du réalisateur taïwanais Hou Hsiao-hsien dans le mythique et lyrique « Flowers of Shanghai » (1998).
Et puis, quand on y pense, pourquoi la « Pretty Woman » (1990) se serait-elle tout à coup enlaidie ?

Dominique Guye.

17 novembre 2008

Shaq = Isaac Newton en grand, gros et noir...

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En lisant la chatbox, je me suis dit qu'il était temps de parler encore un peu de Shaq avant qu'il n'arrête sa carrière.
Il est et restera l'un des joueurs les plus créatifs de l'histoire de la NBA. Pas forcément sur le terrain...

Tous ses délires teintés de métaphores Kung-Fu, ou plutôt Shaq-Fu, ainsi que les innombrables surnoms qu'il se donne - du genre "Le grand Aristote" quand il la joue Ben Arfa et se sent l'âme philosophe ou le "Black Michael Phelps" quand il s'apprête à enfiler un sloggi de bain, contribuent à créer un pur régal pour les caméras qui l'entourent, toujours en attente de perles dont lui seul a le secret.

Depuis son entrée dans la ligue, pas moins d'une cinquantaine de vidéos le mettant en scène sont hilarantes, mais en voilà juste deux, qui montrent à quel point il sait être fun quand l'objectif le prend pour cible:

Ci dessous donc, le récit de sa traversée du désert façon Sergio Leone, voire plutôt Leslie Nielsen, lors de son arrivée aux Suns & un top 10 des citations du poète.
Ok c'est du déjà vu ici, mais c'est indémodable...



(en bonus, le world classic by Shaq : l'acceuil NBA qu'il avait reservé à Yao Ming. Mythique...)

Plus dans l'actualité, Shaq s'est fait exclure du terrain pour une grosse faute sur Rodney Stuckey. La faute ne serait pas si impressionnante si Shaq ne faisait pas 150 kilos sur 2.16m, mais comme il a ce gabarit digne d'un bad guy du film 300, watch out. Ce qui est marrant, c'est qu'hormis un Sheed qui se rebelle tout de même timidement, personne n'ose rien dire au "Man of Steel", alors que pour la même faute d'un joueur au gabarit humain, il y aurait eu quelques échanges verbaux voire physiques...



TJ Ford doit avoir des sueurs froides à la vue de ces images, et doit clairement appréhender son prochain rendez vous avec les Suns. Il en va de la survie de son cou... Comme le dit si bien le Wu-Tang Clan :
" Proteck Ya Neck" TJ...

Pour finir, voilà en français les déclarations de Shaq après l'incident, pour ceux qui n'auraient pas encore lu la version en VO :

"Les lois de la physique stipulent qu'un corps en mouvement reste en mouvement. Si vous faites rencontrer deux objets dans les airs, le plus petit connaîtra une chute plus violente."
"Je n'est jamais été le genre de joueur à vouloir blesser quelqu'un (faux, en voilà la preuve - voir le replay énorme à 2.32), donc j'ai apparemment tenté de jouer la balle. Le petit mec a foncé dans un mur de briques".

Shaq, MVP de l'interview. PURIUD...
Dominique Guye.

14 novembre 2008

Panorama de la ligue...

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Bonne nouvelle, le nouveau Ginobili est arrivé : à savoir un extérieur blanc complet et couillu qui ne se contente pas d’arroser à trois points quand on le décale. Actuellement, il est le deuxième meilleur joueur des Blazers après Roy. Par moment, il est le patron : "Here comes Rudy Fernandez."
Si son été olympique laissait entrevoir ce talent, cela reste édifiant quand on connaît les habituels problèmes d’adaptation des rookies venant d’Europe…

Wade est de retour à son plus haut niveau, celui de driver effréné, qui baisse la tête et fonce dans le tas, sacrifie son corps, et marque malgré une forêt de bras autour de lui. Si vous regrettez de ne pas l’avoir connu lors de sa plénitude de 2006, c’est le moment…

La fin du cycle Mavericks est officielle.
Laisser partir Devin Harris pour récupérer le vieux Kidd était d’emblée une mauvaise idée, mais il était toutefois difficile d’anticiper un début de saison 2008/09 aussi médiocre. Il faut détruire cette équipe.

Solution ? Repartir à zéro et donner les clés de la maison à Josh Howard.

Kidd étant bientôt en fin de contrat, "Dork" Nowitzki est celui qui devrait changer d’air et permettre aux Mavs de récupérer quelque chose de plus jeune et dynamique en échange.
Howard surtout, voire Bass & Green doivent être les fondations de la nouvelle équipe de Dallas, même si le potentiel des deux derniers pourrait jamais n’être atteint…

Cet été, Paul Pierce avait déclaré à des journalistes espagnols qu’il était le meilleur joueur du monde.
Si James, Paul, Wade, Bryant et Howard n’existaient pas, il aurait raison. N’empêche que le statut de champion lui va comme un gant d’OJ Simpson (post traitement).
Check this out :




Greg Oden a encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être le nouveau David Robinson... Il n’a pour le moment participé qu’à deux matchs, ne jouant que 13 et 16 minutes pour un total cumulé de 3 pts 7 rb et 3 ct. Insuffisant, c’est clair.

Monster Mash, également connu sous le nom de Jamal Mashburn, l’ancien scoreur des Mavs & Heat, est désormais consultant sur une chaîne sportive US. Quand il lui est arrivé le moment de parler sur le pivot tant médiatisé, il a donné un avis très pertinent.
Pour lui, la barre ne devrait pas être placée aussi haute pour le jeune intérieur.
Il a le même gabarit que Dale Davis, l’ancien pivot-lutteur des Pacers, et aiderait son équipe s’il pouvait jouer ce rôle d’intérieur défensif rugueux.
Il est encore très faible techniquement et devrait donc se limiter aux dunks et rebonds offensifs en attaque. Par contre, en défense, il devrait effrayer l’adversité.

