01 janvier 2000

Special Guest - MW, la "Chris de conscience" (suite & fin)...

(suite & fin de la première partie)

A l’entame de la saison 1992, Chris Jackson semble avoir repris confiance en lui. Le nouveau coach des Nuggets, Dan Issel, croit en lui, le joueur ne lui donne pas tort. Avec 19.2 points de moyenne cette saison, il obtient le titre du joueur ayant le plus progressé. Durant l’été 1993, il effectue son pèlerinage à la Mecque et change officiellement de nom. Il s’appelle maintenant Mahmoud Abdul Rauf. Le joueur se sent mieux que jamais, mais se heurte à l’incompréhension des gens, y compris de sa femme dont il divorce. Il s’éloigne de ses coéquipiers, se fait de nouvelles fréquentations. Son entourage le comprend de moins en moins et doute des raisons de sa conversion.

«C’était comme si les gens doutaient que je puisse penser par moi-même. Comme si j’étais un robot programmé pour penser de cette façon. C’est moi qui lisais les livres, c’est moi qui cherchais le dialogue. Je me disais ‘Pourquoi personne ne peut comprendre ça?’ ».

Muhammad Ali avait éclatée la mâchoire de Floyd Patterson pour lui faire dire son nom musulman, Mahmoud constate juste avec dépit :

« Certaines personnes m’appellent Chris. Je leurs dis rappelle toi c’est Mahmoud. Ils me disent qu’ils ne savent pas le prononcer. C’est Ma-Mood. Si tu peux dire ‘I love food’, tu peux dire Ma-Mood. Ils savent qu’ils peuvent le dire. Ils n’en ont juste pas envie ».

Le gouffre s’élargit entre le milieu du basket et Mahmoud. Meilleur joueur de son équipe, il n’obtient pourtant que peu de temps de jeu. Il aimerait jouer chaque minute de chaque match, trouver un rythme. Ses crises de tics sont moins fréquentes quand il peut se rattacher à une routine. Le rituel qu’il ne trouve pas dans le basket, Mahmoud le trouve dans l’Islam, qui règle sa vie au rythme des prières.

Le 5 décembre 2007, Allen Iverson inscrit 51 points face au Lakers, autant que Mahmoud Abdul Rauf 12 ans plus tôt, presque jour pour jour. Entre temps, personne dans la franchise n’a égalé ce chiffre. Les 2 hommes ont des points communs : ils mesurent la même taille, ont tous deux grandi dans la misère, et défrayé la chronique en NBA. Seulement si Iverson déplait à beaucoup pour ses airs de mauvais garçon, Mahmoud, lui, est peut être le joueur le plus haï de l’histoire de la ligue.

Début de la saison 95/96, le joueur informe son équipe qu’il ne souhaite plus assister à la cérémonie honorant l’hymne américain qui a lieu avant chaque match. Selon lui, le nationalisme est contraire à sa religion qui se veut universelle. La NBA donne son aval et demande à Mahmoud de rester dans le vestiaire durant la cérémonie. Pendant 60 matchs, le joueur s’échauffe avec ses partenaires, quitte le terrain alors que ceux-ci se tiennent debout durant l’hymne, puis les rejoint pour la présentation des équipes. Pendant 60 matchs dont la victoire face aux Chicago Bulls, personne ne semble remarquer son absence, jusqu'à une partie à domicile le 12 mars 1996. Ce soir là, alors que résonne l’hymne des Etats-Unis, et que toute la salle se tient debout la main sur le cœur, Mahmoud finit son échauffement en s’étirant sereinement sur le terrain, et se rassoit. La bombe explose. Le pays est sous le choc.
Le Chicago Sun-Times :
« En Grèce, ils l’auraient lapidé. Il est une honte aux Etats-Unis».
Le Birmingham News :
« Il a manqué de respect à une nation qui lui a permis de devenir riche en jouant à un jeu».
Le joueur avait allumé le feu, il envoie l’huile. A la raison religieuse de son boycott de l’hymne, il en ajoute une autre, sûrement présente en lui depuis son enfance pauvre à Gulfport, depuis que son université avait profité de son image sans même offrir une place pour un match à sa mère, depuis qu’on lui demandait de jouer à la balle et de se taire.

« Le drapeau américain est un symbole d’oppression et de tyrannie…Les Etats-Unis ont supportés l’esclavage. Ils ont supporté le développement d’Israël au Moyen Orient, ils ont participé à maintenir l’homme noir à terre. On ne peut pas être du côté de Dieu et de celui de l’oppression ».

Le Bâton Rouge Advocate résume l’avis d’à peu près tout le pays :
« Mieux que tout le monde, il devrait savoir que le drapeau américain, plus que beaucoup d’autres, est un symbole de liberté et d’opportunité. Il lui a offert l’opportunité de s’extirper d’une enfance pauvre à Gulfport, d’obtenir une éducation, et de devenir multimillionnaire avant ses 25 ans. Si c’est ça l’oppression, nous la souhaitons à tout le monde ».

Face au déchaînement médiatique, la NBA réagit en suspendant Abdul Rauf chaque fois qu’il sèchera l’hymne nationale. Liberté d’expression, respect des convictions religieuses ? La ligue balaie et invoque son règlement pour justifier la suspension. Mahmoud met rapidement fin à l’incident en acceptant un compromis : il se tiendra debout durant l’hymne américain mais récitera des prières pour tous ceux qui souffrent. Le basketteur n’est pas Muhammad Ali, il ne va pas au bras de fer, mais ne s’excuse pas pour autant.
« Est-ce que je m’excuse ? Est-ce que je pense avoir eu tort ? Non. C’est ce que je pense… Et je ne suis pas en train de me compromettre. Je pense juste que maintenant, il y a une meilleure façon de faire. L’Islam parle d’honorer son contrat et de prendre des décisions. Mais après avoir pris une décision, si l’on voit qu’il y a quelque chose de mieux, il faut le faire. Et je comprends qu’il y a quelque chose de mieux à faire ».
Faire ce qu’il y a de mieux, c’est peut être ce qui définit la personnalité de Mahmoud qui ne supporte pas d’être en désaccord avec sa conscience.
“Je suis aussi un homme qui tente de parfaire ma vie sur et en dehors du terrain, et qui essaie d’être sincère dans la façon dont je traite les autres personnes et dans tout ce que j’entreprend. Ma vision des choses est qu’il faut être 100% honnête et sincère pour participer à l’hymne national. Ainsi, j’ai choisi de ne manquer de respect à personne et de rester dans le vestiaire pendant que l’hymne était joué».
Ce soucis de perfection dans ses actes est le même qui l’obligeait à prendre une heure pour lacer ses chaussures lorsqu’il était enfant. C’est également la raison de l’échec de sa carrière en NBA. Il n’a jamais su se plier au mode de vie des stars du basket et au fonctionnement de cette ligue si soucieuse du comportement de ses membres. A la fin de la saison 96, Denver se lave les mains en transférant le joueur controversé à Sacramento. Il y garde un statut de paria et la position de ses mains, ouvertes face à son visage en signe de prière, lui vaut de se faire régulièrement huer durant les matchs à l’extérieur. Mahmoud n’a plus sa place dans la ligue. Il ne l’a peut être jamais eu.

Après deux saisons moyennes à Sacramento, Mahmoud part pour la Turquie et le club de Fenerbahçe mais n’oublie pas Gulfport pour autant. Il y crée une mosquée dans un ancien squat, mais renonce à y vivre après avoir retrouvé sa maison recouverte de symboles du Klu Klux Klan. En 2000 il signe pour une dernière saison en NBA, indigne de son talent. Il joue 3 années en Europe puis rejoint le club d’Al-Ittihad en Arabie Saoudite en 2008.

Mahmoud aurait pu devenir l’un des meilleurs meneurs de l’histoire de la NBA. Aujourd’hui, ceux qui se souviennent de lui se rappellent principalement de la controverse du 12 mars 1996. Son tir d’école, son courage, sa générosité : effacés de la mémoire de la ligue. Un gâchis ? Pas pour lui. Mahmoud est devenu ce qu’il souhaitait : un homme parfaitement en accord avec sa conscience.

Article de MW.

StillBallin - Joueurs de l'ombre 2008 2/3

21ème choix, New Jersey (cédé par Dallas lors d’un transfert) :

New Jersey dispose d’un effectif complet et solide mais pas exceptionnel. Leur secteur intérieur est un peu limité mais Krstic est capable de marquer une vingtaine de points de temps en temps, secondé par l’intimidateur Diop. Le poste 4 est un peu faible mais Sean Williams et Josh Boone ont montré des choses intéressantes sans oublier l’athlétique Stromile Swift. Les ailes sont occupés par les deux stars Jefferson et Carter (avec Nachbar derrière) tandis que la doublette de meneurs Devin Harris et Marcus Williams est prometteuse. Donc que faire pour cette draft? Je pense que les Nets devrait essayer de récupérer un joueur à fort potentiel notamment sur le poste 4 ou 5 qu’ils auront le temps de développer. Cependant, il ne faut pas oublier que New Jersey possède aussi un Lottery Pick (qui devrait être autour de la dixième place selon leurs chances à la loterie). A ce stade-là, de nombreux intérieurs très côtés seront certainement disponibles comme Kevin Love (parfait pour cette équipe), DeAndre Jordan, JaVale McGee, Darrell Arthur ou encore Kosta Koufos.

Ainsi, le 21ème choix ne présente que peu d’intérêt pour eux. Néanmoins, comme je l’ai dit au début de la première partie, il ne faut jamais négliger les fins de premiers tours de draft. Déjà parce qu’on peut tomber sur une perle (sachant que les joueurs pris un peu tard dans la draft ne subissent pas la pression des premiers choisis et ont même parfois le temps de s’adapter et de se développer). Donc, je sélectionnerais un joueur à fort potentiel en me focalisant sur les postes 2 et 3 pour prévoir la relève de l’une des deux stars, voire 4 ou 5 selon le joueur sélectionné précédemment et les joueurs disponibles.

Ainsi, Donte Greene (en photo) et Brandon Rush seraient parfaits (voir profil dans le choix de Phoenix, première partie) mais il n’est pas dit qu’ils soient encore disponibles au vue de leur potentiel. La sélection de Chris Douglas-Roberts serait pertinent aussi (profil dans le choix de Cleveland) par contre prendre Chase Budinger pour le mettre derrière Carter et Jefferson serait du gâchis, à moins de l’utiliser en back-up sur les deux postes et qu’il joue au moins une vingtaine de minutes par match.

Au niveau du secteur intérieur, le choix de Jason Thompson ou Kosta Koufos serait logique mais cela dépend vraiment de qui les Nets auront sélectionné au risque de freiner le développement de l’un de ces deux excellents joueurs. Par contre, J.J. Hickson peut être ce joueur à fort potentiel qui aurait besoin de temps pour se développer avant d’avoir un vrai impact dans une équipe NBA (voir profil dans la première partie, choix de Toronto). Ryan Anderson, aussi se trouve dans cette idée de prendre un joueur qui peut peut-être devenir un excellent joueur et présente en plus la particularité d’être un 3/4 (pouvant remplacer Jefferson tout en donnant des coups de main notamment offensifs à l’intérieur). Joey Dorsey ne doit pas être oublié pour son profil unique (voir première partie, Toronto) d’énergiser, combattant et défenseur que toutes les équipes se doivent d’avoir comme Turiaf aux Lakers, Maxiell aux Pistons, Noah aux Bulls, etc…

Donc, dans la mesure du possible, je prendrais en priorité Donte Greene ou Brandon Rush puis en fonction du lottery pick, Douglas-Roberts (ou Budinger s’il compte vraiment le faire jouer dès son année rookie), Thompson ou Koufos mais les autres joueurs que j’ai cité pourrait se révéler être une vraie plus-value pour l’équipe que ce soit maintenant ou à l’avenir. En fait, je pense que tout dépend de la façon dont New Jersey va se charger du développement du joueur choisi (oserais-je suggérer une sorte de prêt en Europe ?).

22ème choix, Orlando :

Orlando possède une très bonne équipe articulée autour d’Howard, Turkoglu et Lewis. Le poste de meneur a été critiqué (jugé pas au niveau pour lutter pour le titre), donc un vrai meneur sera certainement recherché au vu du bon nombre de talentueux meneurs de cette draft (chose rare rappelons-le) et du fait que le Magic a la possibilité de laisser au meneur qu’ils auront choisi le temps de s’adapter et de se développer derrière le critiqué mais bon malgré tout, Jameer Nelson.

Ainsi, DJ Augustin parait être le meneur parfait pour cette équipe. Leader, gestionnaire et pas maladroit (même plutôt efficace), il devrait s’intégrer parfaitement dans cet équipe et optimiser le rendement d’Howard, Lewis et Turkoglu mais aussi des autres comme le shooteur défenseur Bogans par exemple. Si Augustin n’est pas disponible, Collison et Lawson pourrait convenir mais leur profil ressemble un peu à celui de Nelson. Ainsi, ces deux joueurs ne pourraient trouver leur salut qu’en devenant meilleur que le titulaire actuel. Si les dirigeants du Magic ne les en jugent pas capable, il serait inutile de les sélectionner. Ainsi d’autres meneurs un peu moins côtés comme Chalmers, Weaver ou même Hudson (pour ce dernier, voir première partie, Washington) seront écartés car il est inutile de drafter des joueurs qui risquent de ne pas excéder le niveau de Nelson, même si leur capacité à se décaler sur le poste 2 peut être intéressante. En effet, leur vitesse et leur force de pénétration peuvent offrir de multiples opportunités de shoot aux shooteurs fous floridiens ou de créer un décalage pour le monstre qu’est Howard.

Dans le cas où Augustin ne serait pas disponible, Orlando n’est pas forcé de choisir un meneur, se satisfaisant de la paire Nelson/Arroyo. Une des particularités de cette équipe est la polyvalence de Lewis et Turkoglu à occuper les postes 2, 3 et 4 (Lewis en 4 permet d’écarter la défense et de créer des espaces pour Howard). Ainsi, Orlando peut profiter de cette draft pour trouver une pièce, un role-player pour optimiser cette particularité.

Lewis (et même Turkoglu) en 4 permet effectivement d’apporter de nombreuses solutions offensives mais Orlando s’expose au risque de se faire enfoncer en défense par un vrai 4. Ainsi, sélectionner un vrai 4, défenseur notamment, peut régler ce problème (sachant que dans ce cas de figure, Orlando pourrait jouer avec Howard, le poste 4 drafté, Lewis, Turkoglu et Nelson, ce qui permet de boucler la raquette tout en conservant ses stars extérieures sur le terrain, maintenant ainsi un équilibre attaque/défense d’un niveau élevé).

Robin Lopez, même si c’est plutôt un pivot peut jouer ce rôle (sachant que ce système serait fondé sur l’alternance entre Lewis et ce 4 défensif). Par ailleurs, Lopez peut remplacer Howard si besoin (si fatigue, si fautes). Néanmoins, il risque de ne pas être disponible à ce moment de la draft. Par contre, cela ne devrait pas être le cas de Joey Dorsey qui lui aussi peut alterner les deux postes et apporter son intensité et sa défense. De plus son absence de talent offensif n’aurait que peu d’importance dans cette équipe bien équipée dans ce secteur.

D’autres joueurs possèdent un profil pas vraiment différent, bien que moins spécialisés et moins efficaces dans le rôle recherché. Je citerais donc J.J. Hickson, DJ White et Omer Asik dont j’ai déjà évoqué le profil dans la première partie lors du choix de Toronto.

Etant donné que nous nous situons plus loin dans le tour, je vais m’intéresser à d’autres joueurs comme Nikola Pekovic, Nathan Jawai et Richard Hendrix. Pekovic est un joueur intérieur qui a fait un malheur en Euroleague et dont le jeu est basé sur d’excellents fondamentaux. S’il est un défenseur plus que correct, son talent s’exprime surtout offensivement et à proximité du cercle, ce qui l’écarte automatiquement des candidats à la sélection d’Orlando (même s’il peut être un excellent back-up d’Howard lorsque celui-ci n’est pas sur le terrain car ils évoluent tous deux efficacement près du cercle, cependant ce profil n’est pas la priorité d’Orlando). Nathan Jawai est un joueur dont le jeu est basé sur son physique athlétique et puissant et sur son esprit passionné et combatif. C’est un joueur qui possède beaucoup de défauts (jeu offensif limité notamment) mais dont le potentiel est plus qu’intéressant. Il peut être un pari intéressant pour Orlando mais cela serait plutôt en dernier recours. Richard Hendrix est un ailier fort puissant à la mentalité guerrière qui aime le contact mais qui possède aussi un très bon toucher de balle. Néanmoins, il est un peu petit pour son poste (notamment par rapport à la vague de grands 4 qui s’écartent pour shooter) et plutôt lent. Tout comme Jawai, il ne devra être sélectionné qu’en dernier recours.

D’autres joueurs pourraient être intéressants mais ce dont Orlando a besoin au-delà d’un vrai meneur gestionnaire comme Augustin, c’est de vrais role-players autour de ces stars. Donc, si des joueurs plus talentueux que ce que j’ai énoncé seraient certainement disponibles à l’heure du choix du Magic, je les écarterais. Donc, le choix idéal du Magic serait dans l’ordre Augustin, Lopez et Dorsey. Les autres joueurs que j’ai cité constituent plutôt des paris par rapport à la configuration actuelle de l’équipe.

23ème choix, Utah :

Utah est une équipe très bien construite et très complète qui n’a pas vraiment de faiblesse dans l’effectif. Ajouter un pivot défenseur et intimidateur pourrait être une plus-value intéressante, notamment sur de courte séquence. J’ai déjà énoncé les joueurs qui présentent ce profil (ou proche) pour Toronto, Washington et Orlando. Et oui, ce genre de joueur est assez rare et leur impact sur une équipe déjà construite est souvent décisif mais du coup, beaucoup d’équipes sont sur ces coups-là.

Ainsi, Robin Lopez sera certainement déjà pris et Joey Dorsey peut-être bien. Roy Hibbert devrait être disponible mais comme je l’ai dit dans la première partie pour Toronto, il est toujours difficile de mettre en place un jeu cohérant avec ce type de joueur. Si un tel jeu est trouvé, il peut être un formidable plus, un vrai baobab des raquettes à l’impact défensif (chiffré ou non) indéniable mais si ce n’est pas le cas, il deviendra un véritable boulet pour l’équipe. Néanmoins, Utah est le genre d’équipe à être capable d’utiliser ce phénomène physique. Le reste est une question de choix et de prise de risque (personnellement, je leur laisse la responsabilité de cette décison).

A défaut d’avoir un pur défenseur, les Jazz peuvent essayer de récupérer un vrai point d’ancrage intérieur capable de défendre, ce qui leur manque un peu (Boozer joue plutôt dans la peinture mais ce renfort pourrait servir lorsque Boozer serait dominé en taille ou tout simplement pour le faire souffler tout en permettant à Okur de s’écarter).

Donc, Omer Asik, (voir première partie, Toronto) et Nicola Pekovic (profil dans la seconde partie, Orlando) semblent être des candidats pertinents pour ce rôle auquel on pourrait ajouter Nathan Jawai (voir seconde partie, Orlando). Un autre joueur pourrait correspondre à ce profil même s’il n’est assurément pas encore prêt pour la NBA et que je ne sais pas s’il compte se présenter à la draft. Il s’agit du français, Alexis Ajinça qui démontre avec Hyères-Toulon, quand il en a l’occasion, qu’il peut influencer un match rien que par son envergure et sa défense. De plus, son potentiel laisse envisager beaucoup plus de sa part (à condition qu’il prenne le temps de se développer, ce que n’a pas vraiment fait Johan Petro par exemple) tant défensivement qu’offensivement. Sa combinaison avec le musculeux Boozer pourrait laisser entrevoir de bonnes choses. Peut-être que Utah qui est une franchise intelligente pourrait le drafter cette année et le laisser mûrir en Europe.

A part pour ce qui est du poste de pivot (vrai pivot s’entend), tous les postes des Jazz sont doublés et plutôt bien d’ailleurs. Cependant la paire de deuxième arrière constitué de Ronnie Brewer et CJ Miles qui, si elle est prometteuse, peut être supplantée si une occasion se présente à ce poste pour Utah. En disant cela, je pense surtout à Chase Budinger dont le profil (voir seconde partie, Cleveland) s’intégrerait à merveille dans le jeu intelligent des Jazz. Malheureusement pour eux, je ne pense pas qu’il soir disponible si loin dans la draft (et si c’était le cas, je pense que pas mal de GM mériteraient des claques).

En fin de compte, je pense que les Jazz vont saisir les opportunités que sont Robin Lopez ou Chase Budinger s’ils sont encore disponibles et sinon se rabattre sur Dorsey ou Asik (le fait qu’il soit Turc peut être un facteur décisif dans un sens ou dans un autre quand on sait comment se passe les retrouvailles avec la sélection nationale pour Okur). Je laisse la question de Hibbert au soin des dirigeants des Jazz (trop de facteurs que je ne peux connaître entre en jeu) mais je mettrais quand même une petite pièce sur Ajinça (mais déconnez pas, les Jazz, laissez-le en France encore un peu).

24ème choix, Seattle (cédé par Phoenix lors d’un transfert) :

Equipe en reconstruction autour de Kevin Durant, elle devrait récupérer un choix de draft pas loin de la première place (si ce n’est la première) et tentera certainement de récupérer un gros meneur comme Derrick Rose ou Jerryd Bayless (mais pas vraiment Russel Westbrook qui est plutôt un combo-guard) ou alors un intérieur dominant comme Brook Lopez ou le phénoménal Michael Beasley (cela dépendra de leur positionnement et des joueurs disponibles). Cependant ils ne devraient pas prendre un des scoreurs patentés que sont OJ Mayo ou Eric Gordon. J’ajoute que s’ils ne devraient normalement pas laisser passer ces phénomènes, sélectionner Kevin Love pourrait être très judicieux pour cette équipe.

Ce choix haut placé répondra à n’en pas douter aux carences des Sonics à la mène et au secteur intérieur. Pour ce second choix en fin de tour, je ne pense pas qu’il soit intelligent d’empiler les potentiels (Durant, Jeff Green, Petro et leur futur top 5 de cette année) mais plutôt d’acquérir les role-players qui donneront une vraie consistance à cette équipe et qui permettront à leurs jeunes stars de porter l’équipe en faisant ce qu’ils savent faire.

Dans le cas où ce n’est pas un meneur qui serait sélectionné en début de draft, un joueur comme Augustin serait idéal de par ses qualités de leader, de gestionnaire et de par sa fiabilité (dans le jeu et dans le shoot). Un autre meneur que lui comme Lawson peut être intéressant mais la question est de savoir si il pourra effectivement dirigé une équipe de jeunes stars (faire ce qu’à fait Rajon Rondo sauf que pour lui, les stars auront à peine une vingtaine d’années. Dur, très dur). Aussi, à part ces deux-là, autant rester sur la paire Ridnour/Watson qui bien que limitée pourra s’affairer sans rechigner à faire tourner l’équipe plutôt que d’empiler un troisième joueur qui ne fera pas plus.

Le secteur intérieur des Sonics est talentueux offensivement avec Petro et Wilcox (même si ces deux-là se cantonnent au un-contre-un. Ben oui, Seattle n’est pas avant-dernier de la ligue pour rien) et possède un joueur limité mais besogneux en la personne de Collison. Pour être honnête, je trouve ce secteur intérieur intéressant, sachant que Jeff Green (comparé à Odom mais décevant cette saison) peut jouer en 4, s’il s’inscrivait dans un vrai jeu qui mettrait en avant le toucher de Petro, l’agressivité offensive de Wilcox et la sobriété et l’opportunisme de Collison. Peut-être cela sera le cas avec un meneur doué comme Derrick Rose ou Jerryd Bayless (et un nouvel entraîneur). C’est aussi pourquoi Kevin Love serait parfait avec son intelligence et son jeu de passe qui participerait à la construction d’un vrai jeu dont pourrait profiter Durant, Green et les autres. Malheureusement, il ne sera pas disponible (sauf miracle et stupidité des GM). Aussi, si j’étais dirigeant de Seattle, j’essayerai de monter un trade pour le récupérer en plus de mon haut choix de draft.

A part ça je ne peux rien dire d’autre car ce secteur possède déjà la plupart des profils de la draft et comme je l’ai dit pour les meneurs, cela ne servirait à rien d’empiler des joueurs qui n’apporteront peut-être pas plus que ceux déjà présents. En effet, le niveau des joueurs de fin de premier tour n’est pas forcément supérieur à celui des joueurs en place. Et même si des joueurs au potentiel élevé, seront certainement sélectionnables, je pense que cette équipe n’est pas vraiment propice à l’explosion de ce type de joueurs qui, malgré un potentiel évident, sont moins côtés que les hauts draftés. Petro en est un brillant exemple.

Donc voilà, je pense que le matériel est et sera là pour construire une vrai équipe à condition de présenter un jeu construit. A partir de là, je pense que les Sonics pourront drafter n’importe quel joueur de sorte à avoir un apport de plus quelque soit son poste (avec une belle surprise si son potentiel se concrétise comme pour David West par exemple). Ainsi, si Augustin ou Love ont déjà été choisis, je prendrai le meilleur joueur disponible à condition qu’il ait une bonne mentalité et qu’il ne soit pas individualiste.

25ème choix, Houston :

Les Rockets ont intelligemment articulés autour de leurs deux stars, des joueurs de compléments efficaces. Ainsi, ils disposent de joueurs pour soutenir Yao et McGrady à la marque avec Scola, Alston, Head et Jackson, d’intérieurs défenseurs et combatifs avec Carl Landry et Chuck Hayes, d’un spécialiste de la défense sur les postes extérieurs avec Battier, de tireurs à 3 pts avec Battier encore, Head, Jackson et même Steve Novak, d’un meneur remplaçant talentueux et complémentaire avec Alston en la personne d’Aaron Brooks et même d’un pivot intimidateur avec le vénérable Mutombo. Aucune pression ne pèse sur le staff des Rockets pour cette draft, ils devront seulement essayer de renforcer plus encore cette armée de fantassins autour de Yao et McGrady sans avoir à chercher à combler un besoin particulier.

Les Rockets pourrait peut-être drafter Kyle Weaver (profil Washington) dont la défense sur les postes 1 et 2 serait certainement appréciée d’autant plus que c’est un joueur altruiste et travailleur.

Chris Douglas-Roberts peut aussi être un apport intéressant afin d’élargir leurs armes aux scoring. En effet, ce joueur qui possède un peu le même style de jeu que Head permettrait de combler une éventuelle absence de celui-ci et permettrait aux Rockets d’avoir plusieurs joueurs différents capables d’apporter des points et donc de multiplier les dangers offensifs. Dans la même idée mais au poste 3, Devon Jefferson (en photo) est très doué offensivement (notamment dans l’attaque du cercle et le jump-shot à mi-distance) et s’appuie sur un physique exceptionnel, combinaison de qualités athlétiques, de vitesse et d’une grande taille. Sa défense n’est que correcte mais son physique est susceptible de faire de lui un défenseur de premier ordre. Par contre, il ne constitue pas une menace à 3 pts et sa tenue de balle est encore un peu faible pour un joueur dont le jeu est basé sur l’attaque du cercle. Ce joueur est intéressant pour Houston car en plus d’apporter une dimension physique supplémentaire et du scoring, son profil est complémentaire à celui de Battier. Toujours dans la volonté d’apporter une menace offensive supplémentaire, Ryan Anderson (profil Philadelphie), en dépit des doutes qui pèsent sur lui, se présente comme un candidat des plus intéressants. En effet, ce 3/4 est un vrai talent offensif qui utilisé en 4 peut s’écarter comme le fait Rashard Lewis à Orlando, pour créer des espaces pour Yao. Le fait qu’il ne force aucun shoot et qu’il possède un vrai sens du collectif en fait un joueur idéal pour soutenir des stars. Seulement, ses carences physiques (lent, peu athlétique) risquent, une fois en NBA, d’annihiler tout ce qu’il peut apporter de positif à une équipe.

Sinon, les Rockets peuvent peut-être essayer de renforcer (plus encore) leur raquette. En effet, Yao est assez souvent sujet à des blessures et si Scola le remplace efficacement au poste de pivot (ainsi que le vénérable Mutombo), ce décalage fait que les seules postes 4 sur le terrain sont Landry et Hayes, excellents joueurs de devoir mais assez frustres offensivement (d’ailleurs, les lancer-francs de Hayes méritent le coup d’œil et ressemble à une publicité visant à lutter contre l’abus d’alcool). Ainsi, un ailier fort doué offensivement pourrait être un apport efficace. D’ailleurs, je pense que je me tournerais vers un joueur qui possède un peu le profil d’un Amare Stoudemire ou Chris Wilcox, vous savez, ces 4 très athlétiques et bondissants qui sont très forts pour attaquer le panier. Ce profil spécifique serait, je pense, complémentaire avec le jeu plus posé et technique de Yao et Scola.

Jason Thompson (voir Philadelphie) dépasse ce profil mais cela sera plus un bien qu’un mal, n’est-ce pas ? Cependant, sa présence si tard dans la draft est peu probable (quoique les doutes sur son vrai niveau pourrait servir Houston). DJ White (voir Toronto) colle parfaitement à ce profil et je ne pense donc pas avoir besoin d’en dire plus. J.J. Hickson (voir Toronto aussi) est un candidat valable mais ce n’est pas dit qu’il apportera quelque chose tout de suite, contrairement à White. Richard Hendrix (voir Orlando) peut être une solution mais seulement en dernier recours. Nathan Jawai (voir Orlando aussi) est plutôt frustre en attaque mais il possède dans ce domaine un potentiel évident donc peut constituer un pari intéressant (mais pas immédiatement comme pour Hickson) car il peut aussi jouer pivot et devenir ainsi le parfait back-up avec Landry de Yao et Scola.

Pour mon « Donc » de fin, je disais que le choix se fera entre Weaver, Douglas-Roberts, Jefferson, White et Anderson, pas forcément dans l’ordre, cela dépendra de quelle partie de leur équipe les Rockets voudront renforcer (une petite préférence, quand même et dans cet ordre, pour Jefferson, White et Anderson si ce dernier démontre qu’il peut tenir la route physiquement lors des work-outs contre les vétérans).

  1. Les choix 15 à 20
  2. Les choix 21 à 26
  3. Les choix 26 à 30
Article de StillBallin.

StillBallin - Joueurs de l'ombre 2008 1/3

Le 15ème choix de draft est détenu par Phoenix (cédé par Atlanta lors d’un transfert) :

Les Suns manquent de défense, d’un meneur pour faire souffler Nash (voir lui succéder), d’un slasher (joueur qui attaque le panier) au poste 3 et peut-être d’un autre intérieur. J’écarte le critère de la défense car ce problème doit se régler avant tout collectivement (même si un joueur qui présente un bon niveau défensif est avantagé, évidemment). Aussi, je ne rechercherai pas un intérieur dès cette année car je ne pense pas que ce est une priorité dès maintenant, à moins qu’une occasion se présente.

Certains meneurs de qualité paraissent être disponibles à ce stade de la draft tel que Darren Collison, DJ Augustin, Ty Lawson ou encore Mario Chalmers. Ce dernier plutôt scoreur que meneur n’arrangerait pas vraiment les problèmes de Phoenix. Collison est un excellent défenseur et un meneur de bon niveau, tandis qu’Augustin est un vrai meneur qui pense à rendre meilleur ses coéquipiers ainsi qu’un vrai leader ; défenseur décent, il est surtout un joueur à vocation offensive. Lawson est un meneur (très) rapide, athlétique et bon passeur ; très fort pour attaquer le panier, sa petite taille peut le pénaliser en défense et en attaque et même s’il montre des qualités à la mène, il doit encore progresser dans ce domaine. Ainsi, Collison est un excellent complément de Nash tout en sachant qu’il possède aussi un certain potentiel, Augustin, lui serait plutôt un investissement pour le futur lorsque Nash prendra sa retraite (ou régressera). Pareil pour Lawson mais dans un autre style.

Pour ce qui est du slasher, trois candidats possibles : Brandon Rush, le champion universitaire (en photo), possède le profil parfait du slasher grâce à ses qualités athlétiques exceptionnelles et il est aussi un excellent défenseur. Cependant, sa tenue de balle est un peu faible et il n’attaque pas le panier autant que ce qu’il devrait avec son physique ; des doutes subsistent sur sa compétitivité. Tyler Smith est un joueur puissant et agressif (ce qui lui permet d’être un défenseur très correct), bon scoreur avec une bonne vision du jeu. Malheureusement, il a tendance a perdre beaucoup de ballons et présente quelques faiblesses à 3pts (si D’Antoni lui interdit de tirer à 3pts pour qu’il se concentre sur l’attaque du panier, cela peut s’avérer un bien plus qu’un mal pour les Suns). Enfin, Donte Greene est un joueur de grande taille comparé à Rashard Lewis ou Marvin Williams par son jeu qui se construit autour de toute une panoplie de mouvement dans le périmètre. Par contre, son niveau défensif est limité et ce n’est pas vraiment un joueur d’équipe. Outre cela, certains ne le juge pas prêt pour la NBA.

Ainsi, ce dernier ne possède pas vraiment le profil recherché. Rush possède un plus grand potentiel mais celui-ci n’est pas certain d’aboutir alors que Smith est un joueur mature qui devrait rapidement apporter un plus à l’équipe dans son registre.

Pour un besoin immédiat, ce qui est, je pense le cas des Suns avec l’âge de Nash et Shaq, mon choix se porterait sur Collison, Rush ou Smith avec une préférence pour les deux premiers au vu de leur profil et aussi de leur potentiel bien que Rush peut s’avérer être un flop.

16ème choix, Philadelphia :

Les Sixers auraient plutôt besoin d’un 4 qui peut scorer à l’intérieur. En cela, Tyler Hansbrough aurait pu convenir mais il a décidé de ne pas se présenter à la draft cette année.

Kevin Love serait parfait mais il devrait être sélectionné avant. En effet, cet intérieur talentueux dispose d’à peu près toutes les qualités qui manquent aux intérieurs habituellement. Il est intelligent, très bon passeur, possède une grande palette de mouvements offensifs et joue avec passion. Son véritable point faible est son maque de vitesse qui en fait un défenseur moyen et un joueur de demi-terrain uniquement (ce qui ne correspond pas vraiment aux Sixers même si une alternance entre le jeu rapide et le jeu posé peut être intéressante mais n’est pas facile à mettre en place). Darrell Arthur est un 4 doué offensivement, grand et athlétique. Plutôt rapide et fluide, il correspond à merveille au jeu de Philly. Cependant, il commet beaucoup de fautes et doit prendre quelques kilos. Robin Lopez est un très bon joueur mais son profil d’intérieur défenseur ne correspond pas au profil recherché. Kosta Koufos est plutôt un pivot mais il peut scorer de n’importe où. Néanmoins, son manque de qualités athlétiques et de vitesse pourrait le pénaliser dans cette équipe, d’autant plus qu’il risquerait de se marcher sur les pieds avec Dalembert. Jason Thompson est un vrai poste 4 qui sait tout (bien) faire tant offensivement que défensivement même s’il manque vraiment de puissance. Pourtant, des doutes subsistent quand à son vrai niveau car il évolue dans une petite fac et une conférence considérée comme faible. Ryan Anderson est un joueur offensivement très talentueux qui peut marquer dans toutes les positions. il possède aussi une bonne vision du jeu et un bon sens de la passe et à l’image de Thaddeus Young, il ne force rien et laisse le jeu venir à lui. Malheureusement, son faible niveau athlétique tout comme sa vitesse risque de le pénaliser lourdement en NBA, et pas seulement en défense.

En conclusion, Arthur est le joueur parfait pour cette équipe. Koufos et Thompson sont les seconds choix car ils constituent un peu un pari au niveau de la façon de joueur de l’équipe pour l’un (Koufos) et par rapport au niveau réel de l’autre (Thompson).

17ème choix, Toronto :

Les Raptors disposent d’un effectif complet mais il leur manque quelques pièces pour venir se frotter à la lutte du titre de conférence. Je pense qu’ils auraient besoin d’un intérieur défenseur et combatif et d’un slasher porté sur l’attaque du panier.

Pour ce qui est du slasher, j’ai déjà égrené les profils de Brandon Rush, Tyler Smith et Donte Greene pour Phoenix alors je vais pouvoir aller directement aux conclusions. Ce dernier a un profil trop shooteur pour cette équipe déjà bien pourvu à ce niveau. Rush serait bien s’il se met en tête d’attaquer le panier à chaque fois, mais Smith serait certainement celui qui se fondrait le mieux dans cette équipe et qui apporterait le plus.

Cependant, je pense que Toronto a plutôt besoin d’un intérieur défenseur et combatif et ce profil doit donc être sa priorité. Ainsi, Robin Lopez possède le profil parfait surtout qu’il peut à souhait glisser du poste 4 au poste 5. Par ailleurs, sa mobilité et ses qualités athlétiques peuvent se marier à merveille avec le jeu de Bosh et peut être complémentaire avec celui de Bargnani. Roy Hibbert est un joueur qui vaut surtout pour sa taille et sa puissance. En constante progression, il devient un joueur de plus en plus complet et peut être un parfait joueur de complément. Seulement, jouer avec un joueur de ce style, qui possède les faiblesses de ces qualités (lent, peu athlétique, prévisible), n’est pas aisé. Ainsi, l’équipe devra autant s’adapter à lui que l’inverse et aimer le jeu sur demi terrain ou alors accepter de défendre à quatre en attendant le retour en défense du géant Hibbert. Joey Dorsey est un joueur de devoir qui allie intensité et puissance. Très bon rebondeur et contreur, il reste un joueur très limité offensivement.

J.J. Hickson vaut surtout pour ces qualités athlétiques mais reste un joueur plutôt complet, à l’image de nombreux ailiers forts en NBA. Son potentiel est très séduisant car il est très jeune (trop ?) et ses faiblesses (arsenal offensif encore limité, problème de concentration, les fautes, tendance à s’écarter alors que son physique serait plus utile dans la peinture) sont classiques et peuvent être corrigées. D.J. White est un joueur qui possède toutes les qualités d’un poste 4. Athlétique, bon rebondeur, défenseur, excellent contreur, offensivement doué, il fait preuve d’une énergie débordante sur un terrain. Peut-être un peu petit, sa distance de shoot est un peu courte mais c’est surtout ses fréquentes blessures au pied gauche qui inquiètent. Enfin, Omer Asik est un intérieur de grande taille, mobile, complet, constant tant offensivement que défensivement, bon contreur et rebondeur. Cependant, il manque de puissance et son shoot est plutôt limité.

En toute logique, le choix de Toronto devrait se porter, dans l’ordre suivant selon la disponibilité, sur Lopez, Dorsey et White. Hickson est intéressant mais son profil n’est peut-être pas assez spécialisé quoique son jeune age fait qu’il est peut-être modulable. Hibbert est un pari (à cause du style de jeu que sa présence implique) et Asik n’apporterait rien de très différent.

18ème choix, Washington :

Dans l’hypothèse où Arenas est conservé, les Wizards serait, je pense, en quête d’un vrai meneur pour pouvoir sur certaine phase de jeu décaler Arenas en 2 (qu’il puisse se régaler) et/ou d’un point d’ancrage intérieur même si Haywood joue parfois efficacement ce rôle. D’ailleurs, à peu près tous les profils sont les bienvenus (défensif ou offensif) au poste 5 dans la mesure où celui-ci a un impact dans la raquette.

Pour ce qui est du meneur, aux candidats évalués lors du choix de Phoenix doit s’ajouter Kyle Weaver et Lester Hudson qui sont un peu moins cotés. Weaver est un vrai combo-guard aussi à l’aise en meneur qu’en deuxième arrière. Rapide et athlétique, il est aussi un excellent défenseur. Ses lacunes dans le shoot sont compensées par son altruisme et son éthique de travail. Très fort attaquant, Hudson est aussi un combo-guard. Sa grande capacité au scoring ne l’empêche pas d’être un très bon défenseur ainsi qu’un joueur altruiste. Il possède les atouts des meneurs, à savoir le jeu de passe et la vision de jeu mais des doutes subsistent quand à sa capacité à mener une équipe. Autre gros point noir, cet arrière puissant et rapide n’a jamais évolué à un haut niveau universitaire, ce qui oblige à relativiser ses grosses performances. Mario Chalmers est une réplique d'Arenas (en moins bon mais il est aussi un excellent défenseur), donc les Wizards devrait l’écarter. Augustin et Lawson apporteront efficacement leurs compétences à la mène mais Collison en ferait de même en apportant en plus une très bonne défense. Ce dernier me parait le meilleur choix car même privé de ballon (ce qui devrait être le cas avec Arenas), il aura quand même un impact sur le jeu par sa défense. De plus, il pourrait apporter offensivement en comptant sur sa vitesse et en étant opportuniste (même chose pour Lawson) alors qu’Augustin est un meneur classique qui a donc besoin de tenir le ballon pour exprimer toute l’étendue de son talent. Ce qu’il n’aura certainement pas la chance de faire à Washington. Si ces trois joueurs ne sont disponibles, je pense que les Magiciens devraient s’intéresser à Kyle Weaver qui est le meneur/role-player par excellence et qui devrait pouvoir se fondre parfaitement dans cette équipe que ce soit au poste 1 ou 2.

Si l’on préfère se tourner vers un pivot, Kevin Love possède un très intéressant profil d’intérieur passeur, idéal dans cette équipe de mangeur de ballons, même s’il n’est pas vraiment un pivot. Cependant retrouver Love à ce stade de la draft est peu probable. Roy Hibbert, que j’ai déjà évoqué pourrait être intéressant mais je doute de la capacité de Washington à s’adapter à lui ou, en tout cas, l’utiliser efficacement. Kostas Koufos pourrait être un élément important de cette équipe mais comme la plupart des vrais pivots, il doit être servi en ballon pour exister (pareil pour Ante Tomic, Omer Asik ou encore Nikola Pekovic). Or, je crains que les Wizards soient le genre d’équipe à oublier leurs pivots. C’est pourquoi j’opterais plutôt pour un pivot-défenseur à l’image de Robin Lopez ou Joey Dorsey qui associé à Jamison ou Haywood constituerait un secteur intérieur complet et solide.

Au final, je sélectionnerai plutôt l’un des meneurs que j’ai mentionné (Collison, Lawson ou Weaver) parce qu’ils me paraissent plus talentueux que Lopez ou Dorsey, tout en amenant un vrai apport à l’équipe.

19ème choix, Cleveland :

L’effectif des Cavs autour de James étant limité, je crois que leurs dirigeants devraient tenter de s’attacher le meilleur joueur possible à ce stade de la draft qui n’est pas un poste 3. La vrai question est de savoir s’ils doivent drafter un joueur au vu de son potentiel ou au vu de ce qu’il peut apporter dès maintenant (ben oui, le Roi commence à s’impatienter). Cependant, certains joueurs tels que Collison ou Lawson présentent déjà un bon niveau en plus de se prévaloir d’un très beau potentiel. La franchise va certainement se focaliser sur ce type de joueur.

Ainsi, cette draft a la particularité de présenter des meneurs de qualité assez loin des premiers picks en la personne des Collison, Augustin, Lawson ou encore Chalmers. Une opportunité dont les Cavaliers se doivent de profiter. Mais comme ils ne seront pas les seuls, leur choix sera certainement restreint. Qu’importe, je pense que n’importe lequel de ces meneurs ont la capacité d’apporter beaucoup à l’équipe et plus encore dans le futur. La seule interrogation qui interviendra dans leur choix sera la suivante (d’ailleurs valable pour les autres joueurs) : lequel sera capable de concrétiser leur potentiel ?

Un autre joueur pourrait aussi être parfait, Chase Budinger. Arrière shooteur très athlétique et de grande taille, il alterne à merveille le shoot et l’attaque du panier. Il se démarque aussi par le fait qu’il possède un excellent jeu sans ballon, chose rare en NBA et qui peut s’avérer des plus intéressant lorsqu’un tel joueur est associé à un joueur comme James qui attire l’attention des défenses et qui possède une grande vision du jeu. Malheureusement, ses limites dans la vitesse latérale et la rapidité du jeu de jambes font de lui un défenseur moyen. Au même poste, Chris Douglas-Roberts, la seconde arme de Memphis aux côtés de Rose, est un scoreur élégant et complet dont le bon dribble permet de créer son propre shoot ou pour ses coéquipiers (bon passeur, bonne vision du jeu). Solide défenseur, il a montré qu’il pouvait élever son niveau de jeu dans les grands matches et qu’il n’avait pas peur de prendre des gros shoots. Le vrai problème de Douglas-Roberts est que tout son talent risque d’être annihilé en NBA au moindre contact à cause de son gros manque de puissance. Je pense que Budinger est un meilleur investissement que Douglas-Roberts pour Cleveland car il me parait être plus complémentaire avec James et je pense que son apport sera plus significatif. D’ailleurs, je pense qu’il possède tous les atouts pour devenir un excellent joueur en NBA et s’imposer comme le parfait lieutenant de Lebron James.

Les Cavs peuvent se tourner vers un autre poste, celui de power forward avec Jason Thompson et Ryan Anderson (dont j’ai déjà esquissé les profils pour le choix de Toronto dans la première partie), tous deux très talentueux mais sur lesquelles des doutes subsistent quand à leur capacité à évoluer en NBA. Cependant, Jason Thompson peut être un pari intéressant si aucun des joueurs que j’ai déjà évoqué pour Cleveland n’est disponible. J.J. Hickson et D.J. White pourraient eux aussi être cités mais ils me paraissent un niveau en dessous.

20ème choix, Denver :

Pour les Nuggets, l’équation est simple. Ils ont besoin d’un meneur. Quelle chance, la cuvée 2008 en est plutôt bien pourvu. Leur effectif ressemble un peu à celui de Washington et leurs intérêts dans la draft sont les mêmes : trouver un vrai meneur. Aussi, mon analyse pour Washington dans le domaine des meneurs peut être transposé ici, notamment pour Collison, Lawson et Weaver mais aussi pour Chalmers qui a un profil de meneur scoreur dont les Nuggets n’ont absolument pas besoin (sans blague).

Le cas de DJ Augustin (en photo) est plus compliqué. Vrai meneur-leader, son profil serait parfait pour distribuer la gonfle aux formidable scoreurs que sont Iverson et Anthony ou encore pour mettre sur orbite Camby et Martin. Seulement, certains joueurs des Nuggets (suivez mon regard) accèpteront-ils de lui confier la responsabilité du jeu ? D’ailleurs, Iverson n’a jamais joué avec un vrai meneur d’influence d’abord car il a longtemps joué meneur et ensuite parce qu’il n’est décalé au poste 2 que plus tard dans la saison quand ses coachs successifs se rendent compte que c’est à ce poste qu’il est le plus efficient (score le plus en tout cas). Comment cela se passerait-il ? Je doute qu’un joueur du style d’Augustin puisse s’intégrer dans cette équipe et plus encore s’y imposer. Aussi Collison et Lawson, voire Weaver me paraissent les seules possibilités. Cependant si les Nuggets parient sur Augustin et que la mayonnaise prend, Denver n’aura pas réglé ses problèmes de défense, mais disposera d’une attaque optimisée au maximum (imaginez ça pour voir).

Mais un autre problème se présente. En effet, Denver n’a que le 20ème choix, d’autres se seront certainement servis en meneur avant eux. Dans ce cas là, la meilleure solution serait de monter un échange avec leur choix de draft et donc choisir un joueur en fonction de la volonté de la franchise qui aurait consenti à l’échange.

  1. Les choix 15 à 20
  2. Les choix 21 à 26
  3. Les choix 26 à 30
Article de StillBallin.

Stillballin - Melrose Suns épisode #4

Résumé de l’épisode 4: La rupture entre Mike et Steve semble inévitable.

D’Antoni a affirmé qu’il y avait entre lui et Kerr des différences inconciliables, ce qui laisse supposer que le coach moustachu ne sera bientôt plus un Sun.

D’une part, il est tombé de son piédestal à force d’échouer en play-off, lui qui était admiré pour sa capacité à gagner des matchs en misant sur l’attaque (et une attaque flamboyante qui plus est). De plus avec les épisodes des matches 4 et 5, le lien de confiance qui l’unissait à ses hommes de base, Nash et Stoudemire, s’est peut-être étiolé à un point qu’il sait qu’il ne retrouvera plus les Suns qu’il a connu avant et avec lesquelles il a réussi.

D’autre part, Kerr est celui qui a mis en place le trade Shaq-Marion, remettant un peu en cause le jeu tout en vitesse et en adresse extérieure des Suns, cher à D’Antoni.

Personnellement, je suis persuadé que ce transfert est une bonne idée et offre une vraie multiplicité offensive qui peut s’avérer payante (et qu’en plus Marion commençait à saouler tout le monde). Cependant, un jeu hybride tel que celui-là, si il est potentiellement démentiel et inarrêtable, nécessite du temps pour se mettre en place. D’Antoni n’a eu que quelques mois et même s’il s’en est plutôt bien sorti, la folie médiatique que ce transfert a provoqué a fait, de l’élimination prématuré des Sun, l’échec de D’Antoni et la preuve de son incompétence.

Au-delà du fait que le transfert orchestré par Kerr a rendu les choses plutôt délicates pour D’Antoni, il faut rappeler que le GM qui précédait Kerr n’était autre que D’Antoni. Cependant, celui-ci a montré des limites dans ce domaine notamment avec le recrutement de Marcus Banks qui devait faire souffler Nash mais dont le profil ne correspondait pas du tout à l’équipe (il n’a d’ailleurs que rarement quitté le banc).

Par ailleurs, le timing du départ de D’Antoni n’est pas mauvais car les Mavs, Chicago et peut-être Toronto sont à la recherche d’un nouveau coach. Et comme ces équipes semblent être parfaite pour démarrer un nouveau cycle…

Pour ce qui est du futur coach de Phoenix (si futur coach il y a), beaucoup sont déjà candidats. Il serait suicidaire d’engager un entraîneur conservateur et rigide (mais excellent) comme Carlisle tandis qu’Avery Johnson est un candidat intéressant car il a déjà eu affaire à une équipe de gros calibre (Dallas) et il a surtout réussi à faire défendre une équipe qui se concentrait principalement sur l’attaque, sans que celle-ci ne perde son brio offensif.

Je ne pousserai pas plus loin mes spéculations mais ce choix sera déterminant car soit il permettra à Phoenix de monter dans la hiérarchie ou alors de régresser (voir pour ça l’Olympique Lyonnais en foot). Mais ce choix est difficile car les Suns possède un effectif talentueux mais un peu déséquilibré et parce que l’alchimie offensive qu’avait trouvé D’Antoni est très complexe au vu du profil des joueurs et que la reproduire sera encore plus difficile que la créer (au fait, vous connaissez pas un type qui s’appelle Messina ?).

Je récapitule, il faut un coach talentueux, très fort en attaque mais aussi efficace en défense (simultanément), doté d’une forte personnalité pour cadrer ces joueurs mais aussi psychologue pour que ces derniers tirent tous dans la même direction et acquièrent le mental nécessaire pour gagner. Bon voilà, ben bonne chance.
  1. Episode # 1
  2. Episode # 2
  3. Episode # 3
  4. Episode # 4
Article de StillBallin.

Stillballin - Melrose Suns épisode #3

Résumé de l’épisode 3: Mike se sent abandonné par la direction, et notamment le nouveau dirigeant, Steve, malgré tout ce qu’il a accompli pour cette franchise par le passé. Il décide de prendre contact avec d’autres employeurs.


Les mauvais résultats (et plus encore les attentes déçues) convertissent souvent les tensions internes en antagonismes irrémédiables et irréversibles (oui, lorsqu’on veut virer un coach ou partir d’un club, on utilise souvent des mots taille XXL). Ainsi, les jours de D’Antoni aux Suns sont comptés.

Mais, on ne renvoie pas sur un coup de tête ou une querelle un coach qui a fait d’une franchise l’un des bastions les plus forts et les plus excitants de la conférence la plus relevée. D’ailleurs, on essaie de le garder. Outre les histoires de contrats (couper celui de D’Antoni risque de coûter cher), Steve Kerr, GM de Phoenix depuis cette année, ne veut pas que son entraîneur parte parce qu’il a bien retenu les paroles de sa maman et sait qu’ « on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on trouvera ». Ainsi, comme pour un joueur, Kerr a donné des consignes à D’Antoni : passer plus de temps à travailler la défense (il n’y a que maintenant qu’ils y pensent ?), élargir sa rotation et être plus strict (entendez : plus de discipline) avec Amare Stoudemire (tiens donc?) et Leandro Barbosa. Et, cerise sur le gâteau (ou goutte d’eau qui fait déborder le vase, ça dépend comment on voit les choses), Kerr compte lui adjoindre un assistant spécialiste de la défense pour le seconder.

Pour ma part, je suis d’accord avec Kerr. Comme les joueurs, les coachs peuvent (doivent) s’améliorer et ont pour cela besoin de temps (et d’un mec qui n’hésite pas à leur balancer leurs lacunes à la gueule).

Cependant, engueuler un mec de 23 ans passe mieux qu’en engueuler un d’une cinquantaine d’années (surtout que Kerr est plus jeune et moins expérimenté que D’Antoni). Le coach Américano-Italien s’est enroulé dans sa fierté et a rejeté les directives de Kerr, utilisant celles-ci pour affirmer qu’il n’avait plus le soutien de la direction. Il est ensuite passé à l’étape suivante et a demandé à ses dirigeants s’il pouvait entamer des discussions avec d’autres employeurs potentiels (coup de pression de D’Antoni ou véritable envie de partir) qui ont, eux, accepté (partie de poker menteur ?).

Peut-être sa fierté l’a-t-il empêché de reconnaître ses défauts mais il est possible qu’après son départ de Phoenix, D’Antoni, en homme intelligent qu’il est, tienne compte de ces consignes (ce qui peut faire de lui un gros, très gros entraîneur) même si cela doit s’effectuer sous les couleurs d’une autre franchise (les bulls sont en pôle).

Ou alors, il s’enfermera dans sa fierté autant américano qu’italienne, et n’en tiendra jamais compte. Il en restera un excellent entraîneur, mais gagnera-t-il un jour le titre ?

  1. Episode # 1
  2. Episode # 2
  3. Episode # 3
  4. Episode # 4
Article de StillBallin.

Stillballin - Melrose Suns épisode #2

Résumé de l’épisode 2: Mike reste silencieux face à la critique mais il se sent trahi par ses associés Steve et Amare.

D’Antoni a joué face aux Spurs avec ses armes, et celles-ci était supérieures à celles de San Antonio. Un vrai pivot qui a fait sa part du boulot (O’Neal), des seconds rôles qui ont répondu présent (Diaw, Bell, Barbosa) et qui ont souvent surclassé ceux de San Antonio, et puis des leaders, Steve Nash et Amare Stoudemire qui ont assuré sur… la moitié des matches.

En effet, les deux têtes d’affiche ont littéralement porté leur équipe sur les deux (Nash) et trois premier match de la série. Sur les trois derniers matchs, Nash n’a tourné qu’à 11 points et 5,33 assists tandis que sur les deux derniers, Stoudemire n’a pu cumuler que 22 points. Que s’est-il donc passé ? Revenons sur les statistiques du maître à jouer des Suns. Nash n’a cumulé que sept passes décisives sur les deux derniers matchs. Oui, c’est ça, Steve Nash limité à 3,5 dimes de moyenne.

En réalité, cette stat irréelle est le fruit de l’intelligence de D’Antoni (non, ce n’est pas de l’ironie). D’Antoni a coaché au plus haut niveau en Europe avec le Benetton Trévise et il lui en reste parfois quelques restes. Face son effectif limité, Popovitch, le coach des Spurs, était réduit à jouer « Small Ball » c'est-à-dire avec un grand (Duncan) et quatre petits, dont les « petits » Finley ou Udoka en poste 4.

En toute logique, D’Antoni met Diaw en 4 pour avoir un avantage de taille direct et Stoudamire en pivot pour ne pas souffrir de la vitesse du Small Ball des Spurs. Dans cette idée de se servir du mismatch entre Diaw et Finley, c’est le français qui touche le premier ballon d’attaque des Suns sur chaque possession. Le résultat est une merveille. Diaw est un joueur intelligent, altruiste et bon passeur donc dès qu’il a le ballon à proximité du panier, sa taille lui permet de marquer et si les Spurs font prise à deux sur lui, il fait la passe au joueur démarqué qui peut inscrire un panier sans problème (demander à Raja Bell au match 4 : 27 points). Diaw a fait honneur à ce système : 21 points, 8 assists et 9 rebonds de moyenne sur les matches 4 et 5 (quand D’Antoni a mis ce système en place). Diaw possède les qualités d’un meneur et peut parfaitement faire jouer ses coéquipiers comme le fait Nash habituellement. Bilan, une victoire et une défaite, cette dernière synonyme d’élimination.

Alors quoi ? Pourquoi les Suns ont été éliminé si vite? Je vous l’ai dit, le rendement des deux stars, Nash et Stoudemire. Etait-ce pour eux des jours sans ? Ce n’est pas ce qu’ils ont répondu. A demi-mot pour Nash et explicitement pour Stoudemire, c’est la faute de D’Antoni. Pourquoi ? Parce qu’il ne leur avait jamais fait travailler ce système auparavant.

Quoi ? Ils se foutent de notre gueule ? Le double MVP et l’un des meilleurs ailiers forts du monde ne sont-il pas capable de bien s’intégrer à un système basique et simpliste du basket sans un travail de fond préalable ? Certes, D’Antoni a commis une erreur en ne travaillant pas ce système auparavant mais peut-être en a-t-il aussi fait une en supposant que ces deux magnifiques joueurs connaissaient un peu le basket.

Stoudemire s’éclate depuis que le gros Shaq est là pour lui créer des espaces, comment n’a-t-il pas pu profiter des éventuelles prises à deux sur Diaw ou guetter le rebond offensifs en cas d’échec du français ? Comment n’a-t-il pas pu profiter de la vista et des qualités de passeur de Diaw ? Un seul petit espace de liberté lui est nécessaire pour attaquer efficacement le panier, il lui suffisait de bouger un peu aux abords du cercle pour créer cet espace et il pourra être sûr que Diaw, qui a toujours plus tendance à passer qu’à scorer, lui fera parvenir la gonfle dans ses mains au moment adéquat.

Je profite de ce constat pour me remémorer les matches des Suns que j’ai pu regarder au cours de la saison et je me rend compte que 75 % des paniers de Stoudemire que je me souviens sont la conclusion d’une passe de Nash et notamment sur Pick and Roll (les autres sont des drives après réception de la balle sans application d’un système construit). Serait-ce là le seul système qu’est capable d’exploiter ce bon Amare ? Je ne l’affirmerais pas mais ce soupçon s’insinue déjà profondément dans mon esprit.

Nash n’est, certes, pas un grand meneur scoreur mais beaucoup se couperaient les mains pour avoir ses capacités en la matière (ce qui n’est pas très malin, en fait), surtout lorsque l’on sait que son pourcentage aux tirs tape à proximité des 50 %.

Alors quoi, il ne peut pas exploiter ses qualités de scoreur lorsqu’il n’est pas le contremaître officiel du jeu des Suns ? Combien de fois je l’ai vu sortir d’un écran, s’approcher de la raquette et décocher un petit jump-shoot qui fait mouche à chaque fois ; ne peut-il pas faire de même sur réception de passe après avoir semer son adversaire direct en slalomant entre les écrans de ses partenaires ? Lui aussi, double MVP de la ligue, ne possède-t-il qu’une seule façon de jouer, celle où il est à l’initiative du jeu ? Pourtant, rien que le fait de se déplacer constamment sans le ballon au sein de la défense adverse peut suffire à déstabiliser cette dernière et à créer des espaces dont pourrait profiter Stoudemire (tiens donc?), Barbosa, Bell, Giricek, O’Neal (et même Skinner, enfin plus ou moins). Comment Nash, un joueur dont l’intelligence n’est pas mise en doute, n’a-t-il pas pu avoir d’impact dans ces matches seulement parce que le coach leur a demandé de jouer un peu différemment ?

D’Antoni doit l’avoir mauvaise, son coaching était judicieux, mais que voulez-vous, les fondamentaux du basket ne se trouve que dans certains endroits des Etats-Unis. Comme à San Antonio par exemple.
  1. Episode # 1
  2. Episode # 2
  3. Episode # 3
  4. Episode # 4
Article de StillBallin.

StillBallin - Joueurs de l'ombre 2008 3/3

26ème choix, San Antonio :

San Antonio est une équipe qui possède une grosse défense collective et un certain sens du jeu (altruiste et posé, sur un tempo lent). Ces caractéristiques sont les bases de leur réussite et donc les Spurs ne doivent en aucun cas prendre un joueur qui présente un profil étranger à ce style. Ainsi, les joueurs individualistes et/ou ceux qui possède une intelligence de jeu limitée seront exclus de ce choix. Le joueur choisi ne doit pas forcément être un très bon défenseur mais il doit obligatoirement se donner à fond et faire de son mieux dans ce domaine (avoir une bonne mentalité défensive, quoi).

Cela mis au clair, intéressons-nous à ce qu’ils ont besoin. Tout d’abord, les Spurs font preuve d’une effrayante carence en vitesse et en qualité athlétique sur les postes 3 et 5. Ils auraient aussi besoin d’un joueur capable de prendre des rebonds et d’inscrire une dizaine de points de façon assez régulière sur le tableau d’affichage notamment dans un registre d’attaque du panier. Heureusement, tous ces critères sont compatibles et peuvent se retrouver dans un seul joueur au poste 3 ou 5.

Le poste le plus urgent pour moi est le poste 3 mais les rumeurs qui font de Mickael Piétrus un futur Spur pourraient régler magnifiquement ce problème. En effet, le Guadeloupéen est capable d’attaquer le panier ou d’inscrire des points sur les shoots ouverts que créé le jeu Texan. Sa défense et ses qualités athlétiques n’ont pas besoin d’être débattus, et même si le jeu des Warriors n’a rien à voir avec celui-ci des Spurs, sa formation européenne lui permettra certainement de trouver des repères (et de retrouver son jeu sans ballon) dans un contexte… disons plus structuré.

Si les rumeurs ne se concrétisent pas, San Antonio pourrait se tourner vers un rookie. Davon Jefferson est un attaquant de première classe (voir Houston) mais sa faiblesse à 3 points pourrait rebuter les Spurs. Par ailleurs, je n’ai aucune information sur son état d’esprit donc je ne sais pas s’il pourrait s’intégrer dans cette équipe et dans leur style de jeu. Omri Casspi, le talentueux joueur du Maccabi Tel Aviv est appelé à devenir un grand joueur tant il peut faire de chose sur un terrain tant physiquement que techniquement. Cependant, les dirigeants texans se doivent d’éviter ce joueur car il a tendance à jouer pour lui-même, à être caractériel et arrogant en plus d’avoir un égo surdimensionné. Aussi, il rechigne à faire le « dirty work » (travail de l’ombre), ce qui est une condition indispensable quand on est pas la star de l’équipe (et plus encore aux Spurs). Will Daniels est un joueur athlétique et puissant qui possède une réel capacité à scorer (notamment en drivant et en attaquant le panier) et un certain talent de rebondeur. Par contre, son shoot n’est pas très fiable et il manque de discipline défensive. Ainsi, je ne pense pas que ce joueur puisse s’imposer à San Antonio et il ne serait donc pas utile de le sélectionner. Un autre candidat se présente aux Spurs en la personne de Bill Walker (en photo). Ce joueur est un phénomène athlétique digne de Vince Carter ou encore de Dominique Wilkins. Seulement voilà, c’est un athlète avant d’être un basketteur. Cela peut sembler l’exclure du choix de San Antonio mais, c’est justement de ce genre d’athlète qu’aurait besoin San Antonio, un peu à l’image de ce qu’apportait Trevor Ariza aux Lakers avant de se blesser. En effet,il peut leur apporter un certain plus sur des courtes séquences et être pour eux un complément intéressant, sachant qu’il peut jouer en 3 comme en 2, et le fait que sa technique s’améliore joue en sa faveur. Au vue des candidats (à part Jefferson), il est un pari qui peut s’avérer bénéfique à défaut de décisif.

Pour ce qui est du poste 5, San Antonio aurait besoin d’un joueur à la fois athlétique et défensif, qui possèderait une mentalité de guerrier. D’ailleurs, un Turiaf, Noah ou Maxiell serait parfait. Sa taille n’a pas forcément d’importance (à cause de Duncan), c’est surtout sa verticalité et son explosivité qui intéresserait les Spurs.

Cependant, San Antonio possède peut-être déjà ce joueur en la personne de Mahinmi dont l’esprit et le jeu tout en sobriété correspond parfaitement à cette franchise. Je connais mal ce joueur car je ne l’ai jamais vu jouer mais en regardant le profil de lui que peignaient les spécialistes de la draft (qui date donc de 2005), il répond parfaitement au profil que j’ai décrit. Ausi, les Spurs détiennent les droits sur Tiago Splitter qui n’en est pas vraiment loin non plus.

Aussi, San Antonio pourrait s’intéresser au combatif Joey Dorsey (voir première partie, Toronto et même New Jersey dans la seconde). Le géant Roy Hibbert, associé à Duncan pourrait être un pari intéressant mais il risquerait d’obstruer la raquette et donc de bloquer les pénétrations de Tony Parker et Manu Ginobili. Alexis Ajinça peut être un excellent joueur de cet équipe dans le futur car il peut (et pourra encore plus) apporter tant défensivement qu’offensivement et sa polyvalence sur les deux postes d’intérieurs pourrait lui permettre d’être associer avec bonheur à Duncan, comme à Oberto ou Thomas voir même Mahinmi ou Splitter car il peut être complémentaire avec chacun de ces joueurs.

Un autre joueur qui sort des profils que j’ai esquissé auparavant pourrait convenir. Il s’agit de Kyle Weaver qui pourrait seconder efficacement Tony Parker (et même donner quelques coups de main sur le poste 2) en apportant, en plus de ses qualités de meneur altruiste, ses qualités athlétiques, quelques points en pénétration et surtout son excellente défense (sur le poste 1 et sur le poste 2). De plus, son éthique de travail pourrait bien séduire l’ensemble du staff des Spurs.

En résumé, si San Antonio recrute un ailier shooteur comme Piétrus ou un autre joueur similaire et qu’il décide de donner sa chance à Mahinmi, je sélectionnerai Ajinça (en le laissant en Europe jusqu’à ce qu’il soit prêt) ou Weaver (si les Spurs veulent un renfort immédiat). Mais dans le cas où aucun 3 n’est engagé, je choisirai Jefferson et sinon Walker. Si un (bon) 3 est effectivement signé, mais qu’aucune confiance n’est accordée à Mahinmi (je crois que Splitter est bloqué contractuellement), je sélectionnerais Dorsey. Si j’étais un dirigeant des Spurs, je me limiterais à ces choix-là et Bill Walker (avec lui ça pourrait être quitte ou double).

27ème choix, New Orleans :

Les Hornets ne disposent pas de l’effectif le plus spectaculaire de la NBA, mais il reste très talentueux et complémentaire. Derrière les quatre piliers de l’équipe que sont Paul, West, Stojakovic et Chandler, il y a le scoreur-shooter Morris Peterson, l’athlétique Julian Wright et le combo-guard Jannero Pargo capable dans un bon soir faire plier les défenses adverses tout comme le panzer extérieur Bonzi Wells. Une escouade complète et volontaire qui apporte un vrai soutien à Chris Paul & Co, mais seulement sur les postes extérieurs. Melvin Ely et le jeune Hilton Armstrong peuvent rendre des coups de main mais n’ont aucun impact véritable sur le jeu (notamment offensivement car les promesses d’Armstrong se tourne plutôt vers la défense, d’ailleurs, West est le seul joueur intérieur qui possède une vraie influence offensive).

Par conséquent, un joueur comme Nikola Pekovic peut-être une solution prometteuse. En effet, son registre offensif proche du cercle (voir Orlando) peut compléter merveilleusement le jeu de West qui s’exprime surtout dans la zone intermédiaire, et apporter des points dans la peinture de manière plus efficace et régulière que Chandler. Pouvant jouer en 4, il peut aussi faire souffler West et permettre à New Orléans de conserver la possibilité de marquer des points à l’intérieur. Son aptitude à ne rien forcer fait de lui un parfait et efficace joueur de complément d’autant plus que cette caractéristique devrait lui permettre de profiter pleinement du maître à jouer, Chris Paul. Dans le même style, Omer Asik (voir Toronto) est un candidat plus que valable, et même s’il est moins doué offensivement, il est meilleur défenseur que Pekovic.

Je pense que Pekovic serait un vrai plus pour les Hornets, mais pour cela, les Hornets doivent l’inclure dans leurs schémas offensifs même s’il n’est utilisé que sur de courtes séquences.

New Orleans peut aussi essayer de se donner un peu plus de profondeurs sur les lignes arrières notamment pour multiplier les dangers offensifs avec un joueur comme l’excellent Chris Douglas-Roberts (voir Cleveland) ou pour s’attacher un véritable « chien de garde » (j’entends par là un joueur attelé à museler le meilleur attaquant des lignes extérieures adverses) comme peut l’être Kyle Weaver (Washington).

L’idée de sélectionner Pekovic me plait beaucoup mais la réussite de ce choix dépendra de la façon dont ce joueur sera utilisé. Sinon, choisir Douglas-Roberts ou Weaver me parait être une bonne alternative si ce n’est que cela laisse le secteur intérieur de New Orleans un peu déplumé.

28ème choix, Memphis (cédé par les Los Angeles Lakers lors d’un transfert) :

A l’image de Seattle, Memphis est une équipe en reconstruction qui possèdera certainement un choix de draft haut placé. Ses dirigeants compte bâtir une équipe autour de leurs extérieurs à savoir Rudy Gay, Mike Miller et Mike Conley (voire Javaris Crittenton) et donc ils seront en quête d’un intérieur d’impact. Cependant, comme l’a démontré leur comportement lors de la période des transferts, cet intérieur devrait être un joueur confirmé qu’ils auront signé en tant que free agent (Elton Brand est certainement en tête de leur liste). Par conséquent, leur sélection lors 28ème choix de draft dépendra de leurs opérations sur le marché des free agents et de leur lottery pick, sachant que ce 28ème choix est susceptible d’être utilisé dans un trade ou un sign-and-trade.

Cependant, comme je l’ai expliqué dans mon introduction, il ne suffit pas d’accumuler les talents, qu’ils soient prometteurs ou déjà confirmés pour gagner, il faut aussi de véritables role-players.

Cette cuvée 2008 dispose de quelques joueurs de ce type comme le puissant et besogneux Joey Dorsey (Toronto et New Jersey) ou le combo-guard défenseur, Kyle Weaver (Washington). A cette liste peut s’ajouter l’agressif et physique Nathan Jawai (Orlando), le précieux DJ White (Toronto) ou encore le joker offensif, Chris Douglas-Roberts (Cleveland).

Le choix entre ces joueurs dépendra des décisions prises plus tôt, et sera fait de sorte à ce que le joueur sélectionné complète efficacement l’effectif que les dirigeants des Grizzlies auront monté.

29ème choix, Detroit :

Détroit possède une formidable armada d’une densité et d’une qualité rare. Tous les postes sont doublés et à peu près tous les profils sont présents. Seul ombre au tableau, la plupart de ces joueurs tourne autour des 30 ans. Donc, je pense qu’il serait judicieux de penser à prendre des joueurs à fort potentiel qui seraient susceptibles de prendre la relève des actuels tauliers de la maison. Billups connaît déjà son successeur en la personne de Rodney Stuckey et les Pistons peuvent faire d’Aaron Afflalo leur deuxième arrière titulaire pour les prochaines années. Je ne connais pas bien Amir Johnson mais il est très jeune et fait déjà partie de la rotation des Pistons donc je pense qu’il peut en devenir un cadre futur.

En somme, je pense que je sélectionnerais les joueurs au plus fort potentiel possible sur ceux qui restent, sur les postes 3, 4 et 5. Je noterais que je donnerai priorité aux pivots car Maxiell et Johnson peuvent s’occuper du poste 4 même en l’absence de Wallace ou McDyess (ben, sont pas tout jeunes) et parce que Tayshaun Prince et son back-up, Hayes sont encore dans la force de l’âge. De plus, cette draft regorge de pivots suffisamment talentueux pour qu’il en reste en fin de premier tour.

Le premier joueur qui me vient à l’esprit est Alexis Ajinça (voir Utah et San Antonio) qui, s’il n’est pas encore prêt, peut dominer un match par son attaque et sa défense, sans compter que son style et son état d’esprit se rapprochent de ceux de Détroit. Nikola Pekovic (Orlando) et surtout Omer Asik (Toronto) me paraissent aussi être des choix plus qu’intéressants. Un autre joueur qui peut convenir même s’il s’agit plutôt d’un 4, est J.J. Hickson (Toronto). Je placerai aussi une petite pièce sur Nathan Jawai (Orlando) pour son attitude parfaite (encore plus pour les Pistons) et son potentiel indéniable, même si cette solution me paraît être celle du dernier recours.

30ème choix, Boston :

En dépit des doutes qui se déferlaient sur eux en début de saison, les Celtics ont construit une formidable équipe dans laquelle d’excellents joueurs de compléments et de devoir se sont greffés à un Big Three aussi talentueux qu’intelligent et altruiste. Boston se trouve un peu dans la même situation que Houston et New Orleans pour cette draft et vont essayer de renforcer intelligemment leur « effectif de soutien ».

Ainsi, un intérieur de grande taille, bondissant et bon contreur pourrait venir compléter avec succès leur secteur intérieur composé, outre Garnett, du massif et talentueux mais encore timide Perkins, de l’encore plus massif mais précieux Davis, du 4 guerrier et efficace Powe et de l’expérimenté Brown.

En cela conviendrait parfaitement Alexis Ajinça (en photo & voir Utah et San Antonio), cependant, ce joueur ne pourra pas avoir d’impact immédiat en NBA alors que Boston est taillé pour le court terme ce qui implique que tous les renforts envisagés devront avoir un impact immédiat. D’un autre côté, Ajinça, s’il concrétise au maximum son potentiel, peut constituer un cadre futur de cette équipe d’autant plus que son profil (4/5 qui peut s’écarter et constituer un intimidateur en défense) peut compléter à merveille les jeunes pivots lourds que sont Perkins et Davis et le jeune ailier fort combatif et rentable qu’est Powe (sachant qu’il faut compter en plus Garnett qui même vieillissant à ce moment là aura toujours une influence sur le jeu). L’idée de sélectionner Ajinça est très séduisante mais ne pourra avoir un intérêt que dans un an entier au minimum et je ne suis pas sûr que les Celtics soient prêt à attendre autant de temps.

Dans ce cas, Omer Asik (Toronto) me paraît être une bonne solution de par sa taille, sa capacité à défendre et à contrer ainsi que sa polyvalence sur les deux postes intérieurs. Ajoutons à cela une réelle capacité à amener un minimum de points régulièrement, et son arrivée à Boston peut faire de la raquette des Celtics l’une des plus denses et dangereuses de la NBA.

Par contre, un joueur comme Pekovic (Orlando) risque de faire doublon avec Perkins et Davis et il en est de même avec Dorsey (Toronto, New Jersey), Hickson (Toronto) et Jawai (Orlando) avec Powe.

D’autres joueurs peuvent intéresser les Celtics comme Kyle Weaver (Washington) dont le profil défensif est toujours intéressant et permettrait de faire souffler Rondo sans perdre d’intensité défensive sur le poste 1, ce qui peut être déterminant face à tous les grands meneurs de cette ligue. D’ailleurs, il peut aussi joueur en 2 et offrir un backcourt à la capacité défensive exceptionnelle avec Rondo.

Les Celtics pourraient aussi essayer de s’offrir un joueur possédant une capacité à scorer régulièrement (actuellement, les remplaçants apportent leurs soutiens offensifs mais pratiquement à tour de rôle seulement). L’ailier Omri Caspi, qui peut marquer de toutes les façons possibles, peut être ce joueur mais malheureusement sa mentalité laisse à désirer. Cependant, côtoyer des joueurs du calibre de Garnett, Pierce et Allen (plus une grande gueule qui porte deux bagues aux doigts comme Cassel) peut lui faire rentrer du plomb dans la tête. D’autres joueurs un peu similaires peuvent jouer ce rôle comme Brandon Rush (Phoenix), Davon Jefferson (Houston) (mais ceux-là ne devraient pas être disponibles) ou encore Will Daniels (San Antonio) même si celui si manque de discipline défensive, ce qui pourrait être rédhibitoire pour lui dans cette équipe (quoique avec Garnett, ce problème serait peut être réglé).

D'autres autres joueurs au profil différents pourraient convenir pour ce rôle en la personne de Chris Douglas-Roberts (Cleveland), voire Mario Chalmers (voir Washington) même si celui-ci est plutôt un meneur et dont les capacités à la mène sont un peu limitées (il pourrait peut-être succéder à Cassel d’autant plus que c’est un excellent défenseur et qu’il peut, selon moi, jouer au poste 2).

D’autres arrières shooteurs peuvent peut-être les intéresser même s’ils sont moins côtés comme Courtney Lee ou Richard Roby. Lee est un vrai shooteur qui peut marquer de n’importe où. Fort de quatre ans à l’université, il semble prêt mentalement pour la NBA et cela se ressent dans son jeu car il prend rarement de mauvais shoots. Son manque de qualités athlétiques, de talent pur et son niveau moyen dans les autres secteurs du jeu ne permettront jamais qu’il soit un joueur majeur de la ligue mais plutôt un bon soutien offensif notamment en tant que shooteur. Roby est quand à lui le prototype même de l’arrière shooteur NBA. Excellent shooteur, athlétique, il n’a pas peur de prendre des shoots importants et ressent très bien le jeu. Malheureusement, il se repose un peu sur ses capacités et ne montre pas assez de passion et d’esprit de compétitivité. Cela ajouté à une défense moyenne risque d’être rédhibitoire pour lui dans le choix des Celtics.

Comme je viens de le montrer, de nombreux joueurs peuvent intéresser Boston. Ce choix dépendra surtout quel secteur les dirigeants voudront renforcer. Pour ma part je pencherais pour le secteur intérieur avec Asik pour un besoin immédiat et Ajinça pour le futur. Si Asik n’est pas disponible que l’investissement que représente Ajinça ne les intéresse pas, je me tournerais peut-être vers Casspi même si cela est un peu risqué. Chalmers me plait bien même si je ne sais pas s’il pourra s’intégrer à l’équipe avec Cassel et House déjà présents. Sinon, Daniels, Douglas-Roberts et à un degré moindre car très spécialisé, Weaver ou Lee me semblent être des solutions pertinentes.

  1. Les choix 15 à 20
  2. Les choix 21 à 26
  3. Les choix 26 à 30
Article de StillBallin.