29 juin 2008

StillBallin présente "La guerre froide du nouveau millénaire?"

(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, StillBallin.)

Quelles pourraient être les conséquences d’un retardement de l’âge d’entrée en NBA ?

Amir Johnson est le dernier lycéen drafté en NBA. Observant de son œil inquiet la ruée des lycéens vers la NBA et témoin désolé des retentissants échecs de Kwame Brown, Sebastian Telfair et autres oubliés tel Leon Smith ou Korleone Young, David Stern a décidé de prendre une décision radicale. Désormais, l’accès à la grande ligue est interdit aux joueurs de moins de 19 ans (née avant 1989). Plus encore, un joueur ne peut être éligible qu’un an après avoir passé son examen de lycée.

Le bilan de cette mesure est plutôt positive. OJ Mayo, numéro 3 de la draft 2008 et étiqueté gros talent depuis sa puberté en est le parfait exemple. L’année qu’il a passé à Southern California University lui a, comme on dit, mis du plomb dans la tête.

Délesté des multiples et violentes critiques qui pointaient son arrogance et sa mentalité de soliste, il a passé son année universitaire à essayer de maîtriser ses démons basketballistiques. Si les résultats ne sont pas encore visibles, son attitude l’est. Cette prise de conscience paraît être le fruit de la maturité qu’il a semble-t-il trouvé sur le campus d’USC et qui séduit de plus en plus d’observateurs NBA.

Satisfait des effets de sa décision, Stern pense à pousser un peu plus loin l’expérience en décalant encore d’un an l’âge d’entrée en NBA. Peut-être est-ce une bonne idée quand on regarde l’afflux de freshmen cette année (12 cette année, record de la ligue) avec notamment des joueurs comme Anthony Randolph ou DeAndre Jordan qui selon la majorité des analystes ne sont pas prêts pour faire le grand saut et n’ont pas la maturité nécessaire pour évoluer sans heurt dans le milieu professionnel. L’échec de Tyrus Thomas et les débuts difficiles des joueurs comme Mike Conley, Brandan Wright ou Spencer Hawes cette année, tous draftés après une seule année universitaires semble donner raison au boss de la NBA.

Cependant, certains freshmen qui se présentent cette année semblent déjà être taillés pour la grande ligue et n’ont plus rien à faire à l’université. Ainsi, celui qui a été longtemps pressenti pour être le n°1 de la draft 2008 (il sera finalement le n°2), Michael Beasley, née en 1989, n’a jamais eu l’occasion de voir sa domination contestée cette année en NCAA. Le faire replonger une année supplémentaire dans le milieu universitaire peut lui permettre de devenir plus mature, certes, mais l’opposition inférieure qu’il rencontrera ne risque-t-elle pas de freiner son évolution de basketteur ?

Les mauvaises habitudes sont très faciles à intégrer à cet âge et bien plus difficile à rompre une fois confortablement installées. Jouer trop longtemps à un niveau inférieur ne risque-t-il pas de pousser ces jeunes joueurs à trop se reposer sur leur seul talent ? Je ne vous raconte pas la claque une fois en NBA.

Mais cela ne vaut que pour les deux-trois phénomènes qui ont déjà tout cassé à ce niveau. En réalité, cette mesure viserait plutôt les autres joueurs, ceux qui ne sont pas assez intelli… mature pour comprendre qu’ils ne sont pas prêts pour la NBA. On peut comprendre l’intention de David Stern qui viserait à protéger le plus de joueurs possibles quitte à « sacrifier » (ou en tout cas ralentir) les tous meilleurs. Cette attitude paternaliste est plutôt louable en soit (presque touchante) et la contester serait difficile.

En effet, cette année supplémentaire que devront accomplir ces « oustandings NCAA players » comme Michael « Sentenza » Beasley ne serait pas forcément synonyme d’entrave à la progression. Joakim Noah l’a montré en rempilant à Florida après avoir été élu MOP du tournoi NCAA. Lors de cette année supplémentaire, Sticks a du jouer avec un nouveau statut, celui de l’homme à abattre. Ciblé par les défenses, hué continuellement par les supporters adverses et objet de l’attention oppressante des médias, il en est sorti plus fort mentalement, plus dur. D’ailleurs de la solidité mentale, il en fallait pour encaisser cette année rookie pour le moins compliquée. Parachuté dans une équipe de haut standing avant le commencement de la saison, tout s’est désagrégé autour de lui, lui-même se retrouvant parfois au centre de la tourmente. Mais au final, il a serré les dents et terminé la saison sur les chapeaux de roues avec désormais dans sa poche le titre de propriété du poste de pivot titulaire.

Cependant, Beasley était déjà dans une situation similaire à celle de Noah dans sa dernière année à Gainesville. Repéré depuis longtemps, il était déjà la cible de toutes les défenses, du public et des médias. Un an plus tard, il serait plus mature certes, mais cela ne serait-il pas plus vraisemblablement dû au fait qu’il ait un an de plus sur son Etat civil plutôt qu’un de plus sur son dossier scolaire ?

En réalité, que cette mesure soit bonne ou pas, passer deux années en NCAA alors qu’une seule suffirait risque d’en embêter plus d’un. Combien de temps se passera-t-il avant que des jeunes américains inspirés regardent de l’autre côté de l’océan avec un sourire en coin ?

En effet, les championnats européens sont ce qui se fait de mieux après la NBA et, contrairement à la NCAA, les joueurs toucheraient un vrai salaire (qui pourrait atteindre de jolies proportions d’ailleurs).

Cette fuite vers l’étranger pourrait s’avérer être très profitable pour les jeunes talents US. Ces athlètes qui ne sont encore que des adolescents mal dégrossis pourraient enfin recevoir une solide formation collective, se confronter à des vétérans chevronnés, s’immerger dans le milieu professionnel sans connaître l’indifférence qui sévit habituellement dans les franchises NBA (les clubs européens ayant plus ou moins conservés une certaine attitude proche des joueurs, résidu de leur passé associatif) et tout simplement évoluer à un niveau bien plus élevé que celui de la NCAA.

Autre point positif, un séjour prolongé sur les terres de Leonard De Vinci et de Don Quichotte pourraient endurcir leur mental et les sortir du schéma de pensée américain classique qui est un peu centré sur le pays à la bannière étoilée (comme on dit: les voyages forment la jeunesse, patati et patata…). L’expérience de vie qu’ils emmagasineraient en plus de celle ramassée sur les parquets du Vieux Continent pourrait contribuer à faire d’eux des individus plus « aiguisés » et plus à même d’affronter les difficultés et les tentations qui égrènent la vie d’un joueur NBA. On pourrait même imaginer rêveusement que cela permettent d’enrayer l’épidémie de faillite post-NBA career que connaissent une partie importante des joueurs retraités.

Par ailleurs, beaucoup de joueurs passés directement du lycée à la NBA justifiaient leur décision par le fait que leur famille était en grande difficultés financières et qu’ils ne pouvaient pas se permettre d’attendre plus longtemps avant de poser leurs doigts sur les valises de billets verts offerts par la NBA. Cet argument est plus que valable même s’il prouve une fois de plus que le monde est injuste et vicieux. En effet, un tel joueur est quasiment dans l’obligation d’entrer en NBA qu’il soit prêt ou pas et s’il ne l’est pas, sa carrière ne fera probablement pas long feu à l’instar de Kwame Brown qui en est la plus brillante illustration.

