25 juin 2001

Unlimited NBA Mock Draft: N°5 and 6, Minnesota Timberwolves (part.2)

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[suite de la première partie]


---Ensuite, quel meneur pour aller avec James Harden et le reste de l’équipage ? Ricky Rubio est évidemment la meilleure hypothèse, d’autant plus que le playmaking de l’arrière old school pourrait soutenir celui du corbeau espagnol si ce dernier éprouve quelques difficultés à donner la pleine mesure de son talent lors de ces premiers ébats. Mais bon, il y a autant de chance qu’il soit disponible au moment du cinquième choix que de voir un jour une franchise disposer de quatre picks lors d’un premier tour de draft (euh…).

---Tyreke Evans est peut-être le point guard le plus impressionnant après le joueur de la Joventut mais j’aurais tendance à l’écarter sans être vraiment assailli d’états d’âme. Le leader de Memphis est une force de pénétration absolue mais même si sa lacune dans le playmaking peut-être compensé par le jeu d’Harden, sa tendance à monopoliser la balle risquerait de court-circuiter complètement l’influence du Sun Devil et l’ensemble des talents de l’effectif (on fait comment si Al Jefferson et Kevin Love ne touchent que trois ballons par matchs ?). Ensuite il faut ajouter que son absence de shoot extérieur peut poser problème (avec un joueur qui attaque le panier avec une telle facilité et un jeu offensif basé sur l’intérieur Al Jefferson, l’équipe adverse s’attachera principalement à boucler la raquette, le seul Harden ne pouvant pas à lui tout seul porter l’attaque de son équipe avec ses shoots). A fortiori s’il confisque longtemps la balle.

---Intéressons-nous plutôt à Stephen Curry et le formidable potentiel de son association avec Harden et le secteur intérieur wolve. Sa capacité à balancer des bombes de n’importe où et n’importe quand foutrait irrémédiablement en l’air toute stratégie défensive visant à se replier autour du panier pour éviter de manger les pralines à proximités du cercle d’Al Jefferson, Kevin Love, James Harden et les autres (il ne faut pas oublier Ryan Gomes et Craig Smith, pas vraiment manchot lorsqu’ils sont dans le périmètre proche). Je n’ai aucun doute quand à la capacité du franc-tireur psychopathe à faire jouer son équipe mais il pourra quoiqu’il arrive recevoir le soutien d’Harden dans cette tâche.

---En réalité, la seule chose qui me gêne concernant l’ancien de Davidson, c’est que d’autres meneurs qui ont un potentiel et une envergure bien plus importants que les siens risquent d’être encore disponibles à ce stade peu avancé de la draft (Jrue Holiday, Brandon Jennings, Jonny Flynn).

---Et en plus non, ce n’est pas la seule. Ses problèmes défensifs qui ne seront vraisemblablement jamais tout à fait résolus, peuvent être un frein important dans une équipe comme celle du Minnesota où les deux joueurs clefs, Al Jefferson et Kevin Love ne sont déjà pas très performants de ce côté du terrain. Cela est d’autant plus embarrassant que la défense sur l’axe meneur/pivot est peut-être la plus cruciale ou au moins la plus décisive au cours d’un match.

---Jrue Holiday, lui, offre cette défense inflexible et il y ajoute un all-around game toujours bienvenu, mais aussi et surtout une intelligence et une créativité qui ne peuvent que faire du bien à cette équipe. De plus, son potentiel est impressionnant et contrairement à Curry, il pourrait amener le niveau de jeu des Wolves à des hauteurs inespérées. Minnesota est une équipe encore très jeune qui va continuer de grandir et Holiday pourrait évoluer avec elle (bien soulagé par la présence rassurante d’un franchise player quasiment établi et d’un jeune joueur typé vétéran et playmaker comme Harden) jusqu’à atteindre son plein impact au moment où la franchise arrivera à maturité.

---Et puis, la Minnesota aura à sa disposition un backourt très performant en défense (ce qui ne ferait pas de mal comme je vous l’ai dit plus tôt) mais aussi l’une des tractions arrière les plus créatives, intelligentes et rusées de toute la ligue. Plutôt utile quand le secteur de pointe de l’équipe est le secteur intérieur. J’avoue que j’apprécie particulièrement cette idée même si elle comporte un certain nombre de risque (Holiday reste une énigme). La seule réelle faiblesse que je vois dans ce choix, c’est que même si le combo d’UCLA a le potentiel pour être un solide scoreur, il aura du mal à constituer la menace offensive acérée que j’espérais à ce poste.

---Le scoring et le potentiel, ce sont des caractéristiques qu’on pourrait accoler à Brandon Jennings et Jonny Flynn (voir aussi le 4th pick, Sacramento pour un peu plus de détails). Tous les deux sont immensément talentueux (certains analystes considèrent Jennings comme le plus gros talent de la draft aux côtés de Blake Griffin) et l’image d’un All-Star flotte dans quelques uns de leurs avenirs possibles.

---Tous les deux ont de gros progrès à faire dans plusieurs domaines, et particulièrement dans le playmaking et en défense, mais il est difficile de dessiner une limite à leurs capacités. De plus, la présence de James Harden et même celle de l’intelligent et bon passeur Kevin Love pourront efficacement les seconder dans les responsabilités pour lesquelles ils sont encore un peu verts.

---Je ne vais pas revenir sur les qualités qui les départagent, je l’ai suffisamment fait au cours du choix de Sacramento. Le leadership, l’agressivité de Flynn constitueraient des atouts de taille pour Minnesota tandis que l’expérience européenne de Jennings a peut-être apporté à l’américain plusieurs petits détails qui font la force d’un meneur (maîtrise du match, compréhension du jeu,...), sans parler qu’il a eu l’occasion de jouer à un rythme beaucoup moins enlevé que celui de Flynn, lequel sied mieux aux cadres de la franchise au loup que sont Jefferson, Love et Harden.

---Mais après avoir furieusement apposé le fond de mes pensées sur ces lignes désormais passées, il m’apparaît que le meilleur choix est celui qui fait du combo James Harden/Jrue Holiday la nouvelle lueur d’espoir de la franchise du Minnesota.

---Tout d’abord parce que je privilégie la défense et le potentiel à la puissance longue distance de Stephen Curry (bien que j’eus de quoi hésiter). Ensuite, Holiday présente une combinaison si atypique, rare et précieuse (QI basket, créativité, playmaking, défense et all around game) qu’il m’est difficile de passer à côté de lui. En effet, je pense qu’il est plus aisé d’assembler une équipe complète et performante à partir d’un joueur de son profil qu’à partir de gros talents un peu moins particuliers et rares que sont Brandon Jennings et Jonny Flynn. J’ai le sentiment qu’avec Holiday dans le starting five, il n’y a plus qu’à empiler les talents autour de sa personne pour que la magie opère et qu’une équipe compétitive se créée. Mais là encore, les rouages de mon esprit ont sévèrement crissé avant d’aboutir à cette décision.

---Certains tireraient peut-être sur ma manche en me parlant de DeMar DeRozan et de l’athlético-énergique ailier fort, Jordan Hill. Tous les deux sont des bons choix pour les Timberwolves. L’un, Jordan Hill, apporterait la verticalité et l’énergie qu’il manque à la paire intérieure Jefferson/Love tandis que DeMar DeRozan a le potentiel d’un All-Star et que je le vois bien le concrétiser. Toutefois, ce serait un crime de ne pas profiter de cette draft riche en meneur. Ensuite, Hill est loin d’être aussi bon que Harden et je ne l’imagine pas être plus qu’un solide titulaire. Quand à DeRozan, au-delà de n’être encore qu’un projet (pas trop mal avancé quand même), il n’aura, selon moi, jamais l’impact individuel et collectif cumulé que possèdera (ou possède déjà) James Harden. Et cela même s’il se pourrait que le jeune et bondissant Trojan devienne plus fort individuellement que le Sun Devil d’ici quelques années.

---Je campe sur mon duo Harden/Holiday même si énormément d’autres solutions sont extrêmement prometteuses. La solution James Harden/Stephen Curry par exemple est certainement celle qui sera la plus productive immédiatement (et un joueur comme Curry sera toujours utile quelque soit la configuration ou le niveau de l’équipe dans laquelle il sera) mais le potentiel de Minnesota est autrement plus élevé avec un joueur comme Holiday (potentiel d’Holiday lui-même et potentiel issu des nombreuses possibilités de construction d’une équipe autour de lui).

---En tout cas, une fois n’est pas coutume, Minnesota a rondement mené son affaire. Quatre premiers tours de draft, vous imaginez ? Ils vont reconstruire une grosse partie de leur effectif en une seule draft… ou plomber leur équipe pour encore plusieurs années (les contrats des rookies du premier tour sont au minimum de trois ans). Il ne manque plus qu’à asséner le coup de grâce mais attention, un coup mal engagé ou mal ajusté et le retour de bâton risque d’être douloureux. Très douloureux.

---Par ailleurs, quoiqu’il arrive je serais curieux de savoir lequel des deux joueurs sélectionnés le sera en premier. Cette question n’est pas si anodine que ça car je vous rappelle que les salaires des rookies sont déterminés par leur position sur le tableau de la draft. Ou comment une belle aventure (peut-être) commence par une histoire de sous.

StillBallin

Unlimited NBA Mock Draft: N°4, Sacramento Kings (part.2)

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[suite de la première partie]


---Ainsi, le jeune pionnier a vu sa cote de draft dégringoler et atterrir en fin de lottery picks alors qu’il était épinglé un peu après le top 5 tout au long de l’année. D’ailleurs, Flynn a connu le chemin inverse. Après son dernier match NCAA et juste avant les work outs, le meneur électrique refusait de prendre le risque d’engager un agent pour le cas où il ne serait pas prévu avant la vingtième position et qu’il puisse renfiler le maillot orange de Syracuse. Aujourd’hui, c’est un top 10 assuré et certains le voient sélectionné en quatrième position.