Bien vu Mash, Dale Davis plutôt que Robinson, ça perd en glamour, mais c’est exactement ce dont les Blazers ont besoin pour continuer leur progression, en attendant mieux, bien sûr.

Sur les 3 contres qu’il a réalisé cette saison, 2 sont monstrueux de violence. Comme le dit Mashburn aka Monster Mash (surnom qui lui vient d'une dentition moyennageuse interdite, soit 1 cm d'écart entre chaque dent), Oden gagnerait à devenir un « serial enforcer », ce qu’il peut rapidement être, plutôt qu’une copie embryonnaire de « The Admiral »…

Toujours à propos de pivot défensif, Dwight Howard — qui devrait défendre sa couronne au concours de dunk cette année, histoire de présenter d’autres créations originales — a déclaré vouloir être le meilleur contreur de la ligue, un an après avoir pris la possession du titre de roi du rebond.
Pour montrer qu’il est sérieux, il a rendu une copie brillante contre Oklahoma : 30 points 19 rebonds 10 contres. Énorme, bien que décevant sur la fin: il était à 18pts 10rb 3pd & 7ct à la MI-TEMPS ! …

Encore du pivot défensif, ici : (Mutombo hors des parquets NBA, la grande classe & Big Ben était vraiment un phénomène avant sa retraite aux Bulls/Cavs)



Sinon, ce n’est plus qu’une question de jour avant que ma pornstar préférée explose à la face du microcosme NBA. Ridnour ne fait vraiment pas le poids, et ne doit son salut qu’à l’apparente préférence de Coach Skiles pour les meneurs blancs qui lui rappellent sa jeunesse dépourvue de style

Dominique Guye.

13 novembre 2008

New York Steady Crew?

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D’Antoni est un génie, « period ».

Alors qu’il a décidé de préparer l’avenir en se passant de deux de ses meilleurs joueurs, Marbury et Curry, il arrive à tirer la quintessence d’un groupe qui était, il n'y a pas si longtemps, totalement perdu et endormi par le discours d’Isiah Thomas.
Plus fort, les Knicks sont auteurs d’un très bon début 5-3 sans Gallinari, le super rookie des Knicks, qui a toujours le dos en miettes.

Comment le coach à la moustache hitlérienne a-t’il fait ? C’est simple, il a demandé à ses joueurs d’arrêter de se regarder dans un miroir et d’essayer de se prendre pour d’autres joueurs :

  1. Chris Duhon, l’ex meneur très médiocre des Bulls sera le nouvel Eric Snow (ex running mate d’Iverson à Phila), version smicard,
  2. Nate Robinson portera le costume de Leandrinho Barbosa, le dragster perso des Suns,
  3. Wilson Chandler, seul véritable cadeau de l’héritage Isiah Thomas, sera le vrai Shawn Marion de la côte Est — celui du Heat n’étant plus que l’ombre de lui-même sans Nash aux commandes.
Autour de ce trio surprenant, dont chaque membre devrait obtenir des voix pour la meilleure progression de l’année si la cadence est maintenue toute la saison, on trouve :

  1. le finisseur Zach Randolph, qui jubile de son rôle d’unique menace intérieure qui n’a pas à rendre la balle,
  2. les joueurs de devoir Lee et Mr Brandy Richardson, qui ont pour tâche respective de prendre des rebonds et d’arroser à trois points dès que c’est ouvert, voire entrouvert,
  3. et le membre le plus important du système, qui a jusqu’à présent entraîné l’équipe dans son sillage : Jamal Crawford.

Oui ça craint, parce que s’il est actuellement très en forme et plus adroit qu’il ne l’a jamais été — soit 46%, 47% & 77% aux shoots (2,3 & LF) — il n’est pas connu pour être un shooteur régulier, mais plutôt comme un joueur de série.
Donc à chaque fois qu’il ratera son match, il ne faudra pas s’étonner de voir NY se faire cartonner.

Sur les 3 défaites des Knicks cette année, 2 l’ont été suite à des mauvaises perfs de l’artiste...

Cela dit, l’avenir s’annonce vraiment radieux pour les Knicks, même s’il serait surprenant que l’équipe actuelle, dépourvue de grands talents avec l’absence des Marbury, Curry & Gallinari, ne se casse pas la gueule à un moment donné.

Beaucoup de rumeurs de transfert circulent autour de l'équipe, en particulier autour de la paire bannie Curry & Starbury.

Hélas, pour ce dernier, la perspective de voir son contrat monumental se terminer cet été, et ainsi affranchir les Knicks d'un salaire de 20 Millions de Dollars, constitue une garantie qu'il ne sera envoyé nulle part.
A moins, bien sûr, que le grand patron des Knicks la joue mécène, voire gros pigeon, et libère le meneur à problèmes en lui offrant un solde de tout compte doré.

Pour le pivot pachydermique, il reste un espoir. Malgré ses allergies défensives, son aversion pour le rebond et son dégoût pour le contre, il reste l'un des gros gabarits avec les meilleures mains de la ligue, et ferait le bonheur de plusieurs équipes en mal de scoring intérieur.

Les Bobcats, Spurs ou Heat seraient clairement plus performants avec un joueur de son (gros) profil. Reste à savoir qui serait la contrepartie, car l’objectif est de construire pour 2010, sans rajouter de gros salaires au salary cap.

Tout cela en vue de préparer l’entrée fracassante du Christ rédempteur à la Mecque du basket : l’an 0 Lebron James.

A noter que Chandler & Crawford sont déjà deux éléments qui sont plus forts que l’entourage actuel du King...