L’Europe peut être la solution pour ces joueurs qui sont dans une situation délicate (euh, ne signez pas en Grèce quand même). Ils toucheront un bon salaire, auront du temps de jeu et des entrainements réguliers pour progresser avant de toucher le pactole attendu en NBA. De plus, peut-être que certains clubs européens prendront exemple sur leurs homologues footballeurs qui n’hésitent pas à faire venir une partie des proches du joueur désiré (avec logement et même boulot à la clé) afin que celui-ci puisse s’adapter en douceur à sa nouvelle vie (et accessoirement de ne plus être préoccupé par ses problèmes familiaux). Cela est souvent le cas pour les joueurs brésiliens comme ça été le cas pour Kaka, le joueur du Milan AC (je crois qu’on peut que dire que l’opération a été un succès).

Il ne faudrait pas non plus penser que l’Europe serait un chemin « d’amour et d’eau fraiche » pour le rêve américain. Le choix de l’équipe et du championnat qu’effectuera le joueur sera primordiale. En effet, les meilleurs clubs européens n’hésitent pas à limiter drastiquement le temps de jeu de leurs américains si celui-ci n’est pas immédiatement efficient. Une telle situation serait assimilable à celle que n’importe quel rookie peut retrouver en NBA. Or ces « rookies euroleague » ont besoin de temps pour s’adapter et évoluer à leur vrai niveau. Greg Beugnot, coach de Chalon-sur-Saône, a souvent eu recours à des américains sortis tout droit de NCAA (la plupart du temps après un cursus complet) et on a souvent pu l’entendre expliquer qu’il devait à chaque fois reprendre leur formation depuis le début. Cela a été par exemple le cas pour Udonis Haslem (aujourd’hui au Heat de Miami), Will McDonald (TAU Vitoria) ou Terrell Everett qui avait survolé les play-offs l’année dernière.

Le comportement professionnel et l’abnégation dont ont fait preuve ces joueurs leur ont permis de réussir mais cela ne sera certainement pas le cas pour tout le monde. Ces joueurs-là ont eu la chance de tomber sur un coach adéquat (formateur, pédagogue et patient) qui leur a fait confiance tout au long de l’année (notons que Chalon comme la plupart des équipes françaises ne peut pas se permettre financièrement de couper des ricains à tout va comme beaucoup de gros calibres européens, ce qui explique peut-être leur patience vis-à-vis de leurs US).

Ainsi, les jeunes joueurs américains devront choisir soigneusement leur lieu d’atterrissage européen et fournir les efforts nécessaires car l’Europe reste une marche bien plus haute que celle de la NCAA.

Reprenons l’exemple de Michael Beasley. Très doué offensivement mais individualiste et désintéressé en défense, comment une équipe du haut du panier en Euroleague l’aurait utilisé ? Les performances de l’Olympiakos n’étaient pas vraiment satisfaisantes avant qu’ils ne décident de changer d’entraîneur. Le nouveau coach a admirablement redressé la barre mais pour cela, il a décidé de mettre sur le banc le joueur majeur de cette équipe, le pivot américain Marc Jackson. Pourquoi ? Parce que celui-ci était individualiste et ne s’impliquait pas en défense. Comme Beasley. Ainsi, celui qui fut considéré comme le futur n°1 de draft pendant de longs mois aurait cassé le banc d’Olympiakos comme un vulgaire porteur d’eau. J’emploie évidemment un raccourci un peu rapide et brutal mais il permet de montrer qu’en Europe, le talent ne fait pas tout, loin de là et que comme la NBA, l’Euroleague est un monde impitoyable.

Certes, cette mise en concurrence aurait pu pousser Sentenza à ce bouger les miches en défense et à lâcher le ballon mais est-ce qu’un club comme Olympiakos qui cherche avant tout à gagner aurait pris le temps de faire évoluer son poulain ? Personnellement, je pense plutôt qu’ils l’auraient utilisé uniquement sur de courtes séquences pour profiter de ces extraordinaires capacités offensives sans pour autant être pénalisé par ses défauts.

Un joueur du type de Beasley aurait certainement mieux fait de signer dans un club du milieu du tableau en Euroleague (Malaga ou peut-être Lietuvos Rytas) ou dans une solide équipe d’Uleb Cup qui évolue dans un gros championnat (Espagne ou Italie). Cependant, je reste persuadé que c’est par rapport à l’entraineur que les jeunes ricains devraient effectuer leur choix. J’ai déjà évoqué les réussites de Greg Beugnot mais on peut aussi parler de celle d’Aito (Joventut Badalona) avec Jérôme Moïso.

D’ailleurs, le championnat français aurait une belle carte à jouer pour attirer des prospects US avec sa réputation de tremplin (Tanoka Beard, Marcus Brown, Terrell McIntyre, Marcus Goree,…) et son contingent de coachs formateurs dans l’âme qui ont l’habitude de prendre en charge des jeunes américains.

Cet exil européen serait très intéressant pour les joueurs qui dominent la NCAA, cependant, on peut s’attendre à ce que beaucoup d’universitaires les suivent sans forcément avoir outrepassé le niveau NCAA. Cela n’est pas forcément un mal, la formation des jeunes américains se focalisent sur les qualités individuelles et le un-contre-un ; en venant en Europe, ils pourront (devront) s’atteler à être productif au sein d’une équipe. Un joueur couplant formation américaine et européenne et disposant d’un potentiel NBA possèderaient toutes les armes pour s’imposer dans la grande ligue et plus encore, faire gagner son équipe.

D’ailleurs en extrapolant un peu, on peut imaginer que si ce phénomène d’exode se réalise, les années futurs verront une NBA moins portée sur le un-contre-un et plus sur le jeu collectif. Un réel métissage des cultures qui ne pourrait qu’être bénéfique pour la NBA et le basket en général et qui devrait ravir l’ensemble des amateurs de la balle orange.

Evidemment, beaucoup d’américains pourraient se planter complètement mais c’est comme partout, le talent ne suffit pas. Peut-être plus encore en Europe, d’ailleurs.

En s’enfonçant un peu plus dans cette hypothèse d’un exode massif (bien que provisoire), on peut supposer que les instances des dirigeants du basket américain ne resteront pas sans réaction devant la désertion de la NCAA. On peut s’attendre à des règlements quasi-totalitaristes comme une obligation de passer un certain nombre d’années en université avant de pouvoir intégrer la NBA par exemple. Les pontes de la grande ligue argueraient certainement qu’en partant prématurément en Europe, un jeune lycéen/freshman se soustrait à une instruction supérieure (universitaire), ce qui en soit n’est pas faux, et ils seraient capable d’instaurer un examen d’entrée en NBA afin d’ « obliger » les jeunes américains à faire chauffer leur cervelles sur les bancs de la fac. Il s’agit bien évidemment d’une extrémité farfelue mais face à l’Euroleague, quelles sont les avantages de la NCAA basketballistiquement parlant ? Trop peu. Le salut des universités américaines pourrait passer par une restructuration de leur championnat mais je doute qu’elles arrivent malgré tout à rivaliser avec l’Europe.

Plus vraisemblablement, la NBA pourrait accélérer le processus de vampirisation du Vieux Continent qu’elle a timidement commencé. Sur le fond, cela ne changera pas grand-chose, le basket européen resterait l’antichambre de la ligue américaine, sauf que dans ce cas de figure, il sera condamné à le rester éternellement dans l’ombre de la NBA sans jamais pouvoir même rêver concurrencer un jour la grande ligue.

Cet afflux massif d’américains à fort potentiel pourrait aussi provoquer quelques réactions du côté des instances européennes. D’une part, nous devrions assister à une véritable course aux salaires. Les clubs rivalisant d’offres alléchantes pour attirer ces prodiges, on peut espérer que les grosses têtes de l’Euroleague en profiteront pour instaurer un salary cap et ainsi freiner l’élargissement du fossé entre les riches et les pauvres. En tout cas, cela serait certainement l’une des seules choses pouvant préserver l’équité et l’incertitude de ce sport (même en dehors de l’hypothèse que j’évoque ici d’ailleurs).

On peut supposer que des règlements seront modifiés comme en Italie où, il me semble, aucune limite aux nombre d’étrangers n’est en vigueur. Si les transalpins veulent continuer d’avoir des jeunes italiens dans leur championnat, ils devront certainement revenir au système de quotas.

Aussi, l’harmonisation des règles devrait connaître une jolie accélération (et désinhiber plus encore les jeunes pensionnaires de l’Oncle Sam pour rejoindre le Vieux Continent) car il ne fait aucun doute que si ce phénomène de migration s’effectue, les deux pôles du basket mondial devront collaborer étroitement.

D’ailleurs, c’est vraiment les relations entre la NBA et l’Europe qu’ils seraient le plus intéressant à observer. Comment vont-elles s’organiser ? Verront-nous une vraie collaboration ou l’une des entités prendra l’ascendant sur l’autre. Cette lutte souterraine, quasi-politique parsemée d’intrigues, de sourires hypocrites et d’anticipations devrait autant attirer nos regards (et nos oreilles) que les joutes sur les parquets.

Comme vous le voyez, la décision de décaler encore l’âge d’entrée en NBA n’est pas anodine. L’effet collatéral incluant l’Europe qu’elle pourrait engendrer peut contribuer à améliorer la NBA et le basket européen. D’autres éléments plus idéologiques notamment, viendront certainement se greffer au débat qui devrait bientôt s’ouvrir sur le sujet mais pour moi, simple spectateur attentif du basket américain et européen, si cette simple décision débouche sur une amélioration de la qualité de jeu, sur une collaboration équitable entre les deux pôles du basket et même peut-être sur une vraie rivalité sportive entre l’Euroleague et la NBA, je signe des deux mains et quatre fois s’il le faut.

Article de Stillballin...

Note de Dominique : Cette théorie sera vraisemblablement bientôt en pratique avec le cas Brandon Jennings (dernière photo), annoncé comme probable numéro 1 de la draft 2009, qui pourrait se retrouver à combattre Ricky Rubio (l'autre phénomène du poste 1 de la prochaine draft) sur les terrains européens parce qu'il n'a pas le niveau scolaire suffisant pour entrer à l'université.
Quand on connaît la faiblesse du niveau scolaire américain, c'est à se demander si le nouveau Kenny Anderson sait lire et écrire autre chose que son nom...

L'article du New York Times relatant l'affaire.

27 juin 2008

Karlouche d'or et autres bourricots...

Alors que le débat fait encore rage en coulisses pour savoir si oui où non il faut laisser les universitaires rester plus longtemps qu’une seule année sur les bancs de la fac avant de tenter leur chance en NBA, le pivot bodybuildé des Magic a déclaré une annonce mielleuse :

« La vie universitaire n’est pas quelque chose que je regrette, la seule école que j’ai considéré c’est l’école NBA, où enseigne David Stern. »

Il vaudrait mieux pour Howard que le pubis de Stern soit bien épilé, parce qu’à ce rythme D-12 va bientôt se mettre à zozotter…

L'histoire qui suit date de quelques années, de la saison 2004-05 pour être précis, mais vaut le coup d’être ressassée.

Alors qu’Iverson était aux bords de la crise de nerfs à force de jouer avec des partenaires indignes de son talent, les dirigeants des Sixers, alors dirigés par Jim O’brien, l’actuel excellent coach des Pacers, avaient tenté le tout pour le tout en récupérant un Chris Webber déjà handicapé par des genoux de cul-de-jatte. Si sur le papier l’affaire semblait belle, le coach a vite déchanté juste après quelques sessions d’entraînement. Voulant utiliser les talents de passeur de Webber au poste bas, où il aurait dû servir les Iverson et autres Korver dans les meilleures dispositions, il a répondu à son coach, totalement médusé devant les caprices de sa diva de 2.08m :

« Hey Coach, ce n’est plus trop mon genre de jouer poste bas »

Un commentaire aussi aberrant et stupide que celui du footeux Peter Luccin - coaché par Luis Fernandez à l’époque PSG banlieue où les Dalmat, Distin, Anelka & Luccin devaient dominer la Ligue 1 -; le demi défensif aux tresses avaient alors demandé à son coach un « ouais, et toi, tu jouais vers l’avant quand t’étais joueur ? », irrespectueux et ignard de l'histoire de son formateur qui lui avait reproché un manque d’ambition offensive à la relance...

Caprices de stars, quelle saloperie.

En parlant besoin de célébrités, en voilà un absolument génial : il paraît que Lebron James, l’ailier I-Robot des Cavaliers, aurait un pigeon attitré en charge de s’occuper de son protège dent quand sa majesté daignerait souffler tranquillement une fois sur le banc.

Ce porte manteau humain, ou plutôt porte merde royale, mettrait le précieux sésame dans une boîte qu’il glisserait ensuite dans sa poche en attendant que les besoins du maître se fassent ressentir.
Et cette histoire ne résulte pas d’une de mes fabulations, mais émane d’une source journalistique (le mag DIME) très au fait de ce genre de ragots...

Sinon, voilà un petit récit de ma vie lointaine de collégien : pourquoi ? Patience, ce n’est pas trop long.

Alors que je m’amusais en cours de français à faire une guerre fictive, en me baladant avec mon bureau dans les mains en guise d’avion de chasse pendant que mon prof préhistorique écrivait au tableau, la mayonnaise est montée et le susdit fossile (le vénérable monsieur Macke, vous pouvez aisément deviner quelle prononciation de son nom on avait choisi) m’avait récompensé d’une insulte que l’on avait ce jour là tous trouvé moyenâgeuse et sortie des Visiteurs :

« Monsieur Guye, vous n’êtes qu’un cabotin ! »

Comme à l’époque notre niveau de lecture ne volait pas haut (d’ailleurs j’attends toujours mon envol), personne n’avait compris la subtilité de ses mots. Curieux, j’ai vérifié dans le dico dès que je suis rentré et un cabotin, c’est un acteur médiocre qui a une haute opinion de lui-même. Bingo Papy, c’est tout à fait moi.

En voyant la vidéo qui suit, j’ai de suite pensé à cette histoire, tant les performances de Garnett devant les caméras semblaient pathétiques une fois le titre NBA en poche.

Alors qu’il n’entre plus dans la catégorie des loosers mythiques (merci Paul Pierce, le vrai Franchise player des Celtics et Ray « Hibernatus » Allen, qui nous l’a joué Louis de Funès en dormant tranquilos contre les Cavs puis les Pistons avant d’être le joueur clé de la série contre les Lakers) il a donné une interview assez incroyable.

Les mots « Anything is possible » qui sont sortis de sa bouche sont tellement ridicules qu’on dirait que le formatage du sponsor Adidas et de son slogan « Impossible is nothing » a fini par payer et que le grand échalas n’est plus capable de réfléchir sans être influencé par l’une de ses sources de revenus.

Imaginez si les bleus de 98, sponsorisés par Frosties, nous avaient sortis un « Grrr, le tigre est en nous, merci Tony »

Kevin « Ham » Garnett :

Pedro G. présente "l'histoire d'amour du 11 Septembre"...

(Article proposé par un chroniqueur indépendant invité sur ce blog, Pedro G.)

« J’aurais préféré que ce soit toi »

Allez ! Fini la récré, on range les comics, et on retourne à des lectures plus matures !
Pour moi, le roman à lire, c’est ça :

Extremely Loud & Incredibly Close
De Jonathan Safran Foer

Disponible en Français sous le titre Extrêmement fort et incroyablement près, je vous conseille néanmoins de le lire en anglais car la version française peine à retranscrire fidèlement la personnalité du personnage (notamment dans ses expressions).

De plus, le niveau de langue en anglais reste très accessible.

C’est le deuxième roman de ce jeune auteur Newyorkais, le premier : « Everything is illuminated » a connu un grand succès en France sous le titre « Tout est illuminé ».

Jonathan Safran Foer - diplômé de philosophie - a eu le privilège d’avoir une prof de littérature exceptionnelle : Joyce Carol Oates. Son nom vous est certainement familier puisqu’elle fait parti des écrivains américains majeurs de ces 20 dernières années. Elle a écrit « blonde », « the falls » et « i’ll take you there » entre autres. C’est cette prestigieuse prof qui a poussé le jeune johnny à exploiter ses talents d’écrivain.

Ce bref historique nous amène donc à ce livre si particulier, que je souhaite faire découvrir au plus grand nombre, je pense qu’il le mérite.

L’histoire se déroule à New-York, et nous suivons le jeune Oskar Schell âgé de neuf ans, et ce petit con est le personnage de fiction le plus troublant que je connaisse, en tout cas pour un enfant.

Oskar est d’emblée peu commun puisqu’il parle plusieurs langues, fabrique des bijoux, joue d’un instrument, maitrise l’art de l’origami, il est aussi entomologiste (étude des insectes, j’en savais rien). Mais le plus marrant chez Mr Oskar c’est qu’il invente sans cesse, son cerveau est en perpétuelle ébullition, il se permet même d’écrire aux plus grands scientifiques du pays pour leur proposer ses inventions (touchantes mais bien souvent irréalisables). Un petit gamin bien marrant et qu’on à plaisir à suivre dès les premières pages.

Le problème c’est qu’on est en 2001, début septembre pour être exact…

Oskar rentre de l’école, sa mère n’est pas encore revenue du bureau. Il écoute comme d’habitude le répondeur du salon et entend la voix de son père : « ne vous inquiétez pas, tout va bien, je serai à la maison bientôt » (il délire daddy ou quoi ?). Un deuxième message « nous sommes réfugiés au dernier étage, il y a de la fumée partout…je vous aime ! »

Là, le jeune Oskar va devoir grandir plus vite que prévu, son père est mort.

Cet enfant à toutefois l’esprit vif et surprenant, sa première réaction sera de débrancher le répondeur et de le cacher dans sa chambre. Il sort au supermarché du coin avec ses petites économies et rachète exactement le même répondeur qu’il replace dans le salon. Pourquoi ? Parce que ça briserait le cœur de sa maman d’entendre les derniers mots de son mari, apeuré, affaibli, larmoyant, émasculé en quelque sorte.

Ce petit de 9 ans va donc porter ce secret sur ses seules épaules, par dévouement.

Oskar souffre énormément mais ne le montre pas, pour épargner ses proches, qui se disent « à son âge il ne réalise pas trop, c’est tant mieux », alors que c’est bien lui le plus lucide.

Le roman prend son envol lorsque notre bambin découvre dans une veste de son père une enveloppe avec le mot « Black » inscrit dessus et contenant une clé.

La raison de vivre d’Oskar sera alors de trouver quelle serrure ouvre cette mystérieuse clé parmi les 100 millions de serrures se trouvant à New-York (d’après ses calculs). Il va commencer par rendre visite à tous les Mr ou Miss Black présents dans l’annuaire !

Cette tâche sera pour lui le moyen de maintenir son père près de lui, de trouver un sens à sa vie bien vide depuis le 11/09 et de faire son deuil progressivement. Ce sera aussi l’occasion de faire de troublantes rencontres.

Je ne vous en dis pas plus, je pense que comme moi vous serez touchés par ce gamin hors du commun, très émotif, anormalement rusé et dramatiquement passionné.

Ce roman a également pour toile de fond l’histoire poignante d’une famille sur plusieurs générations, ou les non-dits et les rancœurs se sont accumulés jusqu’à la limite du supportable.

Mes potes vont me tailler pendant dix ans (hein négro !) mais ce livre est la seule œuvre de fiction qui ait réussi, en 28 ans, à m’arracher une larmichette…

Pour ceux qui se demandent pourquoi j’ai choisi d’intituler cet article « j’aurai préféré que ce soit toi », …lisez le livre.


Article de Pedro Guacamole aka The Crying Freeman from Mexico...

23 juin 2008

Kit Kat Break...

Unlimited NBA ne sera pas mis à jour dans la période du 22 Juin au 27 Juin.
Le retour se fera peu après que les équipes aient effectué leurs choix de Draft.
C'est le moment de regarder les archives.

Prenez bien le soleil et à bientôt...

19 juin 2008

SPORT ACTION BASKET - Classement Scratch, Centers...

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Après le classement des meneurs, des arrières, des ailiers et des ailiers fort, inspiré d'un défunt magazine, voilà le classement des pivots:

NUMERO 1

DOMINIQUE - Wang Zou (voir Shaq en #5) - Le Rik Smits made in china est un joyau offensif rare, capable de dominer poste bas mais également à l’aise en shootant à 4-5 mètres. Malgré ses bras de la longueur de ceux d’un joueur d’1.60 mètres, il progresse chaque année en défense, apprenant à utiliser sa taille à bon escient, rendant les Rockets redoutables et pas uniquement dépendants de l’adresse des troupes.
Le cultissime Sun Tzu a écrit dans The Art of War :
« Si tu connais ton ennemi ainsi que toi-même, tu ne dois pas craindre le résultat d’une centaine de combat ».
L’ennemi de Yao, c’est sa fragilité récente, lui qui n’a pris part qu’à 157 matchs sur les 256 de ces trois dernières saisons. Il est temps d’oublier la médecine chinoise, le yoga et les herbes médicinales et de prendre un préparateur physique personnel pour pouvoir dominer la ligue.
Ses blessures sont vraiment regrettables, cette année semblait être la bonne pour Houston…

MW - Tim Duncan : Tim Duncan. Que dire de plus à part que maintenant il plante même des 3 points décisifs?

STILLBALLIN - Dwight Howard…son impact est surtout physique mais en attaque ou en défense, il est toujours douloureux pour ses adversaires. Il n’y a que les Pistons et son épisodique dilettantisme défensif qui peuvent l’arrêter. Oh et puis, j’oubliais, Howard domine dès maintenant alors que sa technique est pour le moins frustre. Aaah, c’est ça le feu de joie avec les DVD d’Olajuwon…

KORVER - Yao Ming : Un joueur de 2m29 avec des mains d'orfèvre : par définition hors-normes. Maintenant qu'il a assimilé toutes les subtiliés du jeu, seul l'injury list peut le stopper ... Un peu de défense en plus et il peu devenir carrément Chamberlainesque.

HIGHFLY 05 - Dwight Howard : Un peu les mêmes éloges que pour Amare Stoudemire, même si l’on a plutôt affaire à un monstre physique, à la carrure impressionnante, adepte des dunks ravageurs. On pourrait sous certains aspects penser avoir aussi affaire à un nouveau prototype du Shaq, plus mobile et surtout plus explosif. Un jeune homme qui a tout pour écraser outrageusement la concurrence dans quelques années !

FLASH - Dwight Howard: Shaq updaté v.2.0. Colosse, molosse, mur qui n’est pas prêt de s’effondrer. Impressionnant, contreur et dunker fou, il sait shooter des lancers francs, il va donc dominer la ligue pendant un petit bout de temps…

NUMERO 2

DOMINIQUE - Dwight Howard - La NBA compte actuellement deux joueurs hors normes athlétiquement : Lebron James & Dwight Howard. Plus que des phénomènes, ils sont des anomalies, comme l’a pu l’être Shaq à ses débuts.
Cette saison Howard, alias le Superman du All Star Game, a dominé le rebond de la tête et de ses épaules démesurées, offrant moult possessions aux shooteurs l’entourant.
A son bon vouloir défenseur féroce et intimidant, il gagnerait à se focaliser sur cet aspect de son jeu, où il peut être le meilleur jusqu’à la fin de sa carrière, plutôt que de vouloir toujours plus de touches offensives, qui se résultent en horribles tentatives de « Hook Shot » robotisés si tant est qu’il soit trop loin pour dunker sur tout le monde…

MW - Amare Stoudemire : Un MVP en puissance. Amare doit jouer au poste 4 depuis l’arrivée de O’Neal. Il ne manque rien à se joueur qui, en plus de son physique impressionnant, fait preuve d’une adresse sans faille.

STILLBALLIN - Yao Ming…trop grand, trop technique, de moins en moins timoré, Yao domine. Heureusement que la nature aime bien les matches serrés et lui a refourgué un corps en papier mâché.

KORVER - Dwight Howard : Malgré un attirail offensif encore parfois frustre, il est un problème insoluble pour 99% des joueurs d'en face. Des épaules hulkesques, un jump de feu et une ombre qui dissuade tout inconscient de s'approcher du panier. Doit juste rentrer plus de lancers.

HIGHFLY 05 - Ming Yao : Une attraction au vu de sa grande taille et de son habileté au tir. Un grand joueur dans tous les sens du terme, qui risque fort selon moi, de souvent être rattrapé par des problèmes physiques en tous genres.

FLASH - Amare Stoudemire : En s’achetant un shoot, il est devenu presque inarrêtable. Manque seulement de constance en défense pour briguer la place de numéro 1.

NUMERO 3

DOMINIQUE - (Mon choix pour le véritable numéro 3, hélas biaisé par sa longue blessure) Andrew Bynum - Ne croyez pas les rumeurs qui disent que la prise de conscience collective de Kobe Bryant est ce qui a donné le rythme à la saison des Lakers. Plus que les bonnes performances du banc en saison régulière, Bynum est la raison de la mise en orbite de l’équipe. Avant sa blessure, il était tout simplement phénoménale et progressait à chaque match, si bien qu’il aurait pu finir la saison comme le probable meilleur intérieur.
C’est encore tôt et clairement exagéré pour une telle affirmation, mais il est meilleur défenseur que Ming et scoreur ainsi que contreur plus doué qu’Howard.
L’été dernier Bryant était dégoûté que Bynum n’ait pas été envoyé contre le vieillissant Kidd. Depuis il a ravalé sa langue. Mais « Watch Out Kobe », Bynum est bientôt free-agent et comme disait Foxxy Brown dans le morceau atomique avec Jay-Z « ain’t no nigga like the one I got »…

DOMINIQUE - (Mon choix numéro 3 pas blessé) Andrew Bogut - On voit ici l'ampleur du désastre. Le poste 5 est vraiment le plus faible des 5 postes NBA. Ce choix peut surprendre, mais le Luc Longley du futur continue son développement au point de devenir un des tous meilleurs pivots de la ligue. Au sein d’une mauvaise franchise gangrenée par l’individualisme des lignes arrières, Ramon Sessions excepté, l’anti bling bling des joueurs US (voir cet ancien article Unlimited NBA) a su exploser depuis le All Star Game avec 16 pts 12 reb 3 pd 2 contres de moyenne. Plus que ses stats, son altruisme, sa hargne et son opiniâtreté malgré les défaites régulières montrent qu'il a toutes les cartes en mains pour s'imposer.
L’an prochain, sous la férule de Scott Skiles, il pourrait exploser à la face du microcosme NBA. Grand, mobile, adroit, bon passeur ainsi que rebondeur et contreur fraîchement de haut niveau, il entrera très prochaînement dans le cercle très fermé des Big Men dominants…

MW - Yao Ming : Encore une saison gâchée par une blessure pour le colosse au pied d’argile. Malgré sa taille, le géant chinois est mobile et joue tout simplement bien au basket.

STILLBALLIN - Pau Gasol… trop délié, trop technique, trop intelligent. Il a fait bavé Duncan pendant les play-offs. Savoir l’utiliser et l’entourer est souvent le prélude à une victoire.

KORVER - Pau Gasol : Compense un physique loin des standards actuels par un QI basket bien au-delà de la moyenne pour son poste. Toujours bien placé, fait ce qu'il faut pour faire gagner son équipe, n'a jamais pleurniché pour ne plus être la star de l'équipe.
Maybe white men can't jump but they surely can play.

HIGHFLY 05 - Al Jefferson : En arrivant aux Wolves, ce jeune loup (bonjour le jeu de mot !!) a gagné le droit d’être le leader offensif de son équipe, rôle qu’il remplit plutôt bien. Impressionnant au vu du jeune âge du joueur et de sa marge de progression très importante.

FLASH - Yao Ming ; La muraille de Chine est un phénomène. En plus de sa taille, il a un shoot et un rare sens de la passe. N’arrive pourtant pas à dominer complètement les raquettes. Un mystère.

NUMERO 4

DOMINIQUE - Emeka Okafor - Niveau charisme et excitation, c’est presque Tim Duncan sans le talent offensif. Intérieur défensif assurant son double double ainsi qu’une paire de contres soir après soir, Okafor profite de la faiblesse du poste 5 NBA pour figurer dans ce classement. Bien que limité offensivement, il pourrait bénéficier de la science de coach Larry Brown, qui a sublimé Mutombo, Wallace & Wallace dans le passé…

MW - Dwight Howard : D12 est un véritable monstre qui passe ses saisons à dunker sauvagement sur ses adversaires. Il est cependant dénué de toute finesse technique. Son très jeune âge (22 ans) laisse présumer que tout est possible pour lui.

STILLBALLIN - Shaquille O’Neal…sa seule présence sur le parquet influence le cours de la partie (demandez à ses adversaires et à Stoudemire). Son fessier fait toujours des ravages et son efficacité est revenue avec sa motivation. Il n’est plus le joueur qu’il était mais, bon dieu, ne le quittez jamais des yeux !

KORVER - Emeka Okafor : De tous les pivots honnêtes de la NBA, c'est peut-être le plus gros potentiel. Dans une équipe au jeu pas toujours très contrôlé, il a apporté une vraie présence dans la raquette, notamment en intimidation défensive. Intégré dans les schémas offensifs, il peut devenir un pivot de premier rang, pourquoi pas All-Star.

HIGHFLY 05 - Andrew Bynum : Bien que plus souvent présent à l’infirmerie que sur les parquets cette saison, Bynum est l’un des pivots du futur, et l’objet de toutes les attentions de la part des formateurs des Angelinos.

FLASH - Chris Bosh : du travail de pro. Ouvrier de la peinture, il est doté de qualité athlétique et d’un shoot très emmerdant pour les coachs adverses. En place pour longtemps.

NUMERO 5

DOMINIQUE - Shaquille O’Neal - Le deuxième meilleur pivot de l’histoire (The Dream sera toujours premier - voir vids ; quant à Wilt Chamberlain, ben c’est comme Pelé au foot, il était en avance sur son temps mais ne serait qu’un joueur moyen de nos jours tant les joueurs ont évolué, la preuve) n’est plus vraiment capable de dominer comme par le passé mais sa seule présence créée d’énormes brèches ; il n’y a qu’à voir le regain de forme de Stoudemire depuis qu’il est repassé 4 à côté du Diesel.

Sinon, il méritera toujours sa place dans un classement, car le personnage est génial.
La guerre déclarée à Wang Zou, comprenez Yao Ming (voir cette vidéo) est hilarante, tout comme le clash génial qu’il a fait à Bill Walton qui a, selon lui, violé l’article 225.57 du code des Big Men « no big man under should talk about a big man above ».
Shaq est mythique…

MW - Chris Kaman : Forcément sous-estimé vu sa tête et l’équipe pour laquelle il joue, Kaman est un bon pivot, complet et gros rebondeur qui ferait du bien à n’importe quelle équipe.

STILLBALLIN - Al Jefferson…un physique de déménageur et des doigts de fées, il a explosé tous les compteurs cette année. Il est la raison pour laquelle les T-Wolves ont bien voulu se séparer de Garnett. Peut-être pas une mauvaise idée. Bosse ta défense, petit, et tu pourras engager un duel épique avec Dwight Howard.

KORVER - Shaquille O'Neal : bah oui, même en fin de carrière, ça reste Shaquille O'Neal ...

5 bis Andrew Bogut : Pas vraiment flashy mais fait le boulot dans une équipe qui n'est pas fan des basses besognes ... Devrait continuer à progresser, est déjà un pivot NBA plus que respectable de toute façon.

HIGHFLY 05 - Brad Miller : Pour avoir souvent vu les Kings cette saison, je n’ai qu’une chose à dire sur cet homme : ultra complet ! Points, passes, rebonds, il est capable de tout faire, même de shooter à l’extérieur, ce qui n’est pas encore très courant dans le monde des pachydermes NBA !

FLASH - Andrew Bynum : S’il récupère de sa blessure au genou, il va devenir un grand pivot. Capable de ramasser les miettes au rebond, il a développé deux/trois moves intéressants en attaque. Intimidateur en défense, un pivot à l’ancienne.



17 juin 2008

SPORT ACTION BASKET - Classement Scratch, Power Forwards...

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Après le classement des meneurs, des arrières et des ailiers, inspiré d'un défunt magazine, voilà le classement des intérieurs, en commençant par le poste d'ailier fort:

NUMERO 1

DOMINIQUE - Tim Duncan - Un des meilleurs joueurs de l’histoire, il n’a jamais laissé son équipe tomber plus bas que 53 victoires en saison régulière... Peu élégant, jamais bondissant et encore moins excitant, il est toutefois une valeur sûre.
L’équivalent NBA du missionnaire…

MW - Kevin Garnett: Peu de joueur savent transcender une équipe comme lui. Kobe à eu son trophée de MVP, Garnett est en mission pour un titre de champion.

STILLBALLIN - Kevin Garnett…leader offensif et défensif qui rend véritablement meilleurs ses coéquipiers. Certains se demandaient si il n’allait pas se démonter lorsque ça comptait vraiment, il est en train de tous les faire taire.

KORVER - Tim Duncan : Reste un modèle indépassable pour les générations à venir. Fondamentaux parfaits en attaque et en défense, Timmy est la pièce maîtresse de la meilleure équipe de la décennie. Popovich ne serait peut-être pas Pop sans lui ...

HIGHFLY 05 - Amare Stoudemire : L’intérieur du futur ; mobile, athlétique, adroit, explosif, bref un joueur dont la progression reste sans limite, si ce n’est celle de l’infirmerie !

FLASH - Kevin Garnett : Il a su se mettre au service du collectif à Boston. N’a plus rien à prouver individuellement. Incontrable, contreur de talent et meilleur rebondeur de la ligue. Injouable pour un être humain.

NUMERO 2

DOMINIQUE - Kevin Garnett - Bien qu’irritant et cabotin il est néanmoins un phénomène physique qui a révolutionné le jeu. Seul joueur de la ligue capable de s’en sortir face à n’importe quel type d’opposition aussi bien en défense qu’en attaque, du poste 1 au 5, il marque toujours le jeu de son emprunte. Sauf dans les moments chauds…
Pour sa grande gueule, il est l’équivalent NBA de la fellation…

MW - Chris Bosh: CB4 fait preuve d’une régularité impressionnante et peu de joueur possèdent une telle combinaison taille / vitesse, ce qui en fait l’un des joueurs les plus versatile de la ligue. Le sosie de Snoop est conçu pour durer.

STILLBALLIN - Tim Duncan…j’ai du mal à juger ce joueur, à chaque fois que je le vois jouer, il foire. Mais je sais ce qu’il apporte quand je ne suis pas devant l’écran : un phénomène d’efficacité dans tous les secteurs du jeu.

KORVER - Kevin Garnett : Corps d'intérieur, technique d'arrière. Enfin débarrassé des loosers de Minnesota, peut enfin faire ce qu'il fait le mieux en gagnant des matchs : défendre, scorer et surtout hausser le niveau de toute l'équipe. Devra prouver en Finals qu'il est bien l'homme de l'année à l'Est.

HIGHFLY 05 - Kevin Garnett : Petite surprise peut être pour certains, mais Garnett est un joueur indispensable pour toute équipe en mal de victoires. Cet homme a porté les Wolves sur ses épaules pendant des années, puis emmène les Celtics en finale dès sa première saison au sein de l’équipe. Un joueur complet, doté d’atouts physiques indéniables, au mental d’acier…

FLASH - David West : A su profiter de l’éclosion de Paul (ou l’inverse). Je ne connais pas trop le joueur, donc je m’arrêterai là.

NUMERO 3

DOMINIQUE - Dirk Nowitzki - Pataud, hirsute et teuton, Nowitzki ne paie pas de mine hors des parquets. Mais une fois le coup d’envoi sifflé, il est le « mismatch » le plus problématique de la ligue. Son shoot à mi-distance est tout simplement imparable, tout comme sa faculté à allumer d’aussi loin pour un intérieur.
Pour sa capacité à la mettre à l’envers aux défenses NBA, il est évidemment l’équivalent basketballistique du 69…

MW - Pau Gasol : Luckiest player of the year. Gasol est passé de l’ombre de Memphis au soleil de Californie. A lui de prouver sa valeur lors des Finals.

STILLBALLIN - Dirk Nowitzki…aussi grand qu’un pivot, mobile comme un poste 3, shoote comme un arrière, clutch, son seul problème est qu’il n’arrive pas à fédérer son équipe autour de lui.

KORVER - Dirk Nowitzki : Dirk est au basket ce que Jim Morrison était au rock’n’roll : la grande classe. Propulsé leader depuis sa naissance, il assume plus ou moins régulièrement grâce à sa technique parfaite et son shoot jamais vu pour un seven-footer. Monstrueux en sélection, se remet en cause à chaque échec.

HIGHFLY 05 - Dirk Nowitzki : Dirk n’est qu’à la troisième place car il lui manque ce petit quelque chose qui fait gagner une équipe, cette étincelle qui transforme un bon joueur en terreur du money time ! Au-delà de ça, Dirk est un joueur ultra talentueux, doté d’un tir extérieur assassin et d’une panoplie de mouvement à l’intérieur capable de faire pâlir les meilleurs défenseurs.

FLASH - Carlos Boozer : 20/10 à Utah. Partage les squats avec Williams, il reste un shooteur correct et un bagarreur de peinture. Un Charles Barkley du pauvre.

NUMERO 4

DOMINIQUE - Amaré Stoudemire – De tous les intérieurs actuels, l’intérieur des Suns est l’attaquant le plus fort. Trop puissant, rapide, mobile et adroit pour être contenu, il est le pendant parfait du créateur Nash. Affranchi des contraintes du poste 5 depuis l’acquisition du gros cactus, il se régale au poste 4 et s’engouffre dans tous les espaces avec force et panache. Ce qui merde avec lui, c’est une défense des plus poreuses.
Son alter ego coquin ? Le coït anal, bien sûr…

MW - David West: L’un des joueurs les plus sous estimés de la ligue. West monte sereinement en puissance en même temps que son équipe. Qui sait jusqu’où ils sont capables d’aller ?

STILLBALLIN - Amare Stoudemire…un physique hallucinant et une capacité inégalée à attaquer le cercle avec succès qui lui permettent de faire oublier ses nombreux défauts (pas de passe, pas de shoot, une intelligence de jeu limitée).

KORVER - Amare Stoudemire : Un peu « oublié » depuis que les Suns sont passés de mode mais reste une vraie bombe dans la raquette. Mobile, surpuissant et toujours motivé, il peut toujours faire exploser n'importe quelle défense. Reste à prouver si ce n'était qu'un effet Nash-D'Antoni ou s'il peut porter une équipe sur ses épaules sur ses seules qualités.

HIGHFLY 05 - Tim Duncan : Bien que vieillissant et sur la pente descendante, « Mister Double-double Duncan » reste un très bon intérieur, très (trop !) sobre, qui maîtrise à la perfection les bases du basket… Couronné quatre fois, il ne manque presque rien au CV de ce joueur qui a tout de même formé avec David Robinson, des « Twin Towers » de feu !

FLASH - Al Jefferson : La surprise du chef. Plutôt petit, il compense par une mobilité et une technique au dessus de la moyenne. A fait du bon taf avec Minny cette année, à suivre de près…

NUMERO 5

DOMINIQUE - Chris Bosh - Poète des raquettes, Bosh est le symbole du scoreur moderne. Grand, longiligne, mobile, rapide et technique, il peut scorer à sa guise. Malgré un jeu défensif faiblard pas forcément masqué par les performances de ses coéquipiers, il est un bon franchise player et n’a pas peur de prendre les matchs à son compte. Si les Raptors lui associent un scoreur extérieur qui lui ouvre les raquettes, attention les dégâts.
Symbole de la nouvelle génération, il est le Doggystyle…

MW - Dirk Nowitzki : A part sa coupe de cheveux et son manque absolu de charisme, Dirk à tout du joueur parfait à son poste. Le problème est que les Mavericks ont laissé passer leur chance et qu’il sera de plus en plus dur pour eux de devenir à nouveau des candidats au titre.

STILLBALLIN - Carlos Boozer…incroyablement tonique et puissant, il est imparable lorsqu’il attaque le panier et il possède même une jolie capacité à tirer à 4-5 mètres avec succès (54% aux shoots). Et pour ne rien gâcher, c’est un très gros rebondeur. Cependant, il a montré ses limites face aux Lakers en demi-finale de conférence.

KORVER - Lamar Odom : Le joueur d'équipe idéal. Encore sous-estimé parce qu'il ne cherche pas à mettre ses 20 pions par match, ses productions et son influence sur le terrain plaident pour lui. Pierre angulaire du triangle angelino, aucune faille majeure dans son jeu.

HIGHFLY 05 - Carlos Boozer : Une cinquième place qui risque de n’être que provisoire, tellement ce joueur possède toute les qualités techniques et physiques pour devenir l’un des intérieurs les plus dominants de ces prochaines années. Peut être le sucesseur du « Mailman »…

FLASH - Tim Duncan : Bien meilleur que les 3 précédents, Mr Fondamental a décidé de ne plus jouer en saison régulière, d’où ma sanction. Capable de dominer n’importe qui en 1vs1 grâce à sa technique hors du commun (demandez à Gasol), aussi impassible qu’efficace. Un monstre.

(En vids, une pluie de dunks de Stoudemire et surtout une compilation de Chris Bosh sur un morceau de DMX réalisé pour la parade de la Gay Pride...)



16 juin 2008

SPORT ACTION BASKET - Classement Scratch, Small Forwards

(Cet article est un travail de groupe entre Unlimited NBA et ses chroniqueurs indépendants.)

Après le classement des meneurs et des arrières, inspiré d'un défunt magazine, voilà le classement des ailiers:

NUMERO 1

DOMINIQUE - Lebron James - The Chosen One, tout est dit ici. A l’instar du Neo des frères Wachowski, James est l’arme de combat ultime pour les joutes NBA. Trop puissant et rapide pour être contenu, il distille également la même fadeur que le grand héros à l’imper noir. Pas classieux pour un sou, il reste néanmoins une combinaison qui marche et remplie les salles...

MW - Paul Pierce : Pierce avant James c’est un peu de la mauvaise foi mais les Celtics sont en finales parce qu’il a dominé King Kong dans le match 7 de la série Boston- Cleveland. La vérité si je mens ?

STILLBALLIN - Lebron James…fait de son équipe de bras cassés une solide équipe de play-offs. Oh, et puis sa marge de progression est encore conséquente (palette offensive encore limitée). He is not businessman, he is business, man!

KORVER - Lebron James : Une technique d'arrière dans un corps de point forward. Né pour dominer et pour tout gagner. Malgré quelques points à perfectionner ( shoot extérieur, délégation des tâches, humilité ), il est peut-être potentiellement le joueur le plus terrifiant de tous les temps.

HIGHFLY 05 - Lebron James : Un véritable phénomène qui d’ici peu, si ce n’est pas déjà le cas, risque d’être véritablement incontrôlable ! Sa ligne statistique incroyable, qui parle pour lui, sa personnalité et son jeu spectaculaire, en font selon moi l’icône de la NBA pour les années à venir.

FLASH - Lebron James : Pas encore King. Doit s’acheter un shoot avant de prétendre au trone. N’en reste pas moins inarrêtable en drive. Phénomène (physique) de foire, il est impressionnant partout. Period.

NUMERO 2

DOMINIQUE - Paul Pierce - The Truth est le meilleur joueur des Celtics quand ça compte vraiment. Très puissant pour son poste et doté d’une grosse technique en poste bas pour s’assurer quelques shoots faciles et des voyages sur la ligne des lançers, ce faux lent est un joueur à l’ancienne. Si, par le passé, il est parfois tombé dans l’individualisme - comme tout grand scoreur mal entouré - ses fondamentaux restent fabuleux et il tord le coup à l’adage NBA qui dit qu’un ailier pas rapide et pas bondissant ne peut dominer…

MW - Lebron James : Who the fuck is overrated? Difficile à nier, Lebron à quelques chose d’une arme ultime pour jouer au basket, quelque chose de presque inhumain. Il lui reste à prouver qu’il peut gagner. J’ajouterais qu’il ne donne pas l’impression d’être prêt à crever sur le terrain comme Bryant, et qu’en dehors du terrain il reste une grande dinde.

STILLBALLIN - Paul Pierce… possède la panoplie complète de l’attaquant, est un gros défenseur et peut gagner un match à lui tout seul tant qu’il réussit à faire taire sa tendance à forcer certaines actions. Son léger manque de leadership et ses difficultés à transcender ses partenaires l’empêchent de trôner dans les sommets de la ligue.

KORVER - Paul Pierce : Pas le plus élégant mais encore indémodable. Eternel Celtic, il est toujours là quand il faut faire un double pas à deux à l'heure ou rentrer un 3 points bien clutch. Défenseur, leader, passeur, rebondeur, peut à peu près tout faire et ne se gène pas.

HIGHFLY 05 - Paul Pierce : Pourquoi Pierce si haut classé ? Tout simplement parce que c’est un gagnant, qui n’a jamais abandonné son équipe, même dans les moments difficiles ! De plus, son physique fait de lui un joueur quasi imprenable pour la plupart des ailiers de la ligue. Bonne finale monsieur Pierce !

FLASH - Carmelo Anthony : Malgré une cohabitation difficile avec IA et des playoffs abominables, Melo reste un des tous meilleurs joueurs de la ligue. Technique, clutch, il ne reste plus qu’à s’acheter une conduite (avec permis) pour reproduire ses productions team US de manière durable…

NUMERO 3

DOMINIQUE - Caron Butler - Tough Juice est arrivé en NBA très bon joueur. Après une saison de sophomore cahin-caha au cours de laquelle il a joué blessé et où le Heat de Miami s’est séparé de lui, il n’a fait que progresser pour atteindre le niveau excellent qui est le sien actuellement. De plus en plus adroit et de plus en plus complet, il a permis aux Wizards de produire un jeu remarquable avant la désintégration du collectif, imputable au retour précipité d’Arenas pour les Playoffs. Butler est le franchise player actuel des Wizards…

MW - Carmelo Anthony : Beaucoup se préoccupent de son comportement extra-sportif, mais sur le terrain, Melo est un battant capable de prendre le dessus sur n’importe qui. Une formidable arme offensive.

STILLBALLIN - Hidayet Turkoglu…c’est lui le vrai taulier d’Orlando. Quand il faut prendre les choses en mains, il s’exécute sans états d’âme et ça finit souvent par une décapitation propre et nette. Lui seul a permis à son équipe de donner du fil à retordre à Detroit en post-season.

KORVER - Ron Artest : Un mismatch permanent. Indéfendable par un arrière lambda quand il décide d'aller au contact et irrespirable en défense. Psychopathe reconnu, sa présence sur le terrain suffit à persuader les autres d'élever le niveau.

HIGHFLY 05 - Carmelo Anthony : Une 3ème place déjà bien payé pour un joueur très porté sur l’attaque et pas assez sur le collectif. Il reste tout de même l’une des plus grosse menace de la ligue en attaque, qui peut également faire le sale boulot sous le cercle, ce qui se retrouve dans ses statistiques aux rebonds.

FLASH - Dirk Nowitzki : Meilleur shooteur de la ligue. Manque de balloches pour prétendre à mieux. Ratio taille/technique quasi-inégalée, coéquipier modèle, meilleur pote de Nash. Trop brave quoi…

NUMERO 4

DOMINIQUE - Josh Smith - J-Smooth va prochainement entrer dans le cercle très fermé (seuls 4 joueurs l’ont réalisé) des joueurs auteurs d’un quatruple double en NBA. Plus fort, sa polyvalence de tweener, joueur évoluant entre les deux postes de l’aile, pourrait même pousser le vice jusqu’à l’inédit quintuple double. Son jeu est affligeant de déchets, mais son apport est tout de même phénoménal. 10 unités dans 5 catégories différentes (pts, rb, pd, int & ct), c’est une garantie de victoire pour peu que ses coéquipiers ne soient pas endormis. Ca fait tout simplement trop de possessions de balle et d’actions décisives venant d'un seul joueur…

MW - Lamar Odom : Le joueur à tout faire des Lakers manque un peu de régularité, mais son profil d’homme de l’ombre en fait un formidable atout pour son équipe. Shawn Marion aurait pu occuper cette place mais ne souhaitait pas rester en retrait. Odom lui joue les finales. CQFD

STILLBALLIN - Tracy McGrady…un talent exceptionnel qui était, semble-t-il, annihilé lorsque que l’enjeu prenait du volume; mais il a montré cette année qu’il pouvait répondre présent. Ce constat se maintiendra-t-il ?

KORVER - Shawn Marion : Compact, intense, rapide. Imprenable en contre-attaque et rebondeur exceptionnel pour son poste. Compense des qualités offensives perfectibles et un shoot horrible par une défense étouffante.

HIGHFLY 05 - Andre Iguodala : Un joueur spectaculaire qui, depuis le départ de AI a pris en main l’attaque des Sixers, une équipe que l’on n’attendait pas à ce niveau cette année. L’arrivée d’Andre Miller, lui a permis de pousser les Pistons dans leurs derniers retranchements au premier tour des play-offs, un véritable luxe !

FLASH - Paul Pierce : La réussite actuelle des Celtics rappellent, à ceux l’ayant oublié, que P-Double reste un des meilleurs joueurs de la ligue. All around player par excellence, sa mentalité et sa rage de vaincre sont exemplaire.

NUMERO 5

DOMINIQUE - Ron Artest - Tru Warrior est l’un des meilleurs défenseurs de la ligue. Avec ses mains rapides et son corps de deux déménageurs collés l’un à l’autre, il est tout simplement trop impressionnant pour des adversaires plus habitués à devoir déborder des joueurs toniques et aux longs segments que de la force brute.
Et comme Ron-Ron utilise cette puissance en attaque, il est un cauchemar pour quiconque devra se le coltiner, arbitres et partenaires y compris…

MW - Caron Butler : Though Juice est le vrai franchise player des Wizards. All Star depuis 2 ans, Caron devrait confirmer à l’avenir.

STILLBALLIN - Caron Butler…un vrai all-around player qui prend la place de Carmelo Anthony parce qu’il a tenu son équipe à bout de bras soutenu par le seul Antawn Jamison (petit rappel des autres Wizards : Stevenson, Haywood, Mason, Daniels, Young, Blatche, Songaila,…)

KORVER - Hedo Turkoglü : Ne score pas autant que Melo mais est largement aussi clutch et apporte mille autres choses : une nouvelle implication en défense, un mental indéfectible, un sens de la passe qui lui permet de relayer à la mène, ... Un rapport qualité-prix plus qu'intéressant en plus.

HIGHFLY 05 - Shawn Marion : Un joueur très complet, avec un jump incroyable, et peut être aussi un peu trop sous-coté. Son arrivée aux Heat va sans doute redonner vie à une équipe qui en a clairement besoin. Reste à savoir si ses problèmes physiques et ceux de Wade ne vont pas une fois de plus gâcher sa saison…

FLASH - Antawn Jamison : Discret et peu médiatique, il sera une des attractions de l’été. 20/10 à chaque match, ca vous présente le bonhomme. Toujours là.

(en vids, un extrait de la folie géniale d'Artest, déjà utilisé sur ce blog, ainsi qu'une collection de highlights de Butler - le dunk à 1:10 est tout simplement jouissif, la gamelle de la victime est splendide)