---Cela démontre un peu la versatilité des opinions sur les joueurs et l’impact particulier que peuvent avoir les work outs et précisément ceux de cette année où aucune confrontation à cinq contre cinq ne pouvait être organisée. Flynn a abusé du tir à longue distance toute l’année mais il n’est pas un mauvais shooteur et les dirigeants NBA ont pu apprécier cette qualité de leurs propres yeux tandis que son agressivité naturelle est particulièrement propice aux un contre un et deux contre deux qui sont organisés entre les jeunes candidats. En effet, dans ces confrontations, il y a plus d’espaces pour attaquer et ce ne sont que des jeunes joueurs qu’il y a en face dont certains sont peut-être talentueux mais mou du genou. Ainsi, le féroce et explosif attaquant a pu déployer cette agressivité, défenestrer l’opposition, et accessoirement, en mette plein les yeux des dirigeants (on a pu constater la même chose avec l’israélien Omri Casspi).

---Au contraire, ces conditions spécifiques n’ont pas permis à Jennings de montrer les éventuelles avancées mentales que son année sur le Vieux Continents lui a peut-être forgées. Et puis bien sûr, Jennings n’est pas un shooteur fiable, ce qui a dû être particulièrement criant lors de ces sessions. Enfin, j’ajouterais que le romain est parti faire les work outs à peine sa saison italienne terminée, longtemps après la clôture du championnat universitaire. Ainsi, Flynn a bénéficié de beaucoup plus de temps de repos et de préparation que son concurrent.

---Mais tout ça ne nous avance pas plus si ce n’est pour dire que le contexte des work outs peut déformer l’appréciation des joueurs et qu’il faut parfois s’en méfier (ou en tout cas tenir compte du contexte spécifique). Brook Lopez par exemple en avait pâti et il est depuis considéré comme le steal de la draft 2008 (il avait été sélectionné en dixième position). Il ne faut pas les rejeter pour autant mais seulement les appréhender d’une certaine manière car ils peuvent malgré tout confirmer des choses ou servir de révélateurs.

---Bon il faut faire un choix maintenant. Les qualités de leader de Flynn et son agressivité indéniable sont hautement appréciables mais j’admets avoir un petit faible pour Jennings. Le problème est que je fonde cette préférence sur la supposition que le jeu européen a rogné certains de ses défauts bien américains et améliorer son approche mentale du jeu (science du jeu, penser en terme d’équipe, etc…). Qu’il a pris un peu de Papaloukas en somme.

---Il serait plus logique et sûr de porter son choix sur Flynn dont le leadership, l’agressivité et le shoot sont bien palpables et c’est manifestement ce que feront les dirigeants NBA quand ils seront confrontés à ce choix. Mais sincèrement, j’aurais sélectionné Jennings, même si cela apparait un peu comme un pari. Cependant, je choisis officiellement Jonny Flynn dans ma mock draft mais c’est seulement pour ne pas fausser les choix suivants qui auront plus vraisemblablement un à faire à Jennings dans leurs réflexions qu’au moteur de Syracuse.

---Avec Flynn, Sacramento devra attendre un peu avant de faire sentir sa présence dans les hauteurs du classement, mais il ne faudra pas être surpris lorsque cela sera le cas. L’Orange man a le potentiel d’un franchise player, à lui et à Sacto d’en faire bon usage.

StillBallin

24 juin 2001

Unlimited NBA Mock Draft: N°3, Oklahoma City Thunder (part.2)

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[suite de la première partie]

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---Des ailiers de grande taille qui shoote avec une précision dérobée dans les mains de Satan (Durant et Green), un arrière qui se taille un chemin dans la raquette avec la vitesse et la puissance d’un dragster fulminant (Westbrook) et le tout orchestré par un démon malin et insaisissable. C’est dans cette configuration atypique que le Thunder puiserait une grande partie de sa malfaisance. Comme une épidémie bien trop médiatisée, cette combinaison de mismatchs semble manifestement impossible à appréhender et à contrecarrer. Par ailleurs, la traction arrière Rubio-Westbrook est susceptible de faire durer le calvaire des équipes adverses de l’autre côté du terrain (sans compter Thabo Sefolosha et Kyle Weaver en seconde lame). Vous pouvez déjà imaginez ce que ça peut être de voir son backcourt être soumis à une pression aussi étouffante que permanente. C’est tout le reste du jeu qui tombe en déliquescence.

---Des réserves et nuances viennent tâcher le somptueux tableau que je viens de peindre, (manque flagrant d’expérience, la question de l’alchimie peut toujours pernicieusement intervenir à un moment ou à un autre, interrogation sur la volonté de Westbrook d’évoluer en arrière et d’avoir moins de responsabilités, interrogation quand à la capacité de Rubio à prendre le commandement de cette équipe,…), sans compter que le secteur intérieur resterait limité (mais peut-être pas tant que ça avec Nenad Krstic et le retour de l’intéressant rookie DJ White), mais il reste cependant plus qu’envisageable. Ainsi, il vous est peut-être apparu que si je n’avais pas sélectionné l’espagnol avec le badge des Grizzlies, je l’aurai fait sous les couleurs d’OKC.

---Vous avez raison mais mon hésitation entre lui et Hasheem Thabeet fut bien plus grande que vous ne l’imaginez. En effet, si Ricky Rubio constituerait certainement un rouage décisif dans l’architecture Thunder, il en serait de même pour Thabeet (profil, voir 2nd pick, Memphis).

---En effet, Oklahoma City est une équipe plutôt tournée vers l’offensive et qui est assez perméable en défense, notamment dans la raquette avec Nenad Kristic, plus à l’aise en attaque, et surtout un ailier fort titulaire Jeff Green qui penche beaucoup vers le poste 3 et connaît quelques difficultés défensives face aux vrais power forwards. C’est donc logiquement que l’idée d’un pivot à vocation défensive capable de contrôler la raquette fait son chemin.

---Un tel joueur constituerait une muraille défensive à lui tout seul et règlerait par sa seule présence une grande partie des problèmes de l’équipe de ce côtés du terrain (une force défensive intérieure perturbe l’ensemble de l’équipe adverse), sans avoir à effectuer des ajustements dans l’effectif et donc sans prendre le risque de perturber l’équilibre offensif actuel qui est plutôt performant. C’est d’ailleurs plus que cela parce qu’une telle force défensive permet de rendre plus saillante la puissance de feu d’une équipe. En effet, chaque panier marqué est susceptible d’être rendu vain par un panier encaissé. Par conséquent une grosse capacité défensive permet d’éviter que chaque panier marqué soit systématiquement rendu nul par un panier encaissé (et si les lois mathématiques sont toujours d’actualité, ça fait que l’équipe en question est devant son adversaire au score). Et puis second effet d’une puissante force défensive intérieure, elle implique un fort potentiel de contre-attaques (et donc de paniers faciles).

---Voyiez-vous, la grande force de l’acquisition d’un joueur comme Thabeet est qu’elle permet de renforcer considérablement la puissance défensive de cette équipe d’Oklahoma City, sans remettre en cause le duo Kevin Durant et Jeff Green très performant en attaque notamment grâce à leurs qualités d’extérieurs mais dont ces même caractéristiques si profitables du côté offensif du terrain se muent en désavantages en défense. Ainsi, le Tanzanien devrait permettre à lui tout seul d’affubler son équipe d’un brillant équilibre attaque/défense et de maintenir l’avantage des mismatchs de Durant et Green tout en en minimiser les contreparties (souvent un mismatch procure un avantage d’un côté et occasionne des inconvénients de l’autre).

---De plus, en bouclant le secteur intérieur et avec les chiens de garde de la traction arrière (Westbrook, Sefolosha, Weaver), la défense d’Oklahoma City impose des entraves sur l’ossature de l’axe extérieur/intérieur, ce qui devraient se révéler déterminant et peut-être décisif dans les performances de l’équipe adverse.

---Et ce n’est pas tout. Thabeet n’est pas très doué pour scorer mais avec sa taille et sa mobilité, il est capable de convertir beaucoup d’occasions sans difficultés. Par conséquent, les défenses sont forcément obligées de se moduler par rapport à lui. Déjà, rien que le fait de pousser une défense à réfléchir en fonction d’un joueur précis peut causer un trouble dans son organisation dont les véritables scoreurs se feront un malin plaisir de sanctionner.

---Ensuite, comme je l’ai expliqué à l’occasion de la description du Huskie de Connecticut, les défenses doivent maintenir le grand pivot à une certaine distance du panier pour en éliminer la menace (à l’aide d’un joueur plutôt physique si vous voulez que ça marche). Mais dommage collatéral, un costaud qui se charge d’écarter Thabeet, c’est un costaud de moins dans la raquette et des espaces de plus sur le chemin du panier. Rien de mieux pour que la force de pénétration qu’est Russell Westbrook puisse partir à la rencontre du cercle à volonté. D’ailleurs, c’est encore plus vicieux que cela puisque l’autre intérieur adverse (le poste 4) doit surveiller Jeff Green qui, oh le hasard comme par hasard, a tendance à s’écarter et plutôt efficacement (je vous laisse deviner ce qui reste de défense dans la peinture).

---Bref avec Hasheem Thabeet, la configuration du Thunder est trop compliquée à défendre et à enfoncer offensivement. De plus, il ne faut pas oublier que les choses peuvent empirer au vu du potentiel de Thabeet. Sans évoquer les progrès qui lui permettrait d’être encore plus performant en tant qu’intimidateur défensif, une amélioration aigu dans le domaine offensif pourrait faire de lui le point d’ancrage offensif susceptible de sublimer la puissance de feu extérieure (Green et Durant) d’OKC et de profiter au maximum de la configuration 1-4 made in Orlando (un intérieur et quatre extérieurs). Mais il s’agit là de réflexions prématurées qui n’ont pas encore lieu d’être.

---Cependant, il existe un risque que la fantastique fresque que je viens de dessiner soit subordonnée à la prise de puissance physique et de dureté d’Hasheem Thabeet (d’autant plus que le reste de l’effectif n’est pas épais et reste un peu soft). Et cela n’est pas un élément négligeable.

---Ainsi, qu’un choix doit être fait entre Ricky Rubio et Hasheem Thabeet ou non, Oklahoma City semble pouvoir tirer un grand bénéfice de cette draft. Si Rubio n’était pas un Grizzly dans le monde parallèle où je règne en maître, j’en aurais fait un habitant de l’Oklahoma, tout simplement parce qu’il est plus talentueux que Thabeet, que son impact me semble plus grand et que je pense que son potentiel a plus de chance d’être réaliser. Mais OKC ne va pas se plaindre car même si Thabeet ne va pas plus loin que Samuel Dalembert, il demeurera un rouage déterminant dans l’architecture Thunder.