RUMEUR DE TRANSFERT

Eddy Curry (10 millions l'année) pourrait être envoyé à Miami contre Shawn Marion (17 millions/an). Pour que l'échange soit réalisable, un autre joueur des Knicks sera dans le coffret (Malick Rose, 7 millions/an et en fin de contrat à la fin de la saison, a le profil parfait).

Dominique Guye.

12 novembre 2008

NBA Preview: Detroit Pistons


The Question (Is
Iverson The Answer ?)

--Ah ben c’était cool ça, Merci Joe Dumars. A peine avais-je terminé ma preview sur les Pistons que se conclue le transfert Iverson/Billups. Mon boulot est foutu, tout à recommencer. Merci Joe.

--Bon, c’est vrai que je t’avais alors un peu taillé, toi qui avais annoncé le démantèlement prochain du gang que tu avais patiemment construit. Il n’en fut rien (ah oui Kwame Brown, c’est vrai). J’ai émis l’hypothèse qu’il s’agissait plus d’un coup de pression sur tes grognards embourgeoisés pour qu’ils attaquent (et finissent) la saison comme des gladiateurs Viêtcong qui savent que leur destin ne tient qu’à l’humeur de Joe Damoclès. Toi, tu as dit dans la presse que c’était parce qu’aucune offre suffisamment alléchante n’avait été glissé sous ta porte. Sur le coup, je me suis dit que c’était possible mais sans réelle conviction je dois dire. A croire que je t’ai vexé.

--Ainsi, je me questionnais sur le rendement de ta troupe remis en selle malgré une énième élimination en finale de conférence comme les banques qui sont relancés malgré leurs conneries. Je me disais que tu comptais sur ta brigade de jeunes crèves-la-dalle comme Stuckey le fils spirituel de Billups et Maxiell qui a voulu jouer avec le feu à propos de son contrat et l’idée de tester le marché (apparemment tu l’as vite remis en place). J’imaginais même les prémices d’émergence de l’ancien lycéen, Amir Johnson qui commence à en montrer les signes trois après avoir été drafté.

--J’évoquais aussi le nouveau coach et surtout les interrogations sur l’effectivité de son impact sur l’équipe que tu avais forgé. C’est vrai quoi, Michael Curry, réputé charismatique mais inexpérimenté, réussira-t-il là où le respecté Flip Saunders n’a pu que se charger des affaires courantes sans dévier la team de sa trajectoire pépère ?

--Pour être honnête, avec cette parole en l’air, ta draft et la signature de Kwame Brown, je croyais que tu avais perdu ta science. T’étais pas obligé de réagir si brusquement.

Preview NBA: Detroit Pistons, the remix

--L’arrivée d’Iverson à Detroit a fait naître beaucoup de questions en même temps qu’un délicat mélange de surprise, d’espoir et d’appréhension. Les Pistons ont échangé un ancien MVP des finales contre un ancien MVP de la saison régulière qui n’a jamais gagné de titre et qui vit chaque seconde comme si c’était la dernière. Intéressant.
















--Tout le monde connaît les qualités d’Ivy mais c’est peut-être son intensité et sa rage de vaincre que recherchais Joe Dumars. On a beaucoup critiqué les Pistons pointant leur embourgeoisement consécutif au titre 2004. Contrairement au Sheed, à Rip, Tayshaun et Chauncey, Iverson n’a jamais remporté le trophée et à 33 ans, il ne lui reste pas beaucoup de temps pour le soulever. Il est vrai que la légendaire intensité du seul mythe de Georgetown de moins de 2 mètres 10 a paru émoussée, mis en berne lors de ses années dans le Colorado mais la situation n’est pas la même. A Motor City, Iverson a une vraie chance d’arriver au bout (sans compter que c’est sa dernière année de contrat). Joe Dumars comptera certainement sur son leadership et son fighting spirit pour redynamiser les Pistons en compagnie des jeunes loups motorisés Stuckey, Maxiell et les autres.

Suite
StillBallin

10 novembre 2008

60 Millions de sélectionneurs, un au-dessus du lot...

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En cette veille de coupe de la ligue de football, il convient de s’attarder sur tout sauf sur cet évènement. Traiter du malaise le plus profond du football français pourrait être plus intéressant.

Pourquoi la ligue 1 est-elle aussi chiante ?

La réponse est simple, et se trouve derrière l’acronyme EDF : l’Equipe De France.

Si l’équipe nationale offrait un spectacle offensif et généreux à chacune de ses sorties, les mentalités changeraient. Dans un monde idéal, un Pablo Correa, le rigoureux technicien de Nancy, n’existerait pas. Non pas qu’il soit détestable, mais une phrase du genre « si les gens veulent du spectacle, ils n’ont qu’à aller au cirque » quand on lui demande pourquoi son équipe n’ouvre pas plus le jeu est affligeant…

Donc, après ma première « Seleção », qui s’avère du coup loin d’être mauvaise (malgré les gentils commentaires me disant de me limiter à l’univers NBA), je réitère ma réflexion sur l’équipe de la nation.

Tout d’abord, il faut savoir que le football a évolué depuis 1998, et que les profils des joueurs issus des centres de formation également. Les monstres physiques Thuram, Desailly et Vieira n’ont pas de successeurs, mais des joueurs au profil différent sont largement capables de faire aussi bien, car quoiqu’on en dise, la France reste, avec l’Argentine et le Brésil, un terreau propice à l’éclosion de très grands talents.

L’équipe qui va suivre serait peut-être moins « efficace » dans un premier temps que des compositions plus physiques dans lesquelles des Alou Diarra, Abidal, Govou ou Malouda (et à un degré moindre Henry) peuvent s’exprimer à force de courses effrénées, de tacles rageurs et de centres foirés. Cependant, cette sélection s’inscrit dans un cadre de beau jeu, qui commence par une maîtrise totale de la possession de balle et par la capacité de percussion de la part de nombreux éléments.
Après une période d'adaptation, il est impensable qu'une telle équipe n'œuvre pas comme un véritable rouleau compresseur...

Ligne par ligne, je vais expliciter ma vision de l’EDF telle que je l’imagine :

CAGE :

Le trio Frey, Mandanda et Lloris est excellent, et comme d’habitude la France peut compter sur de grands gardiens.

De ces trois noms, je partirais avec le gardien de la Fiorentina en titulaire, tout simplement parce qu’en plus d’être brillant depuis plusieurs années dans un championnat italien très difficile et rempli de chasseurs de buts, il a l’expérience qui manque aux gardiens Marseillais et Lyonnais, en atteste les récentes performances plus que moyennes de Mandanda.

Sebastien Frey, de par son expérience mérite d’être le vétéran de mon Equipe De France.


DEFENSE :

A gauche, Gael Clichy s’impose plutôt qu’Evra, tout simplement parce que le jeu développé depuis quelques saisons par Arsenal est magnifique, et parce que son partenaire du milieu de terrain, Nasri, apprend de jour en jour à combiner avec lui à Arsenal.

A droite, hors de question de faire confiance aux titulaires actuels du poste. Par contre, comme le disait Rolland Courbis aux micros de RMC, et si le vrai poste de Lassana Diarra n’était pas latéral droit ?

Un milieu de terrain reconverti en défenseur apporte toujours sa technique dans la conservation de balle et la relance, ce qui est une bonne chose. Clerc & Réveillière ? LOL comme on dit…

Dans l’axe, Abidal est en perte totale de confiance, Boumsong est une masse physique inadaptée au football de très haut niveau et Gallas fait 10 ans de plus que son âge réel (31 ans).

Dans une optique de bonne relance tout en préservant une puissance physique et un bon jeu de tête pour pallier aux attaques des formations les moins techniques, la paire Mathieu Bodmer & Philippe Mexès me paraît la bonne. Aucun de ces joueurs n’est un vrai stoppeur, mais tous les deux sont des joueurs intelligents, avec une grande technique, sans compter qu’ils possèdent tous deux une stature de presque 1.90m.

Bodmer est encore en phase d’apprentissage au poste d’arrière central, mais il a été cette saison le meilleur défenseur Lyonnais. Un ancien numéro 10 reconverti en central, ça rappelle un certain Laurent Blanc, non ?


MILIEU :

Au poste de milieu défensif, Florent Balmont, le pitbull de Lille, mérite sa place en équipe de France. Bien que plus petit qu’un Alou Diarra et moins encensé qu’un Toulalan, il est la version française de Gennaro Gattuso, à la différence près qu’il possède plus le faciès de Rooney que le look barbare de l’italien. Pour ses qualités, il est probablement l’un des milieux les plus physiques français et est un expert du sale boulot du milieu de terrain. Formé auprès du meilleur trident européen de Lyon époque Essien, Diarra et Juninho, il est un récupérateur hors paire, reconnu de tous ses paires.


Voilà enfin le cœur de l’équipe, la puissance de feu : les meneurs de jeu. Plus fort que l’Espagne qui joue avec un excellent trident Xavi, Iniesta & Silva, la France aurait la possibilité de jouer avec un quatuor aussi technique, capable de trouver la brèche face à n’importe quelle défense :

Un poil devant Balmont, dans un rôle de numéro 8, mi-6 mi-10, la rampe de lancement principale de l’équipe serait celui que Luis Attaque appelle « Gourcouff », la star actuelle (avec Benzema), du championnat de France.

Son gros volume de jeu, sa frappe lourde et son jeu de passe lui permettrait de faire briller les plus petits gabarits qui se trouveraient juste devant lui.

A gauche, Samir Nasri apparaît comme un choix beaucoup plus fin que le marathonien Malouda, en panne de technique depuis qu’il a quitté sa Guyanne natale.

Fort d’une place de titulaire à Arsenal, où il vient à lui seul de planter les Red Devils de Manchester, l’ancien minot inconstant de l’OM montre qu’il peut être mieux qu’un espoir qui ne confirme pas, Mourad Meghni Style.

Dans l’axe, dans un poste de 10 voire 9 ½, il faut un joueur capable de créer les décalages, et d’apporter la folie qui manque cruellement à l’équipe actuelle. Hatem Ben Arfa, le footballeur philosophe, correspond au profil. Bien que souvent sujet à l’excès de l’individualisme, il est le joueur incontrôlable par excellence, capable du meilleur comme du pire.

Une statistique hallucinante a été communiquée lors de l’émission d’Alexandre Delperier sur Europe 1 : malgré tous les défauts qu’il possède, Ben Arfa est concerné directement dans 80% des buts de l’OM cette saison. Phénoménal.

A droite, même si le trio du milieu peut changer de place à volonté, Franck Ribéry apportera sa folie et ses dribbles. Meilleur joueur en équipe nationale depuis quelques temps, le présenter est inutile.


ATTAQUE :

Devant, Karim Benzema devrait déjà être indiscutable.

Henry a eu une carrière extraordinaire, Anelka est en forme à la conclusion de l’armada de Chelsea, mais Benzema représente le futur, et pourrait très bientôt être le meilleur attaquant que la France n’ait jamais connu.

Dans quelques années, la comparaison avec Ronaldo, le brésilien, ne se limitera plus qu'à leur conduite de balle la tête baissée.

Il rêve d’être ballon d’or, et force est de constater qu’il a ce titre dans les jambes.

Il lui faudra juste faire mieux qu’un doublé championnat de France et coupe de France pour espérer détrôner les Messi, Christiano Ronaldo, Kaka, voire Ronaldinho, qui redevient le vintage Ronnie, et Robinho, qui pourrait voir sa côte monter en flèche si les milliards de ses nouveaux propriétaires lui permettent d’avoir une équipe à la hauteur de son talent...



Cette équipe ferait assurément peur à tout le monde en Afrique du Sud, et changerait les mentalités du football français, trop marquées par la puissance et la discipline, héritage de 98. Après la génération black, la génération Maghreb et issue du foot de quartier serait celle qui dominerait le foot mondial...

Enfin, cela n'est que le fruit de ma réflexion.

La réalité : Clerc, Gallas, Adibal, Toulalan, Diarra, Vieira, Malouda, Govou, autant de noms qui continueront à me frustrer, quoiqu'en soit le résultat...

Dominique Guye.

Histoires de meufs et de gros cheveux...

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Bon, c'est n'est peut-être qu'un coup monté histoire de faire parler de lui autrement que pour son embonpoint naissant à chaque début de saison, mais la nouvelle coupe de Carmelo Anthony viendrait d’un simple pari sur la nouvelle mouture du jeu NBA Live. Ça c'est la rumeur du moment.
En vrai, la façon dont la vidéo est filmée fait vraiment penser aux nouvelles campagnes publicitaires « real » que Nike a mis à la mode avec Kobe Bryant et son saut de voiture; le nouveau concept de pub via Youtube.



Si c’est le cas et que c'est vraiment une réclame, alors c’est la classe, Anthony se sera fait payer pour se faire couper les cheveux. Le tout, à la maison...
Y a pas à dire, même s’il est capricieux, un peu gras et ne gagnera probablement jamais rien d’autre que des titres olympiques, Melo est beaucoup plus cool et funky que Lebron James, qui tente coûte que coûte de rattraper son retard, et que l’on voit ici avec la version upgradée de Kim Kardashian, Nicole Sherzinger, dans une pub vraiment naze.



Dominique Guye.

07 novembre 2008

Le bon, la pute & le puant...

LE BON

Joe Dumars
, la classe incarnée, sans en faire trop.

Peu après l’annonce du transfert Billups Vs Iverson, le coq des Pistons est allé voir ses joueurs et a remarqué qu’Hamilton n’avait pas l’air dans son assiette. En grand chef qu’il est, il a cuisiné Rip en aparté et a fini par lui dire franchement que la saison n’aurait pas la même saveur sans son accompagnement préféré (Billups), surtout à l’entrée.

Cependant, et sans tenter de lui faire croire en d’incroyables délices à venir lors du plat de résistance (les playoffs), il lui a simplement dit que cela faisait partie du menu NBA, et que lui-même avait connu ce parfum fécal lors du départ en retraite d’Isiah Thomas.

Donc, pas de grande promesse de dessert, ce sera à Rip & co de se débrouiller et d’être créatifs en fonction de leurs désirs…

(En bonus, ce petit article amusant sur la défense pas vraiment virile de Rip)


LA PUTE

Quant au susdit Isiah Thomas, il fait honneur à la réputation de Bad Boy qu’il avait acquis à l’époque de sa superbe en tant que joueur. Non content d’avoir connu une période à la tête des Knicks aussi bancale et décriée que celle de Domenech, Zeke vient d’attenter à sa vie avec la méthode très féminine d’overdose de somnifères.

L’ex grand rival de Magic Johnson (avec Bird) a bien tenté de se suicider, mais où ça devient marrant, c’est qu’une fois réanimé et transporté à l’hôpital par des secours qui lui ont sauvé la vie, Thomas a rapidement retrouvé son esprit d’enfoiré en annonçant à la presse que la personne de son entourage qui avait voulu mettre fin à ses jours n’était autre que sa fille de 17 ans.

Cela est encore plus Snake que tout ce que Youri Djorkaeff a pu faire sur les terrains...


LE PUANT

Magic Johnson
, quant à lui, soutient son rival d’ami en se ridiculisant également dans les médias. Et tout comme lui, cela fut le fruit d’un travail de longue haleine. Il y a quelques mois, quand la presse demandait aux célébrités leur accointance politique, le plus beau sourire NBA des années 80 n’hésitait pas à dire que tout son soutien allait à Mme Clinton, et non à Barack Obama.

Avant-hier, lors du désormais historique résultat des présidentielles Américaines, Magic a cherché un micro susceptible de l’écouter pour raconter, en toute mauvaise foi, qu’il avait pleuré toute la nuit avec sa femme à l’annonce de cette nouvelle.

« Il est motivant, il passe outre les barrières raciales et est l’un des hommes politique les plus intelligents qu’il m’ait été donné de voir […] C’est le bon moment, nous avons de gros problèmes en Amérique »
Tout à fait, notamment une propension aux discours qui ne tiennent pas debout…

En parlant d'équilibre friable, vous trouverez ci-dessous la plus belle vidéo d'Ankle Breaker du Net. The Ultimate Crossover from Paris :



Pour finir, un hors sujet qui devrait faire l'objet de plaintes en tous genres : le SMS du bad boy.

Emis par le fils d'un vrai "thug" ce coup-ci, auteur d’un gangsta move à en déstabiliser n’importe quel playground breton (voir les commentaires de ce post pour comprendre): Loulou Nicollin, l’ex président du club de foot de Montpellier — qui a inspiré le personnage le plus dégueulasse de l’univers Star Wars, Jabba the Hut. Son fils va se faire taper sur les doigts pour des commentaires plein d’amour :

« On va les enculer, ces PD de Nîmois !!!!!!!!!» Voilà le texto que Laurent Nicollin, président délégué de Montpellier (Ligue 2), a envoyé le 29 octobre, deux jours avant le derby chaud bouillant contre Nîmes (1-1), au vice-président d’une association de supporters du club.
«J’ai reçu un message mettant en doute la détermination des joueurs de l’équipe. J’ai commis l’erreur d’utiliser un langage supporter pour convaincre mon interlocuteur.»

L’article en entier ici, sur le site de Libération.

Dominique Guye.

06 novembre 2008

And 1 m'a tuer...

(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, Flash.)

12 ans que j’essaye d’arrêter. En vain. Je ne compte même plus les fois ou je clamais que l’on ne m’y reprendrait plus. Que cette fois c’était la dernière. Foutaises.

Hier après-midi, un pote m’appelle, il m’en propose. Je n’ai pas pu tenir, l’envie était trop forte. Envolées toutes mes belles résolutions, j’ai replongé : je retourne sur un playground. Putain d’addiction…

Ca y est, j’y suis. Mais qu’est ce que je fous là. Samedi aprèm ensoleillé, c’est la foule des grands jours. Blacks, blancs, beurs et jaunes, ils sont tous la à pavaner. Ils n’ont pas de vie ces gens la ? Quelques shoots pour s’échauffer sur le panier de gauche, celui des Hobbits, taille Mugsy, dégaine funky pour qui le panier apparait comme un horizon indépassable. Puis, direction le panier de droite, celui des « grands ». No white allowed . Qui a dit que le racisme anti-blanc n’existait pas ?

Un permis de séjour m’est accordé, ancienneté oblige. Ma team prend la gagne. Avec moi, un chinois à bandeau. Génération Yao, une race à part. Une vraie baguette, j’espère qu’il est vivace, c’est pas avec un gabarit pareil qu’on va s’imposer dans la peinture. A l’aile, un grand blond, limite Aryen. La première possession confirme mon impression initiale. Un vrai Dirk, du teuton de compétition : il n’attendra pas 30 ans pour revenir perforer la défense adverse, lui. Pour faire la sale besogne en-dessous, mon pote Mamadou, sorte de croisement entre Oliver Miller et Jim Bilba. Ca enfile les perles à l’intérieur, sont pas nombreux les inconscients ayant osé le défier. Pas facile d’escalader le Baobad de Bamako. Et donc, moi. Le 1 m73 tout trempé, (« non non je ne me suis pas trompé de panier ») ancien cadet région, le brave meneur blanc des familles. Élevé au sein du giron fédéral, « travail d’appui », « zone press », « passe et va » : autant dire que je les connais tes putains de fondamentaux. Claude Bergeaud ne m’aurait pas renié. Signe particulier : une vitesse peu commune (probablement un gène jamaïcain s’étant égaré…)



Le match commence. 6/2 pour nous. L’axe sino-germanique tourne à plein régime. L’histoire est un éternel recommencement. En face, nos quatre amis chocolatés s’énervent, prétextant un marché non sifflé. Faut dire que la mauvaise foi est la religion nationale en Côte d’Ivoire. Pour ne pas envenimer un contexte géopolitique déjà tendu, la balle leur est rendue. Sont vraiment vénère apparemment : 6/4. Et même plutôt adroit : 6/6. La tension se relâche quelque peu, les gris-gris peuvent commencer du côté du meneur adverse. Faut dire qu’il a la dégaine le bougre. Jersey de LA, numéro 24 forcément, sneakers old school, coupe afro : je me prépare à ramasser mon short.

Mais la, c’est le drame. Alors que j’étais venu jouer au basket, le gus commence son numéro de cirque. « The And1 style » qu’ils appellent ça. Dribbles croisés, chaloupés, renversés, retournés : l’intégrale de la Mix Tape 6 y passe. Si seulement qu’un pouvait lui dire que ses gesticulations absurdes ne sont pas filmées. Non, mais il croit vraiment qu’ya des scouts autour du terrain ou quoi ? Tiens, il part en drive. Merde, il plante. 7/6. Nouvelle série de dribbles brassant l’air ambiante : le concept d’éolienne humaine vient de voir le jour. Tiens, il shoote. Merde, il re-plante. 9/6. « And1 m’a tuer ».

Mais tu vas la lâcher ta balle oui !

Énième Freestyle. Mais cette fois, il envoie un vieux saucisson qui vient se périmer sur l’arceau. Notre dernière chance, le score est de 11/6 pour eux. Un scud germanique et deux galettes maliennes nous permette d’égaliser. Je prends la balle. Je sais que je vais la mettre. Jumper à 45 après deux dribbles, mon spécial façon Michael. Mon adversaire direct se transforme en Bryon Russel. Je vais la mettre. Départ en dribble. Je vais la mettre. Je déclenche mon shoot. Je vais la m…Merde, raté.

Le vide m’envahit, le terrain environnant n’est qu’un océan de désespoir. Mais l’improbable se produit alors. Notre ami chinois, en vraie fouine pékinoise, s’empare du rebond et tel son ancêtre résistant à l’assaillant japonais en Mandchourie, évite le contre pour poser son tip-in au milieu des filets. 12/11 pour nous. Putain j’y crois pas. On ne ventera jamais assez les mérites de la mondialisation. Déconfis et véreux, nos adversaires viennent nous serrer la main. Leur déception est à la hauteur du fourrage que Whang vient de leur infliger. Vous avez bien dit de vous méfiez des chinois


Au final, une belle après-midi. On ne soulignera jamais assez tout le mal qu’AND1 a pu faire au basket. Il n’empêche que le basket à papa est peut-être révolu, et on dira ce qu’on voudra, mais putain qu’est ce qu’on est bien sur un terrain de basket. Surtout quand on gagne...




FLASH.

05 novembre 2008

Superkarlouche is back...

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Après Jim Kelly, Michael Jackson et Michael Jordan, Barack Obama prend un poste laissé vacant depuis la retraite de MJ et devient le nouveau super karlouche US, le black à la cool dont il convient d'être un proche.

Comme j'en parlais dans ce petit billet d'humeur, il sera maintenant marrant de voir si cet événement historique changera les vieux préjugés des Français lambda sur les Américains XXlambda, qui ont donné cette nuit une belle leçon à tout le monde.

En fait, tout ce texte est clairement inutile, et n'a pour but que d'introduire (et c'est le cas de le dire), plutôt maladroitement, ce lien qui m'a beaucoup amusé, et qui n'est autre que le lot de consolation de Sarah Palin : the drilling Head of State. Verydick.

04 novembre 2008

ERRATUM - Gasol n'avait pas été échangé contre un mars.

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Je retire tout ce que j’ai pu dire sur l’échange Gasol contre la fin de contrat de Kwame Brown et quelques broutilles.

Si la partie Gasol contre Brown reste de l’enfilage sévère, la partie broutille s’avère plus précieuse que prévue. Les droits sur Marc Gasol, Junior de l’autre, et Crittenton plus les premiers tours des Lakers 2008 & 2010 faisaient aussi partie du pack.

Autant dire que Marc Gasol + Darrell Arthur (obtenu à la suite d’échange du pick originel) + une tonne de cash + le projet (voire monnaie d’échange) Javaris Crittenton + un joueur de fin de premier tour en 2010 contre Pau Gasol semble de suite plus équilibré.

Une équipe séduisante et collective de Memphis arbore dans son 5 majeur pas moins de 3 rookies (Mayo, Gasol & Arthur), 1 sophomore (Conley) et un « vieux » Gay qui entre dans sa troisième année dans la ligue...

Malgré cette inexpérience, les joueurs produisent un basket enthousiaste et la mettent profond au vieil adage qui dit qu’avoir trop de jeunes joueurs revient à se tirer une balle dans le pied.

Memphis est encore loin d’être la version NBA d’Arsenal, surtout dans la conférence Ouest, mais il convenait de noter l’intelligence de la transaction de l’an dernier, critiquée de toutes parts, surtout ici.

Cela dit, 30 victoires sur la saison serait un exploit avec cet effectif, surtout si Conley ne se réveille pas et voit Lowry le dominer soir après soir; mais si la qualité du spectacle et surtout la volonté des troupes Grizzlies de ne rien lâcher restent intactes, Memphis sera la mauvaise équipe la plus fun à voir évoluer.

Après, on peut toujours essayer une succinte analyse en trois branches (non Katsumi, même toi tu ne peux pas le supporter) des raisons de ce non-chaos :
  1. Tout le monde voyait cette équipe se faire anal-yser (ce coup-ci oui, Katsumi style), ce qui a dû aider à la motivation du bataillon.

  2. Les deux stars de l'équipe, Gay et Mayo, ont essuyé des tonnes de critiques sur leurs capacités réelles et leur motivation à devenir de grands joueurs. Rien de mieux pour les voir revanchards.

  3. Les rookies et jeunes joueurs ont un cursus de formation très solide, Gasol a brillé en Europe et avec l'Espagne, Conley a suivi Oden en finale NCAA & Arthur en a gagné une.
L'avenir semble donc prometteur pour cette équipe, qui devrait tout de même prendre de gros cartons les soirs où Gay & Mayo sont en panne. Cependant, la grande marge de progression des jeunes éléments, cumulée à la (faible) perspective de voir (éventuellement) quelques free-agents rejoindre cette jeune équipe, donnent de l'espoir aux fans (hypothétiques) des Grizzlies.

Dans tous les cas, Gasol n'aura pas été si gratuit que ça pour LA...

Dominique Guye.

NBA Preview: San Antonio Spurs


The Old Soldier (No Country For Old Men)


--Pendant de nombreuses saisons et encore l’an passé, les Spurs faisaient office d’obstacle inévitable pour quiconque visait le titre. Pareil idée paraît désormais être périmée. Les Texans ont donné l’impression d’avoir pressé tout le jus disponible dans leurs vieilles artères contre les Lakers en finale de conférence et comme les changements attendus se font encore attendre, ils devront lâcher cette année paire-là.

--D’ailleurs, à l’heure de se tourner vers une nouvel ère, San Antonio a un peu cafouillé son été. L’effectif manquant clairement de qualités athlétiques et de relais offensifs, les dirigeants ont tenté de s’attacher les services de Corey Maggette et de Mike Pietrus sans succès (partis à Golden State et à Orlando) et se sont retrouvés avec le combo de Washington, Roger Mason comme recrue phare de l’année. Super.

--Mais ce n’est pas tout, les Eperons espéraient voir Tiago Splitter, le génial pivot brésilien du Tau Vitoria qu’ils avaient drafté en 2007 et dont le contrat se terminait cet été, étoffer leurs rangs. Oui, mais voilà, les temps changent et les dollars ne font plus rêver, le petit Tiago, lui, a préféré signer un gros contrat en Espagne. Pop doit s’en mordre les doigts, lui qui comptait sur ce jeune intérieur mobile, volontaire, fort défenseur et en progression technique constante qui faisait sa loi outre-Atlantique pour tenir sa raquette aux côtés du grand Timmy.
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Le Coach texan comptait aussi sur le jeune D-League All-Star, Ian Mahinmi mais celui-ci s’est blessé juste avant la pré-saison, période durant laquelle Pop’ voulait faire passer l’épreuve du feu au pivot français. Et comme il n’aime pas intégrer des joueurs (surtout des jeunes) en cours de saison, Duncan devra s’appuyer sur les vieillissants et sous-dimensionnés Fabricio Oberto et Kurt Thomas pour faire de la raquette sa propriété. On peut espérer que Mahinmi force son destin et s’impose dans la rotation car il apparaît être le seul joueur en mesure d’apporter les qualités physiques et l’énergie dont le front-court texan a désespérément besoin.
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Les déboires estivaux des Eperons ne se sont pas arrêtés là. Pourtant, ça avait bien commencé pour eux. La draft approchant, Popovich avait repéré un jeune ailier français rompu aux joutes d’Euroleague capable de marquer des points et de s’insérer dans un collectif : Nicolas Batum. Le manceau était baladé à proximité des lottery picks dans les différentes mocks drafts jusqu’à ce qu’un problème imaginaire de cœur vienne perturber la confiance des scouts. Pop’ était content, Batum chuta dans les prévisions et il serait certainement disponible à l’heure du choix des Spurs, le 26ème.
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Les plans du maître de San Antonio était déjà clair dans sa tête : Batum titulaire ou au minimum dans la rotation immédiate. Puis d’un coup, d’un seul, les plans de Pop’ se sont volatilisés comme la poussière dans un rayon de soleil. Les Rockets de Houston, placés en 25ème position choisissent le français. Une place avant celle de San Antonio. Les Spurs ont du revoir leur plan à la dernière minute et ont sélectionné le propret George Hill, combo-guard à la bonne mentalité et capable de scorer. Sans être mauvais, ce choix est critiquable, plus encore après l’arrivée de Roger Mason avec qui il risque de faire doublon.
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D’ailleurs le recrutement de ce dernier a de quoi laisser perplexe. Combo-guard arrivé sur le tard dans la grande ligue (le temps d’étrenner ses guêtres en Grèce et en Turquie), il s’est fait sa place aux Wizards après la blessure d’Arenas (9,1 pts de moyenne). Ce qui intrigue c’est qu’il ne correspond pas tout à fait à l’esprit de San Antonio. Mason est avant tout un shooteur plutôt adroit mais qui n’a que ça en tête (de quoi faire rager Pop’, quoi). Toutefois, sa capacité à scorer en sortie de banc et à se créer son propre shoot sont des qualités qui pourraient s’avérer décisives à une équipe en manque de soutien offensif et faire de lui l’élément imprévisible capable de débloquer les situations et d’éviter la routinisation du jeu mécanique des Spurs (à l’image de Stephen Jackson lors du titre 2003).
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Les Spurs avaient aussi misé sur l’ancien Hawk, Salim Stoudamire pour faire de lui le nouveau Steve Kerr, mais le bonhomme n’a rien pu montrer pensant la pré-saison et s’est fait coupé en compagnie de Devin Green et Darryl Watkins (la classe). C’est presque une bonne chose pour San Antonio car Mason, Hill et Stoudamire, ça fait trois combo-guards incapables de driver une franchise derrière Tony Parker. Un peu encombrant.
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Après ce mercato fructueux (…), les Spurs se retrouvent peu ou prou avec les mêmes caractéristiques que l’an dernier. Duncan reste Duncan et Ginobili, un fou magnifique mais tous deux ont dépassé les trente ans. Tony Parker, lui, atteint des niveaux stratosphériques et prendra certainement plus de responsabilités cette année mais cela ne sera pas suffisant pour San Antonio. Finley avait déjà le dos courbé par les années l’an dernier, l’endurance et l’acharnement de Bowen finira bien par lâcher et le meneur remplaçant Vaughn est vieux et limité.
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Tout ce que les Spurs peuvent espérer pour réussir une année de bonne facture, c’est la bonne santé de son big three, de trouver en Mason un joker offensif sur lequel on peut compter et peut-être l’explosion de Mahinmi. Les Spurs ne pourront pas compter sur beaucoup plus (peut-être enfin un rookie de qualité à San Antonio ?).

Pronostic : En demi si la verveine fait effet.

Notes :
- Sans déconner, c’est pas la dynastie la plus tordue de tous les temps (victoire qu’une année sur deux, pas capable de gagner un titre sur une année paire en 4 titres dans la décennie) ?
- Ginobili est blessé pendant un petit moment. Côté pile : il sera frais pour la fin de saison, côté face : intégrer une équipe et trouver le rythme en milieu de saison n’est jamais facile.
- La franchise a rajeuni son effectif (passant d’une moyenne d’âge de 108 à 79 ans, quelque chose comme ça) non pas en engageant des jeunes mais en virant des vieux (Robert Horry, Brent Barry et Damon Stoudemire)
- L’arrière Desmond Farmer sorti de nulle part (Europe, D-League) a fait une bon pré-saison et a été intégré dans le roster. Apportera-t-il la même plus-value en saison régulière ?

On s’en fout pas :
- Popovich a le sens de l’humour.
- San Antonio n’a pas changé de maillot depuis au moins 25 ans (et c’est pas comme si il était vraiment beau).
- Si on pouvait changer le logo en même temps…
- Tiago Splitter, Luis Scola, Mahinmi, Thomas et Oberto, voilà la raquette qu’aurait pu avoir Pop’ sous ses ordres.
- Beno Udrih, meneur titulaire des Kings (12,8 pts 4,3 asts), portait le maillot noir et gris sans fouler très souvent le parquet (13 minutes). Ben non, San Antonio préfère Jacque Vaughn.
- L’année dernière, le roster des Spurs comprenait Damon Stoudamire. Arrivée en fin de contrat, les Spurs l’ont laissé libre avant d’engager son cousin, Salim Stoudamire, lequel s’est fait virer avant le début de la saison. Bref, San Antonio doit être maudit par la famille Stoudamire à chaque retrouvailles devant la dinde de Thanksgiving (Oui bon ça on s’en fout).

StillBallin