StillBallin

23 juin 2001

Unlimited NBA Mock Draft: N°2, Memphis Grizzlies (part.2)

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[suite de la première partie]


---L’affrontement entre Ricky Rubio et James Harden a duré longtemps après que le géant africain ait quitté la bataille. Je ne vais pas tarder à vous délivrer les dernières empoignades de ce combat dont vous connaissez l’issue. Mais avant, il convient de s’entretenir seul avec James Harden.

---Déjà très bon l’année dernière pour son année freshman, il n’a pas eu droit à la même reconnaissance que Derrick Rose, Michael Beasley, OJ Mayo ou Kevin Love. Étiqueté arrière shooteur old school du haut de ses vingt ans, Harden n’est pas très aérien, ne dispose pas d’une vitesse à électriser la foule, ne flashe pas l’assemblé par des techniques de dribbles ciselées sur les playgrounds et il ne plante pas de shoot à plus de neuf mètres. Pourtant, il a tiré son équipe d’Arizona State dans le radar de la NCAA à la seule force de ses 20,1 points à 48,9 % (35,6 % à trois points), 5,6 rebonds et 4,2 passes décisives. Le tout en étant l’entier responsable de la destiné de sa formation. D’ailleurs, il est l’un des meilleurs scoreurs de la ligue universitaire alors que les défenses adverses étaient systématiquement focalisées sur lui.

---Le Sun Devil compense allègrement ses capacités physiques terriblement banales par une ruse et une intelligence de jeu à toute épreuve. S’il parvient à être aussi effica
ce malgré la meute de chiens de garde plus rapides que lui qui le course chaque soir, c’est qu’il n’a pas son pareil pour profiter de chaque interstice, de chaque déséquilibre qu’il trouve dans les défenses ou qu’il parvient à provoquer. Particulièrement à l’aise dans un périmètre proche du cercle où il déploie toute une panoplie de lay-up, floater et autres mouvements techniques, il est d’autant plus dangereux qu’il utilise admirablement sa capacité à déstabiliser les défenses pour servir ses coéquipiers lorsqu’ils sont ouverts. Ainsi, le sophomore est un formidable créateur qui créé autant pour lui-même que pour les autres (excellente vision de jeu, totalement altruiste, prends de bonnes décisions).

---D’ailleurs, Harden impressionne par le fait qu’il parvient à être un top scoreur sans jamais rien gaspiller et tout en cherchant délibérément à faire jouer ses partenaires. Cela devrait vous montrer l’envergure d’un tel joueur. En effet, il ne force jamais rien et le fait qu’il soit un gros scoreur est principalement dû au fait
qu’il sait trouver et exploiter chacune des opportunités que lui offre un match. En général, quand un joueur cherche à faire jouer les autres, sa moyenne de points baisse ou plafonne comme on a pu le voir avec Kobe Bryant depuis sa glorieuse mutation ou Steve Nash même à son meilleur niveau mais Harden, lui, est si efficace, si performant pour trouver des paniers qui lui sont faciles, qu’il parvient (presque sans le vouloir est-on tenté de dire) à marquer beaucoup de points alors qu’il ne fait que saisir les opportunités qui s’offrent à lui.

---Cependant, cette tendance à laisser le jeu venir à lui qui lui réussit magnifiquement,
peut parfois lui jouer des tours. En effet, ses derniers matchs sous le maillot d’Arizona State à l’occasion du tournoi final ont été effroyablement décevants. L’enjeu ayant monté d’un cran le niveau de la compétition, le Sun Devil a peiné pour trouver les ouvertures et les convertir, faisant incidemment plonger son équipe. Harden a expliqué plus tard que si sa performance n’avait pas été aussi impressionnante qu’à l’accoutumée, c’était parce que le jeu ne lui avait pas offert suffisamment d’occasions valables. Le fait de ne pas forcer les actions est à n’en pas douter une grande qualité mais en l’occurrence, ça a coûté la fin de saison de son équipe.

---Bien heureusement, le jeu NBA favorise considérablement les attaquants et l’arrière old school ne devrait pas être dépourvu du genre d’opportunités qu’il apprécie. De plus, il sera certainement entouré de meilleurs joueurs que ceux de son université pour diversifier un peu les menaces offensives et éviter que les défenses se focalisent exclusivement sur lui.


---En dehors de ça, James Harden est un défenseur très solide et un shooteur plus que fiable quand il est ouvert. Par contre, son excellent pourcentage chute irrémédiablement lorsque son tir est contesté ou qu’il dégaine en sortie de dribble. Je reviens un instant sur ces qualités de playmaker que j’ai déjà évoqué en ajoutant qu’il possède une très intelligente maîtrise du jeu, faisant de lui une sorte de leader/chef d’orchestre patient et sage sur lequel on pourrait placarder le slogan « la force tranquille ». Plutôt sympathique pour un joueur né en 1989.

---James Harden est très jeune mais il semble déjà jouer comme un vétéran. Certains pensent qu
e son potentiel n’est pas très épais en raison des ses caractéristiques physiques mais d’un autre côté, il n’y a pas grand-chose à améliorer. La seule question est en fait de savoir si il pourra faire les mêmes choses en NBA où il sera opposé à des joueurs plus grands, plus rapides, plus costauds et plus expérimentés qu’en NCAA. Je pense qu’il aura peut-être besoin d’un temps d’adaptation mais qu’il parviendra à effectuer les ajustements nécessaires pour donner la pleine mesure de son talent. Pour tous ceux qui ont encore un doute, pensez à Paul Pierce et Brandon Roy.

---En principe, ce portrait vous a permis de mieux comprendre les raisons de la longue et difficile hésitation sur l’issue du combat entre lui et Rubio, ainsi que la mise à l’écart du géant Thabeet. Toutefois, vous n’avez parcouru qu’une partie de la route tracée par mon esprit. Parce qu’il se trouve qu’Harden irait particulièrement bien aux Grizzlies.

---En effet, à Memphis, OJ Mayo (et peut-être Rudy Gay) possède l’étoffe d’un franchise player avec le talent et le mental de ceux qui peuvent prendre le match à leur compte, prendre les shoots dans les moments chauds et les réussir (ce qui ne semble pas être le cas d’Harden). Mais à l’image d’un Kobe Bryant, l’ancien freshman d’USC, a tendance a trop s’appuyer sur ses propres capacités et incidemment à enrayer quelque peu le jeu de son équipe (sans être un individualiste forcené pour autant, c’est juste qu’il émerge comme l’épicentre du jeu de sa formation et que ses coéquipiers sont en quelque sorte embrigadés dans son sillage et se contente de lui donner la balle ou de le regarder, coupant ainsi toute possibilité de dynamique collective).

---Harden, lui, c’est tout le contraire. Son jeu rayonne sur celui des autres et sa tendance à laisser le jeu venir à lui alimente l’élan collectif au lieu de le freiner. La combinaison Mayo-Harden pourrait offrir une certaine ambivalence entre les facilités individuelles de Mayo et l’alimentation de l’élan collectif d’Harden, ce qui pourrait rendre n’importe quelle équipe hautement dangereuse et difficile à contenir. Peut-être mieux encore, OJ Mayo pourrait bénéficier du jeu simple et intelligent d’Harden pour obtenir des positions plus faciles que son talent pur concrétiserait sans états d’âme, tandis qu’Harden pourrait profiter du danger permanent qu’est Mayo pour faire valoir sa capacité à saisir efficacement les failles dans les constructions défensives adverses.

---Sauf que tous les deux jouent arrières vous allez me dire. Et c’est là que l’association Mayo/Harden devient proprement diabolique. L’année dernière déjà, j’évoquais l’immense potentiel d’OJ Mayo en tant que meneur. Aussi rapide et athlétique que n’importe quel point guard mais beaucoup plus puissant physiquement, il est aussi créatif et doté d’une vision de jeu de grande qualité. Il ne lui manque que la volonté de servir ses partenaires avant sa propre personne pour occuper ce poste de façon légitime. Or, James Harden possède cet altruisme naturel. Ainsi, Mayo pourrait être décalé en 1, faire sa fête au meneur d’en face, tenir un peu le ballon comme il aime bien et à l’occasion créer des trucs, tandis que le Sun Devil se chargerait des questions de jeu et de collectif depuis le poste 2, un peu à la manière de Brandon Roy l’an passé. Et puis avec un peu de chance et à force d’occuper cette position, peut-être qu’OJ ajoutera à sa ceinture ce qu’il manque pour faire de lui un meneur exceptionnel. La seule crainte que je voie dans l’association d’Harden avec Mayo est que le sophomore soit réduit au silence par l’écrasante présence de l’ancien lycéen superstar.

---De manière générale, la présence du Sun Devil devrait profiter à l’ensemble des Grizzlies. Le manque de maîtrise et d’intelligence était flagrant dans le jeu de Memphis cette année. Harden pourrait faire office de stabilisateur, de contrôleur du tempo et d’assurance tout risque à cet effectif aussi jeune que talentueux. Et puis, les deux stars Rudy Gay et OJ Mayo se marche déjà un peu sur les pieds, rien de mieux qu’un joueur typé plus lieutenant dévoué et consciencieux que franchise player mais super efficace et utile pour ne pas ajouter de pression dans une bonbonnière potentiellement explosive.

---Vous y voyez déjà un peu plus clair dans les broussailles encore chaudes et fumantes de la bataille qui a eu cours dans mon esprit, n’est-ce pas ?

---Parce que certains d’entre vous l’auront peut-être déjà compris, les avantages que j’ai avancé en faveur de l’hypothèse Harden sont quasiment tous valables pour Ricky Rubio. Le corbeau de Badalone est lui aussi un exceptionnel créateur et un chef d’orchestre de grande envergure, même s’il s’exprime dans un registre plus flamboyant. D’ailleurs, cette flamboyance serait plutôt un désavantage dans le contexte jeune et un peu fou de la franchise du Tennessee. Seulement, Rubio est un génie. Plus que le rusé arrière Arizona State il peut faire flamboyer le collectif d’une équipe. En effet, Memphis compte plusieurs jeunes joueurs de talent qui ne demande qu’à être mis sur orbite par un créateur de la trempe de l’espagnol comme par exemple les athlétiques Darrell Arthur et Hakim Warrick. Il est facile d’imaginer chaque joueur profiter allègrement du talent du meneur et voir leur rendement gonfler comme le compte en banque d’un jeune informaticien à lunettes qui vient de vendre sa start-up.

---Parallèlement, les dirigeants pourraient manquer de confiance à l’idée d’installer Mayo à la mène et préférer en faire définitivement un arrière shooteur. Dans ce cas, James Harden n’a pas sa place dans cette équipe, contrairement à Rubio.

---Enfin, le potentiel de la paire Rubio/Mayo est absolument inimaginable. Tous deux sont des talents exceptionnels, chacun dans leur propre registre, et leur combinaison pourrait invoquer à nos esprits la vision de Steve Nash ou Jason Kidd version grande époque associé à Kobe Bryant. Any comments ?

---Par contre, si le profil du discret Harden semble se fondre à merveille avec la vedette Mayo, qu’en sera-t-il avec l’ado européen dont la hype égale celle de l’ancienne gâchette d’USC, et qui aura peut-être besoin d’être le vrai patron de son équipe (c’est-à-dire devant Mayo dans la hiérarchie de commandement) ? Si on retrouve le même genre d’entente que celle qui existe entre Chauncey Billups et Carmelo Anthony alors le ciel est leur limite, mais Rubio n’a pas le coffre que possède Billups avec son expérience, son titre NBA et son trophée de MVP des finales.

---De plus, il apparaît que le meneur de la Joventut ne soit pas très emballé à l’idée de poser les pieds dans le Tennessee. Ne vaudrait-il mieux pas éviter d’engager un jeune joueur peu motivé alors que la franchise est au milieu d’une longue phase de reconstruction et qu’elle jouit déjà d’une image peu attractive ? Harden ne semble pas avoir les mêmes états d’âme et sa venue rendrait a priori plus facile la formation d’une bonne atmosphère et d’une certaine émulation autour de la franchise, ce qui est toujours profitable.

---Mais le corbeau espagnol est susceptible d’hisser le collectif Grizzly à un niveau bien plus élevé que ne le pourrait Harden.

---Mes neurones conservent peut-être encore les traces de la bataille que ce sont livrés ces trois joueurs mais je pense que c’est le meilleur choix. Il est possible qu’en portant ma décision sur Ricky Rubio, je cède à l’appel envoûtant du potentiel et de l’imaginaire qui le compose, mais il ne faut pas oublier qu’il joue contre des hommes depuis l’âge de 16 ans, qu’il a déjà affronté des gabarits américains lors des Jeux Olympiques (et pas n’importe lesquels), qu’il y a déjà un espagnol dans l’équipe (Marc Gasol), ce qui pourrait faciliter grandement son intégration, qu’il n’aura pas à être le franchise player puisque OJ Mayo et Rudy Gay sont là, qu’il aura principalement pour tâche de faire tourner la balle et non de faire des choses qu’il ne sait pas faire comme scorer, que sauf transfert, Mike Conley sera là pour le soutenir et même tenir le poste de titulaire pour soulager le jeune garçon lors de sa première année et enfin qu’on attend pas grand-chose de Memphis cette année encore.

---Milwaukee et surtout Atlanta conservent encore les séquelles psychologiques du jour où ils ont compris à côté de quel genre de joueur ils étaient passés lors de la draft 2005. Memphis est déjà à moitié alité à cause de ses choix passés. Celui-ci reste dangereux mais c’est peut-être le genre de décision qu’on appellera plus tard un tournant.

StillBallin

22 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 30th Pick and The Cavaliers of Cleveland (part.2)

[suite de la première partie]


---On pourrait voir les choses différemment en imaginant LeBron James occuper le poste 4 un peu plus souvent. Certains analystes avaient soumis cette idée lors des play offs face à Orlando afin de donner le change à Rashard Lewis. Mike Brown avait fait la sourde oreille mais cette idée reste valable sur quelques séquences même face à des équipes différentes et plus classiques. Cela reviendrait peu ou proue et sur un temps plus limité à ce qu’a fait le Magic toute la saison avec Lewis sauf que la puissance de James remplacerait la taille du combo forward floridien.

---La conséquence directe de cet ajustement serait que Cleveland aurait besoin d’un small forward de qualité pour occuper la place de James quand celui-ci est décalé en power. Il est difficile de confier cette tâche à Wally Szczerbiak parce qu’il ne sera pas forcément un Cav l’an prochain (prière de ne pas relever l’interprétation littérale et française de cette phrase) et puis il n’a pas montré grand-chose de bon cette saison tout comme Aleksandar Pavlovic. Alors pourquoi ne pas envisager le talentueux Omri Casspi (voir 27th pick, Memphis) ? Son instinct de scoreur et son jeu sans ballon devrait apporter quelques paniers, ce qui sera toujours le bienvenu dans l’Ohio. Il est vrai que son tir extérieur est bon sans l’être autant que j’aimerais mais à choisir, je préfère peut-être encore plus l’énergie et l’agressivité qu’il déploie chaque soir. Et je ne parle pas de son expérience du haut niveau et de celle d’être l’un des rouages d’une équipe (il ne jouait que 17,4 minutes au Maccabi Tel Aviv pour un rendement plutôt sympathique de 8,8 pts à 50,5 % de réussite).

---Aussi, je me souviens des multiples fois où j’ai vu Anderson Varejao recevoir une magnifique passe du King à portée du cercle et vendanger atrocement cette occasion. Je pense que Casspi peut prendre les intervalles à proximité de la raquette plus efficacement que le brésilien (d’autant plus qu’avec James en 4, c’est un gros en moins dans la peinture) et les convertir avec une meilleure fréquence (et sûrement encore plus si l’Israélien prends un peu de kilos).

---A noter aussi que Victor Claver possède ce parfait profil de 3/4 capable de s’écarter et de profiter des passes de James dans la peinture (voir 26th pick, Chicago) mais il est encore trop vert pour avoir un vrai impact. Or, c’est maintenant que Cleveland en aurait besoin à un an de l’apocalyptique été 2010. Remarque, rien ne dit que le Chosen One ne prolongera pas son bail dans l’Ohio et dans cette perspective le pick Claver est très, très intéressant.

---Tragédie de la NBA, le joueur qui par le potentiel de son association avec James, pourrait convaincre le MVP de rester dans l'Ohio ne sera position de le faire que lorsque le King aura peut-être déjà décidé de s'en aller vers un autre royaume. La franchise a besoin de renforcer son équipe immédiatement pour s’assurer que James ait envie de rester, ce qui les pousseraient à choisir des joueurs aboutis comme Wayne Ellington ou à un degré moindre Omri Casspi mais ce faisant, elle se prive de la possibilité de profiter de l'alliage James/Claver que j'ai décris plus haut. En fait les dirigeants feront face à un dilemme: prendre un joueur capable de renforcer l'équipe dès maintenant pour tenter de convaincre James de rester (sans garantie de réussite sur ce dernier point) et faire une croix sur la paire James-Claver, ou tenter le double paris Victor Claver (pari que James prolongera et pari que l'espagnol aille au bout de son potentiel) pour enfin avoir une équipe potentiellement dominatrice avec le Chosen One en capitaine de la chevauchée.

Y’a pas à dire, ça restera toujours une galère d’être dirigeant de Cleveland.


Ce que je ferais :

1) Je sélectionne Wayne Ellington car c’est selon moi celui qui apportera la plus grande valeur ajoutée dans l’immédiat.

2) Je pense que je prends Omri Casspi sauf qu’il ne suffit pas de le prendre, il faudrait aussi ajuster la façon de jouer des Cavs (comme décalé James en quatre de temps en temps et travailler des combinaisons) et lui faire prendre du muscle pour que ce pick prenne sa pleine mesure.

3) Marcus Thornton, l’autre solution la plus sûre pour renforcer efficacement l’équipe.

4) Je choisis Victor Claver et croise les doigts jusqu’à m’en faire péter les phalanges pendant toute la saison.

5) Derrick Brown qui constitue la meilleure solution par défaut avec son profil de combo forward stylé en poste 4 qui peut shooter de loin et marquer dans la peinture sur réception de passe. Mais bon ça reste un role player à l'impact limité.


StillBallin

Et vous qui drafteriez-vous ?

Non-lottery picks mock draft : The 29th Pick and The Lakers of Los Angeles (part.2)

[suite de la première partie]


---Evidemment, choisir Beaubois reste un risque important mais il vaut peut-être mieux sélectionner un projet qui pourrait rester en Europe ou être teaché par Derek Fisher et qui est susceptible d’être utile sur quelques minutes cette saison ou la prochaine, plutôt que de recruter un autre Jordan Farmar. En tant que champion en titre, Los Angeles est dans la meilleure position pour tenter des paris.

---Parallèlement, les dirigeants réfléchiront peut-être à l’éventualité d’un départ de Lamar Odom ou de Trevor Ariza. Un joueur comme Omri Casspi (voir 27th pick, Memphis) a le talent et le potentiel pour prendre au pied levé la place de l’un d’eux même si c’est dans un style légèrement différent. Mais à part lui, il est difficile de voir un intérêt dans le choix des autres combo forwards comme Jonas Jerebko ou Dajuan Summers (voir 27th pick, Memphis) qui ne devraient pas apporter plus que Luke Walton. Remarque, certains croient encore dans le potentiel de Summers qu’on pourrait comparer à un Lamar Odom du (très) pauvre. Je suis un peu sceptique cela pourrait pousser la franchise à le sélectionner.

---On peut aussi évoquer Derrick Brown (voir 17th pick, Philadelphie) mais finalement, ce n’est pas vraiment un role player qu’on cherche sur ce créneau puisque Walton est ce combo forward de soutien. Sauf que trouver plus qu’un role player avec un 29ème choix ne fera pas forcément partie des possibilités (et puis quoi encore). Donc là encore il serait logique de s’intéresser à un potentiel comme le jeune combo forward espagnol ici en photo, Victor Claver (voir 26th pick, Chicago), qui d’ailleurs rappelle Odom dans sa propension à saisir des ouvertures à proximité du panier et sa capacité à frapper de loin (mais il n’a pas le même feeling pour le jeu, ni la même créativité). Et puis au-delà de ça, il mesure 2,09 m et saute comme un fox terrier sous influence.

---Vieux de plusieurs matchs de très haut niveau et doté d’une marge de progression encore conséquente, il pourrait afficher à terme un niveau à peu près équivalent à celui de Lamar Odom (en faisant la moyenne de ses hauts et bas vertigineux) ou de Trevor Ariza. Et puis pouvant rester en Espagne pour poursuivre son développement ou prendre la place de Josh Powell, ce choix ne devrait pas poser de véritable problème d’effectif si Odom et Ariza reste.

---Je suis plutôt partisan de l’idée de tenter des paris quand il s’agit d’une équipe champion NBA et d’un 29ème choix de draft. Et puis on peut avoir une certaine confiance dans le staff des Lakers quand à la réalisation du potentiel d’un jeune prospect depuis qu’on a pu voir les progrès d’Andrew Bynum et de Trevor Ariza.


Ce que je ferais :

1) Soyons fous, sélectionnons Rodrigue Beaubois. Le français est peut-être l’un des plus gros potentiel de cette draft et la perspective un peu idéaliste d’un fabuleux axe meneur-pivot avec Andrew Bynum fait vraiment trop saliver.

2) Si en tant que dirigeant Laker j’ai un gros doute sur la resignature de l’un ou l’autre des deux gros free agents, Lamar Odom et Trevor Ariza, je choisi Omri Casspi dont l’étoffe est la plus proche de celle d’un titulaire parmi les combo forwards prévus en fin de premier tour.

3) On va s’attaquer aux meneurs et c’est Nick Calathes qui semble être le plus côté entre lui, Sergio Llull et Nando De Colo. De plus, le voir étrenner son talent dans les contrés grecques n’est pas un problème, peut-être même au contraire (ben oui, si il revient avec un mental et un shoot digne de Derek Fisher).

4) Sergio Llull ou Nando De Colo ? Moi je préfère De Colo mais je ne suis peut-être pas objectif. En fait, Llull c’est un peu le choix de la sécurité car il fait un peu penser à un mix entre Fisher et Jordan Farmar et il devrait par conséquent s’installer assez facilement dans la configuration des Lakers. Par contre De Colo, s’inscrit plutôt dans un registre où c’est lui qui est aux commandes (scoring, création) ce qui pourrait mal s’ajuster à l’équipe de L.A. dans sa forme actuelle ou au contraire, apporter un plus significatif. N’ai-je pas dit que c’était le moment de tenter des paris ? Nando De Colo (chauvin, va).

5) Sergio Llull, donc.


StillBallin

Et vous, que feriez-vous ?

21 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 28th Pick and The Timberwolves of Minnesota (part.2)

[suite de la première partie]


---La franchise peut aussi se tourner vers un autre type de meneur comme Patrick Mills ou Nando De Colo qui peuvent être des bonnes surprises et devenir un jour leur titulaire mais qui se contenteront d’allumer quelques incendies en sortie de banc pour l’instant. Il y a aussi le projet Rodrigue Beaubois (en photo), histoire d’avoir un meneur titulaire sous la main pour parer l’éventualité où les Wolves ne parviennent pas à s’adjuger les services d’un gros point guard dans les années à venir. Cela peut être intéressant à la seule condition que le français concrétise son potentiel mais cet investissement risqué n’est pas très coûteux (un 28ème choix alors qu’il y en a eu deux avant).

---La question du meneur étant hautement versatile car susceptible d’évoluer à chacun des deux premiers choix de draft de la franchise, lesquels auront en plus une influence sur la configuration de l’équipe et les plans des dirigeants, il n’est pas pertinent de donner un ordre de choix en ce qui les concerne.

---Il y a aussi une troisième possibilité qui va un peu à l’encontre des besoins de l’équipe en role players mais elle est suffisamment porteuse pour mériter un petit caprice. Ce serait de drafter Victor Claver (voir 26th pick, Chicago). C’est vrai que ce n’est pas un pur role player et que c’est quasiment un combo forward alors que j’avais rejeté ce profil en début d’article mais je pense que l’espagnol est susceptible d’apporter une valeur ajoutée bien plus grande que Ryan Gomes et Craig Smith réunis. En effet, ses qualités athlétiques compléteraient parfaitement le duo Al Jefferson et Kevin Love qui sont plutôt dans un registre un sol tandis que sa capacité à s’écarter pourrait offrir des espaces dans la raquette pour Jefferson, Randy Foye et peut-être le joueur drafté en 6ème position.

---Evidemment, il y a quelques doutes sur son apport immédiat mais le fait qu’il pourrait rester en Europe laisse entrevoir quelques garanties à son évolution. De plus, je suis persuadé qu’il peut au minimum offrir les qualités cités ci-dessus et les implications collectives qui vont avec, en tant que simple role player, un peu à la manière d’un Joe Smith à Cleveland ou d’un Jorge Garbajosa (8,5 pts et 4,9 rbs à Toronto en 2007) en plus athlétique (même si il faudra peut-être attendre un an ou deux). Avec ce pick, c’est le genre chose pas forcément très risqué que les Wolves peuvent se permettre sans trop se ronger les sangs.

---Avec un choix si loin en fin de premier tour pour une équipe aussi pourr…limitée, qui de plus est, est son troisième, les dirigeants de Minnesota prendront peut-être un air blasé au moment de lâcher un nom à David Stern. N’empêche que ce pick pourra avoir son importance à l’heure de faire les comptes.


Ce que je ferais :

1) Il y a la question des meneurs qui aura peut-être besoin d’être régler ici.

2) Wayne Ellington est le premier sur ma liste hors considérations des meneurs.

3) Marcus Thornton.

4) Ben on va tenter le steal avec Victor Claver.

5) Si la question des meneurs est réglés et que les noms listés juste après ne peuvent plus être sélectionnés, on peut se rabattre sur un gros potentiel à long terme sans avoir à tenir compte des besoins de l’équipe (surtout quand c’est un choix en fin de premier tour et que c’est le troisième de la franchise. Donc Rodrigue Beaubois.


StillBallin

Et vous, qui drafteriez vous ?

Non-lottery picks mock draft : The 27th Pick and The Grizzlies of Memphis (part.2)

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[suite de la première partie]


---Et puis il y a DaJuan Summers qui est installé à Georgetown. Lui il en a suscité des attentes avec son physique de panzer (2,03 m pour 110 kg), sa polyvalence et capacité à allumer de loin. Tout le monde voit du potentiel en lui. Sauf que son niveau réel fait la gueule à ce potentiel. Ce n’est que pendant sa troisième année de Hoya qu’il a commencé à arrêter de balancer des bombes à tout va et à tirer les avantages de son physique. Et puis, il reste du chemin à faire. Son shoot, ça va (38,5 % à 3 pts) mais pour le reste, il y a pas de quoi faire péter un fourgon blindé. Il est pas si complet que ça (4,1 rbs et 1,3 ast), il manque de dureté, d’engagement et il perd trop de ballons (2,6). Mais bon, ça peut toujours servir un gars comme ça et puis peut-être qu’un jour il verra la lumière.

---Bon après, tu prends qui ? Sam Young est le meilleur et s’il est toujours là faut pas hésiter. Et sinon ? Jerebko est le parfait role player pour une équipe aussi versatile, volage et inconsistante que celle de Memphis. Un mec qui fait un job que personne ne fait et qui le fait bien. Mais en général quand on a une équipe en développement, on se laisse attraper par les tentations en sélectionnant le plus talentueux (Casspi) ou ceux qui ont le plus gros potentiel (Brown et Summers).

---Omri Casspi (en photo), c’est pas forcément un mauvais choix. Il a l’habitude du haut niveau et de jouer avec des gros calibres qui se la jouent un peu. Et puis son agressivité et son énergie sont appréciables. Par contre, ça va être difficile de le caler en 4 parce qu’il est pas encore assez tanké pour ça. Derrick Brown sera peut-être plus efficace en power, ça ne fait que depuis cette année qu’il joue vraiment à l’aile. Ses qualités athlétiques, son shoot, son jeu sans ballon et sa finition sous le cercle seront toujours bon à prendre. Mais franchement, je ne sais pas ce que ça va donner dans la cour des grands. Summers ? Il ne vaut pas les autres.

---Moi je dis rien mais Jerebko, c’est celui qui va le mieux avec les OJ Mayo, Rudy Gay et Darrell Arthur (c’est quand qu’il va nous montrer ce qu’il sait faire celui-là ?). Un mec de l’ombre solide, qui joue juste et qui fera ciment entre toutes ces starlettes.

---Il y a aussi un autre truc que les oursons peuvent tenter mais seulement si c’est pas un meneur qu’ils ont pris avec le premier de leur deux first round picks. C’est l’Australien, Patrick Mills. Je sais que c’est un peu risqué de prendre quelqu’un avec un jeu dans son genre dans une équipe de gamins accros à la gonfle. Mais si l’alchimie se fait, ça peut faire mal d’avoir un gars comme ça en sortie de banc. Surtout que son profil n’est pas incompatible avec celui du gentillet Mike Conley. Et puis au final, si l’Australien corrige ses défauts, ça peut faire un vrai titulaire.

---On peut faire aussi faire le calcul du meneur pour le futur avec Rodrigue Beaubois mais là c’est le jackpot ou que dalle. Vaut mieux prendre un type qui peut faire des trucs maintenant et rembourrer un peu l’équipe de réserve. Si Memphis reste aussi nul dans les années à venir, c’est pas dit qu’ils auront à nouveau l’occasion de drafter de vrai bon role player.


Ce que je ferais :

1) Si c’est pas un meneur qui est choppé en début de soirée, j’embarque Patrick Mills.

2) Sam Young. Peut pas laisser passer ce joueur, il est juste trop fort et il correspond au genre de truc dont la franchise a besoin.

3) Bah là, c’est si c’est pas un meneur qui a été attrapé avec le deuxième pick et si Sam Young fait la fête avec d’autres dirigeants. Là, je prends Nick Calathes, histoire d’avoir un solide back-up à Conley. Un truc qui est bien aussi avec le Moitié-Grec, c’est qu’on peut le mettre en deux, histoire de profiter du mismatch d’OJ Mayo en meneur.

4) J’engage Jonas Jerebko, c’est tout.

5) Ouais bon, ça m’ferait mal que le Suédois ne soit plus disponible. Mais bon dans cette hypothèse qui sort de nulle part, je… je… Ben en fait, je sais pas entre Omri Casspi et Derrick Brown. Brown est plus capable de jouer power mais j’ai plus de doute sur lui que sur l’Israélien. Alors je prends l’Israélien.


StillBallin

Et toi, t’as pas moufter encore, tu ferais quoi ?

20 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 26th Pick and The Bulls of Chicago (part.2)

[suite de la première partie]


---Après, il ne faut pas oublier qu’il y a eu une recrue juste avant qui change un peu la donne. Young (en photo) peut-être intéressant car il peut presque jouer en power (presque parce que son mètre quatre vingt dix-huit était suffisant en NCAA mais on ne sait vraiment pas ce que ça peut donner en NBA) et s’écarter jusqu’à la ligne des trois points pour étirer les défenses et accessoirement dépressuriser les raquettes et permettre à Derrick Rose d’attaquer le cercle comme un furibard ou de ressortir le cuir pour un shoot ouvert. Mais si le joueur sélectionné en 16 est lui aussi un combo forward (Earl Clark, Austin Daye étaient sur la liste), cet intérêt serait minimisé.

---En fait le choix entre Budinger et Young –si il y a un tel choix à faire- dépendra en grande partie de la configuration de l’effectif au moment de ce choix. Je pense qu’il en sera de même pour les snipers plutôt calibré arrière shooteur comme Marcus Thornton ou Wayne Ellington (voir 19th pick, Atlanta). A noter aussi que dans le genre 3/4 plutôt doué de loin, on peut trouver Derrick Brown (voir 17th pick, Philadelphie) même si lui et les deux arrières shooteurs restent des solutions par défauts.

---En effet, avant ces derniers, d’autres joueurs manient bien mieux talent et réponse à un besoin de l’équipe comme Nick Calathes. L’ancien Gator offre une solution de rotation de qualité derrière Derrick Rose et puis à l’image de Kirk Hinrich, il peut jouer arrière (souvenez-vous de l’article consacré au 16ème choix qui fait état de l’importance d’avoir plusieurs joueurs altruistes et créatifs sur le terrain simultanément) et balancer quelques pralines de loin.

---D’ailleurs, ce pick pourra éventuellement servir de roue de secours prévue en cas de départ des cadres (voir encore une fois le 16th pick de Chicago). Calathes fait un remplaçant acceptable à Kirk Hinrich (et il est peut-être plus typé joueur de soutien, ce qui peut parfois s’avérer plus approprié et plus efficace). Pour ce job, Nando De Colo (en photo) est aussi un candidat plus que valable (peut-être plus talentueux que Calathes au scoring, très créatif, il n’y a peut-être que son physique et sa défense un peu trop « européenne » pour le freiner, mais l’américano-grec présente aussi ces défauts).

---Si Chicago veut se prémunir du départ de Ben Gordon, c’est vers le frénétique meneur australien, Patrick Mills qu’il faudra se tourner. Les arrières shooteurs cités un peu avant comme Wayne Ellington et Marcus Thornton ou bien le petit scoreur Toney Douglas qui d’après certains attirerait énormément de compliments de la part du coach de Duke et de la team USA, Mike Krzyzewski, ont aussi droit au chapitre.

---Enfin, les Bulls peuvent penser à l’après Tyrus Thomas avec l’athlétique ailier fort espagnol, Victor Claver (2,09 m, 20 ans). Rotation importante de Valencia, un des outsiders du terrible championnat ibérique, Claver est un attaquant opportuniste qui profite admirablement des ouvertures pour attaquer le panier grâce à ses aptitudes physiques, mais il montre aussi une belle adresse à trois points (41,5 %). Malheureusement, une blessure l’a privé des parquets pendant plusieurs mois au milieu de la saison, ce qui a fait largement chuté sa côte. Peut-être l’occasion de faire un steal.

---Drafter un joueur est compliqué à Chicago cette année tant il est aventureux d’esquisser la configuration de l’équipe pour la saison prochaine. D’ailleurs, il ne serait pas étonnant que ce choix de draft soit impliqué dans un trade. Y’a pas à dire, tout est compliqué à Chicago depuis que Michael Jordan et Phil Jackson sont partis. Pour vous dire, à cette époque les Bulls pouvaient se permettre de drafter des mecs comme Jason Caffey ou Corie Blount.


Ce que je ferais :

1) Tyler Hanbrough ou Darren Collison ? Ben celui qui est disponible déjà, et s’ils le sont tous les deux, cela dépendra du joueur drafté en seizième position : si c’est un intérieur plutôt ancré dans la raquette comme DeJuan Blair, il faudra choisir Collison, sinon c’est Hansbrough (priorité au secteur intérieur offensif).

2) Sam Young, parce que tout le monde a droit à son James Posey.

3) Nick Calathes

4) Bon après, je crois qu’il faut taper dans les spot up shooteurs. Chase Budinger ne devrait pas être disponible donc Marcus Thornton parce qu’il est meilleur défenseur que Wayne Ellington et que le problème de sa taille devrait être minimisé par Rose et Hinrich qui ne sont pas particulièrement petits. Et sinon, Ellington.

5) Je tenterais le coup Victor Claver, histoire de mettre un peu de pression sur Tyrus Thomas. Et puis j’aime bien l’idée d’associer ses qualités athlétiques et son shoot à Joakim Noah.


StillBallin
Et vous, qui drafteriez-vous ?

19 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 25th Pick and The Thunder of Oklahoma City (part.2)

[suite de la première partie]


---Avec un peu moins d'entrain, Darren Collison pourrait aussi être dans le viseur du Thunder en raison de son potentiel de meneur remplaçant idéal et a fortiori si c’est le combo guard Russell Westbrook qui reste le meneur titulaire. Tout le monde se féliciterait d’avoir dans ses rangs un joueur de ce type, mais tout le monde n’en a pas l’opportunité. Dans l’optique de la construction rationnelle d’une équipe qui est celle de Presti, il serait étrange de ne pas le voir la saisir.

---Toutefois, ces deux joueurs devraient être assez convoités (du moins je le pense) et il sera peut-être difficile pour Sam Presti de mettre la main sur l’un d’eux avec le 25ème choix. A défaut de trouver le spécialiste le plus doué dans son domaine, la franchise à l’ennuyeux maillot turquoise s’efforcera certainement de s’attacher les services du meilleur joueur disponible, ou plutôt celui qui est susceptible d’apporter la plus grand plus value.

---Un joueur comme Chase Budinger (voir 16th pick, Chicago) est peut-être le plus coté et ne serait pas tout à fait un mauvais choix. Toutefois, il risque de souffrir de la concurrence de Thabo Sefolosha et ne pourra que difficilement le supplanter. En effet, OKC n’a pas autant besoin des qualités de l’arrière ailier d’Arizona que de celles du suisse. Tous les deux sont polyvalents, athlétiques, intelligents et altruistes mais contrairement au suisse, Budinger est un peu limité en défense et il n’est pas forcément très énergique. Et la qualité de son shoot qui rééquilibre le débat n’est pas aussi utile à la franchise que ces qualités-là. Il n’est pas dans l’intérêt de la franchise d’user un pick pour un joueur qui risque de ne pas avoir souvent droit au chapitre sur le parquet, donc je pense que ce choix doit être écarté.

---On peut par contre considérer Sam Young (voir 16th pick, Chicago) qui fait un peu penser à Jeff Green sauf que son registre à lui est moins dans la finesse et la création et plus dans l’impact physique. Intéressant quand on connaît le manque d’intensité physique de Kevin Durant et Jeff Green, les titulaires sur ses postes (3 et 4).

---On peut aussi évoquer les options spot-up shooteur avec Wayne Ellington et Marcus Thornton (voir 19th pick, Atlanta), toujours utiles en sortie de banc. Mais elles restent des options par défauts. En fait, l’idée de prendre un shooteur prendrait une importance bien plus grande dans l’hypothèse où Oklahoma City utilise son troisième pick pour acquérir un meneur et décaler Westbrook en 2.

---Car il faut admettre que si installer le petit combo en arrière shooteur peut présenter des avantages, la ligne arrière risque de manquer singulièrement de capacité à frapper à distance (mis à part Stephen Curry qui est attendu un peu plus tard dans la draft, les meneurs annoncés si haut sont tous plus ou moins limité dans ce domaine). Dans ce cas-là, il serait plutôt judicieux de s’attirer un excellent shooteur pouvant jouer arrière comme Chase Budinger, Wayne Ellington ou Marcus Thornton.

---Et puis sinon, il y a la surprise du chef. Comme l’an passée avec Serge Ibaka, Sam Presti pourrait utiliser ce second « premier tour » de draft pour recruter un potentiel brut qui, si possible continuerait son apprentissage loin des terres de l’Oklahoma. Malheureusement (ou pas, c’est selon), il n’y a que peu de prospects de ce genre cette année. Rodrigue Beaubois en est un mais la franchise possède déjà un jeune combo guard d’envergure avec Russel Westbrook. On pourrait penser à l’ailier fort espagnol Victor Claver mais le Thunder compte déjà un joueur de ce type en couveuse (Ibaka).

---En réalité, je pensais plutôt à Nick Calathes qui pourrait évoluer sous les rudes couleurs euroleaguienne du Panathinaïkos la saison prochaine. En effet, si Darren Collison n’est plus disponible, l’americano-grec est peut-être le candidat le plus pertinent pour le rôle d’arrière remplaçant tant il paraît être la rustine de Westbrook, et inversement.

---Le n°4 de la draft 2008 ne maîtrise pas encore le poste de meneur et il est bien plus efficace en pénétration que de loin tandis que Calathes est un distributeur de qualité qui excelle dans le maniement d’une équipe et qui peut marquer de loin quand il est ouvert. Ensuite, les difficultés défensives du meneur de Florida ne constituerait pas vraiment un problème puisque Westbrook ainsi que l’autre jeune combo guard, Kyle Weaver, sont intraitables de ce côté du terrain. Enfin, tous deux pouvant jouer sur les deux postes arrières (tous trois puisqu’il faut compter Weaver aussi), les combinaisons sont multiples et elles permettent de parer à toutes les éventualités.

---Ensemble, les trois guards formeraient une sorte de chimère versatile sans véritable faiblesse, hormis ceux de la jeunesse et de l’inexpérience. De plus, chacun d’eux étant jeune et prometteur, le potentiel de cette triple association est absolument gigantesque, et plus encore si on prend en compte le bénéfice d’éléments abstraits comme le fait d’évoluer ensemble depuis plusieurs saisons.

---Investir sur Calathes pourrait être encore plus fructueux si le grand meneur (1,95) passe un peu de temps en Europe. Quoi de mieux que l’Euroleague et le bouillant championnat grec pour se forger un mental Derek Fisherien ? L’Europe serait aussi propice au développement de son shoot, arme indispensable pour survivre sur le Vieux Continent et aux ordres du méchant mais incontestable coach Zeljko Obradovic.

---Ce n’est pas pour rien que depuis l’arrivée de Kevin Durant, le GM des anciens Sonics s’échine à récupérer tous les premiers tours qu’il peut. Il en avait deux l’an passé plus un après la draft elle-même (échange de DJ White, choisi par Detroit en 29ème position contre deux joueurs du second tour) et il en dispose à nouveau de deux picks cette année (trois si on compte celui que le Thunder a échangé à Chicago contre Sefolosha). C’est de cette façon qu’il compte bâtir une équipe parfaite, fruit de l’assemblage méthodique de pièces précises. Du moins, c’est le sentiment que j’ai et honnêtement, j’aime bien cette idée.


Ce que je ferais :

1) Terrence Williams, le parfait titulaire au poste deux aux côtés de Kevin Durant et Jeff Green.

2) Darren Collison, le parfait meneur remplaçant, quelque soit le meneur qui sera installé en titulaire (Westbrook ou le n°3 de draft).

3) Nick Calathes, le parfait complément de Russel Westbrook (et en bonus la perspective d’un apprentissage intensif en Europe).

4) Si, et seulement si, un meneur est recruté un peu plus tôt dans la draft et que Westbrook est décalé en arrière shooteur, il conviendrait de recruter un vrai profil de shooting guard (qui sait shooter, jouer sans ballon et tout) : Chase Budinger en tête (tout simplement le meilleur), suivi de Wayne Ellington (meilleur offensivement que Thornton et sa défense moyenne peut être compensée par Westbrook, Weaver et Sefolosha) et enfin Marcus Thornton.

5) Sam Young, parfait back-up de Jeff Green et Kevin Durant qui en plus peut apporter un peu de dureté.

StillBallin

Et vous, qui drafteriez-vous ?

18 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 24th Pick and The TrailBlazers of Portland (part.2)

[suite de la première partie]


---Tout ce développement n’avait pas pour but d’infliger un bémol au grand joueur qu’est Brandon Roy mais de mettre en évidence quelque chose qui n’apparaissait pas aussi important auparavant : Portland a besoin de quelqu’un pour diriger le jeu. Brandon Roy ne se chargeant plus de faire tourner l’équipe, c’est Steve Blake qui s’y est collé cette année et malgré une très solide saison, il reste un peu limité (surtout en défense) et ne devrait pas pouvoir suivre la montée en puissance de la franchise.

---Trouver un point guard pour cette équipe n’est pas chose facile car elle est déjà en place et le meneur convoité devra se prévaloir d’un profil qui y correspond. Mais avant de trouver la réponse à cette question, il faudra en trouver une autre pour régler le cas Jerryd Bayless. Le jeune combo guard prodige n’a pas eu l’occasion de faire étalage de son immense talent cette année car le poste de deuxième arrière était (et restera) complet avec B-Roy et Rudy Fernandez, et parce qu’il n’est pas suffisamment un playmaker pour jouer meneur dans la nouvelle configuration des Blazers, orpheline de Roy comme dépositaire du jeu.

---Bayless est trop doué pour rester indéfiniment sur le banc à faire tourner des serviettes mais il ne colle pas avec l’effectif en place. Alors que faire de lui ? Je pense que les dirigeants comptent sur lui -à moins de s’en servir dans un transfert- et qu’ils espèrent un jour le voir donner la pleine mesure de son talent sur le terrain que ce soit en tant que meneur après avoir sérieusement développé ses compétences en la matière ou comme le scoreur qu’il est aujourd’hui avec un autre joueur à ses côtés pour faire le jeu, Brandon Roy ou quelqu’un d’autre.

---D’ailleurs, cela explique peut-être les rumeurs qui font état d’un intérêt de Portland pour l’ailier du Magic Hedo Turkoglu. Le turc est un formidable playmaker qui peut aisément permettre à son équipe de se passer d’un meneur traditionnel comme on a pu le voir avec Orlando où Stan Van Gundy n’hésitait pas à l’aligner avec Mike Pietrus et Courtney Lee pour toute ligne arrière, sans que cela ne cause de véritable désagrément (au contraire, même).

---Un joueur comme Turkoglu permettrait d’installer Brandon Roy et Jerryd Bayless dans le cinq majeur sans avoir à faire l’acquisition toujours périlleuse d’un meneur. Si elle est fondée, cette rumeur serait révélatrice des intentions des dirigeants de l’Oregon. Cela voudrait dire qu’ils maintiennent Bayless dans leurs plans et qu’ils refusent de lui mettre dans les pattes un jeune point guard supplémentaire du niveau de ceux qu’on peut trouver dans le second tableau du premier tour. D’un autre côté, cette « draft à meneurs » pourrait permettre de récupérer un poste 1 capable de conduire une équipe et meilleur que Steve Blake comme Eric Maynor ou Darren Collison. Si la franchise continue son ascension et se maintient systématiquement en fin de premier tour, elle n’aura pas d’autres occasions de drafter des meneurs d’un tel niveau.

---L’idéal serait peut-être de sélectionner un de ces meneurs et de monter un trade avec Steve Blake. Mais bon, vous connaissez le dicton, on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on trouve. Darren Collison est très intéressant car il viendrait avec son playmaking, les tirs à trois points qu’aiment beaucoup les Blazers et sa défense qui devrait faire du bien (surtout après Blake). De plus, sa complémentarité avec Jerryd Bayless est totale (sorte de Yin et Yang local).

---Eric Maynor n’est pas aussi bon en défense que le général d’UCLA mais il est bien plus dangereux offensivement. Rien que par son niveau de jeu actuel, Maynor vaut la peine d’être sélectionner mais son shoot à distance peu fiable et son impact défensif limité feront peut-être penser aux dirigeants de Portland que ce pick risque de ne pas offrir une plus-value suffisante pour pousser Steve Blake dehors ou écarter un peu plus Jerryd Bayless de la rotation.

---Pour être honnête, mis à part Collison (ce n’est pas que je soit vraiment fan de ce joueur mais je n’y peux rien, moi, si il possède une combinaison de qualités extrêment précieuses et qui semble particulièrement rare) et parmi les meneurs étiquetés fin de premier tour, je n’en vois aucun suffisamment fort pour pousser les dirigeants à prendre le risque de transférer Blake ou de limiter le développement de Bayless.

---Par conséquent, ce 25ème choix serait peut-être plus fructueux s’il était utilisé pour un autre type de joueur. Il est vrai que l’effectif des Pionniers est plutôt bien rempli et que les trous n’y sont souvent que des interstices. Néanmoins, on a pu constater l’absence d’une menace offensive fiable à l’intérieur. LaMarcus Aldridge est de la graine de All-Star mais il aime bien s’écarter (un peu trop peut-être, certains craignent de le voir emboîter le pas de Rasheed Wallace d’un peu trop près), son remplaçant Channing Frye passe encore moins de temps dans la peinture et de toute façon, il peine à montrer le potentiel qu’on avait entrevu à New York, tandis que les deux pivots, Greg Oden et Joel « like i don’t try to score, don’t try to pronounce my name » Przybilla sont à l'heure actuelle incapables d'enfiler des points avec régularité.

---Des points dans la raquette ? En sortie de banc ? Quelle est cette silhouette bleu ciel qui semble accourir à ces mots ? Psycho-T pour vous servir. Tyler Hansbrough (voir 20th pick, Utah) semble effectivement être un choix très pertinent. Personne ne voit en lui un titulaire durable mais il peut être une formidable addition à cette équipe de Portland en mettant à leur disposition sa capacité à marquer quelques paniers dans la peinture et ainsi offrir un début de solution à ce problème de scoring intérieur, mais aussi en apportant sa passion à des joueurs peut-être un peu trop sérieux et propres.

---Hansbrough constitue le meilleur choix mais sa disponibilité en 24ème position est loin d’être acquise. Quelques solutions de remplacement se présentent comme Taj Gibson d’USC (14,4 pts à 60,1 %, 9,0 rbs). On peut parler de ce joueur de 2,06 m comme d'un intérieur qui sait faire un peu de tout correctement mais rien d’exceptionnel. Ce qui devrait intéresser les Blazers, c’est qu’il possède une technique dos au panier assez efficace que son agressivité renforce fermement, en plus d'être capable de faire d’autres trucs d’intérieur comme prendre des rebonds (9 en moyenne) ou bloquer des tirs (2,9 par matchs).

---Gibson (en photo) n’aura probablement jamais le même rayonnement en NBA que celui qu’il avait en NCAA et il ne peut en aucun cas être autre chose qu’un joueur de rotation mais il devrait s’avérer utile dans un effectif comme celui de Portland. La franchise peut aussi se tourner vers Josh Heytvelt (14,9 pts à 54,4 %, 6,5 rbs) qui est un peu plus grand (2,11 m), peut-être un peu plus talentueux mais qui présente aussi un petit peu plus de défauts. Plutôt doué pour scorer dans la peinture -sans forcément être efficace dos au panier cependant- et capable de s’écarter de temps en temps, l’intérieur de Gonzaga n’est pas aussi présent dans les autres domaines que Gibson, sans compter que sa sélection de tirs est parfois sujette à caution, tout comme sa défense.

---Il existe des combo forwards un peu plus côtés comme Omri Casspi, Jonas Jerebko ou DaJuan Summers qui pourrait fournir quelques minutes au poste 4 derrière LaMarcus Aldridge mais s’attacher des joueurs de ce type qui ne sont pas de vrai powers n’apporteraient aucune valeur ajoutée et les Blazers possèdent déjà un joueur de la sorte en la personne du talentueux Travis Outlaw.

---Il y a quelques coups intéressants à faire pour cette franchise qui a prouvé par le passé qu'elle n'avait pas froid aux yeux. Mais l'heure n'est plus aux coups d'éclats et la franchise de l'Oregon devra balayer les tentations pour s'attacher les services de cols bleus capables de donner à cette équipe talentueuse une consistance et un poids dignes des grosses cylindrés. Après, les critères sont restreints et donc les possibilités sont limités. Conséquence directe, les joueurs qui seront disponibles au moment de leur choix ne seront peut-être pas du tout appropriés à l'effectif en place. Remarque, connaissant les Blazers, il ne faudra pas s'étonner si on trouve leur nom dans les annonces de trades.


Ce que je ferais :

1) Sauf grosse opportunité, je pense que le joueur qui pourrait être le plus utile est Tyler Hanbrough. Un rôle player de qualité qui répond en partie à un besoin aigu, c’est le genre d’addition qui pourrait s’avérer précieuse à l’heure de faire les comptes.

2) Je sélectionne Darren Collison. C’est Steve Blake mais en plus rapide et bien meilleur défenseur. Conséquence directe, je transfère Blake et file une promotion à Bayless. Aussi alléchant soit-il, le duo Bayless à la mène constitue un véritable risque mais le rapport entre les bénéfices potentiels et le risque engagé est suffisamment grand pour que cet investissement soit tenté.

3) Taj Gibson. C’est lui aussi un role player de qualité qui répond en partie à un besoin aigu. D’autres joueurs plus talentueux devraient être encore présents mais ce n’est pas de talent dont ont besoin les Blazers mais de sueur.

StillBallin

Et vous, qui drafteriez-vous ?

16 juin 2001

Non-lottery picks mock draft : The 23rd Pick and The Kings of Sacramento (part.2)

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[suite de la première partie]


---Il en serait de même si ce n’est pas un meneur qui est sélectionné en 4, sauf que la nécessité de s’attacher un meneur sera plus pressante puisque c’est en partie à cause de ce poste que Sacto est en difficulté. Donc, n’importe quel meneur de qualité apporterait automatiquement une plus value un peu plus importante que celle qu’offrirait un joueur d’un autre poste et d’un niveau équivalent.

---Cette notion de « joueur susceptible d’apporter la plus grande plus-value à l’équipe » rend difficile les prévisions car il s’agira pour le staff des Kings de faire une évaluation très fine de chaque joueur qui se présente à la draft et de chacun des éléments du roster de la franchise. Cela dépendra aussi en grande partie du style de jeu que voudra mettre en place le nouveau coach, Paul Westphal, et de ses affinités (il ne serait pas étonnant qu’il utilise ce choix de draft pour prendre le genre de joueur qui lui correspond, histoire d’avoir un point d’appui, un point de repère dans une équipe qu’il n’a pas encore apprivoisé). On peut quand même essayer de lancer quelques pistes.

---Les meneurs seront bien entendu en tête de liste, que ce soit pour trouver un back-up plus utile qu’Udrih au meneur qui sera drafté quatrième ou pour mettre la main sur un joueur susceptible de disputer la place de titulaire au slovène dans l’hypothèse où ce n'est pas un point guard qui aurait été choisi précédemment.

---Eric Maynor est jugé meilleur que les autres points guards parmi ceux qui sont supposés avoir une chance d'être disponible à ce stade de la draft mais Darren Collison est a priori le meilleur role player, tandis que Patrick Mills possède le plus gros potentiel. Je pense que Collison est le choix le plus pertinent dans la majorité des hypothèses car sa défense, sa science et son tir à trois points ne seront jamais de trop quelque soit la configuration de l'équipe (quelque soit le joueur sélectionné en quatrième position et quelque soit le visage que la franchise aura une fois rebâtie). Collison n'a pas l'étoffe d'un titulaire si aucun point guard d'envergure ne vient grossir les rangs des Kings cet été, mais une reconstruction peut prendre du temps et le senior de UCLA pourra être le parfait back-up de n'importe quel meneur futur, quelque soit le profil de celui-ci. Ce qui n'est pas forcément le cas de Maynor, Mills ou Calathes.

---Par contre, les points guards plus offensifs comme Maynor ou Mills peuvent être intéressants si c'est à Ricky Rubio ou Jrue Holiday que la franchise a décidé d’offrir sa casquette mauve et noire en début de soirée. En effet, tous les deux sont des playmakers doués en défense mais limités au scoring. Ainsi, chacun d’eux pourrait être parfaitement complété par Maynor ou Mills qui eux se débrouillent plutôt bien quand il s'agit de mettre le cuir dans l'arceau (mais qui éprouvent un peu plus de difficultés de l'autre côté du terrain).

---Dans cette perspective, faire un choix entre les deux revient à donner une orientation particulière à la franchise, car ces deux joueurs auraient une influence offensive différente. Maynor est un vrai playmaker contrairement à Mills et il est considéré comme meilleur que lui de manière générale. Par contre, Mills peut frapper à distance avec une plus grande fréquence et son style de tête brûlée est capable de teinter l’équipe qui l’accueillera d’une touche de folie qui pourrait s’avérer précieuse.

---Maynor est normalement le choix qui a le plus de chance de payer mais l'option Mills présentent peut-être plus d'avantages potentiels même si elle peut s'avérer désastreuse dans la mesure où la greffe pourrait ne pas prendre (recruter un pétard ambulant est toujours un risque surtout dans un effectif aussi inexpérimenté que celui de Sacto, sans compter qu’il n’a pas forcément la mentalité d’un joker du banc mais plutôt d’un titulaire en puissance). Cependant même dans les hypothèses Rubio ou Holiday en 4ème pick, Darren Collison reste un choix pertinent car bien qu'il risque de ne pas apporter pas grand chose de plus que Ricky et Jrue (sauf son tir à 3 pts), une bonne défense, un shoot fiable et une science basketballistique sont toujours bienvenue en sortie de banc, a fortiori pour le poste de meneur.

---En dehors des meneurs, Terrence Williams (voir 22nd pick, Dallas) présente de solides arguments. Bien qu’un flou demeure le concernant quand à sa disponibilité au-delà la vingtième position, l’arrière ailier à tout (bien) faire possède un profil qui complète assez justement les shooteurs de Sacto, Martin, Greene et même Nocioni et Hawes. Sa dimension physique et sa défense devraient rendre de fiers services à cette équipe qui n’est pas réputé pour ça, tout comme sa polyvalence qui pourrait combler les nombreux trous du jeu californien et faire le lien entre le frêle Kevin Martin et le rugueux Andres Nocioni.

---On peut peut-être aussi évoquer Chase Budinger (voir 16th pick, Chicago), sa capacité à occuper les deux postes extérieurs, son shoot à longue distance, son altruisme et son intelligence de jeu même si ce ne sont pas exactement les éléments qui apporteraient le plus au Kings. De même avec Sam Young (voir 16th pick, Chicago) qui n’est pas très différent de Nocioni. Ces deux choix ne sont pas mauvais, mais ils ne sont pas les meilleurs.

---Je préfère me tourner vers des solides intérieurs pour soutenir Spencer Hawes et Jason Thompson. Qui de mieux qu’un renard des surfaces ou plutôt des raquettes comme Tyler Hansbrough (voir 20th pick, Utah) pour donner le change aux côtés des deux jeunes espoirs ? L’idole de Chapel Hill pourrait aussi offrir son agressivité, sa rage de vaincre et sa foi à cette équipe que Nocioni a fustigé pour son manque de volonté alors qu’il avait encore un pied dans l’avion qui l’a déposé à Sacramento.

---De plus, Hawes et Thompson n’ont pas une présence folle dans la peinture, contrairement à Hansbrough qui en a fait son jardin en NCAA. On peut aussi penser à Gani Lawal (voir 15th pick, Detroit) dans un registre plus défensif, physique et athlétique. Entre les deux, Lawal a plus de potentiel mais le Tar Heel psychopathe est actuellement meilleur, sans compter qu’on ne trouve pas un joueur de ce type tous les jours…Ah, je viens d’apprendre que Gani Lawal a retiré son nom de la draft et qu’il retourne en NCAA sous les couleurs de Georgia Tech la saison prochaine. Sauf accident, on le retrouvera dans les mocks draft 2010 donc gardez un œil sur le bonhomme.

---Pour l’équipe qui loge dans la ville du maire Kevin Johnson, chacune de ces possibilités présentent un intérêt spécifique et elles se valent toutes plus ou moins. C’est ainsi lorsqu’une équipe n’est encore qu’à l’aube de sa reconstruction et quelle n’a pas encore d’identité ou de direction bien définie. Ainsi, il n’y a pas forcément de choix meilleur que les autres et ce 23ème pick dépendra certainement de l’orientation que les dirigeants voudront donner à la franchise (sans oublier la philosophie du nouveau coach qui sera un facteur de décision important) ainsi que des disponibilités de la draft.


Ce que je ferais :

1) Je pense que Terrence Williams constitue le meilleur rapport talent/besoin des Kings donc c’est lui que j’appellerais en premier (en tenant aussi compte du fait que Beno Udrih reste un joueur de rotation acceptable au poste 1).

2) je sélectionne Tyler Hansbrough parce que c’est un profil aussi rare qu’utile et qui me paraît joliment complémentaire avec la paire Hawes-Thompson.

3) Darren Collison sauf peut-être si c’est Ricky Rubio ou Jrue Holiday qui est sélectionné en quatrième position auquel cas je serais bien tenté par Eric Maynor (pas par Pat Mills parce qu’avoir un joueur avec un tel jeu dans ses rangs est particulièrement compliqué dans un processus de reconstruction et que la prudence est de rigueur, plus encore avec des meneurs titulaires aussi jeune que Rubio ou Holiday).

4) Ben Eric Maynor même si ce n’est pas Rubio ou Holiday qui est le quatrième drafté.

5) Nick Calathes, je pense. Il reste un remplaçant intéressant à un poste où il est difficile d’en trouver.

6) Chase Budinger (plutôt que Sam Young parce que c’est un 2/3 alors que le vétéran de Pitt est plutôt un 3/4 et il y a déjà Nocioni et le prometteur Donte Young sur ce créneau).

7) Bon d’accord, Patrick Mills.

StillBallin

Et pour vous, qu’est-ce que ça sera